‹ Guide de la vallée d'AosteChapitre 90 sur 146 · Autres promenades à Ollomont · texte numérisé non relu

Autres promenades à Ollomont

On peut se rendre au col de Fenêtre en prenant le vallon qui s'ouvre au nord-e3t de l'église; la montée est un peu roide, mais au bout de la montée on trouve un beau lac, à l'entrée du vallon qui conduit au col.

Du premier lac, en s'élevant sur la droite par les clapeys, on peut atteindre un second lac au pied du glacier et exécuter par ce glacier l'ascension du Mont-Gelé.

Sur la longue et sourcilleuse arête de Crête-Sèche doit exister un passage de chasseur dans une entaille de la roche faisant communiquer directement Ollomont et Oyace.

En passant quelques jours aux chalets de By, on peut faire 3'ascension du Vélan (3765 m.), du Capucin (3270 m.), des Aiguilles Vertes (3600 m.), de la Tête de By (3422 m.), et étudier les divers passages possibles sur la ligne de frontière pour aller tenter l'ascension du Grand Combin par le versant méridional.

Dans le bulletin n. 22 du Club Alpin italien, M. A. E. Martelli a donné une belle description du col du Sonadon et des environs du Grand Combin.

3. Col de ¥erdona (De Valpelline à St-Barthélemy ; de 6 1$ à 7 heures).

De Valpelline on suit la route d'Oyace jusqu'au pied de la montée ; alors on traverse le Buthier et l'on s'engage dans le vallon de Verdona, pour venir rejoindre le col St-Barthélemy entre le Mont-Faroma et le Mont- Xantalezaina, et l'on atteint St-Barthélemy par la Combe deDezza, en passant par les chalets de Eontin. On peut se rendre de Valpelline au col en trois heures à dos de mulet.

8. Col de Teisona (De Valpelline à St-Barthélemy en cinq heures environ ; 2700 m.).

C'est le passage le plus court et le plus facile de Valpelline dans le val St-Barthélemy. Après avoir traversé le Buthier sous Oyace, on s'engage dans le vallon de Vessona que l'on remonte pour atteindre le col situé entre le Mont-Earoma et le Mont-Merlo. On y jouit d'une belle vue. On descend à St-Barthélemy par les chalets et les pâturages du Eontaney.

O. Col de Montagnaya (De Bionaz dans le val St-Barthélemy — En, viron six heures).

Ce passage n'est praticable qu'à pied.

On traverse le Buthier au-dessus de Bionaz pour s'engager dans le vallon de Montagnaya et aller descendre au val St-Barthélemy en passant au nord du Mont-Merlo.

Sur Bionaz, et sur la même ligne, mais bien au-dessus se trouve aussi le col de la Xouva qui n'est pratiqué que des chasseurs. On part du chalet de la Nouva pour monter à la Chaz et traverser l'arête non loin du Bec du Luseney. Ce col est peu connu.

ÎO. Le col et ïa pointe du Luseney.

a Après avoir passé la nuit aux chalets de Protéré au fond de la vallée de Saint-Barthélémy, nous montâmes aux chalets des Crottes et de là par une côte aux pâturages de Luseney. Laissant le petit lac à gauche, nous appuyâmes sur la droite et par un clapey et un couloir de neige, nous arrivâmes au col du Luseney. Appuyant alors sur la gauche par des roches déiagrégées, nous atteignîmes la crête de neige qui a beaucoup de ressemblance avec celle tant vantée de la Grivolà et par cette arête, à force de tailler des degrés, nous arrivâmes au sommet du pic du Luseney.

u J'y ai trouvé une petite pyramide avec un flacon de cognac brisé, ce qui a fait que les agents atmosphériques ont consumé le billet qui y avait été placé par ceux qui avaient exécuté auparavant cette ascension. J'ai su de-

VALLÉE DE VALPELLINE

puis que ce pic avait déjà été gravi une fois auparavant par Adanis Keilly. Le panorama était splendide, et je ne me rappelle pas avoir jamais gravi une cime qui m'eût donné un si favorable belvédère pour contempler presque à égale distance et en même temps les principaux massifs des Alpes fcrraïes et des Alpes Pennines.

u La descente jusqu'au col se fit par la route suivie en montant. Depuis le col, nous prîmes par le glacier qui descend sur la vallée de Bionaz, et qui, peu rapide d'abord, le devient ensuite pour se précipiter dans un abyme profond; en côtoyant vers la gauche et après avoir dépassé un promontoire de rochers, par des couloirs, des clapeys et des précipices, nous arrivâmes, après bien des fatigues et des difficultés-, aux premiers pâturages.

« Ayant atteint la vallée de Bionaz, et nous étant un peu rafraîchis à la cure de Bionaz et à Oyace, nous continuâmes jusqu'à Valpelline, d'où une misérable charrette nous conduisit à Aoste que nous atteignîmes à minuit, n (Renseignements fournis par 31. MarlelU).

11. Col de Crête-Sèclie (D' Oyace à Chermontane dans le val de Bagnes; 6 heures).

De Valpelline on monte en deux heures à Oyace, d'où l'on continue la route de Bionaz jusqu'au hameau de Perguis. Alors on prend à gauche par des pâturages d'abord, puis par les rochers et enfin par un nevé rapide pour atteindre le col (2888 m.), échancrure de rocher entre le Mont-Gelé et la Trouma des Boucs, d'où l'on descend sur le glacier de Crête-Sèche, au bout duquel on contourne à gauche la base de la pointe d'Aias pour aller traverser la partie inférieure du glacier d'Otemma et atteindre Chermontane, où l'on rejoint la route du col Fenêtre de Balnie.

1£. De Valpelline à Prarayer (7 heures).

De Valpelline on continue à avancer sur la rive droite du Buthier en dépassant plusieurs hameaux trop ombragés par les noyers. Bientôt l'on se trouve à marcher sur les grèves du Buthier, puis la route prend un peu à gauche pour s'élever par des zig-zags jusqu'à Oyace, pauvre et misérable village sur un mamelon. Si l'on veut se procurer quelques rafraîchissements il faut s'adresser au curé, quoique l'on trouve quelquefois du vin chez un particulier au-dessus de la Cure. A Oyace il faut visiter la tour qui se dresse seule sur le rocher à dix minutes de l'église. De cette tour sauvage élevée à une grande hauteur sur le Buthier, on jouit d'une vue étrange et sombre sur la vallée.

Depuis Oyace on s'élève par une pente raisonnable en traversant deux ou trois petits hameaux jusqu'au Perguis, d'où se détache le chemin de Crête-Sèche.

Depuis lors la route devient presque horizontale jusqu'à Bionaz, en côtoyant des pentes et des rochers où l'on remarque des débris de minerai de fer.

Enfin l'on arrive à Bionaz, pauvre et petit village à l'altitude de 1817 mètres. Le curé tient deux ou trois lits et quelques provisions à la disposition des touristes. Depuis Oyace, la vallée quitte le nom de Valpelline pour prendre celui de Val de Bionaz. Cette vallée est extrêmement sau-

vage, longue et étroite; c'est jusqu'à Prarayer, où elle devient sublime, une longue succession de châlets séparés les uns des autres par des rochers et des mamelons. De Bionaz on se rend à Prarayer en quatre heures par cette succession de châlets après avoir dépassé à une heure de Bionaz la corniche de rochers appelée le Saut de l'épouse, qui rappelle la triste histoire d'une jeune fiancée qui se rendait à l'église avec son époux et les amis et invités de la noce, pour la célébration du mariage et que la frayeur du mulet qui la portait -précipita dans le torrent qui mugit à une profondeur vertigineuse. A Prarayer on trouve un bon logement, du lait, du vin, de l'eau de vie et quelquefois du pain. Le propriétaire, riche d'ailleurs, devrait y faire un petit hôtel.

Prarayer est un joli petit chalet à l'altitude de 2058 mètres. Il forme comme un centre pour des excursions de premier ordre sur les glaciers ; il se trouve au sommet de la vallée de Bionaz comme le centre d'un éventail dont chaque nervure aboutit à un col élevé. Cette montagne appartenait aux Jésuites qui dirigeaient le Collège d'Aoste et qui allaient y passer leurs vacances ; c'est à eux que l'on doit encore actuellement la maison où on loge; mais le maître actuel, le riche G-lassier, de Valpelline, promet d'y faire des améliorations et d'y tenir des provisions pour les touristes ; pour le moment il est plus prudent de ne compter que sur un peu de lait et de vin et sur le gîte pour la nuit.

«3. f»e Prarayer à- Y a H o urnane h e par le col de Valcornère (8 heures. Voir cette route en sens invers dans a Vallée de Valtournanche).

1J. De Prarayer h Zermatt par le Col de Valpelline (de 10

à 11 heures de inarche pénible).

On continue à avancer par la vallée centrale ; dans une heure et demie on atteint le grand glacier de Cià de Cians ou Tza-de-Tzam ou encore Zardezan que l'on suit pendant environ deux heures. Le glacier devenant trop escarpé, on attaque la moraine latérale pour aller gravir des pentes de neiges et des rochers sur sa droite, puis l'on remonte un couloir fort roide et difficile pour arriver sur le grand plateau du glacier. On se trouve avoir longé sur la glace le versant ouest des pointes de G-uin et des Jumeaux de Valtournanche. Au bout du Grand-plateau de nevé on atteint le col (3562 m.).

La descente jusqu' aux rochers de Stockja est fort difficile. Dès lors on rejoint la route d'Évolène à Zermatt où l'on arrive par le glacier de Zmutt et depuis par le chemin du col St-Théodule.

Du col de Valpelline on peut faire en trois quarts d'heure l'ascension de la Tête Blanche (3750 m.) d'où le panorama est magnifique. On peut se rendre de Valtournanche à Zermatt- par le Château des Dames, le glacier de Cià de Cians et le col de Valpelline.

15. De Prarayer h Érolène par le col des Bouquetins (3418 m. De huit à neuf heures).

On suit la route du col de Valpelline jusque sur le plateau supérieur du glacier de Zardezan, alors on prend sur la gauche pour atteindre le col et l'on descend par le glacier du Mont-Miné ou par celui de Ferpècle plus à,

84 — YALLÉE I>'.AOSTE

Page 1