GRANDE ROUTE DES TOURISTES D'AMÉRIQUE
On conviendra, sans peine, que ce nom lui est légitimement dû, quand on examinera la liste des lieux de plaisance atteints par cette ligne, ou situés sur son parcours. La cité de Portland, son terminus
de l'est, est elle-même un site de plaisance des plus agréables, en même temps que le port le plus sûr de la côte de l'Atlantique ; et cette magnifique baie de Casco, dont il fait partie, constitue, avec ses trois cents îles pittoresques, un vrai paradis en été pour les touristes. Tout le long de la ligne principale ou de ses embranchements, on remarque des lieux plus ou moins célèbres, des montagnes, des lacs, des villages, des chutes, des cascades et des rapides, les uns universellement connus, les autres moins illustres, mais non moins dignes d'appeler l'attention.
A la tête de ces paysages merveilleux, se trouve naturellement la grande cataracte du Niagara, qui attire plus de visiteurs qu'aucun autre point de vue du monde entier. Si Ton ajoute à cela, les Mon> tagnes Blanches, les Mille-Iles, et les rapides du Saint-Laurent, l'antique cité de Québec, la rivière Saguenay, Saratoga, le lac Georges et le lac Champlain, les Adirondacks, les beaux lacs et les îles des districts de Muskoka et de Parry Sound, — tous lieux atteints par le réseau ferré du Grand-Tronc, — l'on possède une liste d'endroits de villégiature dont le touriste n'a pas besoin de sortir s'il veut trouver de la variété, car ils peuvent satisfaire à tous les désirs, sous le rapport de la vue, de la mode, de la pêche, de la chasse, ou du repos complet.
Le touriste préfère-t-il les excursions par eau ? Qu'il se confie à la