HÔTEL PÉLOQUIN
L'hôtel Péloquin, dont nous donnons ci-contre une reproduction toute récente, est un des plus connus et des plus fréquentés des environs de Montréal. Son nom est absolument populaire, et sa réputation s'étend sur tout le continent américain. De longues années avant que les tramways électriques du Parc et de l'Ile y amenassent en quelques instants les promeneurs, l'Hôtel Péloquin était déjà le rendezvous de toutes les excursions en voiture et, l'hiver en particulier, il ne se fait guère de promenade qui n'ait pour but cette hôtellerie aussi fameuse qu'hospitalière. Le Tandem Club de Montréal, comprenant
toute l'aristocratie hippique de cette ville, en avait fait son rendez-vous régulier, et aujourd'hui que le cyclisme détrône un peu partout la voiture, l'Hôtel Péloquin jouit de l'honneur d'être l'étape la plus fameuse des clubs réguliers de bicycles.
La situation de l'hôtel est exceptionnelle sur la grand' route qui divise en deux parties l'île de Montréal dans sa portion la plus étroite ; à portée du chemin de fer et des tramways, à deux pas de la Rivière des Prairies et des rapides les plus bouillonnants que l'on puisse admirer dans les environs de Montréal : ajoutons que la rivière est très poissonneuse, ce qui permet aux amateurs de poisson de trouver toujours à l'hôtel des représentants des espèces les plus estimées.
L'Hôtel Péloquin, comme l'on peut en juger par notre vignette, est une maison de premier ordre. Le service s'y fait d'une manière irréprochable. Le propriétaire, M. J. Péloquin, est un des hommes les plus avantageusement connus de toute l'île de Montréal, où il ne compte que des amis, et son affabilité, sa courtoisie, son empressement pour les clients ne sauraient être trop loués ou trop vantés. Il possède en outre une cave très soignée, garnie des meilleurs vins, choisis avec soin pour sa clientèle dans les voyages que fit le propriétaire en Europe.
Il est impossible, quand, par une belle journée d'été ou d'hiver, on veut organiser une bonne partie, de faire mieux que de commander par téléphone un bon dîner chez Péloquin^ suivant l'expression consacrée. Le temps de faire le trajet, et Ton arrive à point pour se mettre à table devant un bon dîner, préparé soigneusement sous l'œil du maître. Après le dîner, on peut se permettre une promenade jusqu'au village qui porte le nom de Sault au Récollet, C'est un village canadien absolument typique, qui a conservé tout son ancien cachet. Il doit son nom à la fin tragique d'un des Frères Récollets établis au
Canada pour évangéliser les sauvages, et qui perdit la vie dans les rapides où son canot chavira. Un des points les plus intéressants à visiter dans le village, est le Couvent du Sacré-Cœur ; cette institution religieuse d'éducation, l'une des plus fameuses sur ce continent, est somptueusement bâtie, et entourée de jardins splendides parfaitement entretenus.
Le touriste, qui poussera une pointe jusqu'à l'Hôtel Péloquin, ne regrettera pas son excursion.
Le collège classique Leblond-Bonnin
est un externat libre, fondé, en 1878, par deux professeurs venus de France : MM. A. Leblond de Brumath, bachelier de l'Université de France, officier d'académie, professeur à l'Ecole Montcalm, auteur de plusieurs ouvrages historiques, etc. ; et Al. Bonnin, gradué de l'Université de France, diplômé de l'Ecole Centrale de Paris, professeur à rUniversité Laval^ etc. Les autres professeurs sont MM. H. de Kerméno, bachelier de l'Université de France, et Lippens, inspecteur d'écoles.
Cette institution, où l'on fait, en deux ans seulement, un excellent cours classique complet, est très connue dans le Canada tout entier par les succès que remportent ses élèves aux examens préliminaires à l'étude du Droit, de la Médecine, de l'Art dentaire^ de la Pharmacie, etc. Plus de mille médecins, avocats, pharmaciens, dentistes, etc., sont d'anciens élèves de cette institution, et beaucoup d'entre eux y ont commencé le latin, et fait toutes leurs études classiques en deux ans.
Le prix des cours est de dix dollars par mois. Les salles de cours se trouvent au No 4, rue St-Laurent. L'on peut s'adresser aussi au No 355, rue St-Denis»
L'une des maisons de librairie les plus populaires, à Montréal, est celle de
Granger Frères, libraires-papetiers,
No. 1699 Notre-Dame.
On y trouve aussi bien les ouvrages de droit, de médecine, de sciences, de théologie, que les livres classiques et les livres en usage dans les écoles primaires. On peut s'y procurer les œuvres des grands écrivains illustrées ou non, brochées ou reliées, et les derniers romans parus. Tout ouvrage qui, par hasard, ne se trouverait pas dans les rayons de la maison Granger, pourrait être procuré dans le délai le plus court à celui qui le désirerait. Nulle part on ne pourrait voir à Montréal un choix plus varié d'articles religieux ou de fournitures de bureau. Papeterie de luxe ou à bon marché, livres de piété, paroissiens, chapelets pour toutes les bourses, maroquinerie, encres de toutes provenances, crayons et plumes de tout genre, imagerie, il y en a pour tous les goûts. Pour satisfaire au désir du public, la librairie Granger Frères a ajouté à son commerce un département de livres d'occasion.
Le touriste en pays étranger désire toujours rapporter chez lui, soit pour lui-même, soit pour les siens, quelques objets des contrées qu'il visite. Il ne voudrait point quitter le Canada sans en emporter une belle pelisse, ou au moins un casque de fourrure. Mais c'est là que gît la difficulté : en pelleteries surtout, il est si facile de se faire tromper ! A quelle maison pourra-t-il s'adresser de confiance ? Pour lui rendre service, nous lui recommandons hardiment la maison
J. B. LoRGE & CiE, 21, rue St-Laurent.
Si ses moyens le lui permettent, il y trouvera des
fourrures dignes de couvrir des épaules royales ; si^ au contraire, il est obligé de viser avant tout au bon marché, il trouvera de jolis articles à des prix fort raisonnables. Quant aux chapeaux, il est sûr d'en trouver toujours dans les dernières modes de Londres et de New- York, et importés directement.
Un des magasins de Montréal les plus intéressants à visiter, à notre avis, par la grande quantité d'objets les plus divers qui s'y rencontrent, est celui de