EDUCATION CLASSIQUE
En 1773,le Séminaire, qui avait acheté le château
:s écoles, rue M Vaudreuil, en fit un collège classique appelé Collège
Royal * r, Riverside, *
St-Raphaël. Détruit par un incendie en 1803, cet établissement fut rebâti l’année suivante à l’oùest de la rue McGill, sur la rue du Collège, appelée aujour-
| d’hui rue St-Paul.
En 1854, fut commencée, à l’ouest de la rue Sherbrooke, la construction du grand Séminaire, et
on y adjoignit, plus tard, un autre édifice pour un
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petit Séminaire qui remplaça le collège de la rue St- Paul. Cette pépinière d'hommes instruits et de prêtres dévoués mesure 1440 pieds de long, et possède, outre un laboratoire de physique et de chimie, une bibliothèque de plus de 25,000 volumes.
Les Pères Jésuites avaient ouvert des classes, avant même Ja cession, sur la rue Notre-Dame : l'abandon du Canada par la France leur fit grand tort, et la mesure de la suppression de leur ordre par le Souverain Pontife les empêchant de se recruter, ils disparurent de la colonie par la mort du dernier d’entre eux, le père Cazot; la Couronne confisqua leurs b.ens,
Sur la demande de quelques citoyens, ils revinrent à Montréal en 1848, et fondèrent, rue Bleury, le M Collège Ste-Marie, qui s’est transformé pour devenir M la somptueuse maison d'éducation qu’on admire au- M jourd’hui.
La seule maison d'éducation classique laïque est l'institution Zeblond-Bonnin, 4, rue St-Laurent. Fondée en 1878 par deux professeurs français, elle s’est acquis une juste renommée par le cours sérieux qu'elle fait suivre à ses élèves, et spécialement par les suecès obtenus par ceux qu’elle prépare pour les ex2mens préliminaires à l'étude du droit, de la médecine, de la pharmacie, de l’art dentaire, etc.