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INTERIEUR DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME

GUIDE DE MONTRÉAL ot

s'y jeter en un torrent impétueux, a fait d. ce village le rendez-vous de beaucoup de touristes et de 75//égiateurs tant du Canada que des États-Unis. Il y a là plusieurs églises : catholique, anglicaine et méthodiste, un bon collège, un hôpital, etc. En outre, on y voit un certain nombre d'industries, entre autres un moulin à carde et une fabrique d’étoffes de laine, qui donnent du travail à une partie des 1,500 habitants de Chambly.

Le départ du bateau à son voyage de retour a lieu à huit heures du matin le mercredi, et à quatre heures de l’après-midi le samedi,

A ceux qui veulent se rendre compte des beautés et de la difficulté des voyages sur le St-Laurent, nous recommandons spécialement la descente de PRESCOTT, ONTARIO, à MONTRÉAL.

C’est à Prescott que commence réellement la navigation des rapides.

Le ‘ GazLop Rapip ” (rapide du Galop) est le premier de ces rapides, Il n’est ni aussi considérable, ni aussi émouvant à passer que le seront ceux qui lui succèdent ; mais ses eaux, moins impétueuses, préparent et aguerrissent graduellement le voyageur, lui donnant une idée des impressions qui l’attendent plus loin.

CARDINAL, où l’on arrive ensuite, doit son importance à son industrie d’amidon et de glucose. Ces deux produits y sont exploités en grand, et donnent de l’ouvrage à près de la moitié de ses habitants.

Viennent ensuite les rapides DU PLAT, qu'il faut sauter avant d'atteindre Morrisburg. À MORRISBURG l'industrie laitière a, de tout temps, été en grand honneur, et, depuis nombre d’années, le beurre qui en pro. ient jouit de la meilleure réputation.

Les rapides du Lonc-SauT (Long Sault Rapids) qui rivalisent de beauté et de grandeur avec ceux de Lachine, ont neuf milles de longueur. Les vagues sont plus grosses et plus fortes que celles des rapides de Lachine, mais, grâce à la rapidité avec laquelle le steamer est emporté (environ vingt milles à l'heure) le mouvement est presque nul. La seule sensation qui subsiste, assez impressionnante d’ailleurs, est celle que donnerait la descente d'une côte à toute vitesse. Et cependant, au moment où le steamer s’en- | gage dans le torrent, les machines sont arrêtées.

Li C'est le pilote qui doit le diriger au milieu de tous | les écueils qui l'entourent. Quelques touristessemblent accorder la palme aux rapides du Long-Saut sur ceux de Lachine, dont la hauteur et la chute ne compensent pas pour eux la grandeur et l’impétuosité des autres. C'est là matière de goût et d’appréciation. On arrive ensuite à

CorNwWaALL, ville agréablement située au pied du Long-Saut, sur le côté canadien du St-Laurent. La ligne entre le Canada et les Etats-Unis passe près

de Cornwall. Elle est marquée par un drapeau qui Ha flotte sur une des îles. Au-dessous de ce point le du fleuve continue sa course entre les deux rives cana- : diennes. + LE LAC ST-FRANÇOIS, que l’on traverseensuite, est di une expansion des eaux du St-Laurent. Il commence he près de Cornwall et s'étend jusqu’à Coteau-du-Lac, Lan sur une distance de quarante milles. Après Coteau- pu du-Lac, he me

CoTEAU LANDING. En laissant Coteau, on passe sg sous un magnifique pont de fer nouvellement cons- ‘+ truit par le chemin de fer ‘“ Canada-Atlantique.” Ce blé, pont merveilleux, quia un mille et demi de longueur et bas

relie les deux rives du St-Laurent, ajoute une attrac-

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Les RaPiDEs DU CoTEaU ‘‘Coteau Rapids,”’ ont une belie apparence. D’une longueur de deux milles environ, le courant y est, par moments, excessivement fort. Sept milles plus bas nous entrons dans les RAPIDES DES CÈDRES ‘‘Cedar Rapids”. A première vue, on croirait que l’on se trouve en présence d’un rapide ordinaire ; mais le steamer s'y est à peine engagé que la violence et la hauteur des vagues, s’entrechoquant entre elles, en rendent la traversée très émouvante. Pendant que le steamer glisse et saute d’un rocher à l’autre, on ne peut se défendre d’une impression singulière, comme une sensation d’effondrement.

A une courte distance de là, on entre dans le ‘ SPLIT RoCK ” (rocher fendu). Ce rapide emprunte son nom à l'énorme rocher qui se trouve à son entrée. Une personne qui n’a pas encore descendu les rapides se sentira certainement saisie d’une certaine inquiétude qui ne la laissera qu'après qu'elle aura dépassé ce rocher parfaitement visible du pont du steamer. Il semble que l’on court à une perte certaine : qu'on va aller se jeter sur cet îlot avec les flots du torrent qui s’y précipite. Mais au moment où nous croirions que la proue du navire va s’y fracasser, voilà que le courant se divise et nous emporte soudain dans une nouvelle direction. Sous la violence de ce changement qui imprime au navire une très vive secousse et le fait tanguer comme dans une mer démontée, on ne peut se défendre d’un profond saisissement. Mais le pilote est là, l'œil au guet et la main à la roue et, un instant après, ce dangereux rocher est passé, et toute crainte disparaît, Nous avons maintenant devant nous le deïnier et l’un des plus. beaux rapides de cette série avant celui de Lachine: le RapPiDE DES Cascapes ‘“ Cascade Rapids.” Ce

qui distingue ce rapide des autres, c'est cette quartité de petites crêtes blanches qui se forment sur les eaux, maintenant plus sombres, au milieu desquelles le steamer descend. Il atteint, à un moment donné, en face d'une des îles qui bordent sa route, un degré de vitesse beaucoup plus considérable que sur aucun des points de sa course.

Après avoir dépassé les ‘“ Cascades,” le fleuve s'élargit de nouveau et forme le lac Saint-Louis, où les eaux foncées de la rivière Ottawa viennent, par une des branches de cette rivière, se réunir, sans se mêler toutefois —du moins sur un assez long parcours — aux eaux de nouveau plus claires du Saint-Laurent. Ce phénomène est intéressant et ne laisse pas que de surprendre une foule de touristes qui en sont témoins pour la première fois. Du pont du steamer, on a, en traversant le lac, une superbe vue de la Montagne de Montréal que l’on peut apercevoir d’une distance d'environ trente milles. A cette extrémité du lac Saint-Louis où arrive notre steamer, nous trouvons le débarcadère de Lachine où nous attendent les voyageurs venus de Montréal pour sauter les rapides de Lachine et faire le trajet que nous avons déjà décrit.

Et maintenant il ne nous manque plus qu’une seule excursion finale, celle de Québec, que ne peut omettre de faire une personne qui visite Montréal.

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