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SOCIÉTÉS NATIONALES

Les plus anciennes de ces sociétés nationales existant à Montréal datent de 1834. Les Canadiensfrançais, les Anglais, les Ecossais et les Irlandais fondèrent leurs sociétés nationales presqu’en même temps. Plus tard, les Suisses, les Allemands, les Belges, les Gallois, etc., suivirent leur exemple.

L'Association Saint-Jean-Baptiste fut fondée en 1834, par M. Ludger Duvernay et quelques autres patriotes.

L'exemple donné par les citoyens de Montréal fut bientôt suivi par ceux de Québec, et dans le cours des années postérieures, quantité de sociétés portant le même nom furent fondées dans les principaux centres canadiens-français du Canada et des Etats- Unis.

Depuis 1874, à l’instigation du Dr. J, W. Mount, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fut divisée en paroisses. De sorte que, maintenant, Montréal possède plusieurs sections de la sôciété qui se réunissent, une fois par année, pour élire un bureau général représentant, autant que possible, les diverses ramifications montréalaises.

Après l'insurrection de 1837, la société cessa d'exister jusqu’en 1842, année où elle fut réorganisée par son fondateur, à son retour d’exil. La première réunion tenue à cette époque eut lieu dans une salle du marché Sainte-Anne, sous la présidence de l’hon, D. B. Viger ; sir Georges E. Cartier agissait comme secrétaire. On adopta à cette assemblée divers règlements et on fit l'élection des membres du bureau.

Les lettres-patentes érigeant civilement l’Association furent changées en 1888, sous la présidence du Dr E. Peraillier-Lachapelle.

Le siège de la Société St-Jean-Baptiste est au Monument National, rue St-Laurent.

— La société Saint-Georges est l'association nationale des Anglais. Elle est aussi de bienfaisance,

Son premier président fut l’hon. Georges Moffatt,

En 1891, cette société avait 350 membres et son président était M. C. P. Sclater.

Lieu de réunion : Maison de refuge Saint-Georges, 13, rue St-Antoine.

La Société Saint-André a été fondée en novembre 1834. En cette occasion, plusieurs Ecossais se réunirent pour établir une société tout à la fois nationale et de bienfaisance.

Le 17 janvier 1835, un comité est nommé pour préparer une constitution et recueillir des adhésions parmi les Ecossais habitant Montréal. MM. A.

Ferrie, W. Ritchie, W. Edmonstone, A. Hume, N. Armour, fils, W. Wilson, fils, faisaient partie de ce comité. Ils adoptèrent comme base de la constitution de la société nouvelle celle de l'association Saint- André, de New-Vork, en y faisant quelques changements.

En 1891, la société Saint-André, dont la salle de réunion est au No 403 rue Aqueduc, comptait quatre cents membres. Depuis sa fondation, cette société a distribué aux Ecossais nécessiteux environ $500 par année, et elle a fondé, en 1857, la maison de refuge Saint-André.

La Société Saint Patrice est l'association nationale des Irlandais ; elle réunit dans son sein les hommes les plus distingués de cette nationalité,

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Cette société date de 1834. Elle fut d'abord un corps non religieux, il suffisait d’être d’origine irlandaise pour en faire partie. La société Saint-Patrice reçut ses lettres patentes en 1863.

En 1866. la société Saint-Patrice acheta, pour la somme de $35,000, un terrain situé au coin de la rue Craig et de la place Victoria, où s'élèvent maintenant les magasins Greenshields. L'année suivante, le 18 mars, le R. P. Dowd bénit la première pierre de la salle Saint-Patrice, Cet édifice, construit en pierres et se composant d’un rez-de-chaussée et de deux étages, fut détruit par le feu en 1873. La société n'ayant pas l'argent nécessaire pour le reconstruire, vendit le terrain.

—La Société de bienfaisance française de Montréal, fut fondée le rer août 1835.

Diverses sociétés françaises ont été ensuite fondées, mais la plupart sont disparues. . Parmi les survivantes, on voit la Société mutuelle Française de Montréal, fondée en 1874 et incorporée en 1879 ; la Société de secours mutuels des Français de Montréal, qui avait pour président, en 1883, M. Jules Hirtz, et l'Union nationale française, fondée en 1886, qui a établi et soutient le Refuge français, No 34, rue Cadieux.

— La société Allemande, a été fondée en 1835, afin de secourir ses compatriotes pauvres.

L'hon. Louis Gugy en fut le premier président.

En 1891, sous la présidence de M. William C.

Munderloh, cette société avait soixante.douze membres et tenait ses assemblées au No 61, rue Saint-Sulpice.

—La société scandinave, fondée en 1870, comme association nationale et de bienfaisance, a fait

beaucoup de bien, depuis sa fondation, en secourant les émigrants danois, norvégiens et suédois.

Cette société, en 18917, avait 150 membres et était présidée par le Rév. O. Kleojard.

— La société Suisse a été fondée afin de protéger les Suisses nécessiteux et aussi de créer un trait d'union entre les anciens habitants de la patrie de Guillaume Tell.

Son premier président a été M. A. Bucher. M. N. Aubin, en 1879, et M. Paul Gentil, en 1891, occupaient cette charge.

Dans cette dernière année (1891), la société suisse avait vingt-cinq membres et tenait ses assemblées au No. 34, rue Saint-Constant.

— Lu société nationale Belge de bienfaisance est le trait-d’union qui unit entre eux les Belges habitant maintenant Montréal.

Depuis sa fondation, cette société a aïdé, en plusieurs circonstances, de pauvres immigrants belges, sans aucunes ressources pécuniaires.

En 1891-92, M. Ch. Bayer en était le président.

— L'Union galloise de Montréal a été fondée en 1887, par un groupe d'anciens habitants du pays de Galles.

Son président, en 1891, était M. Thomas Harries, et sa salle de réunion était au No 42, place Victoria.

—La Société italienne de secours mutuels, dont la fondation date de 1886, possède ses lettres-patentes depuis 1890.

Le premier président de cette société a été M. Alexis Finoglio.

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