SI
64. Tai^etl« allemande, à gantelet, de la première moitié du seizième siècle. Elle a appartenu au comte de Henneberg, et sa trouve à Heiningen , en Allemagne.
65. Targette allemande, à gantelet,duseizièmeBiècle.—Mus^ de Turin,
66. Targette allemande à briseépée et à gantelet, du seizième siècle. — Musée historique du palais de Montbijou, k Berlin.
67. Targette i poing, allemande, i crocfiet brise-épée, de 20 c.
—Col. LIewelyn-Meyrick. Cette targette a été représentée des deux côtés. Un eiemplaire semblable dans la collection de M. le comte de Nieuwerkerke.
68. Targette à poing, allemande, vue à l'envers. De la Tin du quinzième siècle. — Musée historique du palais de Honlbijou, &
69. Targetleà poing, allemaude, à crocliet brise-épée, de la fin du quinzième siède. — Musée Erbacb, à Erbach.
\DI PABORB.
Bonclter allemand de panire du seizième Siècle, de la fabrique d'Auggbourg. Il ei^t orné de repousséa d'une grande Bnesse, dont les médaillons ^ont alleraativement relevés par des trophées et des busles admirablement dessinés. La inrniture de iranges qui court tout autour de ce bouclier est 6^ avec des écrous, et son revers matelassé- — Col. d'Ambras, à Vienne.
Bouclier allemand de parure du seizième siècle, probablement fabriqué k Âugsbourg. Les ornemeDU de cette roodache, d'un beau travail, indiquent, par leur caractère, les dernières années du seizième âécle, siaon te commencement du dix-septième. Les trophées rappellent les ornements des artistes français du règne de Henri IV. — Co). d' Ambras, à Vienne.
SOVCLIBM BB ÏAEBHÏ.
BOOGLIERS Dl PAltJAi. 325
Bouclier allemand de parure en fer repoussé, du seizième siècle, ayant appartenu à Tempereur Charles-Quint. Cette arme défensive, qui représente un des plus beaux morceaux de 1 art allemand de ce genre, a été plusieurs fois contrefaite €t vendue fort cher à des personnes qui'n'avaient pas vu ToriginaLUnede ces imitations avait passé en France , où elle' a été achetée comme une œuvre d art italien de premier ordre par feu le baron de Mazis. L'original, qui fait partie de la collection d' Ambras, est cependant d'une finesse et d'un dessin qui font le désespoir des plus habiles contrefacteurs. Ce croquis ne peut rendre que fort imparfaitement les beautés artistiques du chef-d'œuvre.
11 a été déjà dit ailleurs que ces sortes d*armes n'étaient pas destinées à la guerre, mais seulement aux solennités où les grands rivalisaient alors pour l'éclat et la richesse artistique des harnais.
L'Italie fut particulièrement réputée pour ce travail durant toute l'époque de la Renaissance, dont les artistes les plus aimés et les plus célèbres fournissaient les compositions et exécutaient souvent eux-mêmes ces armes magnifiques qui brillent dans les collections par la beauté et le fini du dessin, mais qui ne répondent guère au but pour lequel on fabrique ordinairement des armes.
Hauberts ou cottes aonelées, rustre es, maclées, treillissées. — Cottes d'écaillés et de mailles. — Jaques-brigantioes. — Gamboisons. — Manteaux d'évêque oa pèlerines en malMM. — Oawaaaet. — Bnffletins, etc.
L'bistoire de la transformation de l'armure définitiTe durant le moyen ftge, la renaissance, le dix-septième et le dix-huitième siècle, a été déjà traitée dans le second chapitre de ce livre, mais il reste à déterminer ici les divers genres de ces armures.
Varmure^oite (de l'allemand Kutte^ froc), qui a précédé l'armure en plaques de cuir et d'acier, était appelée es France haubert (de l'allemand Hakherge^ défense du cou, aussi nommé dans cette langue Brûnne — Brunka, -^ et Panzerkemd; '^hauberk en anglais). Le petit haubert y qui plus tard devint l'armure de l'écuyer et du geotilhomme peu riche, était porté, au huitième siècle, par tous les che^ yaliers, comme ie démontre le Codex ixure^s de Saint-Crall. Ce haubert était une sorte de /«if«e en écailles qui ne descendait pa« au-dessous des hanches, et dont les manches, peu collantes, s'arrêtaient un peu au-dessous du oowde. Le frand ou tdatèe kembert en forme de sarrau et avec capuchon, appelé camaily descendait d'abord seuiement jiis<qn*wiHdes6ons dai genou, et les manches eo brassards, peu collants, un peu au-<le680i» du coude, tel qoe ce hanhert
est représenté dans le Martyrologe^ manuscrit da dixième siècle, à la bibliothèque de Stuttgard, et dans VAelfricy manuscrit anglo-saxon du onzième siècle, à la bibliothèque du musée britannique. Quant à l'armement du chevalier allemand àwJeremias Apocalypsis du onzième siècle, de la bibliothèque de Darmstadt, sa perfection est de cent cinquante ans en avance sur ce que Ton connaît de cette époque; car, selon la broderie de la mitre de Seligenthal et la tapisserie de Bayeux, toutes les deux du onzième siècle, le grand haubert, que le Jeremias représente déjà avec longues manches et haut et bas-de-chausses séparés, était encore, dans lous les autres pays, collant comme un tricot, avec haut-de-chausses adhérent et à manches courtes. L'armement défensif de ce chevalier allemand du Jeremias du onzième siècje n'apparaît en Angleterre, en France et en Espagne, qu'au douzième siècle, tel qu*il est représenté sur les sceaux de Richard I" Cœur de Lion (il57-H73), de Louis VII le Jeune (H37-1 180), et du comte de Barcelone don Ramon Bérenger IV (1140).
Le haubert ou la cotte d'armes était, avant l'emploi universel de la maille, fabriqué de bien des manières, en étoffe matelassée ou en gros cuir. L'espèce la plus ancienne était probablement le haubert annelé [Beringt en allemand , ringeden anglais], où la défense consistait en anneaux de métal cousus à plat l'un à côté de l'autre. La cotte ou le haubert rustre {Bekettet en allemand, rustred en anglais] avait, à la place des anneaux simples et ronds, des anneaux ovales et plats qui se couvraient à moitié les uns les autres.
La cotte maclée [Beschildet en allemand, macled en anglais) était recouverte de petites plaques de métal en forme de losange.
La cotte Ireillissée {Benagelt en allemand, trelliced en anglais) était formée de lanières en cuir disposées en treillis sur l'étoffe ou la peau ; chaque losange ou chaque carré y était garni d'une tète de clou rivée.
Le jazeron ou koraxin * était le grand haubert imbriqué ^ c'est-à-dire armé d'écaillés [Geschuppt en allemand, scaled en anglais), tel que Tétait déjà, au huitième siècle, le petit haubert, et dont il a été question plus haut.
La cotte de mailles, haubert appelé eo allemand ^e^/im ou Afaschenpanzerhemd^ en anglais ehaîn-mail hauherk^ était entièrement à mailles, ordinairement en fer, sans doublure d'étoffe ni de cuir, sans envers, formant un ensemble de tissu de métal, qui se passait comme une chemise, et dont les anneaux étaient rivés pièce par pièce, rivets qui étaient nommés grains d'orge.
Il existe deux espèces de ce travail : la maille simple et la maille double, pour la fabrication de laquelle Chambly (Oise) était renommée. La double maille, comme la simple, montre toujours chaque anneau engagé dans quatre autres.
Cette cotte de mailles remonte bien plus haut chez nous qu'au temps des Croisades, comme la routine des compilateurs continue à l'enseigner. Ce ne sont pas les croisés, qui, à leur retour de Jérusalem^ Tout introduite seulement dans leurs pays ; la cotte de mailles y était répandue bien avant le onzième siècle. La princesse byzantine Anna Comnena ne la connaissait que pour Tavoir vue sur les chevaliers venus du Nord. (Voy. ses Mémoires.)
La cotte de mailles est toujours encore portée par les Indiens, les Persans, les Chinois, les Japonais, les Mongols, les Mahrates, lesPalikares, les Tcherkesses et autres peuples de civilisation arriérée. Ces cottes sont le plus souvent sans rivets, comme les cottes de la contrefaçon parisienne, mais il y a aussi des cottes persanes et tcherkesses rivées; tout cela n'a cependant aucune valeur archéologique.
Lsi jaque^ espèce de haubert court qui ne descendait pas au-dessous des hanches, était fabriquée de différentes manières, comme le blanc ou grand haubert.
1 . Nom qui dériTe probablement de Khoraçan , pays siluë au centre de la Perse.
U$ C0TTB8 ET GUIRAMSt.
La triçÊfUitie est oae jaque coafectioniiée de petites lunes de métal dam le geore des cottes maclées, et imbriqoéesconme les écailles; ces temes étaient mée8«M-<fcf^ sous de Tétoffe de maaière que le côté e&téfieur, le plus souvent en velours doublé de toUe» De uaontie qu'oifte iafioilé de petits rivelB fonsant de petites têtes de dous en cuivre, et que l'armature ae trouve du eôlé du corps. La brigwÊtine (itatiœniêcie Paujeeryacke en aUeoaaod, prigamdme'JQcket en anglais) était particulièremeot en usage eu Italie durant le quinaiéme siècle. C'était Je corselage favori de Charles le Téméraire.
Par gùmioisen ou gwÊUieson oc entendait l'espèce de pourpoint sans manches en pcna ou eu toile, piquées de manière que le tout était couvert d'œillets. Quant au gwt^ boisôn à haut et ba»^€<àaus$eM adkérenis^ qui» au quatorzième siècle, se portait sous les premièresarmunesà plates, et dont le seul exemplaire conservé se trouve au muisôe de Muflich, il était égaleroeot en peau ou en toile iégèreoient maielMBée, et avait le plastron, ia bracoonière et les côtés des rotules garnis de mailles pour garantir le corps aux défauts de Tamure. Le mcmteau d'évêque ou pèlerine de motïfes, se portait souvent par dessus une cuirasse, et était particulièrement en usage eu Italie au quinaièaM siècle,
La cKtnosM (de l'italien cotaaa^ dérivé du latin oorûim, cttir^ parce que les premiérea cuirasMS ronudoes étaient probabieawnt en cuir, — Xûrnu en aUemsuod, ctâtmêitm au* gibîs) ce compose de deux parties : du phetàw^ [pedmred^ mmmmetière j^^&a. aUeaiaad, Ans^^^ie, coauglaU AneosT*pter^, qui uect à la détaioe de ta poitrine ; cl éa la éoesièrt {humémi «nn^um, — -eoalleaMiHU AUkâipiUte^mkm^m hmtkfÀmie), qêi protège le daa. Ou ^fpette éeimk {Gntgie eu uilenusMi, eenn»e ridge «• éeip^ «tUMSi mUàeÊsi-r^dfi en anglais] rarétièse qpâ denoid au aritoa du ^autrau» La dossière et le plastron sont ordinairement reliés par des courroies qui passent pardessus les Cpaules et k coU^
OOmt ET OOiaAflBt. Uî
tiQ. La coupe de la cvinaee fournit, comme celle des autres pièces de Tannure, une indication pour le classement. Les plastrons gotbiquesi aussi bien que ceux du commencement du seinème «lècle, sont quelquefois pointus, bombés et demi-bombés, ils imitent g^éralement les costumes des époques.
On irouTera de ploa amples déyeloppements sur la transformation de cette arme dans le Chapitre historique ainsi que dans celui oti est traitée Yarmure complète dans tous ses détails, et les dessins, dans celui-ci, représentent, par ordre chronologique, toutes les cuirasses qui se sont succédé- jusqu'à leur suppression (1620-1660], époque où elles furent remplacées par les buffletins (Koileren allemand, buff-coai ou jerkir en anglais) ordinairement en peau d'élan, et pourvus du grand hausse-col ou colletiu en fer bronzé.
COTTES S'AHHES DU HOYEH AOE.
1. Spécimen de la coite aonetée (Bmngt en allem., ritiget en angl.j, qui était composée d'anneaui plats cousus l'un i cdlé de l'autre sur de la toile matelassée ou sur du cuir.
• Ce genre est souvent trèsdifQcile, sinon impossible, à dislJnguer, sur les miniatuns des manuscrits de l'espèce nommée maclée. [V. le dessin n° 4 ci-après.)
S. Spécimen de la cotte nistr^ (Beketted en allem., rvstred en angl.l- Ici les anneaux plats sont ovales, et se couvrent à moitié les uns les autres.
Ce genre, où les anneaui ne forment pas des chaînes entrelacées, parait dans les dessins des miniatures consister en vé* ri tables chaînes.
3. Spécimen de la cotte macMe (Beic&tr(i«t en allem., macleden angl.]. L'armure est composée de petites plaques de métal, en forme de losange, égalementCDUsues sur un fond d'étoffe ou de peau et se couvrant quelquefois à moitié.
COTTES D'ARHBS DU HOÏBN AOB. 333
> 4. Spécimea de cotte treilliss^
{Gegittert et aussi Benagelt en
allem., tnlliced en angl.]. Cette cotle, également faite de toile matelassée et de peau, est armée de lanières en cuir épais disposées en treillis; chaque losange ou chaque carré y était garai d'une tête de clou rivée.
]I est dilticile de les distinguer, dans les miniatures des manuscrits, du genre annelé.
5. Spécimen de cotle écaillée ou imbriquée (Geschuppt en allem., scaleden angl.j. Elle est aussi appeléejazeran et korazin. Son armure consiste en écailles de métal cousues par rangées imbriquées sur de la toile matelassée ou sur du cuir.
0- Spécimen de maillesàanneaui rivés, dites à grains d'orge (Geniteies Ketten ou Maschengevjtbe en allem., rivet chainmail en angl.). La cotte de mailles étant entièrement confectionnée de mailles en métal et sans envers, n'a point de doublure.
COTTU IfUMU W ■OTBX AM.
7. Petit haubert ou jaque', du huitième siècle (Kleines Panzerhemd en allem., smal hauberh en ançl.], en écaillée avec imbrication , espèce d'&rmDre aussi connue sous le nom de col(eenjazeranouknrazin(noni qui dérive probablement de Kheracan, pays au centre de la Perse). — Codex aureus du buitième siècle, de Saint-Gall.
8 Grand on blanc haubert
{Bnmne ou Games Panzerhemd en allem grealhauberkcn ang.j annelé D aptes ]e Martyrologe, manuscrit du riiiième siècle à la bibliothèque de Stultgard. Il esta camailet à manches courtes adhérents.
9 Grand ou blanc haubert treillissë , normand , du onzième siècle II est A camail non adhérent et A manches courtes. — Tapisseries de Bayeux.
I. Da dmicn d« Hifdebaurg , df lIMel lltO, ilBÙqiM quelqu» deûn *ll«in*iuli plni ucini, lunlHOt dn coIlM lUT l«qu«LI«> on diiUngw pirhi- Irmept l'iiabrJuUoD qui. fvraïAe d'AeillH bien plui grudel. M IniiiM luui ur 1« liBubert) dfi ch^Tilwn tr U ptiniKf ItigrfJa du Mat d< Bruniwicli, «é«U*
la plai •neicn «t crUil d
COTTBS D'Amis BV WTttV AS*.
91. HauberlalleBMiddu oniiàme «ècle, avec caauûl «tttdreot et haut et bn-de-ctuusMSfdTaprèB le Jemtùu A)Mea'yp<fc, nuau-
scrit GODâwvé à la bibbiot de Danostadt.
IS. GamboisoQ mi ganbason iGeœhrler leinener Vnltrpauser ea aliem.)i espèce de colle ou de jaque d'armer du seizième Biècle, falta de toile piquée et brodée à œillets. Le gamboisoD se portait ordinairemenl sous la cuirasse. — Musée de Cluay et col. iteané, A CoDstaace,
13. Gamboi»on du qualenième siècle, avec haut et bas-dechausses adhérents. Il est en toile matelassée, et garni de mailles à l'emplacement du plastron, de la oraconnière et des c&tës des rotules. L'unique exemplaire connu d'après lequel ce dessin est fait, se trouve au musée de Munich.
14. Pèlerine vénitienne en mailles, appelée manteau d' évoque {BischofsMantelea allem.)dont étaient armé^ les Doges, et qui était aussi portée en Allemagne au quinzième et au seizième siècle. — Col. Renne à Constance, exemplaire provenant du musée de Dresde.
CWTBS D'AUKS BU HOTUI A6E.
15. Hancbes 1 gorgerin en mailles, du quÎDzième siècle. — H usée de Dresde
16 BngBDUnefJtaJiatiscAe PcDilajaett en ulem , brigaadinjaelitt en angl ) du quinzièote siècle. Les écailles irilobées
{Qo f) marquées de fleura de 1)8 sont posées en imbrication et ntées sur le pourpoint en \elours dont elles composent la doublure armée — Musée de Darmsladt
17, Ecaille tnlobée presque en grandeur naturelle de ta bri* gantine prcéëdeote
18 Ecailles de bngantine avec
des lions estampillés probablement marque d armurier), de la collection de 1 auteur Beaucoup de musées et de collections ont exposé cette arme défensive à l'envers. L'erreur provient de ce que les conservateurs ont cru que l'étoffe, le velours ou la toile, devaient être tournés du côté du corps. La courbe des écailles démontre cependant de quelle manière la brigantineétait portée. L'erreur s'est glissée aux musées de Dresde, de Cluny, i la collection d' Ambras, au musée d'artillerie à Paris, etc.
COTTES D'AIUIES DU UOYSH ÀOB.
19. PlastroQ de brigaDliae du quiDziàme siècle, composé de petites plaques d'acier. Il est expose au musée de Cluny à i'en- Ters, tel qu'il est dessiné ici.
20. Brigantine du quinzièmesiècle , composée de petites plaques d'acier, exposée à l'envers au musée d'artillerie de Paris, sous le n" 127. — Aui musées de Sigmaringen et de Huoicb de setoblables exemplaires.
SI. Brigaolioe du quiuzièmesiè-
cle , composée d'écaillés trilobées et se couvraot i moitié.
Cet exemplaire est remarquable par sa braconoière, qui entoure une partie des cuisses à partir des hanches. ~- Musée de Dresde.
La collectioD d'Ambras possède une semblable brigantine. Les deux musées l'ont aussi exposée à l'eavers.
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