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LA PERTUISANE

La pertuisane (de Tcspagaol partesana, ou de pertuis^ ouverture^ parce qu'elle fait de larges blessures, ou peutêtre simplement du ÎTai}qdL[s .partisan] ea^llemaDd Partisane^ et aussi Bœhmischer Okrloeffel^ et en anglais partizan) est une variété de la hallebarde. Son fer est long, large et tranchant; elle n*a point de hache, mais des ailerons dans le genre de ceux de la corsèqfuc et de la roncone. Connue en France depuis Louis Xî (1 161) jusqu'à la fin du dix-septième siècle , son origine Jie remonte pourtant pas au delà de 1400. Pietro Monti, dans son Exercitiorum atque artis militaris colleetanea, Milan, 1509, qui a particulièrement voulu décrire cette arme, dont les gardes de François I«' et de ses successeurs étaient pourvus, Ta confondue avec les corsèques et les hallebardes, erreur qui a été encore commise de nos jours dans le catalogue de la célèbre collection Llewelyn-Meyrick à Goedrich-Gourt, où on a même classé des espontons et des baKonnetles languede-bœuf dans la catégorie des pertuisancs.

FERTtlSAHES.

Pertuisane allemande (Par/*saneouBœhmiscker Ohdœffelen allem., partisan en angl.]. dont le fer mesure 36 cent. Elle remonte probablement aux premières années du quinzième siècle. — Uuaée national de Munich.

8. Pertuisane suisse du quinzième siècle, avec marque d'armurierâ. — Col. Meyer-Biermann, à Lucerne.

3. Pertuisane suisse du quinzième siècle, avec marque d'armurier. — Col. Ueyer-Biflrmaon, à Zurich.

i. Pertuisane française du seizième siècle, du règne de François (. Elle est gravée. — K.

168, musée d'ariillerie de Paris.

Pertuisane allemande, richement gravée ct'datée de I6IS.

Elle purte les insignes de la Toison d'or el provient des gardes du palatin du Htiin. — Col.

Llewelyn-Meyrick.

LA baïonnette

Presque tous les auteurs de dictionnaires et d*encyclopédies, en se copiant, comme d'babitude, les uns les autres, ont répété que la baïonnette [Bajonnet en allemand, bajonet en anglais) a été inventée et fabriquée à Bayonne par Puységur, mort en 1682. Cependant, cette sorte de dague ou d'épée n'a pas seulement été portée au bout du fusil proprement dit; elle avait été adaptée déjà à l'arquebuse, et peut-être môme aux premières armes à feu portatives. On la trouve déjà mentionnée en France vers 1570, mais elle n'y fut universellement adoptée que vers 1640, où elle remplaça la pique dans une partie des troupes. La baïonnette, qui est composée aujourd'hui de la lame et de la douille à virole, dont l'invention est attribuée à tort en Angleterre à Mackay, en 169i, et en France à Vauban, était d'abord à manche en bois, fer ou corne, destiné à entrer dans le canon. Plus tard, la baïonnette fut fixée au bout du fusil au moyen de la douille dont l'échancrui^ pouvait tourDer sur le tenon. C'était l'arme blanche réunie à larme à feu, appelée fusil mousquet ou mousquet fusil, attribuée à Yauban, que Couhorn, le rival de celui-ci, introduisit aussi dans Tinfanlerie hollandaise vers 1680.

Un mousquet à rouet de la fin du seizième siècle, conservé dans la collection Coulmann , à Hanovre, infirme cependant l'attribution qui a été faite à Yauban du premier emploi de la baïonnette à douille, car cette arme est pourvue d'une longue baïonnette à douille à virole, dont la lame sert en même temps de tire-bourre.

Il y a des baïonnettes langue-de-bœuf^ des baïonnettes espagnoles en forme de couteau, des baïonnettes triangulaires, des baîonnetteS'fauchards bohèmes, des baïonnettessabres j etc., etc.

BAION DETTES.

LBaionnetleallemaDile, àdouille h virole, du seizième siècle. — Coll. CouImaDn.à Hanoire.

2. Biilonnelte - poignard brUeèpée à manche, de la Bn du seizième sèdt. Elle a 37 cent, de langueur.— Col. S(Bter,àAi^ bour%.

3. BaîOTinell&poigiiard triangulaire à nancbe en bois, de 35 cent, de longueur totale, du dii-septièrtie siècle, —Col. Sœler, à Au g; bourg et arseoaix

i. Baïonnette anglaise, langucdi>-bœuf (Pfhig-Bayoniia en

alleiQ., plug-bayonet en aagl), de la Qn du dix-septième siècle.

— Tour de Londres. Une semblable, Bo mAme tnusée, porte l'inscription : a God tave ki»g James ihei d. IG86. »

5. BalDnneUe-cou^eau espagMie du dis -septième siècle, a nanche en boU. Elle porte l'ioscrip-

'. me dégaine sans raison et m'engaine sans honoeur.)

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