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ET LES ARMES DE SIÈGE

Les machines de guerre [Antwerc en vieil allemand) dont on s*est servi durant le moyen âge et avant qu'elles n'eussent été remplacées par les armes à feu de gros calibre, ont été imitées d'après les machines des anciens. (Voy. p. 38, 39, 40, 67 et 68.) On retrouve la baliste, destinée à lancer de grosses flèches ; la catapulte ou le tormentum des Latins, et Vonagre, en vieux français, qui lançaient des pierres et des blocs de rochers ; le bélier^ pour battre eu brèche; le trébuchet, servant également à briser les murs; la bascule^ Tancien tolleno à deux paniers, qui versait les combattants dans les places assiégées. On se servait en Allemagne de Manges, de Blindes^ de Tribocs, de Patrarias, de Tanten^ de /^e/ (hérissons), ûeKatzen (chats) etd'une foule d'autres noms encore pour désigner tous ces genres de machines, modifiées et dénommées autrement dans les différents centres. Les miniatures du Codex aurœus de Saint-GaJl, du neuvième siècle, représentent des machines incendiaires en forme de poisson portées au bout des lances. Le musée d'artillerie de Paris possède deux arcs de baliste du château de Damas, et probablement de Tépoque des croisades, et le cabinet des antiques de Zurich quantité de fers de flèches de baliste trouvés avec d'autres débris de ces machines sous les décombres du château de Russikon, détruit vers la fin du treizième siècle.

Les archives de Mous, de Tannée 1406, parlent des machines de guerre dont on trouve toutes sortes de dessins dans les manuscrits de l'époque, particulièrement dans les dessins de Zeitblom du quinzième siècle, de la bibliothèque du prince de Waldburg-Wolfegg.

Ce qui préoccupait alors particulièrement les faiseurs de

UACUINES DE OUERBE DU HOVEK AOE.

projets pour macbiaes de guerre, était de trouver des moyens nouveaui pour inccsdierles places assiégées, et ils allaient jusqu'à imaginer des appareils pour cbîeus cl cbats, et même pour volailles, deatioéa à mettre le feu. Le pauvre coq même, cette horloge chfirîe et vivante des lansquenets, qui ne les quittait jamais daus leurs campagnes, était transformé en phalariques par ces terribles cbercbeurs.

Deax phalariques ou plutùt torcliea incendiaires à msin. — Codejt mtrwM de Saint-Gall du neuvième siècle. La maciiim ifm 1« cavalier porte au bout de sa lance, a la furme d'un poisfiOA. I.e manuscrit le représente vomissant dëjà du fou pendant que la'troupe n'est pas encore arrivée devant la place qu'elle voul incendier; ce n «si donc pa^ de la poudre ni ane autre natièrv fliplosiv*. Ces torches paraîaMnt simplemeol réstMusM.

«ACfllHEB DE GUEKRB DU UOYSH kas.

Machine de guerre à lancer de gros projectiles, tels que pierres , boules eL blocs de rortters ( la catapulle ou le (ormenlum des anciens, Vonagre français, le BUydrnn allemand], reproduit d'après les dessins de Zeitblom, du quinzième siècle. — Bibliothèque du prince de Waldburg-Wolfegg. Quelques auteurs du quinzième el du seizième siècle ont donné un grand nûn.bre de ces machine^, variant dans leur conslruction, et donl la plupart sont plutôt des productions de Tanlaisie que des copies d'après nature.

Machine de guerre à bascule, dite trébuchet simple, pour lancer des pierres el battre en brèche, d'après les dessins de Zeitblom, du quiniième siècle. — Bibliothèque du prince de Waldburg- Wolfegg. Il existait aussi des trébucbels doubles qui lançaient

HACBINES DE OUEBHE DU MOTKH i

des prajectileB sans interruption par 1« Ta~H-vinnt de rart»H«r apitelé verge ou flèche, dont une ettrémitè èlait toajoors d)ar:v« pendant que l'autre montail. Les trëbucbetâ simples êuieoi mis en mouvement au moyen de cordes tirées p«r qnairv homme». Le irébuchci à fronde était A peu près coostrnii m la même manière que le trëbuchel simple ci-dessus: smlea)->:il. à un moment calcule, un crochet, attaché à l'extreaitlé de li pente longue de la verge, laissait échapper une des cordes -xf la fronde et la pierre s'élançait par la tangente du cercle dècr.i.

Machine de guerre à lancer des flèches (la batiste des anciens, le Bdagenmgsbalester allemand), reproduite d'après le Waltunus, impriméà Vérone, en 1472. — Bibliothèque Hausiaub à Vienne- Cette machine tire son impulsion de l'arc colossal qui, plié au moyen de cordes Bïées sur des pilotij, rebondit vers 1 arbrier, dès que les cordes sont lâchées, et lance la flèche

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