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LA FRONDE ET LA FUSTIBALE

La fronde ( du latin funda^ Schiaeuder en allemand , schlinger en anglais), qui s'écrivait autrefois fonde, et qui a donné son nom en France au parti qui prit les armes contre la cour sous la minorité de Louis XIV (1648-i652), est une arme de jet dont Torigine, comme celle de Tacc, remonte à la plus haute antiquité. Faite de corde ou de cuir, la fronde sert à lancer des pierres et même des balles. Après avoir placé le projectile dans le creux de la fronde, le frondeur fait tourner son arme en augmentant peu à peu la vitesse, et lorsque cette vitesse a atteint son dernier degré possible, il lâche une des deux brides en retenant l'autre.

La fronde, dont la portée dépassait ordinairement 500 pas, était l'arme de jet la plus connue dans l'antiquité et au moyen âge, oii elle formait, avec Tare, Tarmement de la plus grande partie des gens de pied. Les habitants des lies Baléares étaient même réputés pour leur habileté dans le maniement de celte arme.

Les Grecs, les Romains et les Carthaginois, aussi bien que les Germains, avaient leurs corps de frondeurs.

L'usage de la fronde s* est mémo continué dans les armées européennes jusqu'au seizième siècle, oii elle servait à lancer les grenades. Les peuplades sauvages l'ont toujours conservée, et il y en a qui réussissaient quelquefois à résister avec elle au feu de la carabine.

La fustibale ou le fustibalui (du latin fustis^ bâton, et du grec ballo^ lancer, Stock-Schlœuder en allemand, staffsling en anglais) était composée d*un bâton d'environ ! mètre de longueur et d'une fronde en cuir attachée à son extrémité. On la prenait à deux mains, et on lançait ainsi des pierres avec une très-grande violence. Plus tard, elle servit à lancer des grenades.

On nommait aussi fustibales des machines plus grandes^ sorte de catapultes, destinées à lancer de gros projectiles.

PR0NDE8 El FU8T1DALES,

2. Homme maniant sa fusiibale, d'aprèi le manuscrit de Mathieu Paris, chroniqueur an};lais, né à la fin du douzième siècle, mort en 12S9, et de qui on a une H'*ioria major Attgliœ de <060 à 1259.

3. Fiistibale-fronde, d'après un manuscrit du commencement du quinzième siècle. — Col.

d 'Ambrai.

i. PuBtibale il longue hampe,

destinée à lancer des grenades.

D'après un manuscrii du s(^ixième siècle. — Bibliolhè<:|ue du chevalier de Hauslaubà Vienne.

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