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ARMÉS GRECQUES ET ÉTRUSQUES

Pour éviter des recherches, on trouvera résumé de nouveau ici ce qui a été dit déjà dans le chapitre historique Bur Tarmement grec et étrusque.

Les armes offensives et défensives grecques au temps d*Hom6re (10* siècle av. Jésus-Christ] étaient la plupart eo bronze et quelques-unes, pour la défense, en cuir, quoique le fer fût parfaitement connu en Grrèce comme en Assyrie et en Egypte. L'arimire défensive se composait de \di cuirasse (plastron et dossier, chacun d'une seule pièce ou coquille), du coique^ du grand bouclier rond convexe et des cnémiies (jambières ou bottes défensives) '.

Les armes offensives étaient : Yépée d'estoc et de taille à lame droite, plus ou moins longue, à deux tranchants, à pointe aigué et à fourreau de forme carrée, qui se portaient au côté droit; la hxnce^ de 11 à 15 pieds, à pointe large, longue et aiguë, arrondie vers la douille et à arrêt en

1. Lei différentes cftatMftifM grecques, c'est-à-dire lei vêtements da {ifed, étaient la sandale^ portée par les hommes; le fitrtiqWj porté par les femmes et particulièrement par les oonriisaoes ; la crépide , la chaussure ferrée des philo» iophes et des soldats, qui ne oouTràit pas tout le pied, et la garbatine, là chaussore du paysan. Il y avait an outre le cothurne et le brodequin. Le premier était la chaussure de* acteurs tragiques, pour paraître plus grands quand ils représentaient des héros. D«s ligatures attachées à des, semelles, ordinairement en liège, allaient en se rétrécissant ainsi que dans les patins de nos jours, et passaient entre l'orteil, etc. C'était aussi la chaussure des rois et des gens opulents. Le brodequin était particulièrement propre aux acteurs comiques : c'était une sorte de bottine Iscée sur le devant et remontant ordinairement au-dessus de la cherille. Une Diane antique, au mutée Pio Clementino, et nombre d'autres statues antiques sont chaussées de brodequins.

ARMSS GRECQUES ET ÉTRUSQUES. lâî

biseau saillant au milieu, seryant d'arme de hast ^ et de jet ; \e javelot avec son amenium (courroie fixée au centre de gravité du javelot), sorte de longue flèche que le combattant lançait avec la main et que Ton retrouve chez les Romains et les Germains ; Varc et les flèches.

Les Grecs n'avaient pas de cavalerie d*abord et manquaient même de terme pour désigner Faction de monter à cheval, pour laquelle en français aussi n'existe pas de verbe propre, puisque chevaucher, veut plutôt dire : flâner à cheval.

Plus tard, 400 ans avant Jésus-Christ, ils ajoutèrent à leurs corps d'armées ceux des frondeurs et des cavaliers.

Quant aux armes étrusques, elles peuvent être subdivisées en trois catégories : celles fabriquées sous l'influence phénicienne (armes asiatiques), et qui paraissent même antérieures à la civilisation grecque; celles qui datent de l'époque de la fin de la guerre de Troie, et qui sont tout à fait identiques aux armes grecques; et enfin celles qui ne remontent ^u'à l'époque latine, peu de temps avant la conquête de l'Ëtruxie par les Romains.

Les armes grecques ont dû être confondues avec les armes étrusques, dont il n'existe presque plus rien de la première période ; les classer séparément aurait été impraticable.

I . Hast, qui désigne l'emmanchement sur une longue hampe, indique id le maniement, le ètoit (choc— coup) allemand.

ARHR3 ORECQDES ET ËTRUSQUBS.

I . Grecs combattanls, reproduits d'après un vase peint, du mus^ du Louvre. Les guerriers sont armes de casques, de cuirasses et du bouclier, mais n'ont point de cnëmides. La lance et 1 épée

"i. Casque grec, dit kataitix, probablement en cuir et du huitième siècle avant Jésus-Cbrist, reproduit d'après un bronze, une statuette de Diomède. Ce casque est sans crête, mais b jugulaires, et paraît bien indiquer la forme primitive.

Casque étrusque en bronze attribué à la première période. — Cl. Musée d'ariillene de Paris.

On a cependant trouvé un semblable casque dans le cimetière germanique de Hallstatt, dont les tombeaux remontent seulement BU commencement de noire ère.

4. Casque étrusque en bronze, conservé au Louvre. On l'attribue également aux temps archaïques. De semblables exemplaires se trouvent encore au musée d'artilleriedeParis(C. !), aux musées de Berlin, de Turin (N° 340),et de Hayence (N»;

et à la Tour de Londres

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