Chevalier fnuçais du treU
zième siècle, d'après un petit haut-relief de 10 cent, en cuivre émailléchamplevé, de la collection de H. le comte de Nieuwerlierke. Il est alternativement <!maillâ en bleu el dore en nuances citron et orange, et date du treizième siècle. LVpée est à garde relevée aux deux bouts vers la pointe, le tieaume à cimier, l'armure couverte d'un sarrau ( iyaffenroch) à basques, et le cheval caparaçonne.
2. Clievalier Trançais du treizième siècle, d'après un émail champlevé de l'époque (chandelier), de la collection de M. le comte de Mieuwerkerke.
3. Chevalier français du quatorzième siècle, d'après la gaufrure et la ciselure d'un coiTre en cuir de l'époque, de la collection de M. b comte de Nîeuwerkerkej où les inscriptions françaises en lettres gothiques indiquent une époque posi^rieureà 1360. La figure perte au-dessus : CHARLES. LE.
GRAND. L'armure est entièrement à plaies, les pédieux sont & la poulaine, et là»
£aatBlelâ à .doigu a^uéa.
ARUBHBKIS COIULBIB BD UOTSM ASK.
Chevaliers italiens du qualorzième siècle, d'après une*loile im-
frimée à la main et au moyen de bois graves *, en couleurs à huile, rouge et ttotr, «jvpartpennt i U. Odet, à SilMa. I«k étuâs «ont armés de tatûatee, tandis que les autres cavaliers partent le bacinet coniwj^, dont aucua «xnnplaire a'-esat» ^aa. Toas oiA déjà des jansfaiéi» ea plsques, mais leur armara de iin^«st eocora lehautart, déjà aliandomnrf on Altaongn k'oeitaëpiaqtie.
1. X. le docteur Kellcr, qui preuion ï U maïn, d^ï pralîr ijlognphie, dont l'eiécution su
n 1 pubU« le (<K-timili, confMl lé pu lei ancieni Keiieiini, >' :«idle l'enploi de U prme.
ARHBHKNTS COMPLETS DD MOYEN AOE.
Chevaliers italiens du quatoniëine siècle, d'après la même toile d'où est tiré le dessin de la page précédente. Le bacinet sans cannelure eil remarauable par son avatict, espèce de visière qui ressemble aux visières des casquettes modernes, et qui parait être le prëcuriieur de l'avance de la bourguignole du quinzième siècle. Les majuscules golhioues, en usage de ISOO à i 360, démontrent que la toile ne peut être postérieure au qua* lorzième aiècle.
AHUEHEHtS COMPLETS DU MOYEN AOE.
Chevalier danois du quatorzième siècle, dont l'armure est curieuse par la braconnière et le couvre-reins en Ireillissé qui recouvrent le haubert eu mailles. Le heaume est encore de la forme des Topfhelme allemands du treiïième siècle. — Aquamanile ea bronze, de 30 cent., au musée de Copenhague.
Chevalier allemand du eommeacement du quatorûtoie ûècl«;il
eit d^à arme de jambières à plaques ei. de aolarets à la POulaine. Le beaume est à plumet, et le bouclier plue grano que l'écu du treizièiae siâde. — Manuacril 2,576 de la bibli«Uiègue impërialfi de Viâoae ; Bùtatia sacra tt.jmfana, etc.
I. Chevaliur neurchdtelois de l'année 1373, date de l'esécution du monumenl funéraire au Temple«n-Haut de Neurcbâiel. Il représente Rodolphe II, mort en 1196.
S. AnHure d'un chevalier neufchitelois. Elle est dessinée d'après La reproduction exacte du monument primitif du comte de Berthold, mort en 1238, époque où cette sculpture avait été eiéculëe. On remarque déjà des grèves ou jambières en t6le, mais le bouclier est encore le petit écu.
AKMisveirrs cox¥t.vnr VU kqtbr a<7e.
XBHBUËflTS COMPLETS DU HOÏEH AQE. SOS
1. Chevalier boureiiignon, d'après les miniatures d'un manuscrit à la bibliothèque de l'Arsenal à Paris, une Histoire romaine qui
j paraît avi>ir été écrite pour le duc de Bourposne Jean sans Peur (1404-1419). On \oit aue l'armure consistait encore dans le haubert on mailles et apns une espèce de salade. Le petit écu, aussi du treizième siècle, se voit encore sur le dos du chevalier.
2. Homme d'armes tirant le petit canon à n nuscrit du quinzième siècle.
AKMisvcifrs^ cownvns vu koter aoe.
Z2J5Qvuioi<^Sâin8^g^€tnoMWRiët
ARKBtfWK «mun M MSmM âM. 207
HaÊÊaam 'd*iniMB espagnols, «Taprte une peinture mnrate Bsientée, li la fin du Quatorzième siècle, à la cathédrale de Moqdonédo, et qui représente le massacre des Innocents.
Les ëpëes sont déjà à pas d'âne'; les btcinets à mentonnières mobiles, et la cotle en treillissë recouverte pai^dessus d'une espèce de brigantine.
L^ëcriture sur le grand pavois d'un des soldats est encore en
" fui se trouve au-dessous usage ne remonte pas
'Othiaue majuscule, tandis que celle oui se trouve au-dessous lu tai>leau est en minuscule dont 1 us
au 4telà de 1360.
.Les jambes de tous ces hommes de guerre, aussi bien que tes avjaU*Jhias, sont sans défenses.
Les cottes sont très-courtes et n'atteignent pas seulement le genou; les pieds aussi sont dépourvus de solerets ou chaussures d'armes.
Tout cet armement est en définitive encore fort défectueux pour l'époque (seconde moitié ou fin du quatorzième siècle), et inférieur à l'armement anglais, français et allemand de la môme période.
i. On détigne sous le nom de pas d'êne la seconde garde inférieure qui ayance au devant du talon de la lame, du côté de la pointe. Le pas d'âne ne se rencontre ordinairement qu'à partir de la seconde moitié du seizième siècle.
ARHEUENTS COMPLETS DU UOÏËN AOB.
1. Armure italienne de la fin du quatorzième siècle, d'après le tombeau, à Venise, de Jacopo Cavalli, ■ mort en 1364, dont la sculpture fut exécutée par Paolo di Jacomello de Uassègne.
S. Armure italienne de la fin du quinzième siècle, d'après la statue équestre de Barlolomeo Coleoni, à Venise, exécutée ea 1496, par Andréa Verrocchio et Alessandro Leopardi. Ce harnais est intéressant pour les énormesépaulières, qui De sont reliées ni aux brassards ni au plastron ni à la dossière, pièces entre lesquelles on aperçoit la cotte de mailles sur une face assez large- L'armure du corps, aussi bien i^ue la salade sans visière, forme ici une défense fort défectueuse ei irès-infélu'oQVaient, â la même époque, llemandes, françaises et an-
ARUEUENTS COMPLETS DU MOYEN AOB.
Armure hollan daise vue de dos et de face, du quinzième siècle, d'après la statuette en bronze de Guillaume VI <I404-I4n), provenant des baluatrades de la salle de l'ancien hôtel de ville d'AmBterdam, où siégeait le tribunal, et qui se trouve actuellement dans la collection des antiquiùs de cette ville. L'armure ee signale par ses énormes genouillères et par la dossière composée de deux parties.
Armure gothique en acier
Soli, du i[uinzième siècle, casiiue , espèce de heaume, à timbre rond et à vunA charnière;elle est attribuée à Frédéric I, palatin du Itliin, mort en U76. — Collection d'Àmbras, à Vieune.
Une semblable armure, conservée dans la même collection, e.^t atlribude à Frédéric le Catholique.
Ce harnais accuse à première \ue le milieu du quinzième siècle, par la forme particulière de ses tassettes, de ses gantelets et des boula de ses solerets, dont l'un se trouve dessiné A côté du pied
i;aucbe. Le casque a déjà es caractères de l'armet el [tarait plus moderne que a reste de l'armure.
ARiuuum cumim psiutsii âoe.
1 . Ànnure gothique allemande da quinzîènie siècle, attribuée à Sigismond de Tyrol. — CoUsMioti d'Àmbras à Vienne. Cette armure, avec sa salade, est incomplète, les tasflelles maDquent,
e fntiiigne 4e h ir poii.-Blle £kit.
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Kitel'FréddricIv, du trûiÂmaniMe. L'«mire de lauUeetkn >d:AvbrM ri dradii. ittribnéaià Bigisrauid ds ïyrol, Mt ■pw«llc.i<Mll«àBa ' ■ "
ARMBUENTS COUPLETS DU UOïEH AOE.
Armures d'homme el de cheval attribuées à Haiimilien ^«, né en 14S9, mort en 1919. Les cuissards, grèves, soleretsel brassards n uppartiennent pas à l'armure et sont du seizième siècle.. La salade est i visière mobile et la mentonnière lamée. — Coll. d'Ambras. — H. le comle de Nieuwerkerque possède une armure pour homme et cheval sraUtlable, acquise à Nuremberg.
ARllEllBNTS DU COHMBHCEMENT DE LA RBHATSSANCE. 213'
Armure gothique allemande de joute, de la seconde moitié du quinzième eiècle , en acier poli. Elle est remarquable par ses grandes rondelles, son manteau d'armes de joute (large) et son heaume. —Collection d'Ambras à Vienne. L'empereur Na-
Soldon Il[ possède trois armures semblables, et H. le comte de ieuwerkerke une autre. N° G. tlS, au musée d'artillerie, est
Armure golhique allemande de joute, de la Eeconde moitié du quiozième siècle, en acier poli. Elle se signale par son heaume, son brassard-gantelet de la main gauche et son manteaujambière, ce dernier, destiné à préserver le pied gauche d être écra- ■é coDlre la barrière.
Cette armure, qui est utlribuéa à Maximilien I, mort en 1493, a élé faite èi Augsbourg, et se trouve à l'arsenal Impérial de Vienne.
Les pièces des cubitiëres ont encore un caractère gothique très- prononcé , et les grandes tassetles sont surmontées d'une braconnière lamée et en partie cannelée.
C'est une belle et gracieuse armure de laboone
époque.
216 ARHEMENlS SU COHMENCIMEKT Dfi LA. EfENAISSANCE.
Belle armiire gothique de la seconde raoitië du quiniième siècle, vue ici de dos et représentée de face i la page suivante; elle montre le heaume de joute fixé à la dossière par une forte pièce è charnière. Le faucre et les ëpaulières sont dnorroes; le couvre reins est cependant défectueux, il rendait indispensable la cotte de mailles.
ARHEHEHTS BD COUMEHCmENT DB U REHAIMUCE. 217
Annnra allemande de la Gg du quinûème ou du corn mea cernent du seizième siècle, avec haute - pièce , deux très - grandes lassetlee et le plaatroD de la cuiragae à Ubule.
L'épée est du miliendu seizième siècle. Le casque à crête et à vi- «ère mobile se rabattant au moyen d'un pivot au-dessus du limbre n'est pas encore Varmet proprement dit, mais un casque de transition entre la salade et celui-ci.
Les solerets en forme de bec'de-cane, les cubiiières et les 6011cles ou genouillères depetilesdîmensioDS, et la forme des épaulières et des gantelets indiquent parraîLement l'époque de la fabrication de cette armure. — Arsenal impérial de Vienne.
AHIIKIIESTS COMPLEM U LA BEKAISSAMCB.
Armare cannelée >DeloaDde, di(« maximilienne et mikDaîâe, du comDMticemeot du seilièiiie siècle ( Geripit itiishmg en allem../Iul<d amumr en angl. ].
La cuirasse est bomb^, le
Êlastroa sans tabule et s épaulièras très-dévetoppêeset à passe-gardes [Baender en tll., pon»gard en angL).
I^ cuissards et les arrière-bras sont cannelfe comme le reste de l'armure; mats les avantbras et les grèves sont unis.
Les solerets en sabots ou pieds (fours, indiquent que l'arme appartient bien déjà au seizième siècle.
Un tel harnais, de la collection de l'auieur, dont la Tu rme des solerets indique la seconde moitié du quinzième siècle, montre un casque où la visière n'imite pas la face humaine et permet de voir et de respirer par donie petites fentes. Le gantelet est articulé seulement pour les premières divisions de la main. — Arsenal impérial de Vienne.
ADHEUBIfTS COUPLETS DE LA tlENAISSANCE.
Armure allemande en acier poli et i&iM k facettes, pour combattre à pied, de IS)5, date de l'avénemenl au trâne de François I, qui se trouve gravée sur le poignet droit.
Le catalogue (G. 1(7) désigne, comme provenant de la galerie de Sedan, celle armure qu'à vienne on croit provenir de la collection d'Ambras. — Musée d'artillerie de Paris. — L'armure à bouillons (V. pag. suiv.) de la collection d'Ambras, ornée des mêmes taillés, provient visiblementdu même atelier que celle-ci.
Ce harnais couvre le corps partout et ne laisse aucune prise; il est lamé dans toutes ses parties et ne nécessite pas l'emploi de la maille pour défendre des défauts qui n'existent pas. Il est aussi remarquable
I fon
a de SI
dessin figure sons le numéro JP,àl8 page
ARUEHENTS COUPLETS DE LA RBNAISSilICB.
Armure allemande il boaillons, en acier taillé à Tacettes, ( .
Îiremiëre moitié du seizième siècle. Elle a appartenn à Guil- Bume de Rogendarf, un des capitaines qui deFendaient Vienne en ISSQ contre les Turcs, et ijui est mort en 15H. Ce beau harnais, à l'exception des cuissards et des grèves, indique l'armure destinée aux combats de pied; tout y indiaue aussi une même origine que l'armure du musée d'artillerie ae Paris, dont le dessin se trouve à la page précédente. — Coll.d'Ajnbras- Une armure semblable à la Tour de Londres.
ABHEMBNIS COUPLETS DB LA BEKAISSAHCl.
L'annure précédente, vue de dos. On remarquera que le couvrereins lame est tout à fait semblable à Parraure faussement désienée comme italienne du musée d'artillerie, dont le dessin a été donné à l'avaDt-derniëre page. — Collection d'Ancres.
ARHEHEaTS COMPLETS DE LA REIIAUSANCE.
Annure allemande en acier poli et taillé à Tacettes, de 1526. La cuira &se est à. demi bombée el porte au milieu les chiffres S.
framme. Tassetteset raconnières forment tiiècesadliérenlea, et es épaulières sont pou nues de passegardes. L'armeL BSl très- reraarquablepar sa double visière mobile. Les solerets forme sabot ou pied (fourx et les grèves ne sont pas ornés et pourraient bien appartenir à une autre armure. Le défaut entre les tasselles el le bas de la braconnière est proi^é par de la maille qui va jusqu'au couvrereins. — Arsenal impérial de Vienne.