ABSIDE DE LA CRYPTE DE ST-HIPPOLYTE
248 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
LAETA DEO PLEBS SANCTA CANAT QVOD MOENIA CRESCVNT
ET RENOVATA DOMVS MARTYRIS YppOLITI
ORNAMENTA OPERIS SVRGVNT auctore DamASO
NATVS QVI ANTISTES SEDIS Apostolicae
INCLITA PACIFICIS FACTA EST haec aula triumphis
SERVATVRA DECVS PERPETVamque fidem
HAEC OMNIA NOVA QVAEQVE VIDES LEO presbiTER HORNAT
L’expression « natus qui antistes sedis apostolicae », appliquée à S. Damase, est intéressante comme protestation contre son compétiteur Ursin.
La basilique eut beaucoup à souffrir des invasions des Goths ; le pape Vigile la restaura vers 538, et y plaça une inscription dont plusieurs fragments sont placés à côté de la précédente :
Devastata itervm svMMOTa plebe precantum Priscum perdidkrant antra sacrata decus Nec tua jam maRTYR poterant venerande sepulcra Huic mundo lvcem mittere qua frueris Lux tamen ista tVA est qvae nescit fuNEra sed quo Perpetvo crescat nec MiNVAtur haBEt Nam nigra nox ürinum stvpvit per specvLA lvmen AdmittuntQVE novvm coNcava saxa diem Frustra baRBARicis fremuerunt avsibvs hostes Faedaruntque sacrvm tela crvENTA locvm Inclyta sed melivs splendescit martyris avla avctoremqve gravant impiA facta svvm
PRAESVLE VIGILIO SVMPSerUllt ANTRA DECOREM PRESBYTERI ANDREAE CVRa PEREGIT OPVS.
Sans doute le pape fit respecter dans les travaux le plan et Tornementation de la crypte primitive, car ce qui en reste est encore conforme à la description de Prudence, qui avait vu l’ancienne basilique.
Une inscription consulaire, également près de l’ancienne
porte de la crypte,rappelle un lecteur du titre de Ste-Pudentienne, duquel dépendait le cimetière :
Au même endroit, sous l’inscription acrostiche citée plus haut, un fragment votif : \T SOLVER (votum solverunt). En face, un fragment avec la date consulaire FL • VICTORE (424) et cette inscription également datée :
HOC TUMVLO I A C ET QVINTIANA FAMV la Cri- STI QUAE • DEPOSITA EST POST CONSULAtU Hon- ORI • VIII • ET THEODOSI -III -VI NONAS IVLI
Cette dernière inscription est de l’an 409, l’année qui prér céda celle du siège d’Alaric, en laquelle il n’y eut pas de consuls reconnus en Occident, sauf l’éphémère Tertullus.
En avançant dans la basilique même, on voit, fixées aux parois, un certain nombre d’autres inscriptions. A droite, celle d’un prêtre du même titre de Ste-Pudentienne :
+ HIC REQVIESCIT • IN • PACE • HILARVS
LICTOR TT PVDENTIS