VOUTE DU MAUSOLÉE DE STE- CONSTANCE
baptême. Ce fait et la découverte de murs circulaires au milieu de la rotonde ont fait penser que ce mausolée avait servi de baptistère.
Ce monument, où furent ensevelies les deux Constance et Hélène, femme de Julien l’Apostat, servit de refuge au pape Libère pendant la persécution arienne. Il était sans doute devenu patrimoine de l’Eglise. En 354, Libère s’y retira avee
son diacre, S. Damase, et, à l’occasion de la fête de Pâques, alla baptiser dans le cimetière Ostrien.
Il y a autour du mausolée de Ste-Constance des restes d’un cimetière en plein air. On reconnaît sur un mur les points où étaient fixés les « teglata » dont parlent des inscriptions relevées dans d’autres cimetières (*).
La basilique de Ste- Agnès est celle même qui fut bâtie sous Constantin. L’autel est moderne, mais il occupe la place primitive, sur le tombeau de la Sainte : les fragments placés actuellement au bas du grand escalier ont dû appartenir à l’ancien autel, ainsi que la figure orante accompagnée du nom d’AGNES qui fut trouvée en 1886 dans les fouilles faites par ordre du cardinal Lavigerie.
A la fin du IVe siècle, un certain Potitus décora l’auteL Son nom est inscrit sur un reste de l’architrave, conservé au Musée du Capitole :
mai
Déjà S. Damase y avait placé sa belle inscription en l’honneur de Ste Agnès. Les papes Symmaque (498-514) et Honorius Ier (628-638) restaurèrent la basilique, comme le rappelle la mosaïque de l’abside (VIIe siècle), qui représente la Sainte entre ces deux papes. De nouveaux travaux furent exécutés par le cardinal Sfondrati ; la bibliothèque Alexandrine conserve le procès-verbal de la reconnaissance qu’il fit du corps de Ste Agnès et de celui de Ste Émérentienne (7 oct. 1605). L’autel donné alors par Paul V a été depuis restauré par Pie IX.
Le tombeau de Ste Agnès resta toujours en grande vénération ; pendant longtemps même on continua de visiter une partie de la catacombe. Toutefois les fouilles régulières n’ont été faites qu’après 1870.
tyre agneti potitvs SERBVS DEI ornavit’