NT AT SANCTA FEL
icitatem
En 1885, on découvrit par hasard la crypte historique. En creusant le sol pour faire les fondations d’une maison, on aperçut des « loculi » et des traces de peintures ; les fouilles furent alors continuées. On se trouvait dans la basilique du IVe siècle [6] ; on y reconnut les bases de trois colonnes, un escalier qui devait aboutir à la basilique supérieure, et [3] une grande peinture byzantine, malheureusement très dégradée, qui représentait en haut Notre-Seigneur bénissant, et audessous Ste Félicité et ses fils, tous nimbés et couronnés ; quelques lettres des noms sont encore visibles : (Phili)PPVS MARTlA(lis) S(ilanus) (Ja)NVA(rius). Une autre peinture analogue avait été découverte, en 1812, dans un oratoire élevé dans les Thermes de Titus ; on y voit Ste Félicité en forme d’orante, au milieu de ses fils, avec une inscription qui peut se lire : FELICITAS CVLTRIX ROMAN ARVM, et des « graffiti » dont l’un dit : IVSTINVS DOMO //////. Il devait y avoir là un souvenir local, peut-être celui du lieu de sa maison ou de son interrogatoire.
Le tombeau de la Sainte était placé, dans la catacombe, devant la peinture dont on aperçoit les traces. Il y a encore à cet endroit des restes de construction ancienne et des fragments d’une grille en marbre. Le presbytère n’a pas la forme d’abside ; il se termine par une paroi rectiligne, dans laquelle des « loculi » avaient été creusés avant qu’elle fût peinte, puis cachés par l’enduit de la décoration. La basilique ellemême était de forme un peu irrégulière. Derrière le sanctuaire, on peut remarquer le « rétro sanctos » [8j.
Nous devons signaler un certain nombre d’inscriptions, dont plusieurs sont datées.
A la basilique inférieure ou à la basilique supérieure ap-
partint une inscription publiée par Boldetti et perdue après lui:
PETRVS ET PANCARA BOTV PO
SVENT MARTYRE FELICITATI
Toutautour.de la basilique sont fixées des inscriptions recueillies en cet endroit; plusieurs portent des dates consulaires. En partant de la peinture de Ste-Félicité et ses fils, et en avançant de gauche à droite, on les rencontre dans l’ordre suivant.
Première paroi latérale, après l’inscription opisthographe de TGIMOAAOG et IANVARIVS [4] :
CHRYSOGONVS ^
A V R E L I Ale F
IR MAE ^ CONIVGI ^
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RVFINVS BEJYïr
QVIANVS SEPTANTAM MARTINIANE IN PACE B VI IDVS