‹ Guide des catacombes romainesChapitre 276 sur 283 · CALLIDROMVS • EX • DISP • HIC D SIGNO • LEVCADI • ANIMA * BONA · texte numérisé non relu

CALLIDROMVS • EX • DISP • HIC D SIGNO • LEVCADI • ANIMA * BONA

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Les deux chrétiens nommés dans cette dernière inscription sont deux employés de l’administration impériale.

On a retrouvé à Ostie un grand nombre de lampes chrétiennes, des IIIe, IVe et Ve siècles, sortant de la fabrique ANNISER, c’est-à-dire, comme l’a prouvé M. Dressel d’après

LES MONUMENTS CHRÉTIENS d’oSTIE ET PORTO. 423

une lampe sur laquelle le nom est écrit en entier (*), de la fabrique d’Annius Serapiodorus. Cette famille exerça son industrie pendant plusieurs siècles ; sans doute elle avait commencé avant d’être chrétienne.

Un touchant épisode chrétien qui se rattache à Ostie est celui de la mort de Ste Monique, racontée par S. Augustin dans ses Confessions (1 2 3). On montre dans la cathédrale actuelle une chapelle qui aurait été la chambre même où mourut Ste Monique. Cette tradition ne repose sur aucun document. Elle est d’ailleurs assez invraisemblable. Au IVe siècle, en effet, l’emplacement où se trouve Ostie moderne était en-dehors de la Porte romaine, et c’est entre cette porte et la mer que s’étendait l’ancienne ville. Il est difficile de supposer qu’en attendant le moment de s’embarquer Augustin et Monique soient allés se loger hors de la ville, du côté opposé à la mer, alors qu’il y avait près du rivage des maisons et même des auberges pour les passagers. Le corps de la Sainte, enterré à Ostie, fut transporté à Rome, dans l’église de St-Augustin, sous le pontificat d’Eugène IV.

Le christianisme dut naître à Porto en même temps qu’à Ostie ; mais pour cette ville aussi on n’a pas de documents antérieurs au IIIe siècle. Le plus illustre martyr de Porto est S. Hippolyte, dont l’histoire est fort obscure (3). Les calendriers philocalien et hiéronymien mentionnent encore les SS. Herculanus, Taurinus, Primitivus, Eutrope, Paula, Secundilla, les deux sœurs Zosyma et Bonosa, etc., martyrs sous Claude II ou sous Dioclétien. D’après ses Actes (4), Ste Bonose fut déposée « in portu Romano », et près d’elle 50 soldats martyrs. D’autres documents l’unissent à Eutrope et à Zosyma (5). En 1837, on retrouva la partie gauche, en 1858, l’autre partie d’une inscription commémorative de ces martyrs :

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