‹ Guide des catacombes romainesChapitre 92 sur 283 · Cf. Notions générales, p. 117 sq · texte numérisé non relu

Cf. Notions générales, p. 117 sq

attribué à la famille des Pomponii ; — 2° le cimetière de Calixte proprement dit, avec la crypte des papes, la chapelle de Ste-Cécile, la galerie des Sacrements, les chapelles de St- Eusèbe et de St-Melchiade ; — 30 vers l’ouest, le cimetière de Ste-Sotère, qui possède son escalier spécial ; — 40 une grande région du IVe siècle, vers le nord, appelée région libérienne, parce qu’on y a trouvé beaucoup d’inscriptions de l’époque du pape Libère, notamment celle du diacre Redemptus ; — 5° la région du nord, encore incomplètement explorée, et qui à l’origine dut être un cimetière séparé, peut-être celui de St-Marc et Ste-Balbine. Il y a aussi plusieurs arénaires, près des cryptes de Lucine, à côté du tombeau de Ste Cécile, et vers le milieu du cimetière, près de la région libérienne : c’est là sans doute que devrait se localiser le souvenir des martyrs grecs dont parle l’inscription damasienne de la chapelle des papes. Nous suivrons, pour décrire ces diverses régions, l’ordre dans lequel on les visite habituellement.

Signalons auparavant plusieurs monuments en plein air situés au-dessus de la catacombe. A l’entrée actuelle de la propriété, on voit plusieurs monuments païens ; on y a relevé des inscriptions ; ils ont des hypogées, mais qui ne communiquèrent pas anciennement avec le cimetière chrétien. Ce sont des tombeaux anonymes du IIe ou du IIIe siècle.

L’édifice qui s’élève un peu plus loin est chrétien. Il servait jadis de hangar, dans lequel on déposait les instruments de travail : c’est une chapelle à trois absides, « cella trichora », dont les murs inférieurs furent construits au IIIe siècle, et les murs supérieurs au IVe. Elle a dû servir d’abord à célébrer les agapes funèbres ; il est vraisemblable qu’elle fut détruite pendant la persécution de Dioclétien, relevée après la paix et transformée en basilique dédiée à S. Sixte et Ste Cécile ; elle est mentionnée par les Itinéraires. Ces documents parlent aussi d’une basilique de St-Corneille, qui s’élevait au-dessus du tombeau ; elle fut, suivant le Liber pontificalisy reconstruite au Ve siècle, mais on 11’en a pas trouvé de traces. Ils indiquent encore une basilique de Ste-Sotère, qu’on visitait après celle deSt-Sixteen passant de la voie Appienne à la voie Ardéa-

tine : cet édifice existe toujours, précisément au-dessus du centre appelé de Ste-Sotère ; il a la même forme que la chapelle de St-Sixte. Enfin au IVe siècle un cimetière extérieur fut établi sur la catacombe ; les tombeaux, « formae », ont été récemment recouverts de terre, on en voit quelques-uns près des oratoires de St-Sixte et de Ste-Sotère.

L’oratoire de St-Sixte est actuellement un musée. Toutes les sculptures et inscriptions qu’il renferme ont appartenu au cimetière extérieur. Sur le mur de gauche sont plusieurs inscriptions consulaires des IVe, Ve et VIe siècles ; la plus ancienne est de 362. Un fragment métrique parle de trophées et de personnages décapités, « colla dedere » : on peut y voir un souvenir du martyre de S. Sixte II et de ses compagnons, à qui ce lieu était consacré. Parmi les sculptures et débris de sarcophages fixés au mur, on remarque la multiplication des pains, le sacrifice d’Abraham, les bustes des Apôtres S. Pierre et S. Paul, et une scène très rare, celle d’Ulysse attaché au mât de son vaisseau et fuyant les sirènes, dans laquelle les chrétiens retrouvaient un symbole de Jésus- Christ attaché à la croix et de l’âme qui fuit les pièges du démon. Au milieu de ces souvenirs chrétiens, un buste commémoratif de M. de Rossi a été placé en 1892, à l’occasion du 70e anniversaire de sa naissance. On a cru autrefois que cet oratoire était proprement le lieu de la décapitation de S. Sixte ; les indications anciennes semblent devoir le faire chercher un peu plus près du cimetière de Prétextât.

§ I. Région des papes et de Ste Cécile.

On descend à la crypte des papes par un escalier du IVe siècle [A]. A la paroi droite [a] est fixée une inscription de l’an 290, c’est-à-dire de l’époque de la persécution de Dioclétien :

VIBIVS •

FIMVS

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