H0MAI1VE
2. Tout près du pcmt au delà du canal , on trouve u ;e rue qui porte à S. Calymère ; c'est une église tiès ancienne, qui a été rebâtie à différentes époques. Une partie des murailles indique encore une construction du siècle XI ou XII. Le clocher assez petit , est aussi très ancien. Charles Canî, peintre assez estimé , pei-. gnit dans cette église lÀnge gardien. Dans un pilier du côté de l'épltre on lit l'épitaphe de Pierre de Mulieribus , surnommé le Tempes ta, bon peintre de paysages et de marines. Au dessous de l'église il y a un puits, où la tradition annonce qu'on avait jelté le corps du Saint II» lulaire de cette église paroissiale.
Sainte Sophie , ou Sainte Marie de la Visitation*
i. I/église de Sainte Sophie, qui existait dans cet endroit, était probablement très aitcienne. Elle fut desservie .par les Humiliati , puis par le Théatins ; on y établit ensuite une maison d' tirsulines , et enfin en 1713 on y introduisis les Visitandines , qui s'empressèrent de rebâtir 1 église , et substituèrent Sainte Marie de la Visitation , titulaire de leur ordre , à l'ancienne Util* laire de l'église renouyellée.
9# poutb
a. Ce rènibuvellemotit a été fait sur le plan de l'architecte Quarantini, Le collège d' éducation que ces réligeuses avaient érigé , était assez vaste Joseph II l'a encore agrandi, en y joignant une partie de l'ancien couvent de Sainte Apollinaire — On peut suivre d'ici jusqu'à la rue de S. Celso le canal que l'on nomme comunement Naviglio. Il coule ici dans le fossé creusé tout autour de la ville par les Milanais à l'époque de Barberousse. Ce fossé devait être bien large , puisqu'une moitié seulement de sa largeur sert au canal; le reste est occupé par des magasins de pierres, de bois et d'autres matériaux, qu'on appelle du nom de Sostre. La grandeur des bateaux est cependant calculée d'après celle du canal, de sorte qu'elle rre dépasse jamais la moitié du naviglïo , et on en a déterminé de même îa longueur, afin que les bateaux puissent virer 4e bord dans quelques endroits ou la largeur du canal a été augmentée. Par ce moyen on obtient tout le service possible de ces bateaux, sans qu'ils puissent jamais s'embarasser entreux, #fc jjj^fcier par là la navigation*
Église de la Vierge près de S, Celse*
t. Ce fut Lodovic Sforza surnommé le Moro qui ouvrit la porte que l'on voit encore tout près du pont où commence la rue de S. Celse; et cela afin de faciliter le passage à cette église et éviter un long détpur. Une ancienne tradition porte , que S. Ambroise ayant trouvé dans cet endroit les corps des SS. Nazare et Cel e , y érigea un pilier en mémoire de cet événement , et y fit peindre l'image de la Vierge,- et que ce soit cette image ancienne qui ait donné l'origine à l'établissement du Sanctuaire. Il est aisé de s'apperçevoir que l'image n'est pas de celte an* tiquilé g elle n'est pas pourtant moderne non plus , parcequ'elle était en vénération dans le 6*ècle XV. Le duc Philippe Marie Visconti en 1429 fit bâtir une église dans cet endroit; mais ie concours nombreux des dévots et l'affluence des aumônes, donnèrent bientôt naissance au projet de l'agrandir et de l'embellir, et on érigea en conséquence le temple que I on voit h présent, et qui est digue de remarque par son élégance et aa richesse.
2. Cet édifice se compose de deux parties, d'un vestibule , ou d une cour entourée de trois côlés de portiques, et de 1' e . Use , qui par sa façade se joint au vestibule. Qn entre dans ce dernier par trois portes; au dehors il est orné de piliers ; Hu dedans de colonnes prononcées ls deux tiers , et placées sur un socle avec des arcs interposes, 3e tout d'ordre corinthien. Les chapiteaux au dehors sont très bien travaillés en pierre, au dedans ils sont en bronze. On prétend que Bramante ait donné le plan de l'église et du vestibule: Vaçari l'attribue à Cristophe Solari'- ce qui est hors de doute, c'est que Galéace Alessi de ■ Pérouse fournit le plan de la façade supérieurement bien décorée.
3. Les colonnes en bas et les contours des portes , sont exécutés dans un marbre appelle Macchia Vecchia-, les statues d'Adam et d'Eve, et les bas reliefs de l Ànnonciation , de l'adoration des Rois et de la fuite en Egypte sont des ouvrages de Lorenzi, sculpte r renommé de Florence. Les Sybilles , plutôt couchéss qu'assises sur le fronton de la grande porte, ont été sculptées par Annïbal Fontana, artiste milanais très célèbre , dont on voit dans ce temple les meilieurs ouvrages, comme on y voit aussi son fombeau et son épitaphe.
4. L'église est à trois nefs avec dés piliers cannelés, adossés à d'autres piliers sur des bases ou des socles: on admire la proportion heureuse des arcs situés entre les piliers. Les deux nefs latérales entbrassent ceîle du milieu, et se réunissent derrière le chœur. Ou distingue trois parties dans celle du milieu; la première est le bras plus considérable ou le corp9 de l'église , corn-4 posé de quatre arcades , ou de quatre espaces de chaque côté ; la seconde , c'est un carré qui forme le centre de l'édifice , et qui est surmonté par un dôme ou une coupole octogone, avec un arc de chaque côté , et une niche avec une statue dans chaque angle , à la reserve du dernier espace du côté de l'évangile , où Ton voit l'autel de la Vierge ; et la troisième est un bras qui comprend le presbj tère et le chœur , et qui est entouré de 5 arcs , dans lesquels on a ménagé une division en marbre pour le placement des stalles , très ornée , surtout dans la partie extérieure. Les chapiteaux des piliers et les roses de chaque arc , sont en bronze : la voûte est ornée d'ouvrages en stuc dorés et de peintures. La maçonnerie est de marbre blanc d'Ornavasso , le pavé est formé d'une espèce de mosaïque en marbre de différentes couleurs disposée en arabesques..
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5. Il n'y avait anciennement dans celte église que trois autels , c'est-à-dire le maître autel et deux latéraux, correspondans aux arcs placés sous le dôme; on en construisit un autre ensuite, afin d'y placer l'image miraculeuse de la Sainte Vierge , qui donnait à l'église le caractère et la qualification de sanctuaire. Dans l'espace vuide des arcs l'architecte avoit disposé sur le fond de la muraille les ornemens, qui convenaient à la forme plus élégante de l'édifice; maïs la coutume généralement adoptée fit changer de plan, et on y appliqua par tout des autels.
fi. Dans la première chapelle à droite on voit une Descente de croix , peinte par Procaccini, Les deux tableaux latéraux sont des ouvrages de Panfilo ; les Anges dans la frisé , de S tarer i les fresques, de Cerano. A Jules César Procaccini appartient aussi le beau tableau , qui représente le Martyre des SS. Nazare et Celse ; il peigtiit aussi les fresques de cette chapelle. Dans celle du Crueifix , l'Ange gardien a été peint par S tarer, S. Joseph par Hercule Procaccini , les fresques sont de Fiammengkinù On voit ensuite le Baptême de J. C, ouvrage merveilleux de Gaudence Ferrari; les fresques latéraux, et la \oûte sont des ouvrages de /. C. Procaccini La chapelle de S. Jérôme était une des trois, quç
ROMAITVB. 9$ ton avait établies dans le plan original de l'église» Paris Bordone , élève du Titien, permit le tableau de l'autel , ou l'on admire beaucoup de figures bien groupées , et un irès beau paysage; sous le même tableau il peignit aussi un S. Roch couché , et au dessus il peignit à frefque deux Prophètes, que l'on trouve admirables.
7. Dans une autre chapelle derrière le chœur , on voit la Résurrection peinte par Antoine Cowpi; les peintures de l'Assomption et de S Maxime sont de Charles JJrbin de Crema. Ce dernier" peignit aussi dans la chapelle suivante le Sauveur , qui prend congé de sa nvre avant la passion. On voit après le Martyre de Sainte Catherine peint par le Cerano S Jérôme assis est un ouvrage de Calixte Piazza de Lodi : et la chût* de S.Paul est un ouvrage merveilleux d'Alexandre Bu^nvicino , surnommé le Moretto de Brescia, qui y apposa son nom : Alexander Morettus. Les voûtes de ce côté sont peintes par Calixte Piazza . Charles Urbin et Antoine Campi.
8. Vis-à-vis de ta chapelle de S Jérôme on voit au dessus de l'autel un tableau de l'Assomption peint rnr Camille Procaccini. Dans une autre chapelle Sainte Calhérine de Sienne a été peinte par Gilarâinu Le Fiammenghino travailla dans H voûte, le Panfilo peignit la Gloire des An-
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ges , les fresques a l'enlour sont du Ceratlo,. Dans une espèce de degré d'autel on voit des jolies petites figures , peintes en monochrome par Jean de Monte de Grema , élève du Titien. Dans la dernière chapelle du côté de l'évangile, Ambroise Borgognone peignit la Nativité de J. G. avec plusieurs Saints, et il y apposa son nom. La voûte peinte originalement par le Cerano , a été presqu'entiérement renouvel iée par André Jppîani.
9. Cependant l'objet, qui attire l'admiration des tous les amis des beaux arts , c'est la coupole , dans laquelle le célèbre artiste qu'on vient de nommer, après bien d'études préparatoires faites exprès à Rome, peignit en 1795 les quatre Évarigélistes et les quatre Docteurs de l'église , ouvrage qu'on a trouvé supérieurement bien exécuté. On loue infiniment le dessein et la disposition desfigures aussi bien que l'harmonie du coloris , el; l'artifice des lumières et des ombres, qui relève ! éclat de la composition, et surtout l'effet des habits et des manteaux, qu'on croirait brillants par des dorures , pendant qu'il n'y en a pas le moindre vestige.
10 La statue de la Vierge, que l'on voit sur son autel , est un ouvrage superbe & Annibal Fontana, qui modela aussi la figure de la piété , qu'on voit exécutée en or dans la base , et le
foas-reîief en argent, représentant la Mort (Je la Vierge, qui fait pendant à un autre de la Nativité , travaillé par François Brambilla. Les colonnes de l'autel sont toutes en argent, et l'imagé miraculeuse est couverte d'une plaque d'argent , Ornée de bas-reliefs , qui fut donnée à l'église par S. Charles , et qu'on croit travaillée par le susdit Fontana ; les deux petits Anges en mar« bre, qui soutiennent une couronne en or sur la tête de lâ statue , sont un ouvrage de J, C Protaccin^ aussi bon sculpteur, que peintre. La couronne fut envoyée en présent par le chapitre de S Pierre de Rome, et elle fut enrichie ensuite (Je quelques pierreries. Lés statues en marbre , placées dans les niches sous le dôme, ont été travaillées par L^renzi , à la réserve de celle de S. Jean Êvangéliste , qui est un ouvrage de Fontana , à qui l'on doit aussi les Prophètes , placés près ife la tribune des mu^'^ns Les caryatides , placées sous les orgues , furent sculptées par Antoine de Vigiù , à ce cpi'on prétend , d'après le dessin de Mart'n Vas si , à qni on attribue aussi le plan de l'autel de la Vierge.
il. Les stalles du chœur furent dessinés par Galéace Alessi , et exécutés par le nommé Paul Banza , milanais ; mais les portes de bronze qui ferment la balustrade, ont été fondues par Fort-
tana, qui pour avoir bien mérité par ses ouvrages de la fabrique de cette église , fut honoré par les marguilliers d'un monument sépulchral. Il avait légué à l'église son atelier et ses desseins.
12. Le maître-autel est orné de pierres fines encadrées au milieu de marbres et de bronzes Un tableau de Raphaël qui existait dans cette église, a été transporté à Vienne ; il avait été gravé après la mort du peintre par Jules B on as ont ; on en conserve dans la sacristie une belle copie peinte par Martin Kno ler. On 4 même enlevé un tableau de Salai, ou Solaino > élève de Léonard, qu'on gardait aussi dans la sacristie.
12. L'église de S. Celse , très ancienne, qui était adhérente à celle , que nous venons de décrire , a été depuis peu supprimée ; elle conserve pourtant son ancienne forme et ses monumens, entr'autres un tombeau, où était déposé le corps de ce Saint Martyr, et que Ion croit du siècle IV , ou V. Vis-à-vis de cette église dans l'ancien monastère de S. Luc on a établi une grande maison d'éducation pour les orphelins des militaires. Cette maison est très bien réglée , et les fils des défenseurs de la patrie y trouvent une retraite assurée , et toute sorte d'instruction pour ce qui concerne l'art militaire.
ROMAIKB.
Église de S. Paul.
î. En revenant de S. Gelse vers le centre de la ville , lorsqu'on a passé le pont qui se trouve dans cet endroit sur le canal > on voit à droite l'église de S. Paul , près de laquelle existait autrefois un couvent de religieuses. Dans cette église qui était double suivant l'usage général des monastères de filles , la partie intérieure fut retenue à la même hauteur de l'extérieure, ce qui produisit un flanc très étendu du côlé de la pl^ce de Sainte Euphémie , et ce flanc fut orné de colonnes doubles en haut et en bas d'ordre corinthien, surmontées d'une entablure , dont il résulta une architecture d'un très bel effet. On croit auteur de ce plan Galéace Aless'iy dont nous avons parlé autrefois.
2. La façade très élégante a été dessinée par Jean Crespi , surnommé le Cerano ; on 1 enrichit de toute sorte d ornemens , qui cependant sont distribués avec beaucoup de goût La plus part des bas-reliefs a été dessinée par le même Cerano ; ils furent exécutés par Bffî , Bono , Lasagni , Gaspard Vismara et Prevostu — L'églisé
IÔO SORT»
rot composée d'une seule nef d'ordre corinthien , avee trois chapelles de chaque côté , le plan , d'ailleurs très régulier, en est aussi attribué Ji Alessi,
3. Les fresques de l'église sont ries ouvrages des trois frères Campi , Vincent, Jules et Antoine, Dans la première chapelle à droite le Cerano , architecte de la façade , peignit la Vierge aveo S. Ambroise et S. Charles et quelques Anges ; dans la seconde et dans la troisième, Antoine Campi peignit le martyre de S. Laurent et la Décollation de S. Jean Baptiste. Il peignit aussi è fresque dans le presbytère la chiite et la mort de S. Paul , et dans quelques autres compartw mens son baptême , et le miracle d'un mort ressuscité par lui. G est aussi à lui , qu'on doit le tableau du maître autel , dans lequel il a re* présenté la Nativité du Seigneur,
4 Dans une autre chapelle à gauche Jules Campi peignit la Vierge avec l'enfant Jésus, S. Joseph et quelques autres figures. Ce tableau peu connu a été gravée en 1678 par George Ghigi, ou Ghisi de Mantoue , ce qui prouve , qu'on en faisait beaucoup de cas môme à cette époque. Cette estampe est même recherchée par les amateurs. pernardin Campi, qui appartenait à la famille trois frues , que l'on vient d£ nomni? r %
ROMAIXB. loi peignit S. Pierre, qui reçoit les clefs de la main de J. G. , et Enée Salmeggia représenta dans un tableau S. Simon avec un Ange dans l'attitude de voler, et le portrait £de la personne, qui avait fait exécuter cette peinture* Cet auteur sç distingue entre les peintres de sa famille par un dessin très correct , et par une expression vraie et naturelle des objets./
Sainte Euphèmle»
* On prétend que cette église existait dans la siècle V. Elle fut rebâtie dans le XJY en forme + \golhique , et dans un goût plus moderne au commencement du XVII. On y a introduit l'ordre corinthien : dans la façade on projette un vestibule très simple d'ordre Ionique, qui réus- * sit d'un effet très agréable: le dessus est d'ordre composite.
3. Dans une chapelle à droi le on voit l'Adoration des Rois peinte par Ferdinand Porta ; dang la chap. lle, qui se trouve vis-à-vis , on voit une peinture sur bois , très bien exécutée , qui arw partient à l'école de Léonard. D ans une autre chapelle à gauche un auteur inconnu peignit la
M *OîtTè
Présentation ; le tableau est très bien imposé , tt le sujet est traité avec beaucoup d'exactitude , et dans un goût, qui tient au grandiose*. Dans le maître autel on voyait un tableau magnifique de Marc d Oggiono , représentant la Vierge avec des Anges et quelques Saints : ce tableau va être placé dans une chapelle. Dans la sacristie on Yoit le Martyre de la sainte titulaire de l'église , très artistement peint par quelque maître de l'école Vénitienne: il y a eu des personnes qui ont attribué ce tableau au Titien.
3 On trouve après quelques pas une longue rue, nommée Rvça&e'la, où l'on voit encore deux pabis qui appartenaient à l'ancienne famille Trivulzio Dans l'un des deux démeuraifc le plus souvent le Fameux maréchal Jea" Jacques , surnommé le Grand, doriî le chev. Rosmini a écrit l'histoire avec beaucoup do sagesse et d'érudition. Le maréchal eut l'honneur de recevoir dans ce palais François I roi de France, qui y logea. O î f a établi à présent une grande manufacture d'étoffes de soie. — Dans la même rue on vdfit chez le comte Louis Castiglioni . président de T Académie des beaux ar's, une collection très riche de médailles et de monnaies, surtout du moyen âge.
S. JSazate.
1. Au bout de la rue dont on vieut de parler , on trouve le Corso di Porta Romana , et on voit aussi tôt le palais Annoni , dont la façade très régulière a été exécutée sur le plan de l'architecte François Richini. La famille Annoni possède des beaux tableaux de Rubens , de César Magni , ou da Sesto , de TVaiidick et d'autres peintres très renommés. Dans la même maison le comte ISfoscdti , assez connu parmi les savans i possède une collection de machines et d'autres instruments de physique , de modèles , de préparations anatomîaues , de pièces d'histoire naturelle, dlnstrumens de chymie, etc. On peut regarder comme u^e aopendix très importante à celte collection l'observafoire astronomique et météorologique , que ce savant a établi dans l'ancien clocher de l'église supprimée des Carmes d? S. Jean in Conra ; cet observatoire est aussi fourni de machines et d'inslrumens bien choisis et très précieux.
2 En avançant par ce cours vers l'église de S tfaaare , on trouve à gauche le palais Me!-
io4 *ghts.
lerio , qu'on a embelli depuis peu , et orné d'une façade d'après le plan de 1 architecte Si" mon Cantoni. Dans l'intérieur on voit des salles et des chambres très bien décorées, et on y admire quelques belles peintures. — Dans l'endroit où il y avait une église et un couvent de réligieuses sous le nom de Lentasio* on voit a présent à droite sous la même dénomination une salle de spectacle.
3 L'église de S. NVzare portait autrefois le nom de Basilique des Apôtres. Avant que d'entrer dans cette église, ou trouve une espèce (Y atrium ; ce n'est qu'un bâtiment sépulchral érigé de son vivant par le Magno Trivulzio. , dont nous avons parlé XI. 5. G est un quarré avec des parties latérales en bas , ornées de piliers doriques ppsés sur des bases attiques avec des chapiteaux correspondans; au dessus domine un ordre ionique avec des fenêtres , qu'on a jugé mal à propos gothiques, et avec des petites colonnes doriques au milieu, qui supportent 1 architrave. L'extérieur de cet édifice n'est pas achevé. Le dedans est de forme octogone , et on y remarque la plus grande simplicité convenable au caractère , et à l'objet de l'édiiice. Des trois portes, par lesquelles on entre dans ce monument ^épulchral, celle du milieu est la seule qui soit