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S. Nazare Pietrasanta. — Hôtel de pille.
i. En passant de Sainte Maria Segrefa à S. Nazare Pietrasanta , qui n'est pas bien loin , on voit à g<uche la maison de MM. Melzi , dans laquelle le che\\ Jacques oncle des propriétaires actuels avait réuni une superbe collection de tableaux , et surtout de peintures originales , dont le nombre s'élevait à peu-près à 200. On y voyait des ouvrages très précieux , la plus part sur bois, des anciens maîtres les plus renommés , surtout de l'école milanaise , qui fleurissait à la fin du siècle XV. A présent cette collection très- précieuse a été transportée dans le palais du polit neveu du collecteur , héritier de François Melzi, duc de Lûdi, sit.é près de 1 hôtel de la monnaye, dont nous parlerons p^us bas.
2. L'église de S. Nazare Pietrasanta existait , à ce qu'on prétend, dans le siècle XI On croi| son nom adjectif dérivé d'une ancienne famille, qui la rebâiit la première ou la seconde fois Elle fat encore rebâtie une troisième fois en 1729. Le maître autel a été reconstruit depuis p«u d'a- £:ès le plan de J?4 Zanoja, professeur d'are&i-
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lecture. On voit dans les deux tableaux des côtés îa Conception et la Nativité de la Vierge: ce sont des ouvrages de Dardanoni et de Formentu 3. L'hôtel de ville porte le nom de Broletto , dérivé de Broglio , qui signifie un champ , ou un espace vuide. C'était anciennement un palais de Philippe Marie Visconti duc de Milan, que Philippe III roi d'Espagne donna à la ville. On y trouve des appartemens assez vastes , des salles pour les assemblées , plusieurs bureaux efc une grande salle pour les archives ; dans la chapelle on voit un tableau ftdmbroise Figino. Dans une des cours u° ce palais on tient le marché au blé , \iOux lequel il serait très convenable de trouver une place ailleurs , afin que les personnes occupées dans les différens bureaux ne fussent pas troublées par le bruit. D'ailleurs la vente du blé exigerait un local plus vaste entouré de boutiques et de magasins , tel qu'on le voit dans plusieurs des plus grande* villes de l'Europe.
S. Thomas in terra amara.
1. La dénomination de cette église est très ancienne; son origine est inconnue. On dit que.
Jean Marie Viscûnti fit enterrer vif un curé , qui se réfusait à l'enterrement d'un misérable , dont les parèns ne pouvaient pas payer la dépense ; mais le nom de terre arrière est beaucoup plus ancien que l'époque, qu'on assigne à cet événement , si pourtant il est jamais arrivé. La porte de l'église était anciennement placée oïl se trouve à présent le maître autel; c'est à cause de ce changement , qu'on voit encore des piliers ioniques dans la façade.
2. L'église est à présent bâtie dans une fo^rne très régulière ; elle a trois chapelles de chaque coté. Le maître autel a été construit depuis peu d'après le plan de ce même architecte Zanoja , qui dessina aussi celui de S Nazare , dont nous venons de parler. On voit dans cette église un tableau de S. Charles de Jules César Procaccini , et un autre représentant J. C. apparoir sant à la Magdelaine en forme de jardinier , peint par Aurète Luinî,
3. Près de celte église on trouve la rue des Bossi; on y voit encore à gauche la porle du palais , qui fut donné en présent par le duc de Milan à Corne des Medicis. On a répété plusieurs fois , que les sculptures , que Ton voit aux deux cotés de cette porte , étaient des ouvrages & Augustin Busti, surnommé le Bambaia ;
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il ne parait pas quelles soient travaillées de îâ main de -cet artiste,- il e t plus probable, qué ce soient des ouvrages de Mkhelozzo Micheïozzi , élève de Donalello , qui fut chargé d'orner ce palais.
4. A l'entrée de la rué del Lauro , qui n'est pas bien loin d'ici, on voit la maison Silva. Ox\y voit des belles peintures , et entr'autres quatre tableaux peints en détrempe , dans lesquels le célèbre ^ppiani représenta la fable d'Europe. — La grande rouie qui passe devant l'église de S. Thomas , porte au Ponte Vetro , c'est-à-dire vieux , tout comme le nom de Vetra appliqué à un canal d'eau , qu'on a désigné ailleurs par le nom de vieille C'est une place de forme irréguliere où l'on tient journellement un marché de comestibles II y avait anciennement une des portes secondaires de la ville.
Sainte Marie del Carminé.
1. Hors de la porte qu'on vient de mention* tier , logeaient les Carmes dans le siècle XI IL Mais leur église ayant été détruite par les guer-
res en i35o, on eYi bâlit une autre dans l'endroit où l'on trouve l'église des Carmes à présent, qui cependant ne fut réduite à sa forme actuelle que vers la moitié du siècle XV. Elle fut rebâtie dans le goût de l'architecture gothique, dont on voit encore quelques traces. On prétend que les ornemens extérieurs de la grande porte ayent été ajoutés par Rlcchini.
2. Dans le second arc à droite Jean Baptiste Bovere , ou Rossetti , surnommé le Fîammengkino , peignit la Purification dans un tableau à l'huile; il peignit aussi dans la chapelle suivante h Résurrection de Lazare. Le tableau de lautel de la quatrième chapelle représente la Vierge , l'enfant Jésus et S. Joseph; c'est l'ouvrage estimable d'un maître inconnu. Dans la cinquième on voit Sainte Marie IVlagdelaine de" Pazzî , peinte par Montalto ; le tableau de la chapelle de S Elie est un ouvrage de Camille Procaccini; on le croit même un de ceux qu'il travailla dans sa jeunesse.
3. La chapelle de la Vierge est toute ornée de travaux en marbre ; la statue de la Vierge , entourée d'Anges , a été sculptée par Volpi ; les peintures latérales et celles de la voûte , sont de Camille Procaccini , à la réserve des panneau*;