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E.QOLE DE PHYSIQUE ET DE CHIMIE INDUSTRIELLES

42,, rue Lhomond. — Installée, en 1882, sur des terrains dépendant de l'ancien collège Rollin, elle ne possède guère plus de 2.000 volumes, disséminés en ce moment dans les différents laboratoires. La direction se propose de les réunir de manière à constituer une seule bibliothèque r chaque laboratoire ne conservant que les livres strictement nécessaires pour assurer son fonctionnement.

École J.-B. Say, ll bis , rue d'Auleuil. — Fondée en 1875, et dite d'a&ord école supérieure (FAuteuil, elle possède environ 16.500 volumes, bibliothèque de prêts qui est ouverte aux élèves le jeudi de neuf à onze heures du matin. — Bibliothécaire ; M. Ch. de Mazade.

Ecole Turgot, 69, rue Turbigo. — , Elle a été fondée en 1839 dans la rue du Vert -Bois. Sa bibliothèque générale renferme à peu près 3.500 volumes, mais il existe, auprès de chaque classe, une petite collection dont dispose le professeur.

. Elles ont pour mission de former des ouvriers instruits, capables de gagner leur vie à la sortie de

l'école, capables aussi de maintenir les traditions d'habileté et de goût qu'on t conservées la plupart des industries représentées à Paris.

Ecole Bernard-Palissy, 19, rue des Petits-Hôtels. — Elle date de 1883, et l'on y enseigne plus spécialement le dessin, la sculpture sur bois et sur pierre, le modelage, la peinture décorative et l'histoire de l'art. Un budget de 600 francs est affecté à l'entretien des modèles en plaire et de la bibliothèque. Celle-ci composée de beaux ouvrages d'art, ne compte guère plus de 700 volumes. — Bibliothécaire : M. JeanLegros.

École Boullb, 57» rue de Reuilly . — Créée en 1883, une première installation avait coûté 400.000 francs ; les dépenses faites pour la seconde, sur un terrain communal estimé 530.000 francs, s'élevèrent è 1.341.635 francs. La section du meuble comprend l'ébénisterie, la tapisserie, la sculpture, la menuiserie en sièges ; la section du métal embrasse la ciselure, la gravure, le tournage sur métaux, plâtre, ivoire, etc. La bibliothèque, toute technique, se compose de 3.500 volumes dont le catalogue a été imprimé en 1898. Son budget est de 1.000 francs. — Bibliothécaire : M. Jules Laurent.

École Diderot, 60, boulevard de la Villette. — Elle date de 1872, et reçoit des apprentis pour les professions suivantes : forge, tour sur métaux, ajustage, instruments de précision, électricité, chaudronnerie, menuiserie, serrurerie, plomberie. La bibliothèque se compose d'environ 1.000 volumes. — Bibliothécaire : M. Franchet.

École Dorian, 72, avenue Philippe-Auguste. — Cette maison fut d'abord un orphelinat protestant fondé par le pasteur Coquerel. Le conseil d'administration avait à sa tête Madame Dorian qui, en 1885 céda la maison à la ville de Paris. Celle-ci en fit Y internai des pupilles de la Ville, puis le transforma. On y enseigne aujourd'hui la menuiserie, le tournage, l'ajustage, la ferronnerie, et les professeurs ont à leur disposition une bibliothèque de 2.500 volumes environ, — Bibliothécaire : M. Emile Canton.

Ecole Estienne, 38, rue Abel-Hovelaque. — Cette école fut ouverte en 1889, dans la rue Vauquelin. On la transporta en 1895 dans le local actuel, où elle couvre une superficie de 5.600 mètres, estimée avec les constructions 1.728.000 francs. L'enseignement technique comprend la typographie, la reliure, la photographie, etc. La bibliothèque renferme environ 4.000 volumes.

École Germain-Pilon, 12, rue Sainte-Elisabeth. — Comme l'école Bernard-Palissy, qui en est une annexe, l'école Germain-Pilon date de 1883. Sa spécialité est le dessin et le modelage appliqués à l'industrie. Une semaine par mois, les élèves des cours supérieurs ont des séances de modèle vivant. — Environ 1.500 volumes bien choisis.

Les hôpitaux sont presque toujours pourvus de deux bibliothèques : l'une, comprenant seulement des livres

de lecture courante, est destinée aux malades ; l'autre, plus sérieuse, médicale et chirurgicale, est celle des internes en médecine ; il existe quelquefois une troisième bibliothèque, destinée aux internes en phamacie. Celle des internes en médecine est installée ordinairement dans la salle de garde, et placée sous la surveillance d'un interne qui ne conserve ces fonctions qu'une année.

Les bibliothèques des hôpitaux ne sont guère antérieures à l'année. 1870.

Elles n'eurent d'abord d'autres ressources que de légères cotisatisations mensuelles et les dons faits par d'anciens internes. Mais, à dater de 1877, le Conseil municipal se préoccupa de les mieux pourvoir, et vota chaque année en leur faveur une subvention qui dépassa parfois 20.000 francs et que le budget de 1905 abaissa à 12.000 francs.

Voici quelques notes prises au cours de mes visites dans les hôpitaux.

Hôpital Bbaujon, 208, rue du Faubourg Saint- Honoré. — Cet établissement, fondé vers 1784 à l'entrée du faubourg du Roule par le financier Nicolas Beaujon, constitua d'abord un orphelinat. La Révolution le transforma en hôpital vers 1793.

Deux petites pièces du rez-de-chaussée renferment une bibliothèque qui ne compte plus guère que 3.500 volumes, l'hôpital s'étant dessaisi de 1.500 volumes environ au profit de la bibliothèque centrale de l'Internat, créée à l'Hôtel-de- Ville. — Bibliothécaire : M. Léon Aroles.

Hospice db Bicôtre, 78, rue du Kremlin. — La

bibliothèque des internes en médecine et celle des internes en pharmacie représentent à elles deux environ 5.000 volumes. A citer encore un curieux musée pathologique, qui y fut créé par M. le docteur Bourneville.

Hôpital Bighat, boulevard Ney. — C'est une ancienne caserne d'octroi, qui fut convertie en hôpital vers 1882. Il possède environ 1.800 volumes.

Hôpital Boucicaot, 62, rue de la Convention. — Il a pour origine un legs fait à l'Assistance publique par Madame Boucicaut en 1897. Les deux bibliothèques destinées aux internes réunissent environ 1.800 volumes.

Hôpital de la Charité, 47, rue Jacob. — La bibliothèque des internes en médecine, installée au deuxième étage, dans un bâtiment donnant sur la seconde cour, paraît avoir une origine assez ancienne ; elle renferme environ 3.000 volumes. On en conserve environ 600 chez les internes en pharmacie.

Hôpital Coghin, 47, rue du Faubourg Saint- Jacques. — La bibliothèque des internes en médecine possède 5.700 volumes, celle des internes en pharmacie en renferme près de 2.000.

Hôpital des enfants malades, 149, rue de Sèvres. — Ancienne maison de l'Enfant-Jésus. Les internes y disposent d'environ 2.000 volumes.

Hôtel-Dieu, 1, place du Parvis-Notre-Dame. — Dès le milieu du dix-septième siècle^ apparaît la trace d'une bibliothèque à l'Hôtel-Dieu. On lit, en effet, dans un registre de ses délibérations administratives,

à la date du 17 janvier 1657. « Cedit jour, la compagnie a arresté que l'on fera faire des tablettes dans le lieu que le sieur Bourgeois a destiné pour y faire une bibliothèque, pour y mettre des livres que lui et les autres voudront donner. »

Il s'agit certainement ici d'une bibliothèque destinée aux malades, et l'Hôtel-Dieu en possède encore aujourd'hui une qui est tenue avec soin et qui provient d'nn legs fait il y a quelques années par M. Godard. Elle se compose d'environ 2.500 volumes où dominent l'histoire et surtout la littérature contemporaine.

La bibliothèque toute médicale des internes renferme environ 5.000 volumes.

Les sœurs Augustines, qui desservirent l'Hôtel- Dieu jusqu'en 1908, y ont possédé une jolie bibliothèque, aujourd'hui dispersée.

Hôpital Labnneg, 42, rue de Sèvres. — Ancien hospice des Incurables-femmes. Les internes en médecine et en pharmacie n'y disposent guère que de 1.500 volumes.

Hôpital Làriboisièrb, 2, rue Ambroise Paré. — D'abord hôpital Louis-Philippe , puis hôpital de la République, puis hôpital du Nord, il prit son nom actuel vers 1854, en souvenir de M mfl la comtesse de Lariboisière, qui lui légua 2.900.000 francs. La biblior thèque des internes en médecine renferme environ 3.000 volumes; les internes en pharmacie n'en possèdent guère que 400.

Maison de retraite de Larochefoucauld, 15, avenue d'Orléans. — Créée vers 1783, et d'abord maison royale de santé pour de vieux prêtres et des officiers

sans fortune, elle fut, vers 1802, convertie en asile payant. Il possède, à l'usage des pensionnaires, une bibliothèque d'environ 2.800 volumes, où dominent la littérature, l'histoire et les voyages. — Bibliothécaire : M. Talon.

Maison de santé, 200, rue du Faubourg Saint- Denis. — Sa fondation remonte à l'année 1802. Elle fut alors installée au faubourg Saint-Martin, dans des bâtiments qui avaient appartenu à l'hôpital du Saint- Nom de Jésus. En janvier 1816, on la transféra faubourg Saint-Denis, où elle remplaça les filles de la Charité, plus connues sous le nom de sœurs grises. Expropriée en 1853, lors de l'ouverture du boulevard de Strasbourg, on éleva pour elle les constructions actuelles. Le nom de Dubois, par lequel cette maison est souvent désignée est celui du célèbre docteur qui y fut longtemps attaché comme chirurgien.

Elle possède trois bibliothèques : celle des malades qui renferme 1.800 volumes, celle des internes en médecine où l'on en compte 1.000 environ, et celle des internes en pharmacie qui disposent de 400 volumes seulement.

Maison nationale de santé, à Charenton. — Cet hospice, destiné aux aliénés, renferme trois bibliothèques. On a rassemblé dans la première presque tous les ouvrages publiés sur les maladies mentales. Plusieurs de ces volumes proviennent des religieux de la Charité de Saint-Jean de Dieu, fondateurs de cette maison, et qui la dirigèrent jusqu'à la Révolution.

Les deux autres bibliothèques sont destinées aux malades, l'une pour les hommes, l'autre pour les

femmes. Toutes deux contiennent surtout des livres, d'histoire et de géographie, des romans, des journaux illustrés, etc.

Hôpital Necker, 151, rue de Sèvres. — La Révolution le nomma hôpital de V Ouest, La bibliothèque des internes en médecine renferme environ 1.500 volumes, les internes en pharmacie se contentent de 400.

Hôpital de la Pitié, 1, rue Lacépède. — Cette maison date de 1612 et fut pendant longtemps affectée aux mendiants, aux vieillards, aux enfants trouvés, etc. La Révolution en fit Yhospice des élèves de la patrie^ qu'elle transforma bientôt en hôpital. Les deux bibliothèques des internes donnent un total d'environ 3.000 volumes.

Polyclinique Henri de Rothschild., 199, rue Marcadet. — Cet admirable établissement, fondé dans la rue de Picpus en 1896, a été transporté rue Marcadet en 1902. Consacre surtout à la pédiatrie, on y a organisé, outre le service d'hospitalisation, des consultations quotidiennes et des distributions gratuites de layettes, de médicaments, de lait stérilisé, de farines alimentaires, etc., etc.

La bibliothèque, composée d'environ 10.000 volumes, est exclusivement formée d'ouvrages relatifs à la pédiatrie, à l'obstétrique et à la gynécologie; c'est certainement, pour cette spécialité, la plus complète qui existe. Elle est tous les jours, de une à six heures, à la disposition des médecins, des chirurgiens et des étudiants.

Son budget est à peu près illimité.

Bibliothécaire : M. Ch. MetUing.

Hôpital Ricord, 111, boulevard de Port-Royal. — Cet hôpital occupe les bâtiments très délabrés d'un couvent de capucins, qui avait été fondé en 1613 et qui fut supprimé en 1782. D'abord dit Les capucins^ puis Les vénériens, puis Hôpital du midi, il prit son nom actuel après la mort du célèbre chirurgien Ricord, qui lui légua (1889) sa bibliothèque, presque entièrement composée d'ouvrages relatifs aux maladies vénériennes. L'hôpital possède aujourd'hui, dans quatrq pièces bien tenues, environ 6.000 volumes.

Dans l'ancienne chapelle du couvent a été créé, en 1824, par le chirurgien Horteloup un musée de figures en cire coloriée, représentant une foule de lésions provenant des maladies vénériennes. Un cours est fait chaque semaine dans ce musée, plus répugnant encore que celui de l'hôpital Saint-Louis, et où 440 pièces sont classées dans des armoires en chêne.

Hôpital Saint- Antoine, 184, rue du Faubourg- Saint-Antoine. — L'abbaye Saint-Antoine des Champs datait de la fin du douzième siècle ; elle fut entièrement reconstruite vers 1770, et la Révolution la transforma en hôpital.

La bibliothèque des internes, dernièrement augmentée de 680 volumes donnés par le docteur Siredey, renferme aujourd'hui 3.500 volumes. — Bibliothécaire : M. Brissaud.

Hôpital Saint-Louis, 40, rue Bichat. — Cet hôpital possède une bibliothèque d'environ 20.000 volumes, qui n'a pas d'égale au monde pour ce qui concerne les maladies de la peau.

Elle a été créée, en 1887, par le docteur Henri

180 KTÀBLK6EMKNTS HOSPITALIERS

Feulard ; d'autres donations, celle de M. le professeur Gaucher, entre autres, sont bientôt venues l'augmenter, et un budget annuel de 2.000 francs permet de l'entretenir.

Cette précieuse bibliothèque est ouverte de huit heures du matin à cinq heures du soir, et l'on y admet libéralement tout le personnel médical de Paris.

A la bibliothèque est annexé un admirable musée pathologique. Il renferme à peu près 3.000 moulages en cire coloriée, qui reproduisent toutes les lésions produites par les affections de la peau.

Bibliothécaire : M. le docteur L. Wickham.

Outre le musée Dupuytren (15, rue de l'École-de- Médecine) qui est le premier en date, trois établissements hospitaliers possèdent des musées semblables à celui de l'hôpital Saint-Louis.

Ce sont : l'hôpital Ricord, dont je viens de parler ; l'hospice de Bicôtre, qui dut cette annexe au docteur Bourneville ; l'hospice de la Salpétrière, où elle fut fondée par Charcot, et où est joint un atelier de photographie médicale. Des collections du môme genre, mais beaucoup moins considérables, existent à Necker, à Broca et à Saint-Antoine.

Asile Sainte-Anne, 1, rue Cabanis. — L'établissement possède deux bibliothèques. La bibliothèque médicale, qui comporte un millier de volumes, est fort délaissée, bien qu'un crédit annuel lui soit affecté. La bibliothèque destinée aux malades renferme 3.587 volumes, et la salle de lecture est assez fréquentée ;

pour cette dernière, la dépense annuelle s'élève à environ sept cents francs.

Hospice de la Salpôthière, boulevard de l'Hôpital. — Cette maison, dite officiellement hospice de la Vieillesse (femmes) fut ouverte, le 27 avril 1656, à cinq mille mendiants. Elle avait été installée sur un petit territoire, dit la Salpétrerie et affecté à la préparation des salpêtres.

Le 19 novembre 1907, on y a inauguré la bibliothèque léguée à l'Assistance publique par le célèbre aliéniste Charcot. Dans une jolie salle, un peu basse de plafond, mais décorée avec originalité, sont réunis environ 8.000 volumes presque tons reliés. On travaille en ce moment au catalogue sur fiches.

Conservateur: M. le docteur Alquier.

Bibliothécaire : M elle É. Bourseaux.

Le musée, que je cite plus haut, est situé au-dessous de la bibliothèque. Il comprend surtout des pièces anatomiques et des préparations histologiques. A mentionner encore, pour mémoire, la bibliothèque des internes, qui renferme près de 6.000 volumes, et celle des malades, où l'on comptait exactement 4.275 volumes au mois de décembre 1907.

Hôpital Tenon, 4, rue de la Chine. — Terminé en 1878, il fut d'abord appelé hôpital de Ménilmontant. La bibliothèque des internes en médecine renferme environ 3.500 volumes, celle des internes en pharmacie n'en compte guère que 600.

En général, on trouve dans chaque lycée deux bibliothèques : celle des élèves, contenant les ouvrages classiques que la maison fournit aux internes, puis celle dite générale, destinée aux professeurs. Il ne peut être question ici que de cette dernière. Elle est ordinairement sous la surveillance du censeur et a pour bibliothécaire un professeur désigné par le proviseur. Au reste, l'article 17 d'un arrêté du 4 septembre 1821 s'exprime ainsi : « Le censeur est le conservateur delà bibliothèque et de toutes les collections d'objets relatifs aux sciences ». Cette disposition fut complétée par une instruction du 25 août 1861 qui prescrit au proviseur de « visiter, au mois de décembre de chaque année, la bibliothèque générale, ainsi que les bibliothèques de quartier ». En effet, dans plusieurs établissements, au lycée Carnot entre autres, la bibliothèque générale a été dépouillée au profit de bibliothèques dites de quartier, installées près de chaque classe, et dont les professeurs disposent à leur gré, proportionnant les lectures et les prêts à la capacité de chaque élève.

Je rappelle qu'en 1878, la chambre des députés, désirant voir se compléter les bibliothèques des lycées, vota pour elles une allocation de cent mille francs, largesse qni ne fut pas renouvelée.

Lycée Bupfon, 16, boulevard Pasteur. — Ce magnifique établissement, fondé en 1892, possède

environ 4.000 volumes, répartis dans trois belles pièces du rez-de-chaussée qui prennent jour sur la rue de Vaugirard.

Bibliothécaire : M. Oudinot.

Lycée Carnot, 145, boulevard Malesherbes. — Ancienne école Monge, achetée par l'État en 1895. La salle de lecture est située au rez-de-chaussée et est fort jolie, mais elle renferme peu def livres. Le lycée en possède 5.000, partagés dans les classes en plusieurs collections.

Bibliothécaire : M. Dozières.

Lycée Charlemagne, 101, rue Saint-Antoine. — Ce lycée a été établi, en 1802, dans les bâtiments de la Maison professe des jésuites, dont la bibliothèque, confisquée en 1762, avait possédé 30.000 volumes. Celle du lycée ne dépasse guère 15.000 volumes et elle est ouverte de quatre à cinq heures.

Bibliothécaire : M. Hamon.

Lycée Condorcet, 65, me Caumartin. — Ce lycée fut installé, en 1804, dans les bâtiments provenant du couvent des Capucins dits de la Chaussée-d'Antin, qui, lors de sa suppression en 1790, renfermait une bonne bibliothèque de 6.000 volumes. Le nouvel établissement d'instruction fut baptisé lycée de la Chaussée- (F Antin. Il devint presque aussitôt lycée Bonaparte (1805-1814), puis collège Bourbon (1815- 1848), reprit en 1848 le nom de lycée Bonaparte, qu'il échangea en 1870 contre celui de lycée Fontanes, et devint enfin lycée Condorcet en 1883. Dans une salle du rez-de-chaussée, éclairée sur la rue

184 LYCEES NATIONAUX

Caumartin, il possède une bibliothèque encylopédique qui renferme environ 6,000 volumes, et qui est ouverte aux professeurs de huit à onze heures el de une à cinq heures.

Lycée Henri IV, 23, rue Clovis. — D'abord lycée Napoléon, il fut établi, en 1804, dans les bâtiments devenus libres de l'ancienne abbaye de Sainte-Geneviève. La révolution de 1848 lui donna le nom de lycée Corneille qu'il conserva peu de temps. Il possède environ 3.000 volumes, constituant une bibliothèque de prêt à l'usage des professeurs.

Bibliothécaire : M. H. Barbier, censeur.

Lycée Janson de Sailly, 1Ô6, rue de la Pompe. — Ce lycée, qui date seulement de 1885, renferme une bibliothèque de 4.000 volumes environ, qui est ouverte aux professeurs de neuf à onze heures et de deux à cinq heures.

Bibliothécaire : M. Victor Blanc.

Lycée Louis-le-Grand, 123, rue Sainte Jacques. — Il a succédé au collège de Clermont, fondé par les jésuites en 1564, et qui fut le premier établissement d'instruction qu'ils aient eu à Paris. Ils y réunirent jusqu'à 50.000 volumes, qui furent vendus aux enchères après l'expulsion de l'ordre en 1763. Dès 1682, il était devenu collège Louis-le-Grand; on le trouve ensuite nommé collège de F Égalité en 1792, prytunée en 1800, lycée impérial en 1802, collège royal de Louis-le-Grand en 1814, lycée Descartes en 1848, enfin lycée Louis-le-Grand en 1849. Il y existe une bibliothèque de 3.628 volumes, rassemblés dans une grande

salle très claire ; ils sont à la disposition des professeurs et aussi des élèves appartenant aux classes supérieures. Bibliothécaire : M. Claustre.

Lycée Saint-Louis. — Il occupe l'emplacement de l'ancien collège (FHarcourt, qui avait été fondé, vers 1280, par Raoul d'Harcourt, archidiacre de Rouen. Napoléon ordonna de démolir ces antiques bâtiments, et fit élever sur leurs ruines des constructions qui ne furent achevées qu'en 1820. Le nouvel établissement porta un moment le nom de lycée Monge en 1848. La façade a été entièrement refaite lors du percement du boulevard Saint-Michel en 1855. Ce lycée possède une petite bibliothèque, d'origine toute moderne, qui est à l'usage des professeurs et renferme environ 5.300 volumes.

Bibliothécaire : M. Danger.

Lycée Voltaire, 101, avenue de la République. — Cette maison, d'origine récente, possède une bibliothèque d'environ 2.500 volumes, qui sont réunis dans deux pièces très claires situées au deuxième étage. Un budget de 150 francs par an est affecté à cette petite collection, destinée surtout aux professeurs.

Bibliothécaire: M. Bebin, censeur de l'établissement.

La plus ancienne date du mois de novembre 1865, c'est celle de la mairie du xi e arrondissement. La

seconde fut ouverte plus de trois ans après , en janvier 1869. On n'en comptait encore que onze en 1878, et elles étaient dites bibliothèques de mairies. Elles sont aujourd'hui (1907) au nombre de 82.

En 1878, elles renfermaient 32.237 volumes.

En 1882, — 87.831 —

En 1894, — 311.116 —

En 1906, — 475.346 —

En 1902, le conseil municipal ayant beaucoup réduit ses subsides *, le nombre des lecteurs et des emprunteurs subit une forte décroissance. L'ensemble des bibliothèques recevait :

En 1888, 1.277.436 clients.

En 1898, 1.928.217 — nombre qui se réduisit :

En 1904, de 88.953.

En 1905, de 114.582.

En 1906, de 83.428, soit 286.963 en moins. Ce qui n'empêche qu'en 1906, le nombre des clients avait encore été de 1.549.713. Le 8 février 1907, le préfet sollicitait encore du conseil une subvention de 79.000 francs.

Toutes ces bibliothèques sont publiques. Certaines d'entre elles accueillent des lecteurs dans la journée, entre 4 et 6 heures, et toutes sont ouvertes le soir de 8 à 10 heures au moins. Une partie des volumes est

' 11 avait accordé 69.000 francs en 1881 et 207.400 francs en

prêtée à domicile. Pour obtenir le prêt, il suffit d'avoir seize ans accomplis et d'établir son identité par une pièce quelconque : carte d'électeur, quittance de loyer, attestation d'un patron, etc. Il n'est prêté qu'un seul volume à la fois, et la durée du prêt est de quinze jours.

Dans le tableau qui suit, la première colonne indique l'année de la création; la seconde, le nombre des lecteurs reçus en 1906. Je n'ai cité que celles dont le nombre des lecteurs a dépassé 14.000.

Mairie du XIV* arrondissement.

Mairie du X e

Mairie du XIX»

Mairie du IV e

Rue de l'Arbalète, 35 bis .

Rue de Bruxelles, 32

Rue Saint-Ferdinand, 7

Mairie du XVII» ,

Place du Commerce, 4

Mairie du XII e »

Mairie du XI e .

Mairie du XIII e

Rue Fessart, 4

Mairie du VII e ,

Hue Balagny, 40

Mairie du XV e

Mairie du XVIII e

1 C'est la première où Ton trouva réunis la salle de lecture et le prêt à domicile.

Mairie du XVI e1

Rue Falgnière, 20

Mairie du II*

Mairie du XX*

Mairie du V e

Mairie du I er

RuedeTorcy, 5

Mairie du VI e

Rue du Rendez-vous, 63 . . ..

Mairie du VIII e

RueMilton, 35

Place des Vosges, 6

Rue Camou, 1

Rue de Sambre-et-Meuse, 19

Rue Ducange, 1

Rued'Alésia, 132

Mairie du III e ; .

Avenue Parmentier, 109 * Rue de la Tombe-Issoire, 77

Rue du Poteau, 71

Rue Baudricourt, 53

Rue Lacordaire, 11

Boulevard Montparnasse, 80

* C'est de beaucoup la mieux composée de toutes. Édélestand Duméril lui légua, en 1871, sa riche bibliothèque composée de 5.429 volumes relatifs à l'histoire littéraire du moyen âge. Madame veuve Foussier, en 1885, lui légua 2.000 volumes et M. Parent de Rosan, en 1896, 5 à 6.000 bons ouvrages.

* L'éditeur Brandus lui a offert, en 1879, un grand nombre de partitions, morceaux de chant, de piano, etc.

Rue Saint-Denis, 221..,

Rue Ampère, 18

Passage de l'Ancre

Rue Bolivar, 119

Rue du Pont-de-Lodi, 2

Rue Barbanègre, 7

Rue Vitruve, 3

Rue de Poissy, 27

Avenue Duquesne, 42. . , Boulevard Diderot, 40 . , Rue de Vaugirard, 85. .

Rue Montgolfier, 3 .... .

Rue Etienne-Marcel, 20

Rue de Tlemcen, 9 ,

Mairie du IX e

Rue de Tanger, 41

Rue Henri-Chevreau,26,

TABLE DES MATIÈRES

Abbeville (Gérard <T), 22.

— (Jean d'), cardinal,

Abyssine (langue), 85.

Académie celtique, 143.

— de Cracovie, 133.

— de médecine, 41.

— de Paris, 160.

— des sciences, 109.

Accouchements, 100.

Adaim, bibliothéc, 48.

Adenis, bibliothéc, 132.

Administratif (droit), 79, 94,

Administration, 43, 85, 97,

117, 138, 140. — Voy. Droit

administratif.

Aérostation, 85.

Affaires étrangères (minist.

des), 114.

Affiches, 47, 112.

Affre, archev. de Paris, 104.

Agricole (chimie), 69, 104.

— (entomologie), 104.

— (géologie), 104.

— (mécanique), 104.

— (technologie), 104.

Agricole (zoologie), 104, 143.

Agricoles (machines), 104.

Agriculteurs (société des),

Agriculture, 69, 72, 103.

— (ministère de 1'),

Agriculture (société nationale d'), 141.

Agronomie, 86.

Agronomique (institut), 103.

Ajustage, 173.

Albert- Dumont (bibliothèque), 161.

Algrain, bibliothéc, 86.

Allemagne, 9.

Allemande (langue), 79, 81, 82 ? 85, 87, 94, 101, 104, 106,

Allumettes (fabrication des),

Alliance israélite universelle,

Almanachs, 139.

Alquier (docteur), 181.

Alto (cours d % ), 70.

Ambrosienne (bibliothèque),

Ameilhon (H.-P.), 46.

TABLE DES MATIERES

Aménagement des eaux, 103.

Américaines (antiquités), 62.

Amortissement (caisse d'),54.

Analyse géométrique, 163.

Analyse mathématique, 76,.

Analyse minérale, 87.

Analytique (chimie), 76, 92,

Anatomie, 62, 75, 77, 100,

Anatomie comparée, 124, 163.

— pathologique, 100.

Anatomique (anthropologie),

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