Guide des voyagers dans la ville de gand
Le nombre d'exemplaires exigé par la loi ayant été déposé , l'Éditeur poursuivra les contrefacteurs.
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En venant vous prier d'agréer l'hommage de ce petit livre 7 j'acquitte une dette bien douce pour mon cœur, celle de la reconnaissance; car vous avez daigné prendre intérêt à moi dans un temps où je n'avais encore rien fait pour mériter vos bontés.
Quelques mois se sont à peine écoulés de-» puis l'instant où la sagesse de S. M. vous a confié l'administration de cette cité opulente, et déjà vous avez mis la dernière main à des institutions utiles et fait achever un des palais les plus magnifiques qu'on ait jamais élevés , en aucun pays y au culte des sciences et des lettres. Agréez nos sentimens de gratitude. Le passé est un garant certain de l'avenir.
Il y a plusieurs années que l'estime et l'amour de vos concitoyens vous ont appelé à
YI DEDICACE.
tra vailler; dans le sein de la représentation nationale , au bonheur d'un peuple libre, chérissant ses devoirs à l'égal de ses droits. Puisse maintenant la ville de Gand, acquérir une nouvelle prospérité et un nouvel éclat, à l'ombre de vos vertus fortes et sages ! Puisse-t-elle , sous vos auspices, continuer à voir fleurir les lettres, les sciences et les arts qui furent toujours le plus bel ornement de l'homme et la gloire de notre chère patrie !
J'ai l'honneur d'être avec le respect le plus profond, Monsieur ,
Votre très-huble et très-obéissant Serviteur,
FHÉFA€E.
Lorsque je commençai mes recherches sur la ville de Gand, je n'avais pas la prétention d'écrire un livre, je n'avais d'autre but que de recueillir ; pour mon instruction particulière ; quelques notions certaines sur l'origine, les aecroissemens, les titres à la gloire et la prospérité d'une ville pour laquelle je ressens tout l'attachement que l'homme éprouve pour le lieu de sa naissance. Bientôt l'on me conseilla de publier le résultat de mes recherches, en faveur des personnes qui n'ont ni le temps ni la faculté d'aller puiser ces notions dans des ouvrages devenus très-rares.
Je ne donne ce livre que pour ce qu'il vaut, c'est-à-dire, pour un faible essai. J'ai pu commettre quelques erreurs; car on ne saurait, surtout à mon âge, rester toujours au point le plus près de la vérité , quand on présente une masse de faits historiques et d'époques, sur lesquels les historiens sont peu d'accord. Déplus, éloigné des lieux que je décrivais, et privé du secours d'une bibliothè*