‹ Guide des voyagers dans la ville de gandChapitre 13 sur 19 · SUR LES HOMMES CELEBRES DE GAND. 3QC · texte numérisé non relu

SUR LES HOMMES CELEBRES DE GAND. 3QC

donna aussi en Belgique Fart de corroyer le cuir, et qui remplit avec honneur les fonctions de maire de Gand, ^rprès s'être vu possesseur d'une fortune immense, fut obligé d'aller élever à Paris, où il mourut, une fabrique de bourre de soie.

Charles-Louis Diericx, mort aux environs de Tournai, à l'âge d'environ ans. Anciennement conseiller pensionnaire dans sa ville natale, cet homme versé dans notre histoire, a écrit plusieurs ouvrages qui y ont trait. Les plus remarquables sont les suivans : Mémoires sur la ville de Gand, 5 vol. in- 12. Mémoires sur les anciennes lois, coutumes et -privilèges des' Gantois, 2 vol. Il est à regretter que dans ses discussions scientifiques avec les savans les plus respectables de son époque, Diericx n'ait pas conservé le ton de décence et d'impartialité qui devrait toujours régner entre des personnes instruites.

Jean-Baptiste Hellehaut, avocat^ naquit en 1774. Doté par la nature d'une heureuse facilité, il fit avec succès ses humanités au collège des Augustins en cette ville, et fut en 179J proclamé primus, à la célèbre université

de Louvaîn. Il y avait cent douze ans que Gand n'avait point joui de cet honneur. Le 20 août de la même année, il fit son entrée triomphale dans sa patrie qui lui offrit une superbe aiguière en argent, pesant, avec le plateau deux cents onces. Ce présent était accompagné de 100 ducats. Toute la ville voulut prendre part au triomphe d'un de ses enfans. La confrérie de Saint - Antoine lui offrit une grande médaille d'or; le collège royal lui en décerna une autre. La société littéraire le nomma membre à vie, et lui fit présent d'une tabatière en or remplie de ducats et d'un bel ouvrage sur l'histoire. Une autre société lui offrit 5o louis ; une troisième, outre une forte somme d'argent, lui envoya une Encyclopédie en 35 vol. in-f.° Les états de Flandre le gratifièrent de 1 5o ducats; la chambre de commerce de 1 00 ducats ; le chapitre de St-Bavon , de 1 00 livres de gros ; plusieurs citoyens réunis lui envoyèrent un beau déjeûner de porcelaine avec plus de 100 ducats, etc., etc. Nous ne sommes entrés dans ces détails , que pour montrer combien la ville de Gand sait encourager l'amour des sciences et récompenser le talent»

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Après avoir professé les mathématiques à l'école centrale, Hellebaut fut appelé en 1817 à enseigner la jurisprudence dans la nouvelle université que le roi venait de fonder. Il s'acquittait avec le plus grand talent de cette charge, lorsque la mort vint l'arracher en 1 819 , à ses élèves et à ses nombreux amis.

Charles vain HoorehaTce, mort en 1822, à l'âge d'environ 32 ans. Ce botaniste instruit est auteur d'un herbier précieux de toutes les plantes qui croissent spontanément dans les quatre arrondissemens de la Flandre orientale. Une plante originaire du Chili , et inconnue jusqu'alors , a été nommée en l'honneur de ce naturaliste Hoorebehia Chiloensis.

Supplément.

Philippe Mussche , naquit dans le treizième siècle , fut élu évêque de Tournai 3 vers l'année iz7]^, et mourut en 1282, après avoir gouverné son diocèse avec beaucoup de sagesse. Mussche a publié la première histoire de France , qui ait été faite en vers. Elle commence à l'enlèvement d'Hélène , par Paris , et finit l'an 11^11 elle est aujourd'hui très-rare.

Gérard van der Meere, élève de Hubert van Eyek; naquit à Gand, vers le commencement du XV.e siècle ; il y peignit plusieurs tableaux qui furent détruits pendant les troubles du XVLe siècle; on conserve encore ; dans l'église de St.-Bavon ; une de ses grandes compositions. Ses ouvrages sont d'un beau fini , il coloriait bien et son dessin est assez correct.

Josse de Gand, fut un des bons élèves que Hubert van Eyck, inventeur de la peinture à l'huile, forma pendant son séjour à Gand, où ce grand maître mourut en i/pô, après avoir enrichi cette ville du plus bel ouvrage que cette époque ait produit, et qu'on peut placer au-dessus de tout ce que Fart a donné de plus parfait avant Raphaël.

Philippe ffîielant, jurisconsulte renommé, fut président du conseil de Flandre. Il naquit vers i44° et mourut en i5ic). Il a laissé plusieurs ouvrages assez curieux sur le droit. Denis Harduin lui attribuait la félicité que Pline le jeune donne à son oncle, d'avoir reçu du ciel le don de faire des choses dignes d'être écrites et celui d'écrire des choses dignes d'être lues» • 1]

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Charles Rym > célèbre jurisconsulte , né d'une famille noble, fut ambassadeur auprès de Soliman et publia la relation de ses voyages. Il était très-versé dans l'étude des antiquités et de la poésie latine. Il mourut à Gaiid, en 1 583.

Nicolas Biesius (Biese), poète, philosophe et médecin, naquit en i5i6. Après avoir voyagé en Espagne , il revint dans sa patrie et fut nommé professeur de médecine à l'université de Louvain. Il mourut en 1 57 1 , médecin de l'empereur Maximilien IL II a légué à la postérité huit ouvrages sur la médecine.

Petrus Masser? us Mocleratus ( Massen ) , premier musicien de la chapelle de Charles V, a publié quelques ouvrages ascétiques en i55g.

Luc de Ileere, peintre, naquit en i53/f. Il passa de bonne heure en France, ou Catherine de Médicis l'employa à dessiner des tapisseries. Il alla ensuite travailler à la cour de la reine Élisabeth d'Angleterre. Le portrait fut le genre auquel il s'attacha d'abord et dans lequel il excellait. De Heere , était nonseulement peintre habile, mais encore bonpoète et savant chronologiste. Entr'autres ouvrages, il a écrit une vie des peintres en vers

flamands , qui n'est pas parvenue jusqu'à nous. Il mourut en 1 584»

Guillaume Borluut, d'un des familles les plus anciennes du pays , était jurisconsulte et poète flamand. Après ses premières études , il iut curieux de voir la France , et publia, à Lyon , trois ouvrages en vers flamands , l'ancien et le nouveau testament , et les métamorphoses d'Ovide; ils sont ornés d'assez jolies gravures. Borluut exerça depuis, dans sa patrie, la profession d'avocat , au conseil de Flandre. Il était né vers i535.

Juste de Rycke, écrivain renommé, dit le philosophe, naquit en 1587. Il étudia à Douai les humanités , la philosophie et le droit , et passa ensuite en Italie. Revenu dans sa patrie , il s'arrêta à Louvain pour s'y livrer à des études plus sérieuses. Étant retourné auprès d'Urbain VIII, une mort inopinée l'enleva à Bologne, en 1627. Il a publié quelques poésies très - curieuses. Il cultivait aussi les mathématiques avec succès.

Jeanne Othonia, femme très-instruite , s'adonna avec honneur aux muses latines. Elle a laissé deux volumes de poésies , imprimés en 1616 et 1617.

ÀPPENDXX.

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