‹ Guide des voyagers dans la ville de gandChapitre 8 sur 19 · François-Xavier aux Indes orientales, par N. Roose · texte numérisé non relu

François-Xavier aux Indes orientales, par N. Roose

3.° Une copie, par van Thulden , de la belle composition de Rubens, représentant Calvin et Luther terrassés par la Religion catholique.

4»° François-Xavier enseignant la religion catholique, par van Thulden.

La chaire à prêcher , placée dans la grande nef, est d'une forme svelte et élégante.

Le dôme est d'une belle proportion* dans ses pendentifs sont sculptées les figures colossales des quatre évangélistes , ouvrages de J. Boecksent, de Sutter et Verschaffelt. La saillie du grand entablement forme une galerie décorée de pilastres qui supportent la coupole ornée de rosaces.

SUR LES M0NUMENS DE GAND. 3jl

Dans le chœur sont placés onze tableaux peints par Van Dosselaer; le maître-autel d'une noble simplicité, est orné des statues en marbre de la Tempérance , de la Prudence, de la Force et de la Justice, par Gilles, d'Anvers. Le sanctuaire est entouré d'un grillage en fer avec des ornemens dorés.

L'autel du fond de la nef à droite est surmonté d'une figure en marbre blanc représentant le Père éternel, par M. Ch. van Poucke; sur le côté est un tableau de Seghers, où l'on voit le Christ guérissant un aveugle. Cet autel, consacré au Saint-Sacrement, est d'une jolie architecture.

La chapelle du milieu est de forme circulaire. Elle renferme plusieurs groupes de saints et de saintes de l'ancien testament.

La chapelle de gauche a pour tableau d'autel un écuyer de Totila , roi des Goths , reconnu par St.-Bernard. Cette composition, d'une grande beauté pour le dessin et la couleur argentine , est due au pinceau fécond de Gaspar de Crayer. Contre le mur un tableau de Seghers représente la résurrection de Lazare.

C'est dans cette église qu'avaient lieu les cérémonies , où le comte de Flandre , recevait l'épée de la main de l'abbé de St.-Pierre, et faisait le serment de maintenir les privilèges de l'abbaye. La première de ces inaugurations eut lieu en i332, la dernière en 1792. Lors de la suppression de l'abbaye, on conserva ce beau temple en le transformant en musée. ïl fut rendu à l'exercice du culte catholique en 180g.

Les bâtimens attenants à cette église ont été convertis en caserne à l'usage de l'infanterie ; à peu près en face , non loin de la place , se trouve une caserne pour cette arme.

Porte de S.-Pierre. — Forteresse. — Porte

DE CoTIRTRAI.

La porte de St.-Pierre appelée en flamand Heuvel Poorte (Porte de la Colline) , fut construite en 43o; et existe encore en partie. Ce fut par cette porte que les Français, sous la conduite du comte de Lowendal, pénétré™

rent dans la ville, le n juillet 174s, à la pointe du jour. Entre cette porte et celle de Courtrai on élève la nouvelle forteresse destinée à défendre cette vaste cité.

L'ancienne porte de Courtrai détruite en 1782 ou 1783, par les ordres de Joseph II, qui fit successivement démolir toutes les fortifications, fut reconstruite en i8o3. Cette porte charmante fut projetée par l'architecte Pisson : les deux pavillons qui servent de demeure au portier, sont d'un caractère simple et mâle. Les corniches et autres détails ont été soignés par Monsieur de Broe, architecte de la ville, qui donna en 1809, les plans du bâtiment y attenant, occupé par l'administration des droits d'entrée et servant de corps -de- garde; un péristyle de quatre colonnes donne un abri commode pour y déposer les marchandises sujettes à la taxe municipale.

Les approches de cette porte sont remarquables par le nombre des jolies maisons de campagnes et des jardins potagers dont la route est bordée. A droite, en sortant, est établie la grande verrerie de M. Speelman

3^4 TvOTïCE SUR LES MONTJMENS DE GAKD.

et compagnie; dans le fond on aperçoit la paroisse d'Akkerghem , le long de laquelle la Lys promène lentement ses ondes paisibles et pures.

SOCIÉTÉS

Qui ont pour but les/ Sciences > les Lettres et les Arts.

Société Royale de Rhétorique.

Cette société est une de ces anciennes institutions dont s'honore la Flandre, et qui contribuèrent à faire fleurir les lettres et les arts, à avancer les progrès de la raison et de l'esprit humain , dans un temps où la barbarie enveloppait encore de ses ténèbres une grande partie de l'Europe. Elle était connue autrefois sous le nom de chambre de rhétorique. Les membres de cette société portent le nom à' Amis de la fontaine d'Hippocrène. Ils se réunissent dans un local situé au Quai-au- Bois, où ils ont un joli théâtre sur lequel ils représentent des pièces dramatiques en langue nationale. Elle est divisée en quatre sections : i.° Littérature nationale. 2.0 Déclamation. 3.° Calligraphie et connaissance des anciennes écritures. \.° Musique.

SOCIETES

Société Royale des Beaux-Arts et de Littérature»

Cette société; installée le ^3 septembre 1808, fut à cette époque la seule institution de ce genre en Belgique. Elle n'était composée d'abord que de peintres , de sculpteurs ? d'architectes et de graveurs; par la suite elle s'adjoignit un nombre déterminé de membres honoraires et correspondans. La société voulant agrandir sa sphère d'activité , forma une cinquième classe de musique et bientôt les littérateurs les plus distingués furent associés à une sixième classe.

S. M. le roi appréciant le mérite et les services rendus aux beaux-arts en Belgique par cette société, se déclara son protecteur, et lui permit de prendre aussi le titre d'institution royale»

La société royale des Beaux-Arts est devenue insensiblement un centre commun de pensées généreuses, resserrant de plus en plus les rapports d'amitié qui unissent ses

SOCIÉTÉS

membres dans toute l'Europe et même en Amérique.

Le local où elle se réunit est situé rue de Luxembourg : son salon est orné des ouvrages de Paelinck, Ducq, Hanselaer, David, van Assche , etc. ; des sculptures de Calloigne, Rutxhiel, Godecharles, Rude, van Poucke, etc. Il est ouvert tous les jours pour les étrangers.

Société Royale de Botanique et d'Horticulture.

L'esprit public à Gand est singulièrement porté à la culture des fleurs. Cette ville renferme de grandes richesses végétales et les premiers botanistes de l'Europe se sont plu à l'appeler la ville privilégiée de Flore. La société de Botanique fut érigée en 1808, sous les plus heureux auspices. Elle a donné l'impulsion à toutes les autres villes de la Belgique qui établissent successivement des sociétés à son instar. Deux expositions annuelles de plantes en pleine floraison, Tune le 6 fé-

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vrier, l'autre le 29 juin de chaque année, sont un hommage rendu à cette science. Ces expositions qui ne se retrouvent point ailleurs eu Europe, mériteraient bien de servir de modèle.

Cette société distribue en outre des prix pour les pépinières les plus belles et les plus nombreuses, pour les collections de semences les plus complètes, pour les troupeaux les mieux soignés et les plus robustes , etc. Le local où elle s'assemble est situé rue de la Caverne ( Holstraete) P n.° 187.

Société de Littérature nationale.

Le but de cette société qui a pris pour dévise : régal prudentia vires > est la propagation de la culture de la langue et de la littérature nationales. Elle fut érigée en 1821 et se réunit dans l'enclos de la bibliothèque de l'Université.

Société de S.te- Cécile.

Cette société instituée en 181 o pour répandre parmi les amateurs le goût de la musique ;

SOCIETES

se réunit dans la salle de la Sodalité, rue Courte Meire. Elle est composée en grande partie d'amateurs , et regardée comme une des meilleures du pajrs.

Société médico-Chirurgicale. t

Cette utile société tient ses séances dans l'ancienne école de médecine sur le marché au grain, chaque premier samedi du mois, et compte , outre ses membres résidants , un grand nombre de correspondans. — Gand possède de plus une société médicale qui donne gratis des avis au public , le premier et le troisième jeudi de chaque mois , dans une des salles de la maison-de-ville.

Il existe encore à Gand un grand nombre de sociétés ou l'on se réunit principalement le soir ; les plus remarquables sont :

La société Littéraire sur le Cauter.

La Concorde, également sur le Cauter^ n.° 28. Cette société compte environ cinq cents membres.

La société de Commerce, sur le quai au blé.

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On trouve dans les salons de ces sociétés toutes les feuilles quotidiennes et les journaux périodiques, les brochures nouvelles, etc., la bibliothèque de la société de Commerce est assez remarquable.

D'autres sociétés ont pour but différens exercices qui exigent de l'adresse; quelquesunes d'entr'elles étaient autrefois des corporations militaires, et on en fait remonter l'origine au temps des croisades et des Artevelde.

La confrérie de St.-Georges a pour objet l'exercice à l'arbalète.

Celle de St.-Sébastien l'exercice à l'arc.

La confrérie de St.-Michel l'exercice de l'escrime.

La confrérie de St.-Antôine l'exercice à l'arquebuse.

La société d' Utopia, s'exerce au tir de la carabine.

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