POILS
glanduleux, et glanduleux. Envisagés au point de vue do leur structure ils peuvent être : composés d’une seule cellule filiforme , cylindrique , aiguë, renflée en massue, simple, ou plus ou moins rameuse. Ils peuvent être composés de plusieurs cellules superposées, et même (à leur base) de plusieurs rangs de cellules juxtaposées (dans ce cas ils se rapprochent des écailles ou des aiguillons). Les poils, composés de plusieurs cellules, sont dits cloisonnés (P. phragmiferi ); si les cellules sont globuleuses ou ovoïdes on dit les poils : moniliformes ou en chapelet; ces poils peuvent être simples ou plus ou moins rameux. Les poils peuvent être bifurqués, trifur # qués, dichotomes, en hameçon ( Uncus , Hamus) , terminés par plusieurs pointes recourbées [Pili glochidiati) , etc. — Ils peuvent être dressés (P. erecti ), couchés (P. adpressi), couchés de haut en bas (P. retrorsi); — ils peuvent être disposés en pinceau (P. penicillati ), partir du même point et s’étaler en étoile (P. stellati ); si dans ce cas ils sont réunis par la cuticule épidermique, ils constituent des poils peltés ou en écusson (P. scutati); lorsqu'ils sont élargis en écailles, ils sont dits scarieux (P. scariosi). — Les poils roides qui sont presque des aiguillons , sont dits spineseents et mieux aculescents (P. su bulati ), on les désigne aussi sous le nom d'aiguillons sétacés ( Aculei setacei). — Les poils sont dits glanduleux lorsqu’ils sécrètent un liquide qui se réunit à leur extrémité dans une dilatation terminale (une ou plusieurs cellules terminales dilatées), le liquide suinte souvent à l’extérieur de ces cellules.
— Les poils urticants sont ceux qui sont roides et piquants et surmontent une glande sécrétant un liquide caustique qui remplit leur cavité. Ces poils se cassent dans la peau et y versent le liquide irritant qui détermine le sentiment de la brûlure et le gonflement de la peau (tels sont les poils de l’Ortie).
— On a nommé poils malpighiacés , les poils en forme de navette qui sont insérés par leur partie moyenne sur une petite masse d’apparence glanduleuse, mais ces poils ne sécrètent point de liquide comme ceux de l’Ortie. — Une surface est dite, au point de vue de la pubescence (disposition des poils) : glabre
POILC. — POLACHAINE.
( glaber , glahriusculus ), dépourvue de poils; pubescente (/>?/bescens), couverte de duvet (poils mous courts et peu abondants); poilue (pilosusy pilosiusculus ), couverte de longs poils peu abondants; velue ( villosus , villosulus ), couverte de longs poils abondants doux et un peu couchés; hispide ( hispidus , hispidulus ), couverte de poils roideset presque piquants; laineuse ( lanatus , lanuginosus ), couverte de poils longs flexueux,
- entrecroisés et feutrés, ressemblant k de la laine; floconneuse - ( floccosus ), couverte de flocons laineux ; cotonneuse ( tomentosus , tomentellus ), couverte de poils doux longs et flexueux, entre- « mêlés et feutrés ; veloutée ( velutinus ) , couverte d’un duvet doux et serré ; soyeuse ( scriceus ), couverte de poils soyeux couchés les uns sur les autres et donnant k la surface un reflet argenté ; lepidotus , couverte de poils en écusson ; ramentaceus , couverte de poils scarieux; — barbatus se dit d’une surface qui présente des houppes de poils; cilié ( ciliatus', se dit d’un bord garni de cils ou poils roides. 11 existe de nombreuses transitions entre les poils et les glandes, et* entre les poils et les aiguillons. J’ai démontré que les organes connus sous le nom de Lenticelles (voir ce mot) sont le résultat d’une hernie du tissu cellulaire sous -épidermique par l’ouverture de l’épiderme qui * résulte de la destruction de certains poils, poilu, pilosus; se dit d’une surface garnie de. poils peu sériés, assez longs, inégaux, ni dressés ni apprimés, plutôt gros que fins.
Point, Punctum ; tache très petite, en forme de point; un organe •
marqué de points nombreux est dit ponctué punctatus. pointe; se dit de l’extrémité d’un corps aigu. On nomme pointe une éminence conique aigue (« echinus ) comme celles qui, chez les Hydnum t portent les organes de la fructification, pointu, acutus ; synonyme d’aigu.
Polachaine, = Polakène Polachenium (Rich.), Cremocarpium (Mirb.), Carpodeiium (Desv.); nom donné aux fruits adhérents, composés de deux ou plusieurs carpelles* k carpelles monospermes, secsk la maturité et devenant libres en laissant leurs styles adhérents k lacolumelleou axe qui les réunissait; ce fruit
POLLEN. . 7(\i
a été nommé diakène, chez les Ombellifères. — Ces différents mots sont inusités. On se sert du mot fruit et l’on emploie le mot carpelle pour désigner les carpelles devenus libres.
Polexoslyle, Polexostylus , * Exostyle, = Microbase (DC. , Desv.) ; nom donné au fruit chez la plupart des Borraginées et des Labiées. Ce fruit se compose de quatre loges monospermes distinctes, entre lesquelles s’élève un style composé gynobasique. (Voir le mot Gynobase.) Ces mots sont inusités.
Pollen , Pollen ; si l’on étudie l’anthère (voir ce mot) dans la pre- . mière période de son développement (chez un bouton très jeune), on voit que son parenchyme est homogène d’abord, c’est-à-dire qu’il est formé de cellules semblables entre elles* •*- Plus tard il se creuse, dans chacun des deux lobes, de deux lacunes qui correspondent aux lobules ( Lobuli ) et constituent (pour chaque loge) deux logettes ( Locelli ) ; ces logettes, corn-, plétement isolées, sont d’abord remplies d’un liquide mucilagineux : ce liquide s’organise en une couche de petites cellules qui tapissent la cavité des logettes et en une masse de grandes cellules qui remplissent cette cavité. Les grandes cellules sont nommées Cellules ou Utricules mères du pollen. Ces utricules se remplissent de granules se réunissant en une masse qui se partage en quatre noyaux ; ces noyaux se trouvent isolés par * la solidification de la matière liquide qui les sépare dans le principe,' de sorte que la cavité de l’utricule mère est subdivisée en quatre loges renfermant chacune un noyau non adhérent aux cloisons. Chacun des quatre noyaux se recouvre d’une membrane propre, et constitue un Grain de pollen ; les cloisons qui les séparaient se résorbent, et chaque utricule mère renferme dès lors quatre grains de pollen libres dans sa cavité. Enfin les parois des utricules mères sont résorbées elles-mêmes, et les grains de pollen se trouvent tous libres dans la cavité de la logette. En même temps les parois de l’anthère s’amincissent, et la cloison qui séparait les deux logettes de chaque lobe se détruit. Chaque lobe ne renferme plus alors qu’une ' . seule loge par la réunion des deux logettes, et l’anthère est par conséquent à deux loges. — Dans certains cas, les logettes persistent isolément. Dans d’autres cas, les grains de pollen