‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 118 sur 148 · HAC1M · texte numérisé non relu

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quinquangularis, à cinq angles. .

quinque , dans les mois composés, signifie cinq fois; dans les mots composés dérivés du grec : penta ; — quinquecoccus ; quinque costatus ; quinquedentatus ; quinquefidus ; quinque foliolatus ; quinquelobatus, quinquelobus; quinquelocularis ; quinquenervius ; quinquepartitus ; quinquephyllus , etc. : k cinq coques, côtes, dents, lobes profonds, folioles, lobes, loges, nervures, divisions, feuilles, etc.

Quintine (Mirb.), =Sac embryonnaire (voir ce mot), quintuple, quintuplée c; composé de cinq unités. — quintuplinerves, quintuplinervia , se dit de feuilles palminerves k cinq nervures égales. *

raccourci, abbrèviatus; qui semble avoir été arrêté dans sa croissance; est souvent employé comme synonyme de court, brevis.

Race, Proies ; on désigne sous ce. nom certaines variétés qui se reproduisent indéfiniment sous l’influence la culture, et quelquefois même spontanément.

racémiforme, rqccmiformis, en forme de grappe , disposé en grappe.

racemosus , se dit d’une plante dont l’inflorescence est en grappe.

Uacemus , Grappe (voir ce mot).

Rachis, Rachis; on désigne sous ce nom le pétiole continué par la nervure moyenne chez les feuilles composées-pinnées. — Pétiole continué par la nervure chez les Fougères k feuilles pinnatiséquées — Axe de l’épi chez les Graminées; axe d’une grappe ou d’une panicule, etc.

Racine, Radix; la racine est la partie de l’axe des végétaux qui se dirige de haut en bas et s’accroît par l’extrémité inférieure seulement. On désigne fréquemment sous le nom de Radicule la partie de l’axe qui, chez l’embryon, est située au-dessous de la base du cotylédon ou des cotylédons, mais cet oigane appartientdans sa partie supérieure k la tige ou axe ascendant, et sa partie inférieure ou son extrémité seulement constitue k celte éjKKiue la racine. Celle racine rudimentaire ou racine prirnor-

RACINE

diale devient manifeste pendant la germination, elle est séparée de l’axe ascendant par un plan horizontal (Collet organique , voir ce mot) au-dessus duquel l’axe ascendant (Tige) s’accroît simultanément par tous ses points à la fois, et au-dessous duquel l’axe descendant (Racine) ne s’accroît que par son extrémité inférieure. — Dans un certain nombre de cas, la racine primordiale est réduite à l’état de gaine ou Coléorhize (voir ce mot) par une racine plus intérieure qui la traverse selon son axe. Les plantes dont la racine est munie d’une coléorhize k l’époque de la germination sont dites endorhizes , et les plantes dont la racine ne présente point de coléorhize (la racine primordiale s’allongeant en véritable racine et n’étant point transformée en gaine) sont dites exhorhizes (j’ai démontré que c’est par erreur que les Monocotylédones ont été regardées comme étant toujours endorhizes, et les Dicotylédones comme étant toujours exhorhizes). — Lorsque la racine primordiale ou même la racine coléorhizée s’allonge indéfiniment et s’accroît en diamètre pendant toute la durée de l’existence de la plante, que cette racine soit simple ou qu’elle soit rameuse, elle est dite pivotante. Il arrive fréquemment que la partie de la tige située au-dessous des feuilles cotvlédonaires se continue insensiblement avec la racine pivotante; et, à une époque éloignée de la germination il est difficile de préciser le point où la tige cesse et où la racine commence; dans le langage descriptif, on désigne fréquemment, sous le nom de racine, cet ensemble qui paraît constituer un même organe, bien qu’il appartienne dans sa partie supérieure au système ascendant, et, dans sa partie inférieure seulement, au système descendant. J’ai donné le nom de Collet apparent à la ligne (située au niveau de l’insertion des cotylédons) qui sépare la tige proprement dite, de cette racine appartenant dans sa partie supérieure au système ascendant. — Dans un très grand nombre de cas, la racine primordiale se détruit dès la première période de la germination ou avant la fin de la première année; cette racine est alors remplacée par plusieurs (racines adventices) qui naissent autour de la base de la tige. Cette base de tige qui émet des racines adventives est désignée,

RACINE

si elle est courte, sous le nom île Souche cespiteuse ; si elle est oblique ou horizontale et souterraine dans une assez grande longueur, on lui donne le nom de Rhizome. Les racines qui partent d’une souche, sont désignées, surtout si elles sont simples, si (comme cela arrive fréquemment) elles périssent chaque année (avec la partie de la tige souterraine qui leur a donné naissance, pour être remplacées par d’autres situées plus haut sur la tige souterraine) et si elles sont simples ou peu ramifiées, sous le nom de Fibres radicales , et leur ensemble reçoit le nom de Racine fibreuse ; il .est plus exact de dire . Souche à racines fibreuses. Il arrive dans certains cas que ces fibres radicales nées sur une tige souterraine sont char- • nues et renflées dans leur partie moyenne ou dans toute leur longueur; on désigne leur ensemble sous le nom de Racine fasciculée , et quelquefois, si ces fibres sont de petite taille, sous le nom de Racine grumeuse ( griffe , en terme de jardinage). Les Tiges souterraines , ou hypogées (rhizomes), les Bulbes (tiges réduites à un bourgeon à écailles charnues , émettant de sa base des fibres radicales), et les Tubercules (extrémités de tiges souterraines renflées et charnues à feuilles réduites à des écailles ou presque milles et émettant des racines de la base des bourgeons qu’elles émettent), étaient autrefois considérés comme des racines, et l’on se servait pour les désigner du nom de Racines bulbeuses ou tuberculeuses; on doit dire: Souches bulbeuses , tubéreuses , émettant des tubercules , etc. (Voir les mots Rhizome, Bulbe, Tubercule, etc.) Les Orchidées de la section des Ophrydées présentent la plupart (outre un certain nombre de fibres radicales libres) des masses radiculaires renfermées dans une sorte de poche ou de sac, aux parois duquel elles sont adhérentes (voir le mot Bulbe); ces racines pourraient être dites : invaginées . — L’usage des racines est: 1° de fixer la plante dans le sol; 2° d’absorber les liquides nutritifs: l’absorption se fait principalement par les extrémités ( Spongioles ) des racines ou de leurs divisions ( Fibrilles , Fibres radicales , Radicelles ); et, 3° dans un grand nombre de cas, de servir de réservoir à des matériaux nutritifs élaborés (certains sucs aqueux ou muci-

RACINE

lagineux, la fécule, etc.). Les racines pivotantes renflées {R. napi formes , dauci formes), soit annuelles ou bisannuelles (celles de la Carotte et du Navet par ex.), soit vivaces (chez le Cyclamen par exemple), et les fibres radicales renflées et charnues (celles de certaines QEnanthe , et du Spiræa Filipendula , parex.) renferment des matériaux de cette nature. Les bulbes et les tubercules, qui sont des dépendances de la tige, sont destinés par la nature aux mômes fonctions physiologiques. — On a donné le nom de Crampons aux racines adventives qui naissent dans toute l’étendue de certaines tiges grimpantes et servent à fixer la plante aux supports qu’elle rencontre. On donne le nom de Suçoirs à des racines appartenant aux plantes parasites; ces suçoirs s’implantent dans l’écorce de la plante sur laquelle le parasite cherche sa nourriture et en absorbent les sucs au point de l’épuiser et de la faire périr. Les suçoirs appartiennent ii des racines proprement dites chez les Orobanches; ils constituent des racines adventives nées çà et là sur la tige chez la Cuscute. La racine principale et unique du Gui ( Viscum ) est un Vaste suçoir. — On a désigné sous le nom de Radicelles les racines secondaires qui naissent sur les racines pivotantes, et l’on a remarqué (M. Clos a particulièrement fait connaître cette disposition) que ces radicelles naissent

sur des lignes longitudinales et parallèles, et que pour une môme espèce, et quelquefois chez un même genre, le nombre de ces .lignes (qui est en général de deux à cinq), est à peu près constant. — Nous avons dit que la racine diffère de la tige : 1° par son mode de direction (les racines se dirigent de haut en bas; les tiges se dirigent généralement de bas en haut, il en est cependant un grand nombre d’horizontales, et quelques unes de verticales de haut en bas : voir l’article Tubercule); 2° par son mode d’accroissement (la racine s’accroît par son extrémité seulement). La racine diffère en outre de la tige par l’absence de stomates à la surface de son épiderme, le manque des vaisseaux déroulables désignés sous le nom de trachées (au moins dans le plus grand nombre des cas); et souvent par l’absence d’un canal médullaire. Mais la différence la plus importante est l’absence de feuillçs dans

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