TRIVIAUX (NOMS). — TUBERCULE
tiséqué, à divisions de second ordre elles-mêmes pinnatiséquées;
— triplinerves, se dit de feuilles à trois nervures principales ;
— triquètre, triqueter , à trois angles saillants séparés par trois angles rentrants; — triséqué, trisectus , se dit d’une feuille séparée en trois divisions dont les deux latérales atteignent la nervure moyenne ; — tviserialis , iristichus. , 'disposé sur trois rangs; — trisepalus *, à .trois sépales; -3- trivalvis , à trois valves.
triviaux (Noms) , noms donnés aux plantes communes et usuelles dans le langage vulgaire. — Linné employait l'expression, Noms triviaux, pour désigner les noms spécifiques ou noms qui distinguent les espèces dans chaque genre ; l’expression, Noms spécifiques, a prévalu.
trochlearis , en forme de poulie ; discoïde et présentant une rainure sur le bord.
Tronc, Truncus ; tige des arbres ou végétaux ligneux de grande dimension.
tronqué , truncatus , retusus ; se dit des organes qui se terminent
habituellement en pointe, lorsqu’ils se terminent par une surface plane ou par une ligne horizontale. - Trophosperme, Trophospermium , = Spermophorum , =Placenta. (Voir ce mot.)
tubœformis, en forme de trompette, en forme de tube étroit, évasé ü son extrémité.
Tube, Tubus; organe cylindrique creux, ouvert à son extrémité supérieure. Chez les calices gamosépales et chez certaines corolles gamopétales, on désigne, sous le nom de Tube, la partie
inférieure lorsqu’elle est de forme cylindrique, et l’on donne
le nom de Limbe à la partie supérieure lorsqu’elle est étalée en dehors.
Tubercule, Tuberculum ; on désigne sous le nom de Tubercules des renflements de diverse nature que l’on observe chez l’axe des tiges souterraines, et qui sont constitués en grande partie par un amas de substances nutritives (fréquemment la fécule) destinées à l’alimentation de la plante pendant une période ultérieure. Les Bulbes diffèrent des Tubercules en ce que l'amas de substance nutritive qu’ils renferment est déposé dans des
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feuilles dites Écailles charnues, et non dans une partie axile. Les tubercules ne doivent point être confondus avec les Tubérosités des racines {Radicosarques). Je distingue ces tubérosités des véritables tubercules, en ce qu’elles ne présentent pas de feuilles squammiformes ni par conséquent de bourgeons axillaires. J’ai divisé les tubercules en deux*sections : 1° les Cau lobulbes ou Caulosarques ; T les Turiobulbès ou Turiosarques , ou Tubercules proprement dits. — Les Caulobulbes sont le résultat de bourgeons qui ne se renflent en tubercule k leur base qü’après s’étre allongés en tiges feuiliées et souvent en tiges flo- . rifères. Dans une première subdivision, je place les caulobulbes qui sont renflés avant la floraison de la tige : tel est, chez les Dicotylédones, le tubercule du Ranunculus bülbosus ; tels sont, chez les Monocôtylédones, le tubercule de YAlisma Plantago et la série moniliforme des entrenœuds renflés et charnus de Y Arrhenatherum bulbosum. Dans une deuxième subdivision , je place les caulobulbes qui ne se manifestent qu’après la floraison de la tige dont ils constituent la base : telles sont, chez les Dicotylédones, les nodosités charnues des tiges souterraines ou rhizomes de YOrobus tuberosus et du Géranium tuberosum .
* - Chez les Monocotylédon es, les caulobulbes de cette section présentent entre eux des différences notables : les tubercules (dits Pseudo-bulbes) des Orchidées épiphytes végètent pendant plusieurs années après leur floraison (les écailles ou feuilles de ces caulobulbes se détruisent souvent assez promptement). Chez le Liparis Loeselii ( plante indigène de la même section et qui croît dans nos tourbières), le rhizome qui porte les caulobulbes de trois ou quatre années est susceptible de se •conserver h la base des productions nouvelles sans se détruire ; mais chaque caulobulbe se détruit après l’année pendant la- . quelle il a fleuri.* Chez YEpipogium Grrtelini (Orchidée que l’on rencontre çk et Ik dans les forêts de l’Allemagne), la tige tubérifère appartient à un rhizome rameux, cette tige se renfle au-dessus de sa base à l’époque de la floraison; le renflement persiste pendant les premiers temps du développement d’un bourgeon florifère pour l’année suivante, au profit duquel elle s’épuise, puis se détruit. Chez le Malaxis paludosa ,
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le mode de végétation présente une analogie marquée avec celui de VEpipogium ; c’est quelquefois vers le milieu de la longueur de la tige florifère que se produit le caulobulbe ou renflement tubériforme. Les tubercules bulbiformes qui appartiennent^ certains genres de la famille des Iridées ( Crocus , Gladiolus , Ixia , Anthotyza) ont été nommés Bulbes solides ou bulbes superposés. Ces caulobulbes postérieurs à la floraison tendent à se détruire après l’année qui suit celle de leur floraison ; les nouveaux bourgeons bulbifères se développent, chez ces plante^, à l’aisselle des écailles les plus élevées du bulbe; d’où il résulte que les nouveaux caulobulbes recouvrent l’ancien en s’élargissant, et semblent, dans certains cas, lui être superposés. Lorsqu’un axe n’a pas fleuri, il ne se renfle pas moins en caulobulbe après l’époque de la floraison , et l’année suivante il peut émettre un bourgeon centrai dont l’axe, se renflant après la floraison, constitue un caulobulbe réellement superposé au caulobulbe mère (chez les caulobulbes des Orchidées épiphytes, les nouveaux caulobulbes paraissent accolés aux anciens et non superposés, parce qu’ils prennent naissance à l’aisselle des feuilles ou écailles inférieures diicaulobulbe mère et non à l’aisselle des écailles supérieures). Iï faut se garder de confondre les caulobulbes des Crocus avec les véritables bulbes à tuniques charnues que présentent certaines espèces appartenant à la même famille ( dans le genre Iris). Le genre Colchicum présente un caulobulbe qui me semble tenir des caractères du caulobulbe des Orchidées épiphytes et du caulobulbe des Crocus ; comme chez les Orchidées épiphytes, la production des bourgeons se fait h l’aisselle des écailles qui occupent la base, et par conséquent les caulobulbes successifs sont latéraux ; comme chez les Crocus , les caulobulbes cessent de vivre au bout d’une année, mais les écailles qui sont épaisses et très coriaces persistent pendant un grand nombre d’années (les plus anciennes étant incessamment refoulées k l’extérieur et déchirées par distension ), et les vieux bulbes sont réduits chacun à une sorte de ruban spongieux qui est comprimé entre les tuniques des années successives. — La deuxième section des tubercules comprend
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les Turiosarques ou Turiobulbes : ces tubercules sont constitués par les bourgeons terminaux de rameaux souterrains se renflant en une masse charnue qui n’émet des tiges florifères que l’année suivante. Cette section présente deux subdivisions, dont la première est constituée par les tubercules a bourgeons multiples et k écailles très rudimentaires, ou tubercules proprement dits. Je place dans cette subdivision : la Pomme-deterre ( Solarium tuberosum ), YOxalis crenata , le Topinambour [Ilelianthus tuberosus), la Capucine-tubéreuse ( Tropœolum tu * berosum ), le Crépis bulbosa y etc. — C’est da^s cette section que vient se placer le rhizome charnu tubériforme du Convoluulus sepium dont j’ai fait connaître les mœurs curieuses. Après l’époque de la maturité des fruits, \çrs la lin de l’automne, les tiges ou les rameaux volubiles de cette plante (commune dans les haies humides) pendent vers la terre et s’allongent jusqu’à ce que leur extrémité soit en contact avec le sol ; cette extrémité continue alors k s’allonger en s’insinuant verticalement de haut en bas (contrairement k la direction habituelle des
tiges) dans la terre , ou entre les fissures des murailles. La plante, dont les tiges, exposées à l’air, périssent pendant l’hiver, se crée ainsi k l’approche du froid (ainsi que pourrait le faire un animal guidé par son instinct) un abri ou un terrier profond dans lequel la gelée ne peut l’atteindre. Le sommet de la tige, qui se développe ainsi de haut en bas dans la terre, revêt l’apparence d’une racine ou d'un rhizome; elle est de couleur blanche, de consistance charnue, et ses feuilles sont réduites kde courtes écailles. La partie aérienne de cette lige
m idl
renversée périt et se détruit dès les premières gelées, et l'extrémité enfouie dans la terre constitue dès lors un individu
distinct, qui, au retour du printemps, émet des rameaux axillaires ascendants constituant de nouvelles tiges florifères dont les extrémités s’enfouissent k leur tour comme l’extrémité de la tige mère qui leur a donné naissance. Ces tiges enfouies se ramifient souvent dans le sol et pourraient au premier abord être prises, quand on les retire de terre, pour des rhizomes émis par une tige souterraine; mais leur base qui se trouve au niveau du sol , l’extrémité des rameaux dirigée en
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bas, et les feuilles squammiformes dont la pointe regarde également en bas, prouvent suffisamment qu’il s’agit d’une tige qui a pénétré dans la terre par son sommet. — La deuxième subdivision de la section des Turiobulbes renferme des tubercules munis de feuilles squammiformes membraneuses, et destinés k produire une plante nouvelle par l'accroissement de leur bourgeon terminal et non par la production de bourgeons latéraux ou axillaires. Le turiobulbe type de cette subdivision est celui du Sagittaria sagittœ folia. Plusieurs botanistes avaient remarqué depuis longtemps que cette plante présente souvent k sa base un bulbe assez singulier qu’ils avaient décrit très imparfaitement et de manière k laisser voir qu’ils n’en comprenaient ni l’origine ni la structure. Le travail que je prépare sur les bulbes et les tubercules me conduisait naturellement k examiner le bulbe ou tubercule de la sagittaire, et je m’en occupai avec d’autant plus d'intérêt que son histoire était entourée de plus d’obscurité. Pensant avec les autres
auteurs que la sagittaire est vivace, j’avais, pendant l’hiver, cherché des souches de sagittaire dans la vase, dans un espace où j’étais certain d’avoir vu un grand -nombre de ces plantes pendant l’été précédent; d’abord mes recherches furent vaines: en cherchant avec plus de soin, je trouvai plusieurs petits bulbes ou tubercules ovoïdes munis, d’écailles membraneuses et terminés par un bourgeon cylindrique, qui me parurent appartenir k la sagittaire. Je plaçai ces bulbes en pot dans de la terre mouillée, et je les retirai de loin en loin pour les examiner; pendant janvier, février, mars et avril, ils n’éprouvèrent aucun changement; le 15 mai, le bourgeon terminal s’etait allongé, et en peu de jours il se développa une rosette de feuilles (émettant des racines k sa base), non pas au sommet du bulbe, mais k l’extrémité d’une tige de 5 k 6 centimètres qui partait de ce sommet. Un mois plus tard, la rosette de feuilles était devenue une plante robuste, et le bulbe mère avait fini par s’épuiser complètement, mais restait comme suspendu k la base de la plante qu’il avait produite. Ayant alors arraché plusieurs de ces plantes, je remarquai, parmi les fibres radicales filiformes qui partaient de la base de la rosette,
TUBÉROSITÉ. — TUNIQUE. *
d’autres organes ayant l’apparence de racines, de couleur blanche, et de la grosseur du doigt, qui partaient de l’aisselle des feuilles et qui descendaient verticalement dans la vase. Ces organes, qui atteignaient une longueur de 5 à 6 décimètres et qui étaient munis de loin en loin de feuilles squammiformes, n’étalent (malgré leur direction descendante et leur séjour souterrain) autre chose que de véritables tiges; en effet, ayant coupé en long l’extrémité de ces organes, je les trouvai terminés par un véritable bourgeon. Ce bourgeon ne tarda pas à se renfler en tubercule, et dès la fin de septembre, après la floraison et la fructification des tiges aériennes, toute la plante se détruisit, y compris les tiges descendantes; les caulobulbes terminaux, devenus libres, restèrent seuls vivants au fond de la vase, à l’état oti j’avais observé les caulobulbes mères l’année précédente, et constituèrent l’année suivante autant de plantes distinctes. Pourquoi la Sagittaire, dont toute la souche est enfoncée dans l’eau et est exposée en apparence aux mêmes influences dans toutes ses parties, produit-elle des rameaux de deux sortes, les uns descendants et ayant l’aspect de racines, les autres ascendants feuillés et florifères? La cause déterminante de ces deux directions contraires, d’où résultent des formes et des fonctions si différentes, est encore ii trouver; mais, quant au but, il est bien évident: les uns sortent de l’eau pour fleurir et reproduire la plante par graines, les autres s’enfoncent dans la terre pour échapper à la gelée et reproduire la plante par tubercules, tuberculeux , tuberculatus , qui présente des tubercules. Tubérosité, Tuberositas ; épaississement ou nodosité en forme de tubercule.
tubéreux, tuberosus ; une racine ou une souche est dite tubéreuse lorsqu’elle présente la forme d’un tubercule, tubuleux , tubulosus , tubulatus ; en forme de tube. — Chez les plantes de la famille des Composées, les fleurons (fleurs) sont dits tubuleux quand ils ne sont point ligules (fendus et étalés en forme de ligule ou languette).
tumidus , gonflé, vésiculeux.
Tunique, Tunica ; se dit d’une enveloppe ordinairement ouverte
TURION. — UNCIA.
au sommet, au moins dans le principe. Chez l’ovule on désigne quelquefois le testa sous le nom de tunique externe, et le tegmen sous le nom de tunique interne. — On donne le nom de tuniques aux feuilles charnues qui constituent la masse d’un bulbe, lorsque ces feuilles sont h peu près embrassantes ; le bulbe qui présente des feuilles charnues ou écailles de cette forme, est dit tuniqué, tunicatus.
Turion, Turio ; on désigne sous ce nom, chez les plantes vivaces, les jeunes tiges qui partent de la souche pendant la période où elles sont encore souterraines.
turbiné, turbinatus , en forme de toupie aplatie; telfe est la forme de la racine chez la Rave, Brassica Rapa.
turfosus , =* torfaceus , tourbeux : Pratum turfosum , Prairie tourbeuse; Plante e turfosœ , Plantes des tourbières.
Type, Typus ; se dit d’un individu qui réunit tous les caractères de l’espèce au plus haut degré.
lypicusy typique, qui présente les caractères du type.
uliginosus , uliginarius ; qui habite les prairies humides ou un peu tourbeuses.
Umbella, Ombelle (voir ce mot) ; — umbellatus , umbelliformis , en forme d’ombelle. — Umbellula , Ombellule.
umbilicalis (Funiculus), Cordon ombilical, Funicule (voir ce mot). «= umbilicatusy pourvu d’un ombilic, marqué d’une cicatricule ombilicale. = Umbilicus , Ombilic.
Umbo, Mamelon, protubérance conique s’élevant sur unesurface;
umbonatus , présentant un mamelon.
umbraculiformis , en forme d’ombrelle ou de parasol. — Umbraculum , organe en forme d’ombrelle, par ex., le chapeau des Agarics et des Bolets ù pédicule central.
umbrosus ; se dit d’une plante qui se plaît dans les lieux ombragés.
Uncia, = Pollex ; le pouce, 12 lignes (ancienne mesure); un peu moins du quart d’un décimètre. — uncialis, de la longueur d’un pouce.
UNCINA/rUS. l)RKE.
unçinatus , muni d!une pointe crochue; uncinato-aculeatus, muni d’aiguillons crochus; uncinato-setosus, muni de poils crochus. Uncùs , Crochet, pointe crochue.
unctuosus , onctueux, qui a la consistance de l’huilet se dit d’une surface couverte de mucilage ( par ex. la surface des feuilles chez les Pinguicula).
undecim , onze; dans les mots tirés du grec, enâeca. ( Les divers organes ne se présentent guère qu’accidenteyement au nombre de onze).
undulatus, ondulé. (Voir ce mot.)
Unguis, Onglèt, base rétrécie d’un pétale (voir ce mot) ; — ungui culatus , onguiculé , muni d’un onglet étroit et allongé. ' uni , œquatus; dont la surface ne présente pas d’inégalités. uni -, dans les mots dérivés du latin, signifie un, une seule fois; dans les mots dérivés du grec, mono. — unicolor f unicolore, d’une seule couleur; — unifariam (adv.), sur un seul rang ; — unifarius , disposé sur un seul rang. — uniflore, uniflorus , k une seule fleur; — ' unifoliolé, unifoliolatus , k une seule foliole ; — unijugus , k une seule paire de folioles; — unilabié , unilabiatus , k une seule lèvre; unilatéral, unilateralis , disposé sur un seul côté, dirigé d’un seul côté. — unilobé, unilobatus , k un seul lobe (se dit de certaines anthères); — uniloculaire, unilocularis , k une seule loge. — unisérié, uniseriatus . uniserialis , disposé en une seule série, en un seul rang, unique, unicus t =» solitaire, solitarius , qui est seul, unisexuel , unisexualis , d’un seul sexe ; se dit des fleurs mâles ou femelles, des plantes monoïques, dioïques ou polygames, wra, dans les mots dérivés du grec : queue ; en latin, cauda. urcéolé, urceolatus , en godet, en grelot; se dit d’une corolle gamopétale globuleuse k ouverture étroite ; par exemple, celle du Muguet (Convallaria maialis).
urens , brûlant; dont la saveur ou dont la piqûre cause le sentiment de la brûlure.
Urne, Urua ; on donne ce nom k la capsule fructifère dans la famille des Mousses. L’urne n’est autre chose que le noyau de YArchégone (ou fleur de la mousse), désigné sous le nom d 'Endogonium , qui grossit et se développe après la floraison et dont
URNE. — UTRICULE.
la base s’allonge en forme de pédicelle. Lors de cet allongement, le tégument membraneux (de YEndogonium ), connu sous le nom d’ Epigonium , est déchiré transversalement audessus de sa base et emporté par YEndogonium , qui devient urne et qu’il recouvre à la manière d’un capuchon ou d’une coiffe. La coiffe est fendue par suite de la distension que lui
fait éprouver l’accroissement de l’urne en grosseur, et elle se
détache à l’époque de la maturité. A cette même époque (chez la plupart des genres), Fume s’ouvre au moyen d’une rupture transversale; sa partie supérieure, qui se détache comme ' une sorte de couvercle, est désignée sous le nom d’opercule. La chute de l’opercule met à nu la cavité de l’urne; les bords de cette cavité sont en général bordés de deux rangées de dents ; la rangée extérieure appartient à la paroi de l’urne et est désignée sous le nom de Péristome externe ; la rangée interne appartient à un sac membraneux (sporange) qui tapisse la cavité de l’urne et renferme les spores : cette rangée interne de dents est désignée sous le nom de Péristome interne ; lorsque ce sac interne ou sporange reste intact au sommet , ce sommet constitue une membrane en forme de tympan qui ferme l’ouverture de l’urne et ne se déchire que plus tard ; cette membrane est désignée sous le nom d'Èpiphragme dans le genre Polytrichum. Le sac membraneux ou sporange est traversé dans sa longueur par un axe filiforme désigné sous le nom de Columelle ; les spores sont situées entre cet axe et les parois du sporange. (Voir les mots Archégone etMuscinées.)
Utricule, Utriculus; organe ressemblant à une petite outre membraneuse. Divers organes sans analogie entre eux ont été désignés sous le nom d’utricule : 1° Utricule = Cellule (voir ce mot), organe simple, élément du tissu cellulaire ou utriculaire; — 2° Utricule fibreuse, = cellule allongée, Fibre, Clostre (voir ces mots); — 3“ Utricule de pollen = grain de pollen ; — U° Utricules natatoires des Utricularia , organes membraneux, vésiculeux, remplis d’air, appartenant aux feuilles submergées des Utricularia , et facilitant le maintien de la tige florifère à .la surface de l’eau; — 5" Utricule des Carex, nom donné à une sorte d’involucre gamophylle qui enveloppe l’akène dan