‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 138 sur 148 · VAISSEAUX · texte numérisé non relu

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que ces vaisseaux sont formés de cellules plus ou moins allongées, superposées bout à bout et communiquant entre elles par la destruction du double diaphragme qui existe dans l'origine au point où leurs parois s’appliquent l’une contre l’autre^ — Les Vaisseaux dits scalariformes sont une variété des vaisseaux

• rayés dont le tube est prismatique et dortt les rayures superposées régulièrement sur chaque face ont l’aspect de petites échelles. — Les Vaisseaux dits monili formes sont des vaisseaux

• ponctués qui présentent des étranglements rapprochés que l’on considère comme correspondant aux points de jonction des cellules qui constituent ces vaisseaux. — Certains observateurs admettent des transitions entre les différentes sortes de vaisseaux que nous venons d’énumérer ; d’autres nient ces passages des uns aux autres, se fondant : 1° sur ce fait qu’un même vaisseau ne peut revêtir les diverses formes successivement, mais par transitions on entend des formes intermédiaires observées chez divers vaisseaux et non successivement chez le même ; 2° sur ce que l’on rencontre des substances différentes dans quelques uns d’entre eux (or la place des substances qui peuvent se déposer dans les divers tissus est loin d’être déterminé d’une manière absolue) ; 3° sur ce que certaines modifications des vaisseaux se trouvent plus particulièrement chez certains organes et même exclusivement chez quelques uns ( c’est ainsi que beaucoup d’observateurs admettent que l’on ne rencontre jamais de véritables trachées dans les racines) ; mais de ce qu’un organe placé dans des circonstances différentes ou dans des milieux différents se développe avec des modifications de formes différentes , est-on fondé à admettre qu’ii est de nature différente ? On admet que dans l’origine certains vaisseaux sont formés par une fibre ( ou par plusieurs fibres juxtaposées dans leur partie supérieure ) et que d’autres sont le résultat de plusieurs cellules superposées, mais que ces fibres ou ces cellules sont d’une nature spéciale et que chacune ne peut devenir un vaisseau d’une classe quelconque, mais qu’elle devient invariablement un vaisseau d’une classe déterminée. — Les observations auxquelles je me suis livré ne m’ont point encore démontré si les divers vaisseaux

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doivent être considérés ou non comme de même nature dans l’origine ; mais un fait important qui me parait résulter de l’examen microscopique des tissus dont j’ai étudié la formation est que (ainsi que cela a été dit avant moi) les ponctuations sont de courtes stries, les stries de courtes rayures et les rayures de courtes spirales; mais que' ( contrairement à l’idée admise, qu’il s’agit de lignes complètes soudées entre elles dans une partie de leur étendue), il s’agit d’érailiures qui n’ont pas été portées au point de devenir des lignes complètes; en ou|re il résulte de mes propres observations que les ponctuations, striçs, rayures et spirales, ne sont pas des intervalles au niveau desquels la couche ou les couches internes ne se déposent pas , mais qu’elles sont le résultat del’éraillure de la couche interne d’abord déposée uniformément dans toute l’étendue de la cavité de la membrane externe, cette merôbrane externe se trouvant plus extensible que la couche qui la revêt k l’intérieur et qui se rompt avec plus ou moins de régularité. — Les fonctions des vaisseaux sont loin d’être encore bien déterminées ; les trachées (qui ont une certaine ressemblance de forme avec les trachées qui constituent les organes respiratoires chez les insectes) ont passé, par analogie, pour servir à la même fonction chez, les plantes; mais ces vaisseaux, s’ils concourent à cette fonction, n’y concourent pas directement, car ils n’ont aucune communication avec les stomates, ni avec les cavités du tissu cellulaire cortical qui aboutissent aux stomates et dans lesquelles s’opère principalement la fonction de la respiration ; les trachées, étant situées près de l’étui médullaire , sont au contraire le plus éloigné possible de l’écorce et des stomates. — En général , les vaisseaux renferment des liquides pendant la période herbacée des tissus dont ils font partie. Dans les organes ligneux formés depuis plusieurs années le calibre des vaisseaux est quelquefois obstrué par les dépôts successifs qui s’opèrent dans leur cavité , ainsi que dans celles des fibres et des cellules; dans d’autres cas ils conservent leur calibre et ne contiennent, selon les uns, que de l’air, et selon d’autres, sont une des voies par lesquelles les liquides absorbés par les raci-

VALLÉCULE. — VALVE.

nés s'élèvent dans la partie supérieure du végétal. — Les vaisseaux laticifères se rencontrent surtout dans les couches internes de l’écorce; ces vaisseaux charrient des sucs élaborés de nature souvent résineuse et d’apparence souvent laiteuse, blancs ou diversement colorés. Certains observateurs regardent ces vaisseaux comme des réservoirs creusés au milieu des autres tissus, n’ayant point de parois propres, et comme constituant de véritables lacunes. (Voir le mot Laticifères.)

Vallécule, Vallecula ; intervalle qui sépare deux côtes chez le fruit des Ombellifères. Les canaux résinifères longitudinaux sont ordinairement situés dans l’épaisseur du péricarpe, dans l’étendue qui correspond aux valléeules. — valleculatus , présentant des valléeules.

valvaire (Préfloraison) ; le calice et la corolle sont dits îi préfloraison valvaire lorsque les sépales ou les pétales sont en contact par leurs bords sans se recouvrir mutuellement.

Valve, Valva ; on désigne sous le nom de valves les pièces qui résultent de la déhiscence des fruits ligneux ou membraneux. Selon le mode de déhiscence, les valves représentent des parties différentes du péricarpe. — Chez les fruits constitués par un seul carpelle qui se partage en deux moitiés longitudinales, selon la suture ventrale et selon la nervure dorsale (chez les gousses ou légumes), les valves représentent chacune une moitié longitudinale de carpelle. Si le carpelle isolé ne s’ouvre que par sa suture , il constitue une seule valve à l’époque de la déhiscence (follicules). Chez les fruits qui résultent de plusieurs carpelles soudés, les valves sont constituées chacune : par un carpelle (chez les fruits U déhiscence suturale), par la partie dorsale d’un carpelle (chez les fruits à déhiscence marginale, dite septifrage), ou enfin parla réunion de deux moitiés longitudinales de carpelles (chez les fruits à déhiscence dorsale dite loculicide); dans ce dernier cas, *la valve porte à sa partie moyenne soit un placenta pariétal, soit une cloison , selon que le fruit est uniloculaire à placentation pariétale, ou pluriloculaire à placentation axile. (Voir les mots Fruit et Déhiscence.)

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