‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 31 sur 148 · CADUC · texte numérisé non relu

CADUC

Cacume», Sommet, extrémité supérieure.

caduc (fém. caduque), caducus ; très caduc, deciduus. On donne

' l’épithète de caduc aux organes qui se détachent spontanément de la tige en se désarticulant à leur base. — Les organes axiles (divisions de l’axe) le plus fréquemment caducs sont les pédoncules ou les pédieelleS fructifères, et même les pédoncules ou les pédiceljes des fleurs mâles (chez les arbres à fleurs en chatons unisexuels par exemple) et des fleurs femelles ôu hermaphrodites non fécondes. — La plupart des organes ap-

. pendiculaires (feuilles, bractées, stipules, organes constituant les verticilles de la fleur, en un mot tous les organes qui dérivent de la feuille) sont caducs; les feuilles sont caduques chez la plupart des arbres dicotylédonés; chez ces arbres, les feuilles sont généralement pétiolées, ou du moins sont insérées par une base étroite; chez un certain nombre de ces arbres, les feuilles persistent pendant l’hiver, et ne tombent que lorsqu’elles sont remplacées par d’autres au printemps; chez quelques espèces, elles persistent même pendant plusieurs années, elles se détachent après cet intervalle. Chez certains végétaux arborescents monocotylédonés, les feuilles ne sont point articulées et sont complètement persistantes; la partie qui correspond au limbe finit par se sécher et se détruire, mais la base reste adhérente k la tige. Chez les plantes à tiges herbacées de nos climats, les feuilles pétiolées sont susceptibles de se détacher spontanément, mais plus ordinairement elles sont dé-* truites en même temps que les tiges par les premiers froids de l’hiver. C’est parmi les plantes à tiges herbacées que nous observons des feuilles décurrentes, comme si la nature eût regardé comme indifférent que ces feuilles ne fussent pas susceptibles de se désarticuler, puisque la tige qui les porte est destinée U périr en même temps qu’elles. Les organes appendiculaires qui constituent la fleur ne sont point également

caducs les uns et les autres; le calice reste souvent persistant autour du fruit (chez les plantes *a ovaires libres) ou au-dessus

CÆRULEUS. — CÆSPES.

du fruit (chez les plantes û ovaires adhérents), qu’il se dessèche (calice marcescen!) ou qu'il continue à végéter et même ii s’accroître (calice accrescent); quelquefois aussi il est caduc. Il va sans dire que si le calice est gamosépale, il se détache tout d’une pièce; il en est de même pour les corolles gamopétales; lorsque les étamines sont insérées sur ces corolles, il va sans dire aussi qu’elles sont liées à leur sort, et qu’elles tombent tout d’une pièce avec elles. — Les fruits mûrs se détachent souvent du pédicelle, qu’ils soient le résultat de carpelles libres ou de carpelles soudés entre eux. — L’instant où un „ organe se détache en se désarticulant peut être considéré comme l’instant de sa maturité, ou du moins l’instant où il est arrivé à un état tel qu’il ne lui reste plus de fonctions à remplir; c’est ainsi que l’on voit se détacher les fruits mûrs, les fruits abortifs qui ne peuvent atteindre à la maturité, les fleurs mâles après la floraison, les feuilles des arbres avant l’hiver, etc.; on remarquera que ces divers organes, même les fruits abortifs et les feuilles, passent, avant de tomber, de la couleur verte à une teinte jaune ou rougeâtre qui caractérise l’état de maturité chez un grand nombre de fruits, — Certains organes appendiculaires sont peu ou point caducs; telles sont les feuilles qui ont la forme d’épines palmées chez le Berberis vulgaris (Épine-vinette), épines â l’aisselle desquelles naissent les rosettes de feuilles foliacées; telles sont aussi les stipules qui ont la forme d’épjines chez l’Acacia ( Robinia Pseudo- Acacia).'

cceruleus , de couleur bleue. — cœrulescens , qui a une légère teinte bleue.

cœsiusy d’un bleu qui tend au gris-cendré, et qui résulte d’une couleur noire ou d’un pourpre noir, vue par transparence sous la couche légère d’une efflorescence blanchâtre; par exemple les fruits du Prunier épineux, du Rubus cœsius y le raisin noir, etc. *

Cœspesy Gazon. Souche de plante vivace formant une masse compacte de bases, de tiges et de rejets pressés les uns contre les autres. — cœspitosm. cespiteux, ayant l’aspect d’une touffe de gazon.

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Calathide, Calathidium , Calathis — Céphahnthie = Anthode — Capitule = Fleur composée. (Voir ce dernier mot.)

Calcar , Éperon (voir ce mot). — calcaratus , muni d’un éperon.

calcareus , qui se plaît dans les terrains caicaires, sur les rochers calcaires.

calceiformis , qui a la forme d’un sabot. — Calceolus , Sabot , chaussure. .

Calice, Calyx. Chez les végétaux dicotylédonés, on donne ce nom au rang (verticille) le plus extérieur des pièces (feuilles modifiées) dont se compose la fleur. Les pièces ou folioles qui constituent le calice se nomment Sépales. Les sépales sont des feuilles généralement plus petites que celles de la tige, souvent vertes, quelquefois aussi d’une autre couleur que le vert, et généralement sessiles. — Les sépales sont quelquefois, chez les plantes à feuilles munies de stipules, pourvus eux-mêmes de stipules; la réunion de ces stipules ealicinales constitue quelquefois un calice accessoire en dehors du calice. Le calice se détache souvent après la floraison (calice caduc); dans d’autres cas, il persiste et se dessèche (calice marcescent); quelquefois il continue U s'accroître en même temps que le fruit (calice accrescent). Le calice peut ne point exister, mais seulement chez les plantes dépourvues de corolle ; lorsque la corolle existe, le calice existe toujours, bien que parfois il soit réduit à un rebord ou bourrelet à peine sensible; chez un grand nombre de plantes de la famille des Composées et de la famille des Valérianées, le calice, souvent peu apparent pendant la floraison , s’accroît sous la forme d’une aigrette de soies fines ou de paillettes; les sépales sont dans ce cas réduits à des nervures. Lorsque les sépales ne sont point soudés entre eux par leurs bords (sépales libres entre eux), le calice est dit Dialysé pale (ou polysépale), comme chez la Giroflée, le Pavot, le Tilleul, la Renoncule. Si les sépales sont soudés entre eux par leurs bords dans une certaine étendue, le calice est dit gamosépale (ou monosépale), comme chez la Sauge, la Jusquiame, le Datura, etc. — Dans le langage descriptif ( langage qui est antérieur de beaucoup aux connaissances morphologiques, et que l’on a conservé jusqu’ici sans le modifier, parce qu’il est

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commode, bien que peu exact), le calice gamosépale est considéré comme un organe simple et non comme une réunion de feuilles soudées; et lorsque les sépales ne sont pas soudés jusqu’k leur sommet, on dit que le calice est divisé en lobes ou en

dents; au lieu de dire, ce qui serait plus exact, que les sépales sont libres dans leur partie supérieure; il serait plus régulier, dans ce cas, de remplacer les mots lobes et dents par les phrases : partie libre des sépales, extrémité libre des sépales. — Cite/ les plantes h calice dialysépale, les sépales peuvent être ou complètement indépendants des autres parties de la fleur comme dans les genres Ranunculus , Linum , Brassica, etc. (chez ces plantes, l’insertion des divers verticilles de la fleur, relativement à l’ovaire, est dite hypogyne) , ou ils peuvent être soudés ii leur base avec les pétales et les étamines comme dans la fleur du Montia fontana. — Le calice gamosépale est susceptible d’être indépendant des autres verticilles de la fleur, comme dans les genres Primula , Gentianà , Sa l cia , etc. (chez ces plantes k calice gamosépale libre, la corolle est en général bypogyne; les étamines peuvent aussi être hypogynes, mais elles * sont généralement insérées sur la corolle). — Chez un grand nombre de familles, les trois verticilles extérieurs de la fleur, le calice, la corolle et les étamines, sont soudés dans une certaine étendue de leur partie inférieure, sans adhérer k l’ovaire qui se trouve libre au centre du tube formé par la soudure de ces diverses parties; dans le langage descriptif, on dit dans ce cas que la corolle et les étamines sont insérées k la gorge du tube du calice, et, relativement k l’ovaire, l’insertion de la corolle et des étamines est dite périgyne ; telle est la disposition t(ue présentent les diverses parties de la fleur chez les Papilionacées, les Crasswlacées, les Amygdalées, les Rosacées, etc.

— Chez un nombre de familles plus considérable encore, le verticille earpellaire (l’ovaire) iui-mème participe k la soudure générale de la partie inférieure (les verticilles extérieurs de la fleur, en d’autres termes il est adhérent au tube qui ne faisait que le recouvrir dans le cas précédent ; la partie libre du calice et de la corolle semblent alors naître du sommet de l’ovaire, et l’insertion de ees verticilles est dite épigyne, Parmi les fa-

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milles Dicotylédones dialypétales, nous citerons, connue appartenant au type épigyne, les Pomacées, les Onagrariées, les Ombellifères, les Grassulariées et les Saxifragées. Chez les Dicotylédones gamopétales à calice et à corolle dits épigynes, les étamines sont quelquefois elles-mêmes épigynes : par exemple chez les Vacci niées, les Campanulacées et les Lobéliaeées; mais il est plus fréquent qu’elles soient insérées sur la corolle; telle est la disposition qui existe chez les Curcubitacées, les Caprifoliacées, les Kubiacées, lesValérianées, les Dipsacées, les Composées, etc. — En raison des transitions nombreuses qui existent dans certains groupes entre les ovaires soudés dans toute leur étendue et les ovaires soudés seulement dans leur partie inférieure, on a réuni dans plusieurs ouvrages descriptifs les types à insertion périgyne et U insertion épigyne sous le seul titre de périgynes, en indiquant, à l’occasion de chaque famille ou de chaque genre, si l’ovaire est libre ou s’il est soudé au tube. —Nous n’avons jusqu’ici envisagé le calice, au point de vue de sa liberté ou de ses adhérences, que chez les plantes dicotylédones dialypétales et gamopétales, groupes chez lesquels le verticille des sépales est généralement bien distinct du verticille des pétales qui ne manque que dans un très petit nombre de cas. Dans le groupe des dicotylédones apétales, le calice constitue au contraire à lui seul le périanthe, c’est-à-dire l’enveloppe des étamines et de l’ovaire; du reste, à part les différences qui résultent de l’absence du verticille des pétales, on observe chez ces plantes les mêmes combinaisons, au point de vue de la soudure, que chez les plantes dialypétales et gamopétales. Nous trouvons l’insertion hypogyne (sépales, étamines et ovaires libres) chez les Amaranthacées, les Nyctaginées, les Polygonées, les ürticées, etc.; l’insertion périgyne (étamines soudées au calice, ovaire libre) chez les Thymélées, les Laurinées, les Chénopodées, etc.; enfin l’insertion épigyne (calice et étamines sondés avec l’ovaire, et paraissant naître de son sommet) chez les lllppuridées, les Santalacées, les Aristolochiées, etc. Chez les apétales dioïques, il va sans dire que, chez les fleurs mâles, le calice et les étamines ne. peuvent être soudés à un ovaire qui îVexistc pas; et que chez les fleurs fe-

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melles, le calice seul est soudé à l’ovaire, la corolle et les étamines n’existant pas. Chez quelques plantes apétales, le calice manque complètement; chez ces plantes, les fleurs réduites aux organes reproducteurs sont seulement munies de bractées qui jouent le rôle d’enveloppes florales; telles sont les Callitrichinées, les Cératophyllées, les Salicinées, les fleurs mâles des Cupulifères, etc. — Chez les Monocotylédones, le calice offre cette particularité remarquable que, dans le plus grand nombre des cas, il présente la consistance pétaloïde et la coloration de la corolle; aussi a-t-on d’abord considéré ces plantes comme dépourvues de calice et comme pourvues d’une seule enveloppe florale : la corolle. On a depuis longtemps reconnu que cette prétendue corolle se compose de deux verticilles distincts, dont l’extérieur n’est autre chose qu’un calice ordinairement pétaloïde; cependant, dans le langage descriptif, on a continué à considérer chez les Monocotylédones les deux verticilles comme constituant un seul organe auquel on a donné le nom de périanthe, au lieu de dire: calice k 3 sépales pétaloïdes, corolle à 3 pétales; on dit périanthe à 6 divisions pétaloïdes. Une même famille naturelle monocotylédonée renferme souvent des plantes qui présentent les insertions hypogynes et périgynes, aussi n’attache-t-on dans ce groupe qu’une importance secondaire à ces deux types; l’insertion épigyne est au contraire, chez les Monocotylédones, généralement bien distincte des types périgyne et hypogyne. Au type hypogyne appartiennent les familles des Alismacées, des Butomées, des Potamées, des Joncées et des Graminées (si dans cette famille les enveloppes florales sont considérées comme un périanthe). Les Liliacées et les Asparaginées appartiennent par certains genres au type hypogyne, et par d’autres genres au type périgyne; les Colchicacées sont périgynes. Au type épigyne appartiennent les Dioscorées, les Iridées, les Amarvllidées, les Orchidées, les fleurs femelles des Hvdrocharidées, etc. Enfin chez certaines familles monocotylédonées, le périanthe est nul ou réduit h des écailles ou à des soies Cypéracées, Aroïdées, Typhacées, etc. — J’ai considéré jusqü’ici , dans cet article, le calice, ses adhérences, et les inser-

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lions dites apparentes qui résultent de ces adhérences, au point de vue auquel ces objets sont considérés, non seulement dans les traités descriptifs, niais aussi dans les traités d’organographie et de physiologie végétale (puisque cet ouvrage a pour but de faciliter l’intelligence de ces livres, autant que de guider dans l’étude directe des plantes). Je vais maintenant exposer en quelques mots des idées qui me sont personnelles sur la valeur réelle des insertions et des adhérences. — Je considère une fleur épigyne (à ovaire adhérent) comme présentant une sorte de dépression ou de refoulement du sommet de l’axe, axe qui est à ce niveau comparable à un doigt de gant rentré en lui-même. Ce sommet rentré en lui-même n’a entraîné que le verticille ou les verticilles capellaires; les autres verticilles (étamines, pétales et sépales) naissent réellement du bord de la dépression, et ne contribuent que par leur décurrence h la formation du tube qui enveloppe l’ovaire et lui est adhérent (ce tube étant une dépendance de l’axe). — Si le tube soudé à l’ovaire dans la disposition dite épigyne est en effet une dépendance de l’axe, le tube qui existe dans la disposition périgyne (tube considéré comme résultant de la soudure de la partie inférieure du calice, de la corolle et des étamines) est-il d’une autre nature, par cela seul qu’il n’est pas soudé à l’ovaire? évidemment il est de la même nature, et il représente également un axe déprimé en godet, qui ne diffère de l’axe déprimé des ovaires dits adhérents que parce que la face interne appartenant U l’extrémité supérieure refoulée est libre au lieu d’être adhérente à l’ovaire inséré à son sommet (sommet qui se trouve occuper, par suite du refoulement, le fond du godet); dans ce cas comme dans le précédent, c’est du bord de la dépression que naissent les étamines, les pétales et les sépales. L’insertion des pétales à ce point n’est donc pas seulement apparente, mais réelle, puisqu’elle a lieu sur un axe et non, comme on le pensait, sur le calice. Les étamines peuvent être insérées au même niveau que les pétales, c’est-à-dire sur le bord ou à la gorge du tube; mais dans un grand nombre de cas, chez les plantes à corolle gamopétales , les étamines sont insérées sur la corolle. Je suis amené dans ce cas, en

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