‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 49 sur 148 · DÉFORMATION. — DÉHISCENCE · texte numérisé non relu

DÉFORMATION. — DÉHISCENCE

à-dire qui résultent d’une série de générations d’axes définis, sont composées de fleurs qui s’épanouissent, à commencer par celte du centre ou du sommet, et successivement, de dedans en dehors ou de haut en bas, en finissant par celles de la circonférence. — La disposition inverse est dite indéfinie , indéterminée, ou centripète. — Les tiges et les rameaux indéfinis sont / ceux dont le bourgeon terminal s'allonge indéfiniment. (Voir le mot Inflorescence.) — d’une manière définie, definife (adv.). defiexuSy qui retombe en se courbant en arc.

defloratus , défleuri; dont la période de floraison est terminée. Defoliatio , chute des feuilles.

Déformation, Dcformatio; on donne le nom de déformation k divers accidents tératologiques, dans lesquels la forme des divers organes se trouve modifiée et altérée : telles sont les déformations : par torsion, par enroulement, par aplatissement, par élongation, par raccourcissement, par crispation, etc. — qui est déformé, deformis.

defossus ; se dit d’un organe ord. aérien qui s’enfonce dans la terre, par exemple les capitules fructifères chez le Trifolium subterraneum , les gousses chez YArachis hypogœa. Dégénérescence; passage de l’état considéré comme normal à un autre état : c’est par dégénérescence que, dans certaines anomalies, les feuilles deviennent pélaloïdes, ou les pétales foliacés, etc. — En horticulture, on désigne sous le nom de dégénérescence le retour des plantes modifiées par la culture k la forme sauvage ou spontanée; au point de vue physiologique c’est régénérescence qu’il faudrait dire.

degener ; qui est le siège ou l’objet d’une dégénérescence. Déhiscence, Dehiscentia ; manière dont les fruits s’ouvrent k la maturité pour que les graines deviennent libres; dans un sens plus général, on donne le nom de déhiscence k l’état du fruit après l’ouverture du péricarpe, quel que soit le mode de déhiscence d’après lequel cette ouverture se produise. — Le cas le plus simple est celui dans lequel le fruit se compose d’un seul carpelle ou de plusieurs carpelles libres ( chacun d’eux se comportant comme un carpelle isolé) ; si le carpelle libre est à une seule graine (monosperme) et que le péricarpe soit charnu,

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ce péricarpe se détruit après la maturité par putréfaction et la

graine se trouve ainsi mise à nu; dans certains cas cependant (chez les fruits désignés sous le nom de Drupe) la couche extérieure du péricarpe est seule charnue et la couche interne est ligneuse ( noyau), la partie extérieure ( sarcocarpe) se détruit seule alors par putréfaction, et la graine renfermée dans le noyau (qui diffère peu d’un véritable akène) ne devient libre qu'à l’instant de la germination, époque à laquelle le noyau cède à la pression interne exercée sur lui par la graine gonflée, et s’ouvre par la déhiscence de la suture et par la rupture de la nervure. — Si le péricarpe est complètement sec et coriace (Akène), la graine y reste en général renfermée jusqu’à l’instant de la germination, époque à laquelle la feuille carpcllaire cède aux efforts de l’embryon en germination, et s’ouvre par sa suture pour lui donner issue (chez les Ranunou lus et les Potcntilla par exemple); quelquefois cependant le carpelle monosperme laisse échapper la graine dès l’instant de la maturité, j’ai trouvé un exemple de cette déhiscence chez l’akène du Ficaria ranunculuides. — Si le carpelle libre est à plusieurs graines (polysperme) et sec (chez les Aquilegia par exemple), la déhiscence se fait comme dans le cas où il est monosperme, c’est-à-dire par la suture dite ventrale, mais dès l’époque de la maturité. (Cette suture, qui est le résultat du rapprochement des deux bords de la feuille carpellaire, est la véritable suture; la suture dite dorsale n’est point une suture et devrait conserver le nom de nervure dorsale.) Je propose de désigner cette déhiscence du carpelle libre, soit monosperme, soit polysperme, par l’épithète de suturale carpellaire. La distinction que l’on a établie entre les carpelles libres polyspermes secs, s’ouvrant par leur suture et par leur nervure dorsale (et qui ont été désignés sous le nom de Gousse ou Légume ), et les carpelles libres polyspermes secs chez lesquels la déhiscence est seulement suturale (et que l’on a désignés sous le nom de Follicules : les carpelles des Aquilegia et des Helleborus par exemple) est d’une faible valeur organographique. — Chez certains genres les carpelles libres polyspermes présentent une articulation transversale entre chaque graine ' ” . 43.

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et se rompent naturellement au moindre choc (en autant de pièces qu’il y a de graines) à la maturité, ces fragments constituent chacun un véritable fruit monosperme ou akène et se comportent comme les akènes ( par exemple chez les genres Coronilla , Hedysarum , Hyppocrepis , etc.). — La connaissance du mode de déhiscence chez les carpelles libres va nous aider à acquérir des idées justes sur la déhiscence des fruits qui sont le résultat de plusieurs carpelles soudés entre eux. Chez ces fruits, ainsi que chez les précédents, l’adhérence ou la non-adhérence de l’ovaire au tube qui le renferme quelquefois (tube considéré comme appartenant ' au calice, et qui selon moi résulte d’une dépression de l’axe ) ne paraît pas avoir d’influence marquée sur le mode de déhiscence de l’ovaire; en effet ce tube qui enveloppe l’ovaire lui constitue une couche externe supplémentaire qui est rompue au point où se fait la déhiscence de l’ovaire, comme si elle faisait partie intégrante des feuilles carpellaires ellesmêmes. — Les fruits qui résultent de la soudure de plusieurs carpelles constituant un même verticille peuvent se répartir en deux divisions : 1° ceux qui résultent du rapprochement face à face de feuilles carpellaires fermées et analogues aux carpelles isolés dont nous venons de parler; 2° ceux qui résultent du rapprochement bord à bord de feuilles carpellaires ouvertes ou à limbe étalé. — Les fruits qui sont le résultat du rapprochement et de la soudure de carpelles fermés, placés en cercle ou en verticille, peuvent présenter plusieurs sortes de déhiscence. 11 peut arriver que les carpelles se désagrègent en se dessoudant et constituent dès lors des carpelles libres; ces carpelles devenus libres s’ouvrent par leur suture (ou peuvent se partager complètement en deux pièces, en s’ouvrant parleur suture et se fendant selon leur nervure dorsale, par-exemple dans le genre Euphorbia). Cette déhiscence qui commence par la dessoudure des parois adossées des carpelles, parois adossées auxquelles on a <jonné le nom de cloisons, est dite déhiscence septicide; on Voit que ce que l’on nomme déhiscence septicide n’est réellement point dans ce cas une déhiscence, mais que le phénomène consiste seulement dans la désagrégation des car-

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pelles qui, devenus libres, s’ouvrent selon la déhiscence suturale , et même selon la déhiscence dorsale (que l’on a nommée loculicicle ) et dont nous allons nous occuper. Lorsque les carpelles fermés et soudés en cercle (constituant un fruit pluriloculaire) ne se désagrègent pas, il arrive fréquemment que la déhiscence se fait par une fente longitudinale de la partie moyenne de chaque carpelle, c’est-à-dire par une sorte de rupture de sa nervure dorsale en deux moitiés parallèles; il résulte de cette déhiscence que chaque pièce du fruit (valve)est composée dedeux moitiés de carpelles soudés, et que cette valve présente à sa partie moyenne la cloison qui résulte de l’adossement des deux moitiés de carpelles dont elle se compose, ainsi que les lignes ou cordons placentaires qui constituent le bord de cette cloison et auxquels sont fixées les graines; cette déhiscence que je nomme dorsale a été désignée sous le nom de loculicide (elle n'est pas rare dans l’embranchement des Monocotylédones : chez Jes genres Tulipa , Iris, etc.). Dans un troisième genre de déhiscence connu sous le nom de déhiscence septifrage , et qui pourrait être mieux caractérisé par l’épithète de latérale : Les car-

pelles ne se désagrègent pas, et la nervure moyenne restant intacte, la rupture a lieu pour chaque carpelle, selon deux lignes latérales correspondant au niveau où commence la soudure avec les carpelles voisins; il résulte de cette déhiscence que toutes les cloisons continuent à former un même ensemble aboutissant à un axe central constitué parles placentas et portant par conséquent les graines, tandis que la partie dorsale de chaque carpelle constitue une sorte de valve qui se détache des cloisons comme une fenêtre de son encadrement. Le fruit chez les Crucifères présente ce genre de déhiscence avec cette particularité notable que les graines sont insérées, non pas à l’extrémité des cloisons (au centre du fruit), mais près de la ligne où commence la soudure des carpelles. — Les fruits qui sont le résultat du rapprochement et de la soudure bard à bord d’un verticille de feuilles carpellaires ouvertes ou à limbe étalé, et qui par conséquent sont à une seule loge, bien que composés de plusieurs carpelles, présentent exactement les mêmes genres de déhiscence que les fruits pluriloculaircs chez

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lesquels nous venons de faire connaître les trois principaux genres de déhiscence; avec la différence qui résulte du manque de cloisons, puisque les carpelles sont adhérents bord à bord et non face contre face. Par conséquent, chez les fruits pluricarpellaires-uniloculaires, le premier genre de déhiscence (déhiscence septicide ou disjonction des carpelles) constitue une véritable déhiscence , puisque les feuilles carpellaires étalées à l’avance n’ont point ù éprouver de déhiscence suturale earpellaire ; mais la désignation de septicide (qui signifie cloison partagée) est impropre, puisque la cloison est réduite à une suture bord à bord et n’existe par conséquent pas; je propose pour ce mode de déhiscence (exemples : genres Viola et He liant hemum) l’expression de déhiscence suturale inter-carpel- * laire. Pans ce genre de déhiscence, chaque valve représente une feuille earpellaire complète étalée, et porte par conséquent, dans le cas où les carpelles sont pluriovulés, des ovules sur ses deux bords (en exceptant le cas particulier où le placenta est central et paraît indépendant des feuilles carpellaires). Le deuxième genre de déhiscence (déhiscence loculicide ou dorsale) s’observe dans le genre Drosera par exemple. Les graines sont insérées sur la ligne moyenne de chaque valve représentant deux moitiés soudées de carpelles, ainsi que dans le cas où l’ovaire est multiloculaire; la seule différence est que la cloison, qui dans le cas d’ovaire multiloculaire porte les graines, est réduite ici à une double ligne saillante. Le troisième genre de déhiscence (déhiscence septifrage ou latérale ) s’observe chez le genre Chclidonium , chez les plantes de la famille des Orchidées, etc. : la partie dorsale de chacun des carpelles ne laisse persister en se détachant que les sutures intercarpellaires, qui constituent alors une sorte d’encadrement sans panneaux. Mais la désignation de septifrage (qui signifie cloison rompue) est impropre, puisque les cloisons sont réduites à des sutures bord ù bord et n’existent par conséquent pas; je propose pour ce mode de déhiscence l’expression de déhiscence marginale (c’est-à-dire, se faisant près du bord des feuilles carpellaires). — 11 me reste à parler des déhiscences incomplètes et des fruits indéhiscents. Je désigne sous le nom

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de déhiscences incomplètes des déhiscences susceptibles d’appartenir aux divers genres de déhiscence qui viennent d’être mentionnés, niais qui n’ont lieu que dans une certaine étendue de la longueur des valves; quand ces déhiscences partielles ont lieu par l’extrémité supérieure du fruit, il présente’ l’aspect d’une urne dentée (tel est le fruit chez un grand nombre de genres de la famille des Caryophy liées). Ces déhiscences peuvent être fort compliquées, participant en même temps au type septifrage ou latéral (en vertu duquel le placenta devient libre dans ce cas à l’ouverture du fruit) et au type loculicide ou dorsal ; or le fruit étant à cinq carpelles, la division septifrage ou latérale donne lieu à cinq valves, qui se trouvant subdivisées chacune en deux moitiés en vertu de la déhiscence loculicide ou dorsale produisent dix valves auxquelles on donne le nom de dents en raison de leur forme triangulaire; ces valves ne correspondent qu’à la pointe de valvesqui restent soudées. — Lorsque la déhiscence incomplète se fait au-dessous du sommet du fruit, il en résulte des trous que l’on nomme pores, ou de petites valves soulevées en manière de vasistas (déhiscence porricide), chez les Pavots par exemple, x>ù la déhiscence me paraît ne différer de celle des siliques des Chelidonium et des Crucifères, que parce que la valve (partie dorsale d’une feuille carpcllairc) ne se détache qu'à son extrémité supérieure seulement, l’extrémité du fruit du Pavot au niveau des trous de la déhiscence représentant la partie supérieure d’une silique qui serait composée de carpelles nombreux. Enfin, il est un genre de déhiscence sans analogie avec les précédents, et qui consiste dans la rupture transversale d’un fruit composé de plusieurs carpelles soudés, selon une articulation circulaire dont la partie supérieure se détache en manière de couvercle à la maturité (pyxide); si le fruit est à plusieurs loges, on comprend que cette déhiscence doit se lier avec le type septifrage (ou latéral), tel est le cas chez les Hyoscyamus par exemple; si le. fruit est uniloculaire, la déhiscence consiste uniquement dans cette rupture transversale, dont nous avons vu des exemples chez la gousse (carpelle polysperme sec isolé), avec cette différence que les fruits à

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plusieurs carpelles ne présentent qu’une seule articulation , tandis que les gousses articulées présentent autant d’articles qu’elles contiennent de graines. — Les fruits indéhiscents, composés de plusieurs carpelles, peuvent être rangés dans deux catégories : 1° les fruits charnus ; 2° les fruits secs monospermes (k une seule graine). Les fruits charnus ne laissent leurs graines k nu que lorsque leur péricarpe se détruit par putréfaction, tels sont les fruits dans les genres Pyrus (Poirier) , Sorbus (Sorbier), etc. ; dans d’autres cas où les carpelles sont monospermes, la couche extérieure du péricarpe seule est charnue, et la couche interne de chaque loge est dure et ligneuse (les fruits qui présentent cette structure sont le résultat de véritables drupes soudées en cercle) , dans ce cas la putréfaction agit comme chez les drupes isolées en détruisant la couche extérieure charnue, et chaque graine renfermée dans une enveloppe ligneuse constitue un véritable akène qui ne s’ouvre qu’k l’époque de la germination (tel est le cas pour les genres Mespilus et Cratægus par exemple). Quant aux fruits secs résultant de plusieurs carpelles soudésconstituantuneseule loge k une seule graine (capsules monospermes), ils se comportent aussi comme des akènes et ne s’ouvrent qu’à*la germination, tel est le fruit dans le genre Tilia (Tilleul) et chez les Cupulifères ( Corylus , Castanea , Quercus, etc.). (Voir le mot Fruit.)

Déhiscence de l’anthère. Chacune des deux loges de l’anthère s’ouvre ordinairement par une fente longitudinale qui prend quelquefois l’apparence transversale; plus rarement, par un pore terminal (fente incomplète), ou par des valvules en forme de store. (Voir le mot Anthère.)

déhiscent, dehiscens ; se dit des organes qui constituent une cavité s’ouvrant k une époque déterminée : les anthères, la plupart des fruits, etc.

déliquescent, deliquescens ; qui tombe en deliquium , qui se résout en un liquide aqueux. Certains Agaricus de la section des Coprinus sont déliquescents après l’époque de la maturité.

deltoïde, deltoideus; en forme de la lettre grecque majuscule nomméedelta (a), c’est-k-dire en forme de triangle; on a donné cette épithète k des feuilles , et à d’autres organes.

DEMERSUS. — DEPAUPERATUS. 515

demer$us,=submersu$, submergé. Se dit de plantes ou d’organes qui se développent complètement submergés dans l’eau , par exemple les Ceratophyllum , les Natas , etc.

Demi-fleuron, Semi-flosculus , = Fleuron ligule ou en languette,

= Ligule ; on a désigné sous ces différents noms les fleurs à tube fendu et étalé en limbe plan , dans la famille des Composées, par opposition au mot fleuron qui désigne chez ces plantes une fleur dont. la corolle constitue un tube en forme de cornet non fendu. (Voir le mot Composées.) demissus ( Caulis ) ; se dit d’une tige basse et grêle. denarius, au nombre de dix.

dendroideus ; ayant l’aspect d’un petit arbre. — Dendron , mot grec: arbre.

Dens , Dent. — dentatus, denté. — denticulatus , finement denté. (Voir le mot Dent.)

dense (adv.), d’une manière dense, serrée, compacte. — densus , dense, serré, compacte; se dit d’une plante ou d’une inflorescence à rameaux rameux rapprochés entre eux. — densiflorus , k fleurs rapprochées en une masse compacte.

Dent, Dens. On nomme Dents les divisions courtes et triangulaires qui résultent des incisions qui existent à la circonférence d’un grand nombre de feuilles. Ces divisions sont ca#- 1

sées par le manque de parenchyme dans l’espace qui sépare l’extrémité des nervures. — On donne également le nom de Dents aux extrémités triangulaires libres des pièces qui constituent un verticille à feuilles soudées entre elles : chez les calices gamosépales, les corolles gamopétales, les fruits déhiscents par l’extrémité seulement des valves, etc. *

denté, dentatus ; qui présente soit des découpures, soit des parties libres triangulaires et en forme de dents, dentelé, serratus ; qui présente une suite de dents très fines.

Dentelures, Serraturœ , dents fines èt serrées.

denticulus , dent très fine, isolée.

dénudé, denudatus , dépouillé dei’épidermc ou de l’écorce.

denus , = denarius, qui est au nombre de dix.

deopereulatus ; dont l’opercule ou couvercle s’est détaché.

depauperatus , appauvri; se dit d'épis grêles, soit en raison de

DEPENDËNS. — DIAKÈ.NE.

l'avortement d’un certain nombre de fleurs, soit en raison du petit nombre et de l’espacement des fleurs.

dependens , suspendu et pendant : Folia dependentia , feuilles à limbe pendant.

depressus , déprimé ; — depresso-globosus , globuleux-déprimé. déprimé, depressus; se dit d’un corps globuleux, ovoïde, etc., qui semble avoir été aplati par une pression de haut en bas. deregularis ; on a donné cette épithète 5 des organes qui s’éloignent plus ou moins de la forme régulière, ou de la forme normale chez l’espèce, ou chez le groupe.

derma , dans les mots composés tirés du grec: écorce; en latin, cortex.

descendant, descendens ; se dit d’organes, soit souterrains (hypogés), soit aériens (épigés), qui se dirigent de haut en bas dans la direction verticale.

Désinence, Desinentia ; manière dont se termine un organe quelconque. La terminaison ou désinence est : acuminée, aiguë, apiculée, en bec, en crochet, cuspidée, émoussée, mucronée, obtuse, tronquée, etc. (Voir ces mots.) desmos , dans les mots composés dérivés du grec signifie : faisceau; en latin, Fasciculus.

déterminé, determinatus , = défini, = centrifuge. (Voir les mots défini et Inflorescence.)

dextrorsus, qui se dirige à droite ; dextrorsum volubilis , qui s'enroule en spirale de gauche k droite et de bas en haut. di y mot employé dans les composés grecs : deux ; en latin bi. dicoccus , à deux coques.

diadelphe, diadelphus ; on appelle étamines diadelphes celles qui sont soudées par leurs filets en deux faisceaux. — Diadelphie, Diadelphia ; dans le système de Linné, classe de plantes caractérisée par les étamines diadelphes.

Diagnose, Diagnosis ; on donne ce nom à une phrase descriptive substantielle et concise, renfermant les principaux caractères distinctifs d’un genre, d'une espèce, etc.

Diakène, Diachcmum = Crémocarpe; nom donné aux fruits composés de deux akènes rapprochés où soudés, chez la famille des Ombeilifères et chez les Galium par exemple.

DIALYCARPELLE. — DICHOTOME. 517

dialycarpelle (gynécée, ovaire , fruit) dont les carpelles ne sont pas soudés entre eux.

dialypétale, dialypetalus, , = polypétale; se dit d’une ‘corolle à pétales soudés par leurs bords au moins dans leur partie inférieure, de telle sorte que l’ensemble représente un tube ou une coupe. — Dialy pétales, plantes dont la corolle est dialypétale. (Voir le mot Corolle.)

dialysépale, dialysepalus , = monosépale; se dit d’un calice à sépales soudés par leurs bords au moins dans leur partie inférieure , de telle sorte que l’ensemble représente un tube ou une coupe. (Voir le mot Calice.) •

diandre, diandrus , k deux étamines. — Diandrie, Diandria ; dans le système de Linné, classe de plantes caractérisée par dès fleurs diandres.

dialystaminé (Androcée); k étamines non soudées entre elles.

dianthus, mot dérivé du grec, est synonyme du mot latin biflorus , k deux fleurs (inusité).

diaphane, diaphanus, pellucide; se dit d’un organe demi-transparent.

Diaphragme, Diaphragma ; cloison transversale qui partage une cavité en deux étages. Les tiges fistuleuses des Graminées et de certaines Ombellifères présentent des diaphragmes au niveau des nœuds ou insertions des feuilles.

dicephalus — bicephalus, k deux têtes, k deux capitules.

dichotome, dichotomus ; se dit d’une tige qui donne naissance au-dessous de son sommet ou à son sommet k deux branches opposées, chacune de celles-ci a deux autres branches, et ainsi de suite ; en général, les axes dichotomes se terminent successivement chacun par une fleur ou par une inflorescence, après avoir donné naissance aux deux feuilles opposées qui émettent les branches de la bifurcation ; la plupart des espèces du genre Cerastium et du genre Valerianella , présentent des tiges ou des inflorescences dichotomes. (Voir le mot Inflorescence.)

Dichotomie, Dichotomia; bifurcation appartenant k une tige dichotome.

dicline, diclinicus ; dont les fleurs sont unisexuelles, que la plante soit unisexuelle ou qu’elle soit dioïque.

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