‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 51 sur 148 · BISQUE · texte numérisé non relu

BISQUE

diculaires rudimentaires, de nature cellulaire et glanduleuse qui appartient à la Heur d’un grand nombre de plantes, et se présente sous des formes variées ; tantôt il se compose de pièces distinctes qui ont l’aspect de petits cônes ou de petites lamelles charnues (et que l’on désigne souvent sous le nom de glandes); tantôt il constitue une couronne ou un cercle non interrompu, par la fusion des pièces constituantes entre elles; ces pièces sont distinctes dans leur partie supérieure chez les disques lobés. Le disque n’a pas été jusqu’à ce jour étudié assez rigoureusement au point de vue de la symétrie de la fleur; on ne s’est pas encore rendu compte dans un grand nombre de cas de la situation des pièces qui le constituent relativement à la situation des autres organes de la fleur; cette étude rigoureuse est du reste assez difficile, vu les nuances qui existent entre un disque composé de pièces distinctes, un disque constituant une couronne lobée ou non lobée, et un disque réduit à certaines couches glanduleuses qui revêtent diverses parties de la fleur. Il est d’ailleurs très difficile, dans bien des cas, de décider avec certitude si le disque représente un verticille de pétales ou d'étamines demi-avortô et continuant l’alternance des autres vcrtieilles de la fleur, ou s’il résulte du dédoublement de l’un des vermeilles , ou enfin s’il n’est pas seulement une surface de sécrétion appartenant à un organe privé d’épiderme à ce point (surfaces sécrétantes désignées sous le nom de Nectaire). L’insertion du disque est généralement la même que celle des étamines que l’on décrit souvent comme naissant du disque même; celte insertion est par conséquent susceptible d’être hypogyne, périgyne ou épigyne. Lorsque le disque est hypogyne et qu’il est en forme d’anneau, il embrasse ordinairement la base de l’ova ire, de telle sorte que l’ovaire paraît reposer sur lui, ce qui a pu faire penser, à une époque où l’on se contentait d’étudier les apparences, quedans ce cas l’ovaire est inséré sur le disque même. Le disque périgyne paraît souvent ne consister qu’en une surface glanduleuse qui tapisse la base du tube au-dessous de l'insertion des étamines. Enfin, lorsque le disque est épigyne, il constitue un bour-

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