‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 55 sur 148 · DIVISION · texte numérisé non relu

DIVISION

n’a rien de commun avec une division. .Cependant, il a été convenu jusqu’ici de considérer "dans les descriptions le calice * gamosépale comme un organe simple, et la partie libre des sépales qui le constituent comme des divisions, des lobes, des dents de cet organe. Ce langage est vicieux, il faudrait dire : „ sépales soudé? en tube dans la plus grande partie de leur kmgueur (ou dans leur tiers, leur moitié, leurs deux tiers inférieurs, etc.), libres supérieurement, à partie libre triangulaire, lancéolée , etc.; dans les calices irréguliers, décrire la forme et le degré de soudure de chacun des sépales, et, comme conséquence seulement , indiquer la forme générale que présente l’ensemble. Des descriptions faites d’après ces principes ne seraient pas plus difficiles h comprendre et seraient beaucoup

plus instructives; non seulement elles conduiraient au nom des

plantes comme les descriptions actuelles , mais elles feraient connaître la structure réelle des organes. Le descripteur devrait toujours alors joindre au talent d’un bon observateur la science exacte d’un anatomiste et d’un organographç. Ilàlonsnous d’ajouter que les botanistes les 1 plus capables de notre époque sentent le besoin de réformes de cette nature, et donnent à leurs ouvrages descriptifs une tendance organographique de plus en plus marquée.

Divisura , Scgmentum y Division, Découpure.

dodeca, dans les composés grecs : douze, en latin duodecim. Dodécandrie, Dodécagynie, groupes composés de plantes à douze étamines, à douze styles.

Dodrans , l’Empan. Ancienne mesure aujourd’hui inusitée, espace compris entre l’extrémité du pouce et l’extrémité du petit doigt, ces deux doigts étant le plus écartés possible; cet espace est de neuf pouces environ ou deux décimètres cinq centimètres.— dodrantalisy qui a neuf à dix pouces de longueur. — L’espaCe compris entre le pouce et l’index écartés le plus possible, et qui est environ de sept pouces ou deux décimètres, se nommait spithama , en français petit empan.

dolabriformis, en forme de doloire; inusité. — La doloire est un outil qui sert à polir le bois, et qui est allongé, comprimé, à dos convexe et k angles obtus.

5*20 • * DORÉ. — tfoiBLt (FLEUR).

mt 0 * *

dore, auratus d’un jaune d’or; dans les mots composés grecs xan -

Mos; d’un jaune pur, intense et 'luisant. La fleur des Ranunculus acris, repëns et auricomus, est d’un jaune d’or, dorsal, dorsalis; qui appartient au dos, qui est du coté du dos. Dos, Dor'sum, La face inférieure des feuilles est aussi appelée le 4 * dos ou la face dorsale; par opposition la face supérieure s’appelle te ventre ou la face vébtrale. Le dos d’un carpelle est surtout la partie qui correspond^ la facè externe de la nervure moyenne de fa fouille carpellaire et avoisine cette nervure. Le dos d’une graine courbée ‘est la partie qui regarde le côté * opposé au hile.

double; duplex; se dit d’un verticille, par exemple, quf se dédouble, et donne lieu à deux verlieilles de même nature. Onemploie . quelquefois l’expression : tintlotible rang, pour signifier deux rangs ; c’est dans ce sens qu’on désigne sous le nom de périanthe doidAe , un périanthe composé d’uri calice et d’une corolle, double (Fleur) Flos plenus, Flos semiplenus ; ontlonne le nom de fleurs doubles à celles chez lesquelles le verticille de la corolle est accidentellement représenté par plusieurs verticilles de * pièces plus ou moins semblables aux pétales normaux. Gette augmentation, dans le nombre des pétales, est fréquemment le résultat de la transformation des étamines (c’est ce qui adieu chez les Rosacées et les Malvacées par exemple) ; quelquefois il est le résulta! de, la transformation des étamines ët*des carpelles : chez les Renoncules et les Anémones par exemple. Quelquefois enfin, la multiplication des pétales ne s'explique que* par la subdivision ou le dédoublement de divers organes de la fleur (voir le mot dédoublement). On donne à tort le nom de fleurs doubles, i\ certaines déformations obtenues par la culture . chez les' plantes de !a famille des Composées U capitules radiés : les Dahlias, par exemple; il s’agit dans ce cas, non pas de l’addition de pétales nouveaux ou même de la transîormation d’organes divers en pétales, mais simplement de la déformation et de l’amplification des eotolles .tubuleuses ou fleurons, qui s’accroissent et prennent souvent de nouvelles couleurs; et qui fréquemment se. fendent latéralement et revêtent la forme liguléedes demi-fleurons (fleurons de 1a circonférence).

DÏIAGEON. — DRUPE.

doubletoent crénelé, duplicato crenatus ; se dit dq feuilles à dents dentteulées. — ; Doublement crérfelé, duÿicato wenatus. * ^

douteux, qui est un sujet de doute, anceps.

Drageon , Surculus ; on nomme ainsi les jeunes tiges encore ca- r chéessous le sol ou à peine sorties de. terre, qui sont émises chaque année par la plupart des plantes vivaces herbacées ou ligneuses. Ces jeunes tiges sont un des moyens de multiplication les plus actifs qui soient mis en œuvre par la nature. Les horticulteurs les séparent avec un fragment de la souche enracinée pour eu constituer autant d’individus distincts, dressé * erectus ; dont la direction est perpendiculaires u sol ou ^ se rapproche* beaucoup de la ligne perpendiculaire ; une lige dressée est celle qui s’élève verticalement vers le ciel , qu’elle soit droite ou qu'elle présente dans sa longueur des flexuosités. — Il ne faut pas confondre dressé et ascendant £ ascendant signifie dont la partie inférieure est couchée et dont la partie supérieure est redressée à angle droit, drôit, reclus ;se dit d’un organe qui, dans sa longueur, ne présente pi angle ni courbure ; une ligne droite peut avoir une direction quelconque. On doit donc se garder de confondre les mots droit et dressé. # ' r *

droit (Ovule), = orthotrope = homotrope = atrope. L’ovule droit est celui dont le développement a lieu avec-une intensité égale sur tous les points de sa périphérie , qui ne présente ni courbure ni raphé, et chez lequel l’exostome (qui devient plus tard le micropyle)’ occupe l’extrémité de l’ovule opposée à la chalaze qui se confond avec te hile ; les ovules droits sont beaucoup . moins fréquents clans le règne végétal que les ovules réfléchis et courbés. L’ovule est droit dans le genre Urtica , chez les Polygonées, les Cistinées, etc. (Voir le mot Ovule.) drupacé, drupaceus ; se dit d’un fruit qui se rapproche de la drupe par sa consista nce et sa structure.

Drupe, Drupa; on désigne sous le nom de Drape le fruit qui est composé d’un seul carpelle monosperme, et dont la feuille car- * pellaire devient charnuejanssa paroi externe; et ligneuse dans sa paroi interne qui prend le nom de noyau. Tel esttôfrait du

DRUPÉOLE. — ÉCAILLE.

• ' Pêcher, du Prunier, du Cerisier, etc. Des drupes soudées en

èercle et renfermées dans un tube extérieur adhérent, consti-

tuent le fruit chez le Néflier. (Voir les mots Fruit et Déhiscence.) :

Drupéole, Drupeola ; petite drupe. Le fruit des Rubus est constitué par une réunion de drupéoles.

dulcis , doux ; d’une saveur douce, fade ou un peu sucrée.

Dumetum , lieu parsemé de buissons, pâturages incultes des lieux montueux ; — dumus, buisson , s’emploie aussi comme synonyme de dumetum.

duodecim , douze ; dans les mots composés grecs : déca.

duplicato-dentatus ; d.-serratus ; d.-crenatus ; d.-pinnatus ; doublement denté, serré, crénelé, pinné; c’est-à-dire, à dents denticulées, à divisions pinnées, etc.

dur, durus; qui résiste à la pression, qui ne se laisse pas entamer facilement.

dynamis ; dans les mots composés grecs: puissance. Linné a désigné par ce mot la longueur de certaines étamines relativement à d’autres appartenant à la même fleur. Didyname signifie : qui a deux étamines plus longues ; tétradyname : qui a quatre étamines plus longues.

e ou ex , préposition privative , qui fait partie de certains mots latins composés; correspond à l’a privatif des Grecs. Exemples : ebracteatus , dépourvu de bractée ; ecalcaratus , dépourvu d’éperon ; ecarinatus , non caréné ; eglandulatus , non glanduleux; exaristatus , sans arête.

eburneus, = eborinus ; d’un blanc d’ivoire.

Ecaille , Squama ; on désigne sous le nom d’écailles divers organes appendiculaires (feuilles, bractées, sépales, etc.), qui n’ont d’analogie ni par leuFusage ni par leur situation, mais qui présentent certains caractères communs, savoir : une forme triangulaire, ovale ou lancéolée, une couleur souvent blanchâtre ou brunâtre, et une consistance soit charnue, soit coriace. En général, les écailles sont des feuilles réduites à leur

ÉCAILLEUX. — ÉCII ANCRÉ.

partie pétiolaire élargie, amincie et raccourcie; on nomme ainsi : 1° les feuilles rudimentaires qui naissent sur les rhizomes ou les tiges souterraines et sont en général membraneuses et décolorées; ‘2° les feuilles rudimentaires des tiges aériennes de certaines plantes: par exemple, les Orobanches, le Limodorum

obortivum, le Neottia Ni dus- avis , le Monotropa Ifypopithys , etc.; 3° les tuniques charnues étroites de certains bulbes (dans le genre Lilium et chez le ScillaLilio-Hyacinthus parex.); U° les bractées (nommées aussi feuilles ou folioles) de rinvolucre, chez les plantes de la famille des Composées ; 5° les paillettes ou écailles du réceptacle chez certains genres de la famille des Composées, lamelles coriaces souvent divisées en filaments ou soies, et à l’aisselle desquelles sont insérés les fleurons (chez les Anthémis par ex.): ces écailles ne sont autre chose que des bractées plus rudimentaires que celles de l’involucre ; 6° on adonné le nom d’écailles aux parties constituantes du disque ou nectaire quand ces parties sont distinctes entre elles (voir le mot Disque); 7° les paillettes scarieuses dont se compose le calice accrescent qui surmonte l’akène chez certaines plantes de la famille des Composées; 8° enfin, Linné a donné le nom d’écailles aux glumellules ou pièces constituantes du verticille interne du périanthe des Graminées. — Chez certaines Renoncules on a nommé écailles des lamelles situées au-dessus de l’onglet des pétales et qui paraissent être le résultat d’un dédoublement de ces organes.

écailleux , squamosus ; qui a la forme et la consistance d’une écaillé: pappus squamosus , aigrette composée de paillettes écailleuses.

ecalycatus , sans calice. — ecalyculàtus , dépourvu de calicule. (Voir aealyeulatus. La construction des mots acalycatus et acalyculatus est vicieuse).

écarté , remotus. Des organes sont dits écartés lorsqu’ils sont séparés par un intervalle plus grand que dans les cas ordinaires.

ecaudatus , qui est dépourvu de queue; on donne l’épithète de caudatus aux anthères dont les lobes se terminent inférieurement chacun en un appendice en forme de queue.

éch ancré, emaryinatus , se dit d'une feuille, d’un pétale, etc. ,

LS

ECORCE.

qui présente au sommet une échancrure en forme de croissant. — Échancrure, Emarginatura , incision superficielle semblable à celle qui serait faite aveodes ciseaux à lames courbes au bord d’un corps mince, d’une fepille par exemple.

echinatus , couvert de pointes fines et roides comme un hérisson {echinus):

Echinus , Pointe ; s’emploie pour désigner des pqjntes nombreuses et rapprochées comme les piquants du hérisson.

Écorce, Cortex. Chez les végétaux phanérogames, on désigne sous

m le nom d’écorce la couche extérieure de la tige qui enveloppe comme d’un étui le bpis ou corps ligneux. Le bois forme un cylindre constitué chez les Dicotylédones par des faisceaux fibrovasculaires disposés en cercles ou couches concentriques autour delà moellequi occupe lecanal central : etchczlesMonocotylédones par des faisceaux ligneux fibro-vasculairès qui semblent dispersés isolément dans une masse de tissu cellulaire. — Chez les Dicotylédones l’écorce se compose en général, pendant la première année de la tige ou du rameau, des couches suivantes que nous énumérons de l’extérieur à l’intérieur : l 9 épiderme, ‘2° enveloppe* subéreuse, 3° couche herbacée , !\° liber*, ou fibres corticales . L’épiderme se divise lui-même en deux couches secondaires, Y épiderme proprement dit , et la cuticule épidermique ; l’épiderme proprement dit se compose d’une couche formée d’un seul rang ou de plusieurs rangs de cellules de formes variées, mais en général fortement adhérentes entre elles et peu adhérentes à l’enveloppe sous-jacente ; l’épiderme présente à sa surface l’ouverture des petits appareils respiratoires nommés stomates, et donne lieu à la production des organes connus sous le nom de lenticelles (voir les mots Stomate et Lenticelle). La cuticule épidermique est une sorte de vernis qui recouvre d’une mince pellicule continue la surface de l’épiderme;* cette couche revêt d’une gaine plus ou moins distincte les poils qui naissent' de l’épiderme, et présente des ouvertures au niveau des stomates ; les avis sont partagés relativement à la nature de la cuticule épidermique : des anatomistes habiles ont cru y voir un épanchement de la matière intercellulaire; d’autres la regardent simplement comme le résultat de l’épaississement de

* ÉCURŒ.

la paroi externe des cellules de l'épiderme. Quoi (ju’il en soit , cette cuticule , biep que n’étant pas toujours également dislincte , est susceptible , dans un grand nombre de cas , d’être isolée de l’épiderme par la macération. — L’enveloppe subéreuse est immédiatement située sous l’épiderme; elle se compose d’une ou de plusieurs couches de cellules ordinairement incolores de forme tabulaire. Cette enveloppe est susceptible, d’acquérir un développement considérable. — La couche herbacée se compose de cellules peu adhérentes entre elles et colorées en vert par la chlorophylle qu’elles renferment. — Le liber est la couche externe de l’anneau constitué par les faisceaux ligneux; chez les tiges vivaces il se trouve séparé de la partie centrale ou véritablement ligneuse de ces faisceaux par une * couche liquide-gélatineuse (sève élaborée) connue sous le nom de cambium ; ç’est dans l’épaisseur de celte couche gélatineuse que se développe un nouvel anneau de faisceaux ligneux qui sépare le cylindre ligneux de la tige du fourreau constitué par l’écorce (y compris le liber de la première année). Le nouvel anneau de faisceaux ligneux qui s’est établi entre le bois et le liber de la première année est partagé lui-même à son tour l’année suivante par une couche gélatineuse en une zone ligneuse qui s’applique à la surface du' cylindre ligneux et une couche de liber qui s’applique à la face interne du liber de la première année, et dans l'intervalle de ces deux couches se développe un nouvel anneau de faisceaux ligneux. Chacune des années suivantes, ce phénomène (de la formation d’un nouvel anneau de faisceaux ligneux qui se partage en une couche de bois et une couche de liber) se renouvelle; il en résulte que le cylindre ligneux s’accroît par sa périphérie externe ou de dedans en dehors, tandis que le liber s’accroît par sa périphérie interne, c’est-à-dire de dehors en dedans. Quant à la manière dont s’organise chaque année le nouveau cercle de faisceaux qui se partagent entre le bois et l’écorce, c’est un point sur lequel les physiologistes professent des opinions différentes : les un$ admettent que la couche s’organise simultanément sur place, du haut en bas, aux dépens de la sève élaborée nommée cambium, et quelques uns même admettent que l’or-

ÉCORÇE.

ginisation marche de bas en haut et du centre vers la circonférence; d’autres se croient fondés U regarder la formation de la nouvelle couche comme le résultat de la prolongation de la base des feuilles oft des bourgeons. Une suite d’observations sur le développement de l’organe désigné sous le nom de Coléorhize auxquelles je me suis livré et dont j’ai déjà indiqué les principaux résultats, tendent à démontrer que chez les végétaux phanérogames l’écorce qui recouvre une racine ou une branche pendant la première année est due en partie du moins à la déçu rrence de la partie celluleuse des feuilles , et il est difficile de contester que dans l'accroissement ou le renouvellement de la • couche profonde de l’écorce pendant les années suivantes , les feuilles ne jouent un rôle analogue à celui qui leur est dévolu dans la formation de l’écorce pendant la première année. — Le liber est fréquemment désigné squs le nom de fibres corticales. Les fibres qui constituent le liber sont plus grêles et plus allongées que celles du bois : elles sont réunies en faisceaux généralement très résistants à la traction ; ce sont ces fibres qui fournissent la matière textile que l’on retire de l’écorce du Chanvre et du Lin (dont on détruit les parties cellulaires par macération). — L’écorce ne renferme ni trachées ni vaisseaux ponctués , mais elle renferme dans l’épaisseur du liber des vaisseaux laticifères qui se reconnaissent sur la coupe de la tige fraîche- aux liquides colorés qu’ils renferment souvent. — A partir de la première année, à mesure que la plante vieillit et que la lige grossit , l’écorce, distendue, par l’accroissement du cylindre centrai , tend à se fendre et à se déchirer. L’épiderme ne tarde généralement pas à se détruire pour ne plus être remplacé ; il peut en être de • même de la couche subéreuse : la paroi externe de l’écorce est alors constituée par la couche herbacée; enfin cette couche herbacée peut elle-même se détruire et ne pas être reproduite. La paroi externe de l'écorce est constituée dans ce dernier cas, par le liber (c’est ce qui arrive chez la Vigne) ; la surface de l’écorce est , comme on le voit chez un tronc d’arbre ou même une branche, susceptible d’appartenir à des couches très différentes : on a proposé, pour désigner la couche externe de

ÉCISSOX. — tKFLOlltSOU.NCK. oô'j

r écorce après la première année , quelle que soit la nature de cette couche, le nom de périderme. — Il est à remarquer que, tandis que le tissu cellulaire de la tige est en quelque sorte inerte et même desséché, le tissu cellulaire de l’écorce est doué généralement d’une remarquable vitalité. L’accroissement rapide de la couche subéreuse, qui, chez certaines espèces, se renouvelle incessamment, constitue le liège que l’on peut détacher de la surface de l’écorce de l’arbre qui le produit, sans nuire à sa végétation. — Chez les tiges ou les rameaux des Monocotylédones (pendant la première année), l’écorce se compose de l’épiderme revêtu de sa cuticule épidermique, et reposant sur la couche herbacée qui enveloppe immédiatement le cylindre médullaire dans lequel sont dispersées les fibres ; le liber (que nous avons vu résulter, chez les Dicotylédones, de la partie extérieure des faisceaux ligneux rangés en cercle), ne pouvant exister chez les Monocotylédones, où ces faisceaux sont isolément plongés dans la substance médullaire. (Chez les Monocotylédones ligneuses, les Palmiers, par exemple , l’écorce n’est autre chose que la base persistante des feuilles , et ne peut ni se renouveler ni s’accroître.) (Voiries mots Tige, Collet, Coléorhize, etc.)

écrasé = déprimé , depressus , = tronqué par le sommet, re-

tusus. ?

Écusson, Scutum ; on a donné ce nom aux Apothecium de certains Lichens. — L’embryon des Graminées détermine à la base du périsperme, contre laquelle il est appliqué, une tache elliptique visible à travers les téguments du caryopse , et qui a été désignée sous le nom d’écusson.

ccostatus, se dit d’un fruit qui ne présente pas de cotes saillantes.

edentatus , qui est dépourvu d’appendices en forme de dents ou de dentelures.

effilé , attenuatus , longuement atténué en une tige étroite ; = virgatus , se dit d’un rameau droit, grêle et allongé.

Efflorescence, E/florescentia. Sorte de poussière glauque, qui résulte de la sécrétion d’une matière résineuse, gommeuse, etc., desséchée à la surface de l’organe qui l’a produite: le fruit est couvert d’une efflorescence chez les Pruniers, la Vigne, etc,;

EFFOETUS. — ÉLATÈHES.

certaines feuilles, celles des Atripledc , par exemple, sont couvertes d’une poussière dont l’origine est analogue. effœtus = effetus, épuisé : antherœ effœtœ, anthères ne contenant point de pollen.

èffusus , diffus; se dit d’une inflorescence à rameaux grêles et flexibles étalés dans tous les sens autour de l’axe, par ex. la panicule de certaines Graminées.

égal, œqualis ; qui est de la même longueur. Dans les mots composés dérivés du grec : isos. On ne doit pas dire ombelle égale, mais ombelle à rayons égaux.

cg/andulosus, qui n’est pas glanduleux; se dit par opposition à glandulosus.

élancé, exaltatus ; se dit d’une tige droite et élevée, élargi, ampliatus , s’emploie souvent pour large, latus ; se dit d’organes qui offrent une largeur remarquable à un point quelconque de leur longueur: élargi ù la base, à la partie moyenne, au sommet; se dit aussi d’un organe dilaté accidentellement. Élasticité, Elasticitas ; on donne ce nom à la propriété que possèdent certains organes végétaux de se détendre ou de se contracter brusquement comme un ressort: les étamines dans le genre Urtica (Ortie) se détendent avec élasticité lors de la déhiscence de l’anthère, et cette brusque secousse détermine l’émission du pollen. Lors de la déhiscence de la capsule charnue des Balsamines ( Impatiens ) les valves se contractent en s’enroulant en dedans sur elles-mêmes, et par ce brusque mouvement lancent au loin les graines. — On dit aussi, en parlant d’un tissu, qu’il a de l’élasticité s’il reprend naturellement et instantanément sa forme affaissée par la compression qu’on lui fait subir; la substance où celte faculté est le plus développée,

' est l’espèce de gomme-résine connue sous le nom de caoutchouc ou gomme-élastique: cette substance est le suc concrété de plu- ' sieurs Figuiers {Ficus), on en extrait aussi de certaines Euphorbiacées. •

Élatère, Elater . Dans la famille des Hépatiques on nomme ainsi de petits tubes qui résultent chacun d’une cellule découpée en spirale, et qui se déroulant avec élasticité à l’époque de la maturité du fruit, concourent i\ produire l’écartement des valves

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