EMBRYON
pied eut i a sont celles dont la base embrasse la circonférence de la tige.
embriqué imbricatus. (Voir le mot imbriqué.)
Embryon, Embryo. Chez les végétaux phanérogames on désigne sous le nom d’embryon la plante rudimentaire encore renfermée dans la graine. Un embryon se compose de plusieurs parties ou organes distincts, savoir, chez les végétaux dicotylédones : 1° De deux feuilles opposées, souvent charnues et de forme discoïde que l’on nomme cotylédons; 2° d’un axe qui selon une théorie nouvelle émane de ces deux feuilles accolées, et qui selon une théorie plus généralement admise est le point de départ des cotylédons qui sont dits insérés sur lui ; cet axe se termine inférieurement par une partie qui a reçu le nom de radicule y et supérieurement par la partie de la jeune tige qui a reçu le nom de tigelle ; l’extrémité de cette partie supérieure est un bourgeon désigné sous le nom de gemmule. Chez les végétaux monocotylédonés, l'embryon se compose d’un bourgeon de feuilles rudimentaires, qui sont emboîtées les plus intérieures dans les plus extérieures ; la plus extérieure de ces feuilles a reçu le nom de cotylédon par analogie avec les cotylédons des Dicotylédones. Néanmoins, chez certaines familles , les Graminées par ex., l’organe extérieur et charnu qui est considéré par plusieurs observateurs (telle est mon opinion personnelle) comme le cotylédon, est considéré par d’autres botanistes comme um organe exceptionnel indépendant du cotylédon; dans cette manière de voir, la seconde feuille est regardée comme représentant le cotylédon. Enfin, dans un, groupe particulier (les Gymnospermes), l’embryon est soit à deux cotylédons, soit â plusieurs cotylédons verticillés. — Nous parlerons de l’origine de l’embryon à l’article Ovule, nous nous contenterons de dire ici que l’embryon se développe dans la cavité de la membrane qui a reçu le nom de vésicule embryonnaire et qui est renfermée dans le sac embryonnaire, sac qui revêt les parois de la cavité du nucelle. — La situation de l’embryon, relativement aux téguments de la graine, présente des différences qui fournissent à la classifica-
E3IBRYÛN.
tien des plantes en famiHes, descaractères importants en raison de leur fixité. La radicule de l'embryon est dirigée dans tous les cas vers le micropyle (point qui n’est autre chose que l’cxostome ou ouverture de la membrane externe de l’ovule, à l’époque où l’ovule est devenu graine). La situation du micropyle (devenu souvent indistinct à la maturité de la graine) est donc toujours facile à constater parla direction de la radicule; on détermine par ce moyen chez la graine quelle est la forme de l’ovule qui la représentait à l’époque de la floraison. — Les situations principales de l’embryon, relativement aux téguments de la graine, sont au nombre de quatre : 1° Radicule dirigée vers le point diamétralement opposé au hile; dans ce cas la graine résulte d’un ovule droit, et l’embryon est dit antitrope. T Radicule rapprochée du hile par suite d’une courbure de l’embryon ; dans ce cas la graine résulte d’un ovule courbé ou plié , et l’embryon qui est plié lui-même est dit amphitrope. 3° Radicule dirigée vers le hile; dans ce cas- la graine résulte d’un ovule réfléchi, 'et l’embryon est dit orthotrope ou homotrope. 7r Radicule plus ou moins éloignée du hile; dans ce cas la graine résulte d’un ovule semi- réfléchi, et l’embryon est dit hétérotrope. — Lorsqu’il existe un périsperme (organe qui résulte de l’accroissement et de la solidification du tissu du nucelle, ou du tissu qui se forme dans le sac embryonnaire, et dans certains cas de l’un et de l’autre), l’embryon est susceptible de présenter diverses situations relativement k cet organe : il peut occuper le centre du périsperme, un des points de sa périphérie , être appliqué contre lui en dehors, ou même l’entourer comme un anneau. — On considère aussi la position de l’embryon , relativement au péricarpe ou à la loge du fruit qui renferme la graine; la connaissance de ces rapports résulte implicitement de la connaissance des rapports de l’embryon avec les téguments de la graine, et de la direction de la graine relativement à la loge du fruit; aussi la connaissance préalable de ces faits rend-elle presque inutile l’indication de la situation de l’embryon relativement au péricarpe, et rend superflus les mots : radicule supère , infère , centrifuge, centripète , ventrale et dorsale, qui ont été employés pour désigner les rapports de
EMBKYON-FIXK. — EISDOCABPE.
situation de la radicule relativement à la loge du fruit; c’est ainsi que la phrase: graine suspendue, embryon à radicule dirigée vers le hile, indique très suffisamment que la radicule est supère ou dirigée vers le sommet du péricarpe. — Enfin, on étudie l’embryon sous le rapport de sa forme et de ses courbures; l’embryon peut être : ovoïde, cylindrique, globuleux, comprimé, en forme de clou ou de massue, etc.; il peut être : droit, courbé, plié une ou plusieurs fois sur lui-même, etc. Les embryons affectent des formes souvent bizarres : chez les plantes monocotylédones on a désigné sous le nom d’embryons macropodes ceux qui présentent, sur Un point de leur étendue, une masse charnue qui a été considérée tantôt comme la véritable radicule, tantôt comme une dépendance de la tigelle, ou enfin comme représentant le cotylédon. (Voir le motColéorhize, etc.)
Embryon-fixe == Embryon-gemme. Dupetit-Thouars donne cette dénomination aux bourgeons; et donne aux ovules fécondés le nom'd’Embryons mobiles ou Embryons-graines.
embryonalis { Sacculus ), Sac embryonnaire. (Voirie mot Ovule.)
embryonés (Végétaux), dont la graine est composée d’enveloppes qui renferment un embryon à parties distinctes; = végétaux eotylédonés ou phanérogames.
Embrvotége, Embryoterjium; on a donné ce nom (inusité) à la partie des téguments qui se détache régulièrement de certaines graines au commencement de la germination , en cédant aux efforts de la radicule ;i laquelle elle livre passage.
émergé, emersus ; une plante est dite émergée quand elle croit sous l’eau et que sa sommité seulement se développe à l’air libre. Tels sont la plupart des Potamogcton , les Myriophyllum , YHottonia palustris , etc.
émoussé, kebetatus ; se dit d’une pointe obtuse et non piquante.
emphysémateux, ...osas; se dit d’un tissu compressible dont les aréoles ou mailles sont distendues par de l’air ou différents gaz.
endeca, dans les mots dérivés du grec signifie onze; en latin undecim.
Endocarpe, Endocarpium. On nomme ainsi la couche interne des feuilles carpellaires (que l’on désigne sous le nom de péri-
ENDOGÈNES. — ENDOSMOSE.
carpe). L’endocarpe est membraneux, coriace, dans le fruit du Pommier (c’est la membrane parcheminée qui enveloppe immédiatement les graines ou pépins). Chez les drupes, la pèche - et la cerise, par exemple, l’endocarpe n’est autre chose que le noyau qui n’est point, comme on l’a pen&, une dépendance du sarcocarpe. (Voir le mot Fruit*)
endogènes (Végétaux) = Monocotylédones. L’un des embranchements des végétaux phanérogames, plantes dont la tige est composée de faisceaux ligneux plongés isolément dans un cylindre de tissu cellulaire, et non disposés par couches concentriques.
Endogonium; on désigne sous ce nom le sac sporifère des Mousses , à l’époque de la floraison. L 'endogonium recouvert par Yejrigonium , constitue Varchegonium ou pistïllidium. A la maturité, Y endogonium, dont la base s’est allongée en pédicelle, constitue la capsule ou urne , et Yepigomum constitue la coiffe. (Voir le mot Archégone.)
Endophlœum ; nom donné au liber par opposition au mot mesophlœum par lequel on désigne l’enveloppe cellulaire ou couche herbacée.
Endoplèvre, Endoplevra ; nom sous lequel on désigne la membrane interne de l'épisperme ou peau de la graine, et qui recouvre immédiatement l’amande, que l’amande soit constituée par l’embryon seulement, ou par l’embryon accompagné d’un périsperme. L’origine de l’endoplèvre est loin d’être la même dans tous les cas; pour constater la nature du tégument qui devient l’endoplèvre, il faut suivre le développement de la graine à partir de l’état d’ovule.
endorhize (Radicule); radicule renfermée dans une coléorhize à travers laquelle elle se fait jour pendant la période de la germination. — On nomme embryons endorhizes ceux dont la radicule est endorhize. (Voir le mot Coléorhize.)
endos , dans les mots composés tirés du grec signifie : dans; en latin intra.
Endosmose; on désigne sous ce nom un phénomène physique qui consiste dans la tendance qui existe entre deux liquides d’inégale densité et à se mélanger et à se mettre en équilibre de
ENDÔSPERMË. — ENHOtLEMfcNîS.
densité ; celte action physique s’ojière noiv seulement entre deux liquides en contact, mais entre deux liquides séparés par une membrane organique mince, quelle que soit la densité de cette membrane.
Endosperme, Endospermium, = Albumen, = Périsperme. Le mot endosperme est employé par plusieurs botanistes comme synonyme du mot périsperme; on a proposé de le réserver pour désigner le dépôt qui se forme quelquefois dans le sac embryonnaire, et de nommer exclusivement périsperme l’organe qui résulte de l'accroissement du nucelle. 11 serait à désirer que la connaissance du développement des graines dans les différentes familles et les différents genres fût assez avancée pour que l’on pùt appliquer avec certitude ces dénominations distinctives ; en attendant que l’on puisse faire mieux, on emploie le mot périsperme, quelle que soit la nature de l’organe, et s’il existe deux périspermes par le développement simultané du sac embryonnaire et du nucelle , on se sert de l’expression périsperme . double , ou périsperme interne et périsperme externe, endospermique, endos permiens, = périspermique.
Endostome, Endostoma ; on désigne sous ce nom l’ouverture de la membrane de l’ovule placée sous le testa (la secondine, membrane interne ou tegmen ); cette ouverture est située sur la même ligne que l’ouverture du testa (exostome) et l’ouverture du nucelle.
eneruiSj qui est dépourvu de nervures apparentes. ennea , dans les mots composés tirés du grec : neuf; en latin novem : ennéandrie , ennéagynie, groupes de plantes k neuf étamines, à neuf ovaires terminés en autant de styles. enodis , qui ne présente pas de nœuds. •
Enroulements. Certains organes se contournent normalement en spirale, telles sont les vrilles de diverses natures qui servent k fixer les liges sarmenteuses aux corps étrangers voisins. — D’autres enroulements peuvent se manifester accidentellement et constituer des faits tératologiques, des feuilles par ex. s’enroulent fréquemment sur elles-mêmes. Les enroulements sont l’exagération d'une courbure, et résultent d’une inégalité de développement entre les deux faces ou les deux côtés d’un