ALTERNE
descripteurs. Loin d’ètre dispersées sans ordre , elles décrivent sur la tige, par leurs insertions, une ligne spirale à tours plus ou moins allongés et constitués par un nombre de feuilles constant pour une même espèce; mais la régularité de cette spirale est souvent altérée par la torsion de la tige. En raison de la difficulté de reconnaître ces dispositions naturelles, altérées fréquemment par des causes accidentelles, les descripteurs jbnt rarement connaître la disposition exacte des feuilles, et se sont contentés jusqu’ici du terme vague feuilles alternes ou feuilles éparses. Les feuilles les plus franchement alternes, c’est-à-dire qui sont situées successivement à des niveaux différents et sur deux côtés opposés de la tige (selon deux plans parallèles un peu tordus), sont dites distiques ; certaines monocotylédones offrent des exemples de cette disposition. Lorsque les tours de spire sont raccourcis au point de constituer presque des cercles, c’est-à-dire que les feuilles qui les constituent se trouvent à peu près sur un même plan horizontal, ils prennent le nom d’anneaux ou verticilles (voir le mot Phyllotaxie). — Les verticilles successifs dont se compose la fleur sont dits alternes entre eux lorsque les feuilles ou pièces qui les constituent sont situées chacune aux points qui correspondent à l’espace qui sépare deux des pièces du verticille placé au-dessous ou au-dessus de lui. Cette disposition alterne ou quinconcialc des verticilles de la fleur ou des parties qui constituent ces verticilles est la plus fréquente. C’est ainsi que les pétales sont alternes avec les sépales, et que, dans la majorité des cas, les étamines, si elles constituent un seul rang, sont alternes avec les pétales; que les carpelles, s’ils sont en même nombre, alternent avec les étamines; et que s’il existe plusieurs rangs de pétales, d’étamines ou de carpelles, ces rangs sont alternes entre eux. On explique le cas où la disposition, au lieu d’être alterne, est opposée, en admettant qu’un verticifle est avorté ou supprimé; en effet, dans la disposition alterne, qui est la même que la disposition en quinconce, les pièces du troisième rang sont opposées aux pièces du premier rang , et si le deuxième rang qui les sépare, et détermine l'alternance» vient à manquer, les pièces des deux rangs qui per-
ALUTACEtS. — AMMOS.
sistentsont des pièces opposées. — Alternons, alternant, qui alterne. — alternatim , alterne, alternativement.
alutaceus, d’un jaune rougeâtre, couleur de cuir tanné, fauve.
alveolatus, alvéolé, creusé d- alvéoles. Se dit d’une surface qui présente des cavités régulières étroites et assez profondes, séparées entre elles par des parois minces, ces cavités étant comparées aux alvéoles d’un gâteau de miel. Dans la famille des Composées, lorsque les réceptacles sont chargés d’écailles (bractées scarieuses) contiguës ou soudées entre elles, ces réceptacles sont dits alvéolés; tel est, par exemple, le réceptacle chez le Soleil (Helianthus anhuus). — Alvéole, Alveola; une des fossettes d’une surface alvéolée.
Amande, Nucléus ; graine dépouillée de ses enveloppes propres (le testa et le tegmen, dont l’ensemble a reçu le nom de spermoderme). La graine, ainsi dépouillée de sa peau et réduite il l’amande, se compose seulement de l’embryon, ou de l’embryon et du périsperme lorsque cet organe existe. — Dans le langage vulgaire, le mot amande est synonyme de graine renfermée dans un noyau.
amaru*, de saveur amère.
Ambitus, Circonférence, Contour. — ambiens , environnant, bordant.
Ambulacrum, Lieu planté d’arbres, Promenade. Certains arbres touffus sont consacrés particulièrement à la plantation des promenades.
Amentum, Chaton. — amentaceus, disposé en chaton.
amer, amarus . La saveur amère est celle, par exemple, de l’écorce du Quinquina , de la Coloquinte, etc. Beaucoup de médicaments végétaux toniques sont d’une saveur amère.
amethgsteus , d’un violet tirant sur le rose, coiileur de l’améthvste.
Amidon, Àmyltm— Fécule.— amyleus, de la nature de la fécule, constitué par de la fécule.
amiantinus, qui al’aspect filamenteux, blanc et nacré de l’amiante.
Amnios, liqueur gélatineuse qui, dans la’jeune graine, entoure l’embryon et paraît destinée à le nourrir; cette liqueur est quelquefois entièrement résorbée à la maturité de la graine;
AMORPHE. — AMPLECTENS. 375
dans d’autres cas, elle se concrète et constitue le périsperme.
La membrane qui renferme l’amnios a reçu le nom de Sac de VamnioB , ou Sac embryonnaire. (Voir le mot Ovule.) amorphe, amorphus, qui ne présente aucune forme déterminée. amphi, autour de...; préposition grecque qui entre dans la composition de quelques mots. -
amphibie, amphibius , qui est susceptible de vivre plongé dans l’air, ou plongé dans l’eau. On donne cette épithète aux plantes en même temps terrestres et aquatiques, ou qui peuvent vivre et végéter alternativement , la tige recouverte d’eau ou à l’air libre. Tel est le Polygonum amphibium.
Amphùlerrms , membrane externe de l’écorce; Cuticule épidermique.
Amphigames, Amphigami , plantes dont le mariage est douteux.
Cette expression est synonyme d’Agames. On a donné cette épithète aux végétaux cellulaires (Lichens, Algues et Champignons). • *
Amphigastria , organes qui naissent sur la partie ventrale des tiges rampantes. On a donné ce nom aux feuilles accessoires qui constituent un troisième rang sur la tige d’un grand nombre de Jongermanniées. Ces feuilles, nommées aussi Stipules, sont plus petites que les feuilles latérales et souvent de forme différente.
amphigenus , qui a une double origine, amphitrope, amphitropus (ovule); ovule courbé en même temps que semi-réfléchi; par exemple, celui des légumineuses, du Pois ( Pisum ), par exemple. — (embryon) les embryons courbés ont été aussi désignés par l’épithète d’amphitropes. (Voir les mots Ovule et Embryon.)
ample, amplus, large, de grande dimension. Se dit des feuilles, des fleurs, etc. 4
amplectens , =* amplexans , embrassant t folia amplectentia , feuilles embrassantes, feuilles embrassant la tige. On nomme feuilles embrassantes celles qui embrassent ou enveloppent toute la circonférence de la tige, au moins dans leur partie inférieure; ordinairement l’insertion de ces feuilles s’étend U
AHPLEXICALLE. — ANATOMIE VÉGÉTALE.
feuille embrassante sont soudés, ils constituent une gaine. — amplexits , embrassé, entouré.
nmplexicaule, amplexicaulis, qui embrasse la tige dans la plus grande partie de sa circonférence.
ampliatus , élargi; folia ampliata r feuilles dont la largeur est remarquable comparativement à la largeur ordinaire des feuilles dans d’autres parties de la même plante ou chez des plantes voisines.
amplicollis , dont une partie rétrécie ou col est moins étroite que chez les organes analogues des plantes voisines. Se dit de certains fruits.
Ampoule, Ampulla. On a donné ce nom à divers corps vésiculeux à parois minces et membraneuses, par exemple aux vésicules portées par les feuilles des Utricularia. — ampullaceus , en forme d’ampoule, vésiculeux.
Ainyleus , Fécule, Amidon. — amilaceus, amylœus, constitué par de la fécule.
anar, sur; préposition grecque qui fait partie de plusieurs mots . composés.
Anastomose, Anastomosis ; abouchement entre deux vaisseaux ou deux nervures; point où deux vaisseaux ou deux nervures s’abouchent et 'deviennent confluents en se réunissant en arc, pour ne former au delà qu’un seul vaisseau ou qu’une seule nervure. Les nervures des feuilles, chez la plupart des végé-
, taux dicotylédonés , sont anastomosées en réseau. — anastomosans , qui s’anastomose.
Anatomie végétale. Science qui a pour objet la connaissance de la structure des tissus végétaux. On étudie ces tissus soit en les séparant, soit en les divisant, par les procédés delà dissection, de la macération, de l’ébullition, etc.; en les coupant en tranches minces, dans divers sens, et en soumettant ces tranches et ces tissus macérés ou isolés aux divers grossissements que l’on obtient au moyen du microscope; on commence à observer à un grossissement faible, et l’on augmente graduellement le pouvoir amplifiant. Certaines matières colorantes, la teinture d’iode par exemple, qui ont la propriété de communiquer des teintes différentes à diverses parties des
ANATROPE. — ANDROGYNE. Ü77
tissus végétaux-, facilitent l’observation. Los dissections de
tissus doivent se faire dans une goutte d’eau; si l’organe eon-
tient de la résine, on dissout cette substance en ajoutant de l’alcool. Les organes et les tissus végétaux doivent être étudiés à toutes les périodes de l$ur développement, anatrope, anatropus (ovule), = réfléchi. (Voir le mot Ovulé.) anceps , incertain, douteux, qui peut être interprété de diverses manières.
andre (en latin masculus , mâle); dans les mots composés dérivés du grec, signifie étamine. — monandre , à une seule étamine; polyandre , à plusieurs étamines ; andrôgyn , mâle et femelle, etc. Androcée, Androceum. Ce mot désigne l’ensemble des étamines, que cet ensemble se compose d’un seul verticille ou de plu»» sieurs verticilles, d’une seule étamine ou de plusieurs faisceaux d’étamines. Il est analogue aux mots Calice , Corolle et Disque, qui désignent l’ensemble des sépales, l’ensemble des pétales, et l’ensemble des écailles nectarifères; selon la même nomenclature, l’ensemble des carpelles est désigné par le mot Gynécée, quel que soit le nombre des carpelles, qu’ils soient libres
ou soudés entre eux. — On peut reprocher aux mots androcée
et gynécée de signifier littéralement : lieu où sont placées lès étamines, lieu où sont placés les carpelles, au lieu de signifier ensemble des étamines, ensemble des carpelles; mais leur sens botanique étant déterminé, cet inconvénient est insignifiant. — L’androcée a été défini : la réunion de trois des verticilles de la fleur, le verticille des nectaires, celui des étamines et celui des pétales; cette réunion qui groupe sans utilité des organes différents, en englobant toutes les parties de la fleur, à l’exception des carpelles et du calice, présente en outre l'inconvénient de laisser sans nom le verticille des étamines con- «
sidéré isolément. Nous engageons donc à admettre le mot androcée (qui, bien qu’utile et sans synonyme, est peu usité) mais seulement dans le sens que nous lui avons attribué, andrôgyn, ou mieux androgyne, androgynus. Se dit d’une plante monoïque chez laquelle les fleurs mâles et les fleurs femelles sont groupées sur les mêmes pédoncules. — Les épis ou épillets de certains Carex sont androgyns, c’est-à-dire qu’ils se composent
ANDROPHORE. — ANGIOSPERME.
de fleurs mâles et de fleurs femelles, les unes occupant le sommet, les autres la base de l’épillet, d’où il résulte, si les fleurs mâles occupent la base de l’épillet, qu’à la maturité des fruits les écailles desséchées des fleurs mâles forment une sorte d’invol ucre apprimé contre l’axe, ou que si les fleurs mâles occupent le sommet de l’épillet, à la maturité des fruits les écailles desséchées de ces fleurs mâles forment une sorte de plumet ou de massue qui surmonte la partie fructifère de l'épillet. — Si , comme il arrive chez beaucoup de plantes de la famille des Composées, des fleurs hermaphrodites sont groupées avec des fleurs mâles et des fleurs femelles, la plante et le capitule sont dits polygames; la plante est également dite polygame lors * même que les fleurs de différent sexe sont portées sur des pédoncules différents.
Androphore, Androphorus, On a donné ce nom, chez certains genres, au tube formé par les tilets soudés des étamines; telle est Ja colonne staminale des Malvacées.
Androstylium = Gynostemium ; organe résultant des étamines soudées avec le style. Cette disposition existe chez la fleur des Orchidées où l’organe en question est désigné généralement sous le nom dé Colonne ou de Gynostème.
Anfractuosité, Anfractus. On donne ce nom à des crevasses sinueuses qui sont le résultat de plis irréguliers : les cotylédons de la noix présentent des anfractuosités.angiocarpe, angiocarpus (Mirb.); se dit d’un fruit couvert par les parties environnantes qui se développent avec lui, et auxquelles il adhère : le fruit du Mûrier par exemple. Les fruits de cette nature ont été nommés pseudocarpiens (Desv.); ces expressions sont inusitées.
Angiolum = Peridium = Peridiolwn ; membrane qui enveloppe les parties de la fructification chez les Champignons à spores internes, les Lycoperdon par exemple.
angio- [*yyti ov, vase), mot grec qui fait partie de certains mots composés.
angiosperme, angiospermus. On donne l’épithète d’angiospermes aux plantes dont la graine est renfermée dans un péricarpe; c’est le cas le plus général chez les végétaux phanérogames.