FLEUR
son propre compte. (comme chez les carpelles libres), sous le nom (V Ovaire pluriloculaire ou multiloculaire ; dans ce cas les carpelles sont adossés et soudés par leurs faces latérales (cet adossement de deux parois a reçu le nom de Cloison ), et la cavité de chaque carpelle est désignée sous le nom de Loge. Si les feuilles carpcllaires sont ouvertes et soudées entre elles par leurs bords, le gynécée est nommé Ovaire composé uniloculaire. — Non seulement les pièces qui constituent un même verticille peuvent être soudées entre elles bord à bord, mais on admet aussi que les divers verticijles peuvent être soudés entre eux face à face. Lorsque ces soudures n’ont pas lieu, on dit que les insertions sont immédiates, et on les désigne sous le nonuY Insertions hypôgynes. Lorsque ces soudures ont lieu, on dit que les insertions dés organes (pétales et étamines) insérés au-dessus du niveau de la base du calice et de l’ovaire ont une insertion* médiate.. Si alors l’ovaire n’est pas compris dans la soudure, l’insertion est dite périgyne , et si l’ovaire est compris dans la soudure, l’insertion est dite épigyne. (J’ai exposé à l’article Calice comment j’ai été conduit h considérer le tube de la fleur dans les cas d’insertion périgyne et épigyne, non comme le résultat de l’accolcmcnt des verticilles, mais comme le résultat des décurrences des pièces qui les composent et qui constituent un véritable axe tubuleux , et comment , par conséquent, les insertions, dans ces différents cas, ne sont pas seulement apparentes, mais réelles, puisqu’elles ont lieu sur un organe qui est une véritable dépendance du système axile. — Les fleurs sont dites régulières lorsque toutes les feuilles de chaque verlicille sont semblables par leur forme et leur dimension et ont une direction relative semblable (par ex. : chez les genres Rosa, Ranunculus , Tulipa, etc.); elles sont dites irrégulières si toutes les pièces appartenant à un même verticille ne sont pas de la même forme et de la même dimension , ou si une ou plusieurs pièces d’un même verticille ont une direction dissemblable relativement h l’axe de la fleur (par ex. : chez les genres Viola , Genisla t Linaria , Salvia , etc.). Les fleurs, même les plus irrégulières , sont toujours symétriques , c’est-à-dire qu’elles sont susceptibles d’être partagées en deux moitiés sent-
FLEUR. — FLECRAISON.
blables, que les pièces des verticilles soient en nombre impair, ce qui est le cas le plus fréquent, ou que-les verticilles se composent de pièces en nombre pair.— Les fleurs sont dites incomplètes , lorsqu’elles manquent d’un ou de plusieurs des quatre systèmes d’organes qui constituent une fleur complète (le calice, la corolle , l’androcée et le gynécée). Lorsque les enveloppes • florales (lé calice et la corolle) sont réduites à un seul verticille, c’est le verticille le plus extérieur (le calice) qui persiste et la corolle qui disparaît. Les plantes dont.la fleur présente cette structure constituent dans l’embranchement des Dicotylédones le groupe des apétales ; lorsque le calice et la corolle n’existent ni l’un ni l’autre, la fleur, réduite aux organes sexuels, est dite fleur nue. — Les fleurs complètes sont hermaphrodites , c’est-àdire qu’elles renferment en même temps un androcée (éta- - mines) et un gynécée (ovaire). — Les étamines et l’ovaire étant indispensables à la reproduction de l’espèce , ces organes ne manquent jamais complètement, mais ils ne sont pas toujours réunis dans la même fleur. Les fleurs incomplètes, qui ne ren-
ferment qu’un seul de ces deux systèmes d’organes, sont dites fleurs unisexuelles : celles qui renferment l’androcée sont dites , fleurs mâlesy et celles qui renferment le gynécée sont dites fleurs femelles.— Les {leurs mâles et lès fleurs femelles peuvent se développer isolément chez deux individus différents : dans ce cas la plante est dite dioïque. Elles peuvent se développer chez un même individu': dans ce cas la plante est dite monoïque. Si , chez les plantes monoïques, les fleurs mâles et les fleurs femelles sont groupées sur les mêmes pédoncules , l’inflorescence est dite androgyne. Enfin, si un même individu porte des fleurs hermaphrodites, des fleurs mâles, et des fleurs femelles, la plante ou l’inflorescence est dite polygame. — On désigne sous le nom $ inflorescence (voir ce mot) l’arrangement ou disposition des fleurs sur la tige ou les rameaux ; certaines inflorescences (les inflorescences en capitule chez la famille des Composées par exemple) présentent unetelle régularité, qu’un groupe de fleurs prend l’aspect d’une seule fleur. On observe, du reste, de véritables transitions entre les fleurs et les inflorescences. Fieu raison, = Floraison , Floratio , Florescentia , Anthesis. Pé-
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