‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 89 sur 148 · LARGEUR. — LENT1CELLE · texte numérisé non relu

LARGEUR. — LENT1CELLE

ganes plans dont la largeur ou dimension transversale a beaucoup d’étendue relativement à la largeur d’organes analogues. — S’emploie aussi comme synonyme d’ample, amplus .

Largeur, Latitudo; dimension transversale.

* Latera , les côtés. — lateraliter (adv.), latéralement, de chaque côté. c

latéral , lateralis , qui est placé sur le côté. Les nervures latérales ( nervi latérale s) sont celles qui sont situées à droite et à gauche de la nervure moyenne, soit qu’elles naissent de la base de la feuille en même temps qu'elle (et alors on les nomme nervures longitudinales ), soit qu’elles naissent de la nervure moyenne aux divers points de sa hauteur (et alors on les nomme nervures transversales).

Latex ; suc propre, liquide élaboré contenu dans les laticifères.

Laticifères; réservoirs du latex, vaisseaux ou canaux laticifères. Ces canaux sont ceux qui renferment les sucs résineux et les sucs colorés désignés sous le nom de sucs propres ; ils se rencontrent surtout dans le liber pendant la période de la formation de chacune de ses couches. La structure de ces canaux

' est un point encore en litige.

latus , large. — latiseptus, à cloison large.

laxus , lâche. — laxe (adv.), d’une manière lâche. — laxifloru$ t à inflorescence lâche.

Lecus (Xcxoç, écusson); De Candolle traduit par cette expression le mot plateau ou tige rudimentaire des bulbes.

Legio , Légion. Cette expression a été employée dans plusieurs classifications pour désigner des subdivisions de classes renfermant plusieurs familles.

légitimas /véritable, vrai; s’oppose à spuritis, faux ; Dissepimenta légitima, vraies cloisons ; D. spuria , fausses cloisons.

Légume, Legumen ; Gousse. Fruit des plantes de la famille des Légumineuses; le légume est un carpelle unique, libre, ordinairement polysperme, ordinairement déhiscent par la suture ventrale et la nervure dorsale.

Lenticelle, Lenticella. On désigne sous le nom de lenticelles de petits organes qui appartiennent à l’écorce d’un grand nombre de végétaux et qui se présentent â la surface de l’épiderme,

Lb

LENTICELLE.

sous l’apparence de rugosités brunâtres, de forme ovale ou elliptique. Une lenticelle se compose d’un bourrelet circulaire, au centre duquel se fait jour un noyau central. Quelquefois le bourrelet est seul visible à l’extérieur, quelquefois c’est le noyau seulement. Dans tous les cas , la masse brunâtre fait saillie à travers une fente longitudinale de l’épiderme, qui se prolonge à mesure que l’organe auquel elle donne passage grossit et distend l’ouverture. — Ces opinions émises par les botanistes, observateurs qui se sont occupés de la nature et de la structure des lentieelles, sont contradictoires entre elles. Guettard ( 1734) les considéra comme des organes glauduleux et les nomma glandes lenticulaires. De Candolle (1826) crut voir chez ces organes les bourgeons des racines qui se développent sur les tiges pendant leur séjour dans la terre humide. M. Hugo Mohl (1832-1836) démontra que l’opinion de De Candolle n’était pas fondée, et établit que la production des lenticellesest analogue à celle du liège, mais que cette production, au lieu d’être le résultat d'une hypertrophie delà couche subéreuse de l’écorce (couche celluleuse sous-épidermique), est le résultat d’une hypertrophie de la couche herbacée (couche celluleuse située entre la couche subéreuse et le liber). M. Ungcr (1836; considéra les lentieelles comme des stomates dégénérés et contenant un organe reproducteur analogue auxbulbilles ; plus tard (1843) dans un ouvrage publié en commun avec M. Endlicher, il a adopté la manière devoir de M. H. Mohl. — Ces opinions divergentes, relativement à l’origine et à la nature d’un organe en apparence si simple , me déterminèrent à de nouvelles recherches (1849). Je fis choix, comme sujet d’observation, du Sureau ( Sambucus nigra) t et du Bouleau ( Betula alba ); les lentieelles de ces arbres sont abondantes, elles ont un et jusqu’à deux millimètres de diamètre transversal et ion-i gitudinal. — Je constatai les faits suivante: 1° A aucune époque de leur existence, les lentieelles du Sureau ne sont le siège d’aucune sécrétion; les lentieelles du Bouleau sont manifestement le siège d’une sécrétion de nature gommo- résineuse pendant la première période de leur existence: les lentieelles ne sont donc pas nécessairement , mais elles sont susceptibles

LENTICELLE.

d’être originairement de nature glanduleuse. T Les stomates, loin de s’hypertrophier, s’atrophient k mesure que l’épiderme vieillit, et n’ont aucun rapport avec les lenticellcs. 3° Les racines qui naissent sur les boutures (fragments de tiges enfoncés dans la terre humide) apparaissent généralement sur des points où il n’existait pas de lenticelles. l\° Sur les points où il existe des lenticelles, il ne se développe ni bulbilles, ni bourgeons. 5° Le bourrelet des lenticelles provient d’une hernie de la couche cellulaire sous-épidermique, dite couche subéreuse; et le noyau central provient d’une hypertrophie de la couche cellulaire située sous la couche précédente et dite couche, herbacée. 6° Le tissu cellulaire qui constitue les lenticelles se dessèche de l'extérieur k l’intérieur, et au bout d’une année d’existence ce tissu est desséché dans toute sa profondeur. 7° Lorsque l’on fait séjourner les tiges dans l’eau ou la terre humide, les lenticelles se boursouflent par suite du gonflement des cellules qui finissent par se désagréger en masses amorphes au bout de quelques jours. 8° Enfin, dans le centre de plusieurs lenticelles, appartenant k une même tige de Sureau, j’ai trouvé un petit corps ovoïdo-cylindrique d’un blanc luisant, placé verticalement et libre dans une cavité moulée sur lui ; cette cavité était creusée en partie dans la couche herbacée, et en partie dans le liber; peut-être a-t-on pris pour un bulbille ce corps que l’on rencontre accidentellement et que je regarde comme étant probablement la nymphe d’une très petite espèce d’hyménoptère. -—J’étais arrivé, relativement à la structure des lenticelles, k peu près au même résultat que M. IL Molli : les lenticelles étaient bien réellement des hypertrophies du tissu cellulaire sous-épidermique; seulement j’avais constaté en outre, que non seulement la couche herbacée, mais aussi la couche subéreuse concourent k leur formation. 11 me restait k déterminer l’origine de ces hypertrophies. — En examinant dans ce but l’épiderme du Sureau, depuis celui du bourgeon jusqu’à celui de la tige adulte, je remarquai que chez les tiges encore k l’état herbacé, l’épiderme est parsemé de poils courts et roides : ces poils sont k proprement parler des pincements de l’épiderme. La base de ces pincements est longue et étroite, la plupart se

(iô2

LENTICELLE.

terminent en un très f>etit aiguillon crochu ; d’autres ne se terminent pas en aiguillon, leur partie centrale est alors plus ou moins saillante, mais obtuse et d’une teinte blanchâtre. Un peu plus tard, cette partie centrale du soulèvement de l’épiderme, qu’elle se prolonge en aiguillon ou qu’elle constitue une élevure mousse, se dessèche, brunit, se fendille et se détruit; il en résulte une étroite fissure brunâtre. C’est par cette fissure que fait lentement éruption le tissu cellulaire sous-épider- ’ mique qui constitue la lenticelle; ce tissu, d’abord blanchâtre, ne tarde pas à brunir en se desséchant. L’éruption du tissu ' cellulaire sous-épidermique à travers cette ouverture résulte * de la tendance générale du tissu cellulaire vivant à s’épancher par accroissement, et à constituer des bourrelets ou des noyaux partout où il se trouve en contact avec l’air, k moins qu’il ne soit atteint d’une dessiccation rapide. — Une lenticelle est donc une hypertrophie locale du tissu cellulaire sous-épidermique tant de la couche subéreuse que de la couche herbacée, dont la naissance est déterminée par la mise à jour du tissu cellulaire sous-épidermique dans le point où l’épiderme a subi une perte de substance par la destruction d’une partie soulevée en forme d’aiguillon ou de poil non glanduleux ou glanduleux. — La forme de la lenticelle est déterminée par la fissure étroite qui lui sert de filière, et par la déchirure de la hernie superficielle par la hernie profonde. — Les lenticelles ont-elles pour usage physiologique de remplacer les stomates oblitérés, en mettant l’enveloppe herbacée en rapport avec l’air extérieur ? La surface morte et desséchée des lenticelles, à l’époque où les stomates sont oblitérés, ne me permet pas d’admettre cette hypothèse. Je regarde les lenticelles comme ne différant pas dans l’origine de certains poils non glanduleux, de poils glanduleux ou même de petites glandes, et plus tard lorsque ces organes sont remplacés par la hernie de tissu cellulaire desséchée, comme faisant office de coins pour fendre de dedans en dehors Yépiderme devenu trop étroit pour la tige qui augmente de diamètre.— Des observations, que je me propose de continuer, tendent en outre à me faire regarder la production des élevures subéreuses si remarquables chez l’Orme (Ulmus campestris ), et

LENTICELLE. — LÉPALE.

peut-être la production du liège chez le Quercus Suber , non seulement comme étant d’une nature identique, mais encore comme ayant une origine analogue, sinon semblable, k celle des lenticelles. — On pensait que les lenticelles appartiennent exclusivement aux tiges ligneuses; j’en ai rencontré de bien développées sur le pétiole des feuilles du Sureau; et vers la fin de l’automne j’en ai remarqué à la base des tiges du Malva sylvestris , et sur les tubercules de la pomme de terre. J’ai observé en outre sur des racines vivantes de Charme ( Carpinus Betulus ), mises hors de terre par un éboulement depuis plusieurs années, et sur les racines napiformes du Dahlia f des élevures subéreuses qui ne m’ont pas paru différer des véritables lenticelles. Enfin j’ai constaté que les élevures et les rugosités que l’on observe chez certains fruits (les melons par exemple), les ponctuations que l’on observe chez d’autres fruits (des pommes par exemple), doivent leur origine k un poil détruit et ne sont également autre chose que des lenticelles. Des lenticelles peuvent donc se développer sur les surfaces revêtues d’épiderme des tissus herbacés de la plupart des végétaux. —

Les gonidies des Lichens peuvent jusqu’k un certain point être assimilées k des lenticelles; dans ce cas, le tissu cellulaire est doué d’une force reproductive qui fait de ces organes de véritables bulbilles. Enfin les bulbilles qui naissent accidentellement sur les feuilles de certaines Monocotylédones, et qui ont pour origine une hernie du tissu cellulaire sous-épidermique, ont une analogie incontestable avec les lenticelles.

lenticulaire, lenticularis ; qui a la forme d’une lentille, c’est-kdire d’un disque k bords tranchants.

Lépale, Lepalum. M. Aug. de Saint-Hilaire propose de donner ce nom aux pièces qui constituent le verticille du disque; il fait ensuite remarquer que ces organes, étant d’une forme et d’une consistance très variées, il vaut peut-être mieux les désigner, comme on l’a fait souvent jusqu’ici, selon leur apparence, sous les noms d’expansions pétaloïdes, d’écailles, de glandes, etc. — DeCandolle avait proposé le mot Tèpale> qui, comme le précédent, ressemble trop au mot Sépale, pour désigner les pièces des deux verticilles du périanthe chez les Monocotylédones.

LÉP1CÈNE. — L1CILÉNÉES { CLASSE DES ).

Lépicène, Lepicena . Richard a donné ce nom, dans la famille des Graminées, k l’ensemble des deux glumes qui doit être considéré comme l’invoïucre de l’épillet.— (Voir le mot Glume.) Lepides , nom (inusité) donné aux poils en écusson (pili scutati ), alors qu’on ne connaissait pas la structure de ces organes qui résultent de poils étoilés à rameaux soudés entre eux; ces poils ont l’aspect d’écailles arrondies peltées. lepidotus ; se dit d’un poil en forme d’écusson ou de bouclier. lepis (mot grec)* écaille; en latin squama.

Lepisma ; ce nom a été donné k des étamines avortées réduites > k des écailles, et aux pièces du disque lorsqu’elles ont l’aspect squflmiforihe.

leptos (mot grec), grêle, menu; en latin gracilis , exilis y tennis, leucot (mot grec), blanc ; en latin albus.

liber (adj.), libre, qui n’a contracté aucune adhérence. Ovaire libre, s’oppose à ovaire adhérent . — Les ovaires libres étaient appelés autrefois ovaires supères. (Voir le mot Ovaire.)

Liber, Liber t partie de l’écorce qui, chez les végétaux dicotylédonés, se compose de tissu fibreux ; cette partie constitue la couche la plus interne de l’écorce ; elle s’accroît chaque année d’une couche interne qui tend à rejeter les précédentes en dehors. (Voir le mot Ëcorçe.)

Lichénées (Classe des); cette classe ne renferme que la famille des Lichens. Elle appartient k l’embranchement des végétaux acotylédonés (Cryptogames), division des Amphigènes. — On désigne sous le nom de Thalle ( Thallus) la partie qui représente chez les Lichens le système végétatif ( organes de la végétation) ; le thalle est un organe foliacé, crustacé, ou axiforme sur lequel sont insérés les organes de la reproduction. Lorsque le thalle s’étend dans le sens horizontal , il est dit crustacé ou foliacé (dans ce dernier cas on le désigne sous le nom de Fronde ). lorsque le thalle s’étend dans le sens vertical , il est dit fructiculetix. Une même espèce peut présenter un thalle en partie foliacé ou crustacé, et en partie fructiculèux..Le thalle est généralement constitué : i° par une couche externe dite corticdle , composée d’un épiderme sous lequel est située une couche (dite Couche gonimique) plus ou moins épaisse de tel-

LfCHÉNOGIlAPME. — LIGNE. 4 655

Iules sphériques vertes (à l’état frais); ces cellules se font quelquefois jour par hernie à l'extérieur, et constituent alors des sortes de gemmes ou corps reproducteurs connus sous le nom de Gonidies ; 2° par une couche interne dite médullaire composée de cellules allongées, dont l'ensemble donne lieu ü un tissu filamenteux. Le Lichen, pendant la première période de son développement se compose de cellules allongées, dont l’ensemble est désigné sous le nom d’Hypothalle ( Protothallus ). Le thalle est plus ou moins crustacé dans les genres Lecidea , Urceolaria , Pertusaria , Lecanora , Psora , Patellaria , Verrucana , etc.; plus ou moins fructiculeux dans les genres Bœomices , Lenomyce , C ladonm , Stcreocaulon , Cornicularia , tfsnèa , etc.; plus ou moins foliacé dans les genres Ramalina , Cetraria , Physcia, Parmelia , S’rtcto, Peltigera , Umbilicaria , etc.— L’organe de la fructification est désigné d’une manière générale ( liez lès Lichens sous le nom d’Apothécie, Àpotheciwn ; l’Apothecium se compose du Sporange ou Excipulum , et de la masse fructifère ou Thalamiüm. h’ Excipulum est sfmp/e ou dow&te ; lorsqu’il est double, il se compose d’une couche externe qui est une dépendance du thalle, et d’une couche spéciale dont la couleur tranche quelquefois sur la couleur de la couche externe. Le Thalamiüm , Nucléus , ou masse fructifère, se compose de Thèques entremêlées de Pûraphyses. Les thèquessont des cellules allongées (sortes de sporanges spéciales) qui renferment dans leur cavité, sur une ou deux rangées, des corps globuleux ou ellipsoïdes qui sont les Spores ou Sporidies . Les para phases paraissent être des thèques à demi avortées et stériles.— En outre, on a rencontré chez les Lichens de très petits coneeptacles {Spermogonies) qui ont été comparés à desanthéridies, mais dont les corpuscules inclus {Spermaties) ne paraissent avoir que des rapports éloignés avec les spermatozoïdes. (Voir les mots Arche g onium et Spermogonie.)

Lichénographie; traité sur la structure et la classification des plantes de la famille des Lichens.

Ligne, Linea ; trait allongé tranchant par sa couleur sur celle

du fond. — Ancienne mesure de longueur, la douzième partie du pouce. *

650 LIGNES STIC MATIQ UES. — LIMBE.

Lignes stigma tiques; stigmates formant deux lignes si la face in- ' terne de chacune des deux branches du style chez les plantes de la famille des Composées.

lignescens ; devenant ligneux, passant à l’état de bois. — Lignum , bois, corps ligneux , tissu ligneux, ligneux, lignosus ; qui est de la nature, du bois et a la consistance solide du bois. — S’oppose au mot herbacé ( herbaceus ); qui a la consistance des herbes ou tiges annuelles. — La tige et les rameaux des végétaux ligneux sont herbacés à l’époque de leur développement.

Ligule, Ligula ; on nomme ainsi une membrane scarieuse, mince et transparente, qui existe à l'extrémité de la face interne de la gaine chez la feuille des Graminées; cette membrane est considérée comme un dédoublement de la feuille. Chez certaines plantes de la famille des Liliacées (genre Allium) il existe une ligule de la même nature que celle des Graminées, ligulé, ligulatusy en forme de languette. Dans la famille des Composées, on nomme fleurons ligules (ou demi-fleurons) les fleurs dont la corolle, bien que gamopétale, a la forme d’une lame; cette corolle ne diffère de la corolle tubuleuse (fleuron) qu’en ce que le tube est fendu en dessus et étalé dans toute sa longueur. Les fleurons extérieurs du capitule sont ligulès chez un grand nombre de Composées de la section des Corymbiferes, par exemple chez la Pâquerette ( Bellis perennis), la Marguerite-des-prés ( Pyrethrum Leucanthemum ), etc. Tous les fleurons du capitule sont Iigulés dans la section des Composées , dite pour cette raison : s. des liguliflores f par exemple la Chicorée ( Cichorium Intybus) , le Pissenlit ( Taraxacum Densleonis). (Voir les mots Fleuron , Capitule, Composées.) lilas, lilacinus; couleur de la fleur du Lilas, d’un violet pâle et rougeâtre. ,

limbatus , pourvu d’un limbe. — S’emploie quelquefois comme synonyme de marginatus . •

Limbe, Limbus ; partie plane et foliacée de la feuille, qui surmonte le pétiole chez les feuilles pétiolées ou constitue entièrement les feuilles sessiles. Partie limbaire de la feuille s’oppose à partie pétiolaire ou pétiole. La partie limbaire n’existe

LIMOSUS. — LOUE.

pas chez les feuilles dites phyllodes qui sont réduites à ta partie pétiolaire. — Partie du pétale située au-dessus de l’onglet, chez les pétales onguiculés. — Partie supérieure des corolles gamopétales à tube évasé, que cette partie supérieure soit indivise ou qu’elle soit lobée.

limosusy limoneux, qui croît dans les lieux marécageux.

Linea , Ligne, Raie, Rayure. — Ancienne mesure de longueur, linéaire, linearis ; se dit d’une surface étroite et à bords parallèles, ou d’un organe plan, une feuille par exemple, ayant cette forme; le limbe de la feuille, chez la plupart des Graminées et des Cypéracées, est plus ou moins linéaire. lineatusy marqué de rayures linéaires, linguiforme, linguiformis ; en forme de ligule ou de languette. lingulatus, — ligulatus = linguiformis ; ligulé, en languette. * liquescensy =* deliquescens ; se résolvant en une matière liquide* liquide, liquidus y qui a la consistance de l’eau.

Lirelîe, Lirclla ; nom donné chez les Lichens aux Apothecium sessiles linéaires et flexueux s’ouvrant par une fente longitudinale.

lisse, lœvis; dont la surface ne présente aucune aspérité. S’oppose à âpre, ou rude, asper t et à rugueux , rugosus.

Lituray tache pâle sur une couleur foncée. — lituratusy raturé; marqué d’une tache pâle ou présentant un affaiblissement de la teinte générale dans un espace circonscrit. littoralisy qui se plaît au bord des rivières, livide, lividus ; se dit d’une teinte d’un violet rougeâtre, couleur lie de vin ; s’entend quelquefois d’un violet pâle.

Lobe, Lobus ; on nomme ainsi les divisions d’une feuille lobée, ou d’une feuille pinnati ou palmatifide, pinnati ou palmatipartite. On réserve le nom de segment aux divisions d’une feuille pinnati ou palmatiséquée. En d’autres termes nous appelons et nous conseillons d’appeler lobes toutes les divisions des feuilles trop profondes pour être considérées comme des dents ou des erénelures, mais cependant ne laissant point à nu entre elles la nervure moyenne de la feuille dans une certaine étendue, ainsi que cela a lieu pour les feuilles palmati ou pin-

658 • LOBÉ. — -• LOCUL1C1DE (DÉHISCENCE )*

natlséquées. Ainsi on doit dire : feuille lobée à lobes obtus crénelés, etc.; feuille pinnatifide bu pinnatipartïte à lobes lancéolés, dentés; etc. Quelques descripteurs réservent le nom de lobe aux divisions des feuilles lobées, et ont proposé le mot partition pour les divisions des feuilles pinnatifides ou pinnatiséquées, mais il faut éviter de multiplier inutilement le nombre des mots, et ici, le mot lobe étant précédé du nom de la forme de la feuille , on voit tout de suite de quelle sorte de < lobe il s’agit. . * r

Lobé, lobatusj on désignesous le nom de feuilles lobées celles qui présentent de larges découpures arrondies n’atteignant guère en profondeur que le trers de l’étendue de la moitié de la largeur du limbe.

Lobes de l’anthère , Lobi antherœ; chez l’étamine on nomme ainsi chacune des moitiés symétriques de l’anthère qui sont séparées par le connectif. Chacun des deux lobes est creux et s’ouvre, dans le plus grand nombre des cas, par une fente longitudinale; la cavité du lobe se nomme loge et est remplie par le pollen. Selon que l’on parle de la surface extérieure ou intérieure, on se sert des expressions lobes ou loges des anthères. L’étamine est une feuille modifiée , chacun des lobes de l’anthère correspond à l’une des moitiés' longitudinales du limbe. (Voir les mots Étamine et Anthère.)

Lobule, Lobulus ; subdivision d’un lobe chez une feuille lobée ou pinnatifide ; — petit lobe.

Locellus (Rich.), dans la famille des Orchidées, on désigne sous ce nom chacune des deux loges de l’anthère (inusité), loculaire, locularis ; qui appartient aux loges, qui est de la nature des loges ; — qui se divise en loges : biloculaire, triloculaire, û-loculaire, 5-loculaire, bi , tri, quadri, quinque locularis : h deux, trois, quatre, cinq loges, loculicide (Déhiscence, Fruit), loculicidus ; se dit de la déhiscence du fruit qui a lieu par la rupture longitudinale delà nervure dorsale de chaque carpelle. 11 en résulte, chez les fruits composés de plusieurs carpelles soudés, que chaque pièce devenue libre (ou valve) se compose des deux moitiés longitudi-

LOCl’LUS. — LUMUClS.

nales de deux carpelles accolés, et présente une cloison ou un placenta 5 sa partie moyenne lorsque la placentation est axile ou pariétale. ( Voir les mots Fruits et Déhiscence.)

Loculus , Loge; — Loculamentum, Loge, fausse loge; — loculatus , divisé en loges, constitué par une réunion de loges.

Locusta , synonyme inusité de Spicula, Ëpillet.

LodicOles, Lodiculœ ; synonyme inusité de Glumellules.

Loges de l’anthère *= lobes de l’anthère. (Voir les mots Lobe et Anthère.)

Loge, Loculus ; loges du fruit ; se dit (chez les fruits composés) . de la cavité des carpelles : un fruit composé de plusieurs carpelles et uniloculaire résulte de la soudure bord à bord de plusieurs feuilles carpellaires; un fruit à plusieurs carpelles et pluriloculaire résulte de la réunion de plusieurs feuilles carpellaires pliées longitudinalement et fermées chacune en particulier— -On désigne sous le nom de fausses loges , les loges qui sont le résultat de fausses cloisons et qui appartiennent à un même carpelle subdivisé transversalement. (Voir les mots Fruit et Carpelle.)

lomentacé, lomentaceus^ se dit d’un fruit composé d’un seul carpelle qui se partage naturellement en plusieurs articles superposés, ou fausses loges; comme par exemple la gousse des « Papilionacées de la tribu des llédysarées. (Voir articulé.) Lomcntum (Wild.), nom donné à la gousse lomentacée (inusité), long, longus (et dans les composés grecs macros), qui a plus de longueur qu’un objet analogue qui sert de point de comparaison.

longiflorus ; dont la fleur est fort longue relativement à sa largeur, longitudinal, longitudinalis, Le sens longitudinal d’une tige ou d’une feuilleest celui selon lequel se fait l’accroissement en hauteur, il s’éteud delà base au sommet. Les nervures longitudinal es . sont celles qui parcourent la feuille dans toute sa longueur ; chez un grand nombre de plantes la nervure moyenne seule est longitudinale. Les cloisons longitudinales des fruits sont celles qui parcourent le fruit de bas en haut.

Longueur, Longitudo ; dimension longitudinale. — long, longus. lubricus, se dit d’un corps rendu glissant par un enduit rnucila-

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