LE COUP DU PARDON
n petit coup de pistolet pour changer.
N'osant chercher chi- ' cane à un monsieur que vous détestez, vous allez trouver un ami, et vous lui dites :
— Mon bon ami, il faut que tu
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me rendes un service, et surtout que tu me gardes le secret.
— Service... secret... qu'ya-t-ÎI donc ?
— Mon cher, j'ai besoin de me poser aux yeux de ma fiancée, pas pour elle si tu veux, car nous nous adorons, mais à cause du père, un vieux commandant qui ne veut que d'un gendre un peu... crâne, et qui romprait tout s'il me croyait homme à reculer d'une semelle dans un cas difficile.
— Bien, alors ?
— Alors, nous nous battrons demain.
— Comment, avec le vieux militaire ! ton beau-père !
— Non. Ah!... farceur! non, pas avec lui, avec toi.
— A... avec moi ! tu es fou.
— Du tout ! nous nous battrons pour rire.
L'ami peut trouver la plaisanterie mauvaise, mais vous l'amadouez au nom de votre amour qui.,, de votre amour que... bref, il accepte.
Pour ne pas lui donner la corvée trop forte, vous l'autorisez à vous insulter, et comme vous êtes grand, vous lui demandez réparation en consentant à lui laisser le choix des armes.
Il choisit le pistolet, c'est entendu.
Là commence le rôle du monsieur pour lequel vous ne ressentez qu'une affection... modérée.
Vous allez le trouver, et vous
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lui demandez d'être votre témoin, j
S'il refuse, l'affaire n'a pas de 1 suites.
S'il accepte, c'est une autre paire ' de manches.
On est sur le lieu du combat^ les témoins ont chargé les armes, ' tir à volonté.
L'ami tire le premier — c'estentendu — il vise au diable, vous êtes sauvé.
A votre tour.
C'est là où vous êtes beau et généreux :
— J'ai essuyé ton feu, dites-vous à l'ami, rriol je te pardonne, tiens!
En prononçant ces belles paroles, vous écartez le bras, et dirigeant votre arme sur le monsieur qui vous inspire peu de sympa-
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thie, vous pressez la détente : vous l'avez tué par malheur!
L'honneur est tellement satisfait qu'il en perd la tète. — On offre une récompense honnête à qui la retrouvera.
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