LE COUP DE LA FUMEE
, u'il ne faut pas conftondre avec le coup du cigare qui était à fusée.
Vous êtesen voiture découverte, vous vous ennuyez.
Histoire de rire, vous empoignez un bonhomme au passage, et vous le traînez par son habit, le forçant
ainsi à courir pendant une bonne heure, ou à laisser son vêtement entre vos mains.
Les gens du meilleur monde vous le diront, c'est une plaisanterie charmante qui ne peut que faire rire.
Un hasard peut vous faire tomber sur un malapris, une espèce de petit bourgeois mesquin, sans usage, qui, loin de rire, vous fera froide mine.
Le supporter serait blâmable.
En ce cas, on descend de voiture, on giffle le bonhomme et on lui demande réparation.
En admettant qu'il comprenne l'honneur que vous lui avez fait en le provoquant, le croquant vous attendra sur le pré.
Gomme vous n'avez pas froid aux yeux, vous arrivez sans émotion, le cigare aux lèvres, et sans attendre v'ian ! en garde.
Soignez vos premières passes, mais bientôt, dans l'action, le sang s'échauffe, et la colère vous empoignant, vous fumez comme le diable,
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lançant bouffées sur bouffées, bref, vous établissez une sorte de nuage entre vous et votre adversaire.
Lorsque vous jugez ce nuage suf-
fisamment opaque, feignez de tomber, à cause des témoins, en réalité mettez-Tous à plat ventre.
L'adversaire, qui ne vous sent plus au bout de sa lame, avance en ferraillant, c'est à vous d'utiliser ce moment pour élever le bras et...
on devine le reste.
L'honneur est tellement satisfait,
qu'en rentrant chez lui, il coupe les cheveux de sa belle-mère à coups de fusil.