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AL Vu Fig, 54. — L’ORME.
Rameau portant une touffe de graines. — Floraison , fn mars; maturité, fin
mai; dissémination, mi-juin.
Pig. 51. L'ORME.
(Ulmus campestris.)
L'orme croit mieux isolé qu’en massif; 1l se trouve disséminé dans les forêts, mais il n’y devient Jamais Pessence dominante. Il aime les climats tempérés, les sols frais et divisés; il donne des rejets vigoureux et drageonne beaucoup. On l’exploite en taillis, mélangé avec le chêne, le charme et les érables.
Les jeunes plants sont robustes et leur croissance est très-rapide; mais ils sont exigeants sous le rapport du sol, ils ne prospèrent que dans les terrains substantiels, bien ameublis et frais.
La fructification de l’orme est très-abondante. Les oraines , pourvues d’une aile membraneuse, se disséminent vers le milieu du mois de juin. C’est à cette époque qu'il faut les recueillir pour les semer de suite, car elles se conservent peu. :
Le bois de l’orme est très-bon comme combusüble, mais on n’emploie à cet usage que les branches et les tiges défectueuses, car les pièces saines sont très-recherchées pour le charronnage.
On distingue plusieurs espèces d’ormes : le champêtre, qui est le plus répandu; le pédonculé, qui diffère du précédent par la longueur du pétiole des feuilles, et le fongueux, reconnaissable à la petitesse de ses feuilles et aux excroissances qui couvrent les
Jeunes branches.
‘insèrent des folioles opposées.
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: dissémination, hiver.
Fig 55. — LE FRÈNE.
(Fraxinus excelsior.)
Le frène se trouve dans les plaines aussi bien que dans les montagnes, où il s’élève à de grandes altitudes ; mais partout il recherche les sols frais ; profonds et divisés. Il redoute les expositions chaudes, les.sols secs; aussi, dans les montagnes, ne le rencontre-t-on que sur-les points où la terre est meuble et substantielle. Il est commun daris le voisinage des l'UISSEAUX.
Cet arbre vit plus volontiers à l’état isolé qu’en massif, mais il s'associe très-bien à l’érable, à l’'aune, et, dans les montagnes, au sapin et à l’épicéa.
Les jeunes plants sont robustes ; 1ls redoutent cependant les gelées printanières et l’envahissement des herbes.
Dans les taillis, le frêne s'associe très-bien avec lPorme , les érables, l’aune et les bois blancs; mais lorsqu'il est coupé jeune, son bois n’a pas toutes ses qualités. Cultivé en futaie et surtout comme arbre de bordure, il produit un bois très-recherché pour le charronnage et la menuiserie. |
On traite aussi le frêne en têtard, pour utiliser ses feuilles comme fourrage. Les troncs ainsi émondés tous les ans se couvrent de nodosités qui fournissent des loupes très-recherchées pour le. placage.
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