L’ÉRABLE CHAMPÊTRE
Fig. 57
Rameau garni de fleurs. — Floraison, mai; maturité, octobre; dissémination immédiate.
Fig. 57.— L'ÉRABLE CHAMPÉTRE.
(Acer campestre.) »
L’érable champêtre a les feuilles petites ; ses jeunes pousses sont recouvertes d’une écorce rugueuse, sillonnée de côtes saillantes. C’est un arbre qui atteint rarement une hauteur supérieure à 10 mètres. On le trouve très-souvent dans les haies et les bordures. Sa croissance est lente.
L’érable champêtre n’est pas, à proprement parler, une essence forestière. Cependant 1l est assez répandu dans les taillis, et comme il repousse bien de souche et qu'il se reproduit aisément de graine, on doit chercher à le propager.
Le bois de l’érable champêtre est rarement d'assez grande dimension pour être employé aux travaux de menuiserie, mais on l’emploie aux ouvrages de tour. Il est très-bon comme combustible.
Dans les montagnes, on utilise les feuilles de l’érable comme fourrage.
Fig. 58. — LE BOULEAU.
Rameau à l’automne, muni de chatons qui se développent au printemps. —
Floraison, mai; maturité, 15 septembre.
Fie. 58. — LE Lure (Betula alba.)
Le bouleau est un des arbres les moins exigeants sous le rapport du sol et du climat. On le trouve sur les bautes montagnes et dans les plaines des régions septentrionales. C’est l’essence qui supporte le mieux le froid. Elle s’accommode de tous les terrains, pourvu qu'ils ne soient pas trop compactes. Son feuillage léger abrite peu le sol et le laisse se couvrir d'herbes.
Le bouleau ne doit pas être cultivé à l’état pur, mais 1l croît très-bien en mélange avec le chêne et le pin sylvestre.
La graine, très-fine, se dissémine en septembre ; elle se conserve difficilement.
Traité en futaie, le bouleau s’exploite de 60 à 80 ans ; passè cet âge, il dépérit. On le cultive aussi en faillis, mais il donne des rejets peu vigoureux.
Les jeunes plants sont robustes et très-abondants. C'est une des rares essences qu’on peut planter avec de jeunes sujets pris dans les bois.
Le bois de bouleau est surtout employé au chauffage des fours. On se sert des jeunes brins de taillis pour faire des cercles et des ramiiles pour la fabrication des balais. Dans beaucoup de pays, cette industrie est entre les mains de maraudeurs qui «iment mieux voler la matière première que l’acheter.