VICTOR HUGO
Les Feuilles d'Automne. — Paris, Renduel, imprim. d'Everat, 1831, in-8° de 26 fï.
Édition originale fort rare. Bien que mentionnée au Journal de la librairie,
elle ne figure pas parmi les richesses de la Bibliothèque nationale. — Avec un titre gravé sur bois par Porret, d'après Tony Johannot.
Le même. Troisième édition. — Paris, Renduel, iniprim. d'Evérat, 1832, 2 vol. in-i8, ensemble de 12 ff.
Ainsi que la précédente, cette édition ne se trouve pas à la Bitiliothèque nationale. Le rédacteur du Journal de la librairie affirme que la seconde édition ne lui est pas connue. D'où il résulte que la troisième édition, ou plutôt la seconde, est aussi rare que lu première.
Parlant de ce livre dans les Chants du crépuscule, l'auteur dit :
Hélas ! il sort des tempêtes publiques . Le froid, la pluie, et mille éclairs obliques L'ont assailli, ce pauvre nouveau-né...
En effet, ce fut immédiatement après la révolution de 1830, l'air encore imprégné de l'odeur de la poudre, que Les Feuilles d'Automne parut. Et cependant il ne se ressent en aucune façon de la tourmente qui, de Paris, alla remuer tous les Etats de l'Europe.
L'âme du poète reste calme et sereine au milieu du bouleversement général.
Comme Horace, Victor Hugo aurait pu s'écrier :
Si fractus illahatur orhis, Impavidum ferlent ruina.
Le chantre n'a d'accents que pour la nature et le foyer domestique. Seuls les bois et les vallons, les horizons dorés par le soleil couchant ou les feux de l'aube, le bégaiement de l'enfance et les joies de la mère ont le privilège de le toucher. Victor Hugo est là dans son jnilieu intime. Aussi Les Feuilles d'Automne est, de toutes ses œuvres, la plus personnelle, la plus vécue, où se manifeste le mieux, avec un langage admirable, tout ce qui jaillit du cœur humain.
Cart. n. rog., avec le titre gravé de
T. Johannot de 1831,30 fr., cat. Rouquette, janv. 1882; mar. r. janséniste, dent, int., tr.dor. de Cuzin, possédant le second titre de 183 1, et le fleuron tiré à part, ajouté, 400 fr., cat. Rouquette, avril 1882.
153. — JULES NORIAC. — Le ioi« Régiment. Illustré par Armaiid- Dumarescq, G. Janet, Pelocq, Morin et Deuxétoiles. — Paris, Librairie Nouvelle, 1860, gr. in-i6, fig. sur bois.
Coll. : 4 ff.lim. comprenant lef.-tit., I f. pour l'indication des tirages et l'adresse de l'imprimeur, le frontispice et le titre; 113 pp. suivis de 2 ff. non chiff. dont i bl. — Avec 14 grands sujets hors texte, le frontispice compris, non comptés dans la pagin.
Première édition illustrée et la 29^ de cette spirituelle pochade. Les éditions illustrées renferment une préface que n'ont pas les autres. Dans cette préface, l'auteur remercie ses « chers correspondants qui ont bien voulu quitter quelques instants leurs vaillantes épées pour enrichir ce volume des charmants dessins que le graveur Linton a reproduits d'une façon si remarquable. »
Vendu à l'origine, 4 fr. 50; aujourd'hui, de 20 à 30 fr. — Il a été tiré de cette édit. 18 ex. sur pap. de Chine; 13 sur pap. teinté; 13 sur pap. vergé; 45 sur pap. vélin. Tous ces ex. sont numérotés. Le no i de chacun de ces tirages porte un tit. à deux couleurs.
Les uns et les autres de ces ex. valent de 50 à 100 fr. — Ex. pap. Chine, mar., iiofr., cat. Morgand et Fatout, 1878; 30 fr. pap. ord. chez les mêmes.
Remarque : Dans la 2^ édit. ill., et la 30e de l'ouvr., 1861, les grandes pi. comptent dans la pagin., ce qui porte à 139 le nombre des pag. chiff.
GUIDE DU LIBRAIRE-ANTIQ.UAIRE
La première édition ordin. parut sous ce titre :
J. CAYRON GuLES NoRiAc). — Le lOP Régiment. — Pafis, Librairie Nouvelle, 1858, pet. in-i6 de 87 pp., tit. et f.-tit. compris, suivis de 2 ff. non chiff. dont i bL
La parenthèse est sur le titre. — Noriac est l'anagramnie de Cayron. — Vendu de 10 à 15 fr.
154. — mosaïque, par l'auteur du théâtre de Clara Gazul (Prosper Mérimée). — Paris,H.Fournier jeune, 1833. In-8° de 439 pp., non compris les tit. et f.-tit.
Édition originale. — Se vend de 40 à 60 fr. — Les ex. br. sont recherchés. — Cart. non rog., 60 fr. , Répert. Morgand et Fatout, 1882; dem.-rel. non rog., 30 fr., cat. Rouquette, janv. 1883.
Recueil de petites nouvelles qui placèrent l'auteur de Colomba au premier rang de nos conteurs.
Contient : Mateo Falcone. — Vision de Charles XL — L'Enlèvement de la Redoute.
— Tamango. — LeFusil enchanté. — Federigo. — Ballades. — La Partie de Trictrac.
— Le Vase Etrusque. — Les Mécontetts.
— A la suite vient : Lettres sur l'Espagne, qui se décomposent ainsi : Les Combats de Taureaux. — Une Exécution. — Les Voleurs. — La plupart de ces nouvelles avaient paru dans la Revue de Paris.
Mateo Falcone a été réédité par M. de Queux, de Saint-Hilaire, sous ce titre :
Prosper Mérimée. Mateo Falcone, publié d'après le manuscrit autographe de l'auteur. — Paris, Charpentier.
M.DCCC.LXXVI, impr. de Jouaust.
In-40 de VIII et 19 pp., tit. et f.-tit. compris. — Avec un port, en chrom.
de Mérimée.
Tiré à cent exempl. — Non mentionné au Journal de la librairie, et ne se trouve pas à la Bibliothèque nationale.