MORVE, FARCIN
La morve et le farcin sont deux affections de la même nature et toutes spéciales, qui n'ont été bien connues que dans ces dernières années, et qu'il importe de décrire à part.
Suivant M. Ricord (2) et M. Beau (3), l'épidémie du xvc siècle, qui eut lieu au siège de Naples, serait un mélange des anciens maux vénériens avec la morve. Ce dernier auteur s'est fondé sur un passage d'un ouvrage de Lafosse sur la morve des chevaux; mais c'est à Waldinger qu'on rapporte la première observation de la transmission de la morve du cheval à l'homme (1810). En 1812, Lorin (4) publia un fait qui prouva l'exactitude de cette assertion ; et depuis lors jusqu'en 1833, on rapporta un certain nombre d'observations, tant en Allemagne qu'en Italie et en Angleterre, qui ne laissent aucun doute à cet égard. En 1833, fut publié le mémoire du docteur Elliotson (5), qui fit connaître quatre nouveaux cas de morve aiguë; puis parurent d'autres observations, et enfin, en 1837, M. Rayer (6) traça une description détaillée de cette affection. Depuis lors, il ne s'est pas passé d'année où des faits semblables ne se soient présentés dans les hôpitaux, et nous avons vu paraître sur ce sujet un bon nombre de travaux parmi lesquels nous citerons ceux de MM. Vigla (7), Ambr. ïardieu (8), Monneret, Landouzy, et plusieurs autres que nous mentionnerons dans le cours de cet article.
ARTICLE II