‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource]Chapitre 32 sur 306 · MALADIES DU CŒUR ET DU PÉRICAHDE · texte numérisé non relu

MALADIES DU CŒUR ET DU PÉRICAHDE

Il faut arriver à Sénac et à Lancisi pour trouver quelques notions exactes sur les maladies du cœur. Avant cette époque, d n'existait que des faits isolés et des explications générales,' le plus souvent fausses. On chercherait donc en vain, dans les anciens, quelques descriptions qui puissent faire soupçonner une connaissance exacte de quelques-unes de ces affections. Sénac (1) lui-même, bien qu'il ait touché à presque tons les points delà pathologie du cœur, a passé si rapidement sur les circonstances les plus importantes, et a mêlé à ses descriptions tant d'interprétations hypothétiques, qu'on ne peut pas tirer un grand fi nit de. la lecture de son ouvrage. Corvisart esMnfiniment plus exact; mais ne connaissant pas l'auscultation

(1) Trailt1, de la structure et des maladies du cœur, 2e édit , Paris, 1778.

il a nécessairement ignoré les signes les plus précieux de ces maladies. Kreysig (1) apporta ensuite son tribut à cette partie importante de la pathologie, donl il élucida «laques pomts. Laennec a plutôt effleuré cette grande question pathologique qu'il ne 1 a approfondie et résolue, comme il avait approfondi et résolu toutes les que», lions relatives aux maladies du poumon et delà plèvre. Mais bientôt Berlin, Hope, MM. Bouillaud (2 , Corrigan, Beau (3), etc. , sont venus, à l'aide du procédé de Laennec , porter 1 histoire des maladies du cœur au degré de perfection où nous la voyons parvenue aujourd'hui.

C'est avec les éléments qui nous sont fournis par les importants travaux de ces auteurs que nous allons tracer la description de ces maladies. Mais avant d'arriver aux détails pathologiques, il est nécessaire de présenter quelques considérations sur la situation de l organe, sur son volume naturel, sur V étendue de ses orifices, sur les mouvements qu'il exécute, et sur les bruits qu'il fait entendre à l'auscultation. Il est en effet indispensable, pour arriver à une appréciation exacte des altéranons qui peuvent se produire dans les mouvements et les bruits du cœur, d'avoir un point fixe de comparaison. Cette tâche qui nous est imposée est difficile à remplir, car de nombreuses discussions se sont élevées sur le sujet que nous allons traiter, et le nombre des expériences et des explications est tel, qu'on a quelque peine à s'y reconnaître. Nous nous efforcerons de faire sortir de toutes ces discussions ce qui est absolument indispensable pour une pratique éclairée (4).

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