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HYPERTROPHIE DU COEUR CHEZ UN SUJET AYANT UNE MALADIE FÉBRILE

Troubles du cœur avant la maladie actuelle.

Matilé plus étendue.

Coloration rouge ou violacée de la l'ace (signe douteux).

Œdème des extrémités.

Pronostic. — L'inflammation de l'endocarde étanl très peu étendue, il semble, au premier abord, qu'elle ne doit avoir qu'une très faible gravité; mais si l'on considère qu'elle survient ordinairement dans le cours d'une autre maladie fébrile grave, on doit nécessairement changer d'avis, car on sait qu'une nouvelle affection inflammatoire s'ajoutant à une maladie sérieuse , lui apporte un degré de gravité nouveau, et bien plus élevé qu'on ne pourrait le supposer , d'après l'étendue et la profondeur des lésions. D'un autre côté, si l'on a égard aux résultats consécutifs de l'endocardite, ou ne peut s'empêcher de lui reconnaître une gravité réelle; car, ainsi que nous le verrons plus tard, elle donne lieu à des altérations organiques qui, en gênant le cours du sang, déterminent des maladies chroniques, dont le dernier terme est la mort après de longues souffrances. L'endocardite est donc une des affections qui doivent inspirer le plus de crainte au praticien.

§ VII, — Traitement.

Le traitement de l'endocardite aiguë est moins avancé qu'aucune autre partie de l'histoire de cette maladie. A peine si quelques recherches ont été faites sur ce sujet, qui cependant intéresse au plus haut point le médecin. Nous allons présenter rapidement ce que les observations nous ont appris de plus positif.

Emissions sanguines. — Les émisions sanguines forment la base du traitement employé par tous les auteurs. Tous recommandent de pratiquer des saignées abondantes; mais aucun n'a insisté plus fortement sur celle nécessité que M. Bouillaud , qui a appliqué à cette maladie sa formule des saignées coup sur coup. Dans six cas rapportés par cet auteur, la guérison a eu lieu. Peut-être, vu les difficultés très grandes du diagnostic, pourra-t-on penser que quelques-uns de ces cas étaient douteux. Cependant ce n'est là qu'une présomption, et d'ailleurs plusieurs de ces faits ne sauraient être révoqués en doute, et ceux-là suffisent pour nous faire admettre que dans l'endocardite aiguë les émissions sanguines très abondantes peuvent avoir un résultat avantageux. Jl faut toutefois faire remarquer que M. Bouill.md emploie en même temps la digitale à une dose assez élevée, en sorie qu'il est très difficile de savoir quelle est l'efficacité des émissions sanguines en particulier. On peut voir à l'article consacré à la pneumonie , le traitement lel que I emploie M. Bouillaud. Les sangsues appliquées à la région précordiale, ainsi que es ventouses scarifiées, ont l'avantage, outre les résultais qu'elles produisent par la perte d„ sang, d'enlever la gêne, le malaise qui se fait sentir dans cette

bes topiques émollients, des boissons adoucissantes prises en assez erande abon

m te su, 1 abondance des boissons dans cette, maladie. On conçoit, en eSt au es liquides ingérés dans l'estomac étant absorbés et arrivant en grand p Sedan

0 torrent circulatoire , leur abondance pourrait avoir un effet ava, ta 'e s bqu.de sanguin qui a une si grande tendance à se coaguler

Quelques révulsifs tels qu'un vésicatoire sur la région précordiale, des sina-

& t^ét7 TT1 01 r ^ ^ mis C» «* ' mais - conçoit qu'il faut être très réservé dans leur application, surtout lorsque la maladie présente un

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Digitale. ~ Après les émissions sanguines , la digitale est le moyen qui a été employé avec le plus de persévérance; nous avons déjà dit que M. Bouillaud (1)

1 avait prescrite dans tous- les cas. Le mode d'administration de cette substance peut varier beaucoup. Krause (2), qui ne distinguait pas suffisamment l'endocardite de la cardite , a , dans un cas qu'il a désigné sous ce dernier nom , prescrit la lormule suivante, dans laquelle il a ajouté à la digitale un diurétique et un calmant :

"¥ Digitale pourprée s gram

Faites une infusion avn :

Eau bouillante , 2 1 0 grain .

Laissez refroidir et ajoutez «î la colalure :

Nitrate de potasse 8 gram. Sirop de guimauve 30 gram.

Eau de laurier-cerise 12 gram.

Dose : une cuillerée à bouche de deux en deux heures.

On peut simplement administrer la digitale en poudre à la dose de 0,10 à 0,15 gram. dans une potion ; ou encore la teinture à la dose de 8 à 20 gouttes, progressivement. M. Bouillaud a appliqué la poudre de digitale sur la surface d'un vésicatoire placé à la région précordiale; il élève la dose du médicament jusqu'il 0,Zi0 à 0,75 gram.

[Les variations de composition de la digitale ont engagé les praticiens à mettre en usage la digitaline d'HomoIle et Ouevenne, et l'on en a obtenu des elfels importants et constants. Ce médicament est administré par granules de 0,001 gram.; on peut en donner de un à six par jour. ]

Calomel. — Ilope recommande dans le traitement de l'endocardite les mêmes moyens que dans la péricardite; nous indiquerons sa médication lorsqu'il s'agira de cette dernière maladie. Nous dirons seulement ici que cet auteur, comme au reste tous les praticiens anglais , employait le calomel dans les cas d'endocardite. Kreysig avait déjà prescrit cette substance, qu'il associait à plusieurs autres, telles (pie le kermès minéral, le nitre et la magnésie.

(1) Bulletin de l'Acad. de méd. Paris, 1850, t. XV, p. 333, t XVI, p. 383.

(2) De carditide idiopathica acuta. Tîrrol. 1820.

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