Des Machines destinés* au thaxsi'Ort des marchandises
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— Pour les transports de marchandises on a 1 habitude d’employer de^ machines dont les roues motrices sont accouplées aux roues de devant au moyen de bielles; ces roues sont alors d’on diamètre égal aux premières. Cet accouplement n’a d’autre hui que d’augmenter l’adhérence en y faisant participer le poids porté par les roues de l’avant de la machine.
La charge portée par les roues étant ordinairement sur le chemin de Liverpool à Manchester de 5 tonnes, et l’adhérence d’un 5e de ce poids au maximum, cela suffirait pour remorquer a5o tonnes sur un chemin de niveau ; mais le minimum de l'adhérence pouvant descendre au «5e, les machines ne pourraient avancer sans glisser même avec un peu plus du tiers de la rhargo ci-dessus.
Les convois ordinaires de voyageurs sont sur ce chemin d’un tiers à un quart du poids que les machines pourraient remorquer à une petite vitesse sur toute la ligne, la rampe de 10 millim. exceptée ; la puissance des machines, calculée uniquement d’après les dimensions du cylindre, des manivelles et des roues, est alors trois ou quatre fois plus forte que la résistance à vaincre. L adhérence pour ces sortes de convois est par conséquent tou* jours suffisante, et les retards par glissement sont très rares et imperceptibles.
Pour les transports des marchandises il n’en est pas ainsi; les trains sont considérables, l'adhérence doit faire équilibre a la puissance totale" des machines, et l’accouplement est alors employé ; mais cet accouplement a de graves inconvéniens : il entraîne des frottemens considérables causés par l’inégalité du diamètre des roues, conséquence de l’usure des cercles des jante» et des coussinets d’ajustement des bielles d’accouplement.
Il fait éprouver aux machines une grande difficulté de travail dans les courbes de faible rayon.
Les bielles d’accouplement sont aussi sujettes à se briser et peuvent faire dérayer la machine en arc-boutant sur le sol.
Les accouplcmens se dérangent à de grandes vitesses.
Une machine accouplée, dont les roues glissent dansuntemp*
de neige par exemple, éprouve des torsions considérables dans la plupart des pièces en mouvement. *
Dans un beau temps, les bielles d'accouplement n’étant plus nécessaires , deviennent un embarras.
Ces inconvéniens ont conduit M. Melling à employer sur le rbemin de fer de Liverpool a Manchester une autre méthode de transmettre aux roues de devant la.solidarité du mouvement des roues motrices : c'est de placer entre ces roues un rouleau portant sur les cercles des jantes de chacune et pressé à volonté par une force considérable au moyen de petits cylindres à pistons dans lesquels on introduit la vapeur quand on veut augmenter l'adhérence de la machine.
Le succès de cette application est donné avec détails dans un article fort intéressant de M. Edwards-Woods , imprimé dans le second volume des Transactions îles ingénieurs civils anglais.
16. Du Tf.mier. — -A la suite d’une machine locomotive en mouvement, est attenant un charriot nommé tender, monté généralement sur quatre roues, et quelquefois sur six roues. Il contient l’eau et le combustible nécessaires pour alimenter le foyer et la chaudière pendant kilomètres au plus, et a5 au moins. Four les voyages qui dépassent cette limite, des réservoirs d’eau et des dépôts de coke sont ménagés sur l’étendue de la ligne a des distances convenables, et permettent de prolonger le parcours à des distances que limite seulement la solidité de la machine employée.
Le tender est lié avec sa machine par un boulon exactement ajusté dans une chape; ce boulon doit résister à toutes les forces développées par la machine : la caisse à eau du tender communique à la machine par les deux tuyaux des pompes alimentaires. La liaison par les corps des pompes se fait au moyen d’un tuyau articulé nommé raccordement, et dont la disposition est telle qu’il peut se prêter à tous les mouvemens latéraux et verticaux de la machine et du tender. Ces mouvemens sont inévitables par les raisons que nous avons déjà énoncées, basées sur le peu de stabilité du chemin , sur la grande vitesse de la machine, etc. — Le
boulon permet aussi ces mouvcmens, excepté ceux d'alongement.
I,es traders bien construits doivent présenter, d'ailleurs, toutes conditions de légèreté et de solidité. Les joints des feuilles de tôle qui composent le réservoir deau doivent être bien étancltes. Les robinets de conduite d’eau aux pompes doivent aussi bien contenir ieau, et c’est là une condition qui n'est pas toujours remplie. Le combustible du trader se trouve au même niveau que le foyer ; les roues sont calées sur les essieux comme dans les machines, et le poids du trader est suspendu sur ressorts pou. éviter les brusques mouvcmens de l’eau. A barrière est un crochet attaché a un puissant ressort de traction et de choc, qui convertit en des pressions plus ou moins énergiques les chocs exercés par I allure et les mouvcmens , quelquefois brusques , des machines. * • s s * •
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