‹ Guide du médecin homoeopatheChapitre 19 sur 82 · CONGESTIONS ET PLÉTHORE · texte numérisé non relu

CONGESTIONS ET PLÉTHORE

Voir les différents articles consacrés aux dmgestions locales, par exemple ceux où il est traité de Fapoplexie, de la céphalalgie, des maladies du cœur, etc.

Les médicaments essentiels dans les différentes affections qui naissent de la pléthore, sont : Aeon., arnica.

G0MGESTI0K8 ET PLÉTHORE. 4 S

liellad», bry., eafCtcAm.^ digit.^ f^rriini*, glonoin.y graph.y lyeop., .merc, natr. mur., niir.y nitr. aotd., nos; woin.» phosph,, puis., sepla, solpli* Si la pléthore se manifeste surtout vers les organes abdominaux^ il faut recourir aux substances suivantes : Ars,, Itellad.» ^ry, 9, caps. y carb. weget^, chin., grapn.^ lycop., merc.» natr, mur. , nax iront.» pliospli., pal»,, septa» $ptg., staphys., «olpHur. (Y. aussi Tarticle suivant.)

60 HBHORRHOiDES.

Aeonlt am* Hémorrhoïdes avec fièvre y hémorrhagie par l'anus^ picotements et pression vers cette partie, coliques avec sensation de plénitude dans l'abdomen, douleur de brisement aux reins, prurit à Tanus. Convient surtout aux congestions actives.

Aniimonium. Hémorrhoïdes avec écoulement de mucosités par le rectum, brûlure, fourmillement, battement et excoriations à Panus.

Arsenicum. Hémorrhoïdes avec écoulement d'un sang chaud et brûlant, sensation de brûlure, élancements dans les hémorrhoïdes et inflammation de cellesci ; chaleur et brûlure dans tous les vaisseaux, grande faiblesse et soif.

Beliadona! Hémorrhoïdes causant des hémorrhagies accompagnées de coliques spasmodiques et de maux de reins. Congestions vers la tête, le cœur et les poumons , dues à l'irritation spinale causée par les hémorrhoïdes elles-mêmes. Convient aux congestions actives»

44 MALADIES DE l'aPPAREIL GIRGCLATOIRE.

€alearea oarb. Dans le cas d'hémorrhoîdes chroniquesy lorsque rhémorrhagie se supprime et revient souvent; et lorsqu'il y a, vers d'autres organes^ des symptômes de congestion qui accompagnent le gonflement hémorrhoidalou qui lui succèdent; prurit à Panus*

Cantharides. Ecoulement hémorrhoïdal avec coliques^ crampes et maladie de la vessie.

Capsicum. Gonflement et saignement des boutons hémorrhoïdaux^ ou écoulement de mucosités par le rectum^ brûlure à Tanus^ tranchées^ tiraillements dans le dos et les reins.

CariM» wegetabllts. Très-utile quand les hémorrhoïdes amènent des congestions vers la tête (épistaxis), et vers la poitrine; que les boutons hémorrhoîdaux sont bleuâtres^ gonflés^ chauds^ brûlants ; qu'un mucus abondant et brûlant coule du rectum; qu'il y a des douleurs lombaires^ de la raideur dans le dos^ de la brûlure et des déchirements dans les muscles^ de la constipation^ une sueur brûlante^ un écoulement de sang. Convient surtout dans le cas de congestions passives, avec faiblesse générale.

Chamomilla. Hémorrhoïdes fluentes avec douleur constrictive dans le bas-ventre^ diarrliée avec ténesme, douleurs crampoïdes, tiraillantes et déchirantes dans les lombes f se faisant sentir la nuit surtout; gerçures douloureuses et ulcérées à l'anus^ grande agitation^ irritabilité. S'adresse surtout aux accidents nerveux et spasmodiques,

Colocynthis. Quand il y a de fortes coliques et des Jouteurs abdominales.

HÉMORRfiOÎDES. 45

C^rapnites» Médicament radical dans le cas de congestions passives avec abattement et anxiété. Surtout quand une dermatose existe en même temps que leshémorrhoïdes.

Ignatia. Prurit, fourmillement, élancements dans le rectum ; écoulement de sang^ chute du rectum^ douleur spasmodïque à l'anus, avec sensation d'écorchure et besoins inutiles d'aller à la selle. Écoulement de mucosités striées de sang. Convient comme cham. aux personnes impressionnables et sujettes à des symptômes spasmodiques,

liycopodtom* Médicament radical chez les sujets qui ont une disposition aux congestions hémorrhoïdales, à rhypochondrie, à la constipation^ et une tendance aux dermatoses et aux rhumatismes, surtout s'il y a quelque menace d'altération organique.

.Vercorlas (i). Écoulement de mucosités et de sang; inflammation des hémorrhoïdes; congestion^ diarrhée, coliques^ prurit à l'anus, besoins d'aller à la selle. Convient surtout dans les cas aigus.

ivilrl acldum. Congestion et inflammation des hémorrhoïdes qui sont gonflées et douloureuses. Battements des vaisseaux et sensation de chaleur dans les parties les plus diverses. Écoulement de sang par le rectum, mucosités, dearrAeV muqueuse et verdâtre (mur. acid. eisulph. ont une action analogue).

fHux vomica. Hémorrhoïdes aveugles ou fluentes,

(1) Le mot mercurius mis en litre signifie toujours, quand il n'est suivi d'aucun antre adjectif, mère, soli^, ou mercurius vivus,

46 MALADIES DE L'APPAHBIL aRGCLATOIRE.

chez les personnes qui mènent une vie sédentaire^ qui ont fait abus de café^ ou qui s'adonnent aux travaux de ea-binet ; s'il y a en même temps hypockondrie, pression et douleurs de brisement aux lombes, constipation avec effort pour aller à la selle, Tanus semblant être fermé, congestion à la tète, pesanteur et pression dans le ventre et Testomac, coliques, lassitude ; lorsque tous ces symptômes s'aggravent le matin, nux vom. est un médicament essentiel, qui succède très-bien au sulphur dans un traitement radical.

Pulsatilla. Douleurs abdominales, coliques, rftarrhée, saignement des hémorrhoïdes. Selles composées de sang et de mucus avec pression, douleurs lombaires, besoin d'uriner, sensation de syncope, faiblesse, pâleur du visage. Aggravation, le soir. Convient surtout aux personnes A'unenature sensible, et aux femmes dont te règles sont dérangées, quand les symptômes d'engorgement sont dominants et qu'il y a tendance à un état catarrhal.

Sepia. Dans les mêmes circonstances que puis,, lorsque les signes de congestion veineuse et les symp* tomes congestifs des parties supérieures sont encore plus prononcés, qu'il y a pression, tension et gonflement du bas-ventre, constipation et prurit à l'anus. Convient aussi pour le traitement radical.

SalpHar. Médicament essentiel pour tous les symptômes A^morrAoédat/a?; besoin pressant d'aller à la selle, constipation et diarrhée, écoulement de sang ou de mucosités, inflammation des boutons hémorrhoîdaux, douleur de plaie et d^élancement à l'anus, douleur comme

HÈSOR1IH0ÎDES. 47

de brisement aux lombes. Douleur brûlante^ élancements et pression; douleur à Focciput et aux épaules^ sueurs^ éruptions cutanées^ rhumatismes^ congestions de toutes sortes^ douleurs en minant^ coliques autour du nombril^ trouble de la digestion^ hypochondrie. Doit être employé pour la cure radicale des hémorrhoîdes ainsi que nux vom.

Après avoir fait usage des substances précédentes^ il est rarement utile de recourir aux médicaments qui suivent : Ambr.y ammon. carb., ammon. mur.^ bar,, berb.y borax, caust., china, cupr,, hep. sulph,, kal., loch,, natr. mur,, peir,, phosph. Je dois ajouter cependant que ferrum peut être très-utile contre les suites chroniques des hémorrhagies^ et aussi contre Jeurs efiets les plus récents, ipecacnnana, kreonotuuk, mliiefoliiiiii» sattlna, doivent être aussi pris en sérieuse considération dans le cas d^hémorrhagies tropabondantes.

Si le malade éprouve aux hémorrhoîdes un prurit difficile à calmer (et qui s'étende au scrotum) ; bar,, phosph,, chin, et zinc, peuvent être fort utiles. Deventer recommande abrotanum contre les boutons hémorrhoïdaux qui causent une douleur brûlante^ tandis que hamamelis serait très-utile chez les femmes pour calmer les douleurs hémorrhoïdales. Comparez l'article précédent avec ceux qui traitent des hémorrhagies, des battements de cœur^ de Tapoplexie^ de la céphalalgie^ des symptômes du moral^ des naaladies de Te^tomac, etc., pour reconnaître les médicaments qui s'adressent aux diverses souffrances causées parles hémorrhoîdes.

4t MALADIES DB L^APPAnn GIRGULATOIRB.

70 BB||pRftHAaifli.

ÉpistaxiSj hémoptysie^ hématémèse^ bémorrhagie intestinale^ hémorrhagie des reins> de la vessie^ du canal de Turètre^ méirorrhagie^ avoriement.

On distingue parmi les hémorrhagies^ les hémorrhagies artérielles (dans lesquelles le sang est fourni par les artères}^ les hémorrhagies veineuses (où il est fourni par les veines)^ et Thémorrhagie capillaire (qui se fait dans le tissu même des organes). Les hémorrhagies se divisent aussi^ d'après leur caractère^ en actives (qui sont causées par un état de pléthore générale ou locale) et en passives (qui sont Teffet de l'anémie). En tenant compte des symptômes qui les accompagnent^ on admet une hémorrhagie spasmodique y enfin^ en les désignant d'après leur siége^ on les divise en externes et en internes.

Aconttam. Pour les hémorrhagies actives^ artérielles du nez y des poumons y de V estomac , de la matrice, s'il y a^ avant^ afilux du sang vers les organes^ anxiété^ battement de cœur, fièvre^ agitation.

Ariitca. Hémorrhagies actives et veineuses du nez, des poumons, de F estomac, de la vessie^ de l'utérus; sur' tout si la perte de sang vient à la suite d'une blessure pu d^une autre lésion traumatigue. Pour l'hémoptysie^ s'il existe une expectoration peu abondante d'un sang noir^ mousseux^ ou d'un sang rouge et liquide^ ou encore d'un sang d'un rouge clair^ mêlé de mucosités^ avec goût de sang dans la bouche, et renvois gazeux et

HÉMORRHAGIES. 49

brûlants; chatouillement sous le sternum; élancements^ douleur de brûlure et de constriction dans la poitrine ; vomissement et toux ébranlante. Dans la métrorrhagie^ lorsque celle-ci vient à la suite d'un faux pas ou pour avoir soulevé un fardeau.

Arsenicnitt. Hémorrhagie passive du nez, des reins, de la vessie, des poumons, de l'estomac et de l'intestin, avec grande angoisse, faiblesse extrême, battements de cœur^ insomnie^ agitation^ chaleur sèche et brûlante', quand on reconnaît pour cause une maladie organique du cœur, des gros vaisseaux, des poumons.

Belladona. Hémorrhagie active du nez, des poumons, de Testomac, du tube digestif, de la matrice, avec sang rouge, symptômes congestifs, chaleur à la poitrine, élancements, battements de cœur, afflux du sang vers la tête. — Dans la métrorrhagie, si le sang n'est ni trop clair ni trop foncé, qu'il y ait tranchées, douleurs constrictives, pression comme si tous les organes allaient sortir du ventre, douleurs dans les lombes qui semblent brisés.

Bryonia. Hémorrhagie active, surtout du nez. S'adresse plus rarement aux hémorrhagies des poumons, de Testomac, de Tintestin, de la vessie, des reins et de la matrice.

Carbo vegetabilis et animalis. S'adressent surtout aux hémorrhagies chroniques et aux suites qu'elles entraînent avec elles. Convient à l'épisiaxis, à V hémoptysie, à Yhématémèse et à V hémorrhagie intestinale ; surtout

&A MALADIES DE L^APPABEIL CIRCGLATOIRE.

s'il y a une forte douleur dans la poitrine et une grande faiblesse.

ChamomtUa. Pour la métrorrhagie ; si le sang est d'un rouge foncé ou noir, répandant une mauvaise odeur et mêlé de caillots^ coulant par saccades au milieu de douleurs^ avec froid des extrémités, pâleur du visage, grande faiblesse^ accès de syncope légère^ bruit dans les oreilles^ obscurcissement de la vue. S'adresse aussi aux hémorrkagies passives et spasmadigues.

CUlna. Pour les hémorrhagies passives de toute espèce ; pour Vhémoptysie, s'il y a une toux violente^ creuse, sèche, douloureuse, des alternatives de froid et de chaleur ; grande faiblesse, sueur, soubresauts des membres, syncopes, diarrhée, amaigrissement, anémie, — Pour la métrorrhagie, si l'écoulement de sang se fait par saccades, avec douleur de crampe, tranchées, expulsion de vents, besoin d'uriner; tête pesante, vertiges, défaillance, commencement d'appauvrissement du sang, épuisement général.

Croca». Hémorrhagie passive et veineuse du nez, des poumons, surtout de la matrice, si le sang est noir, visqueux, en grumeaux ; que la malade éprouve une sensation de sautillement et de tournoiement dans le ventre, comme s'il y avait dans l'abdomen un être vivant, avec teinte jaune du visage, défaillance, faiblesse, tristesse.

. Ferram, Hémoptysie active avec sang d'un rouge noir, pur, peu abondant, petite toux, oppression surtout la nuit, douleur et déchirement entre les épaules.

HÉM0RRHAGIE8, 51

grande faiblesse en parlant. — ^Métrorrbagie avec écoulement d'un sang abondant^ clair, liquide et noir^ douleurs lombaires, coliques semblables à celles que causent les vents, fortérétkisme du système circulatoire, vertiges, picotement et rougeur du visage, pouls plein et dur.

Hyoscyamus. Bémorrhagie active avec sang rouge, surtout des poumons et de la matrice. — Pour Vhémoptysie, s'il y a toux sèche, la nuit, provoquée par un chatouillement dans la gorge. — Pour la métrorrhagicy s'il y a de la chaleur dans le ventre et des gaz^ obscurcissement de la vue, délire, convulsions, spasmes toniques. — Aussi dans Vhématémèse qui survient après un refroidissement, et s'accompagne de symp* tomes congestifs et spasmodiques.

ipecacaaniia. Médicament essentiel dans toutes les formes d'une intensité moyenne, surtout dans Yhématémèse, les hémorrhagies intestinale et pulmonaire. Dans cette dernière, s'il y a une petite toux, du serrement à la poitrine, une expectoration striée de sang ; écoulement d'un sang abondant, d'un rouge vif, avec tranchées, nausées, froid, faiblesse, diarrhée, grande tendance à rester couché.

Kreosofam. HémorvhBg\es passives avec signes ie décomposition putride ; le sang a un mauvais aspect (noir) ; grande faiblesse. Convient à J'épistaxis, à l'hémoptysie et à la métrorrhagie.

Nux vofnica. Lorsqu'un état de pléthore abdominale est la cause de l'hémorrhagie, ou existe en même temps qu'elle; convient aux terapéramenta choléri-

quesy quand il existe des symptômes g^striques^ de la céphalalgie^ symptômes qui s'aggravent le matin au lever^ et après un refroidissement. La noix vomique est souvent un intercurrent fort utile dans le traitement des hémorrhagies du nez^ des poumons^ de Vestomac, de Vintesttn et de la vessie. — Convient surtout quand il a été fait abus de vin ou de café.

Phosph, Qcid. Dans les hémorrhagies passives avec signes d'affaiblissement.

Plattna. Convient dans le cas de métrorrkagie, lorsque le sang est d'une couleur foncée , en caillots, que la malade éprouve des douleurs lombaires qui s'étendent jusque dans les aines^ des accidents spasmodiques, et que les désirs vénériens^ plus vifs auparavant^ diminuent.

Pulsatilla. Pour les hémorrhagies passives veineuses, quand il y a chlorose et anémie. Dans Y hémoptysie, pour les cas rebelles^ lorsque l'expectoration se compose d'un sang noir^ caillé; qu'il vient surtout le soir ou la nuit^ avec frissons^ envie de pleurer; chez les sujets d'un tempérament lymphatique^ surtout si la suppression des règles est la cause de l'hémoptysie. — Dans la métrorrhagie, il ne faut l'employer qu'avec précaution^ seulement si le sang est noir^ et si^ après Taccouchement^ la délivrance se faisant avec peine, il faut enlever l'obstacle que cause le placenta. — Dans Vhémorrhagie vésicale, s'il y a des douleurs brûlantes au col de la vessie^ des douleurs contractives et des tranchées qui partent de la région ombilicale et s'étendent jusque dans les lombes^, la

HÉBIORRHAGtES. 5 S

rétraction du scrotum et des douleurs crampoïdes d«ns ]es cuisses.

Sablna. Hédicament essentiel dans la métrorrhagie artérielley consécutive à raccouchement ou à Vavor" tement, S^il y a des tranchées^ dés vents^ des douleurs dans tous les membres^ et une grande faiblesse (surtout si le sang sort en caillots).,

Se€5ale. Hémorrhagm passives du nez, de la vessie ou de la matrice, — Médicament essentiel chez les sujets affaiblis et épuisés, quand il y a pouls petite froid des extrémités^ pâleur du visage^ agitation morale.

Salpbnrts aetdam. Est souvent très-utile dans les hémorrhagies les plus rebelles^ qu'elles soient artérielles ou veineuses. (Il faut l'employer à fortes doses, choisir la première dilution^ ou même remployer en nature, toujours à la dose de plusieurs gouttes.)

Sulphur, S'adresse comme nux vont, aux hémorrhagies veineuses, qui dépendent d'une pléthore abdominale , aussi comme médicament radical dans les cas chroniques. Du reste, il faut toujours l'employer avec précaution, dans la crainte qu'il n'excite trop la circulation.

Après les médicaments qui précèdent, il faut indiquer encore : cale, (dans les hémorrhagies dues à la pléthore), merc.nUr.acld. (dans les hém. artérielles avec symptômes inflammatoires), sepia (s'il y a pléthore veineuse abdominale). — Dans ces derniers temps hamamelis virginea a été fortement recommandée. Eu égard aux différentes formes des hémorrhagies, on peut indiquer : pouf Vépistaxis, alum., cannab., con.y graph.y ledum, silicea. — Pour Vhémoptysie :

54 MALADIES DE l'APPARUL CIRCULATOIRE.

ammon. earb.y caprom^ con.y digit., dulc, dros.> lodluiuiy kal.^ /acA.^ laur., ledv /yeo/?.^ .mlHefo ntUr. iicl«lk*9 nilr,» opium (chez les ivrognes)^ pboft-

pliorus.^ plvmb., stannum. — Pour Vhémorrhagie de l'estomac et celle de V intestin: canth*, cic. vir., mezer., millef., pli€Mipli.^pluml»«, weralr. — Pour Vhémorrhagie de la vessie et du canal de l'urètre : conaal». , çtkntËÊ.jcaps,, caust.^ can., lycop., sm^Mer.^ phosph,^ tereb.y uva ursi , zinc. — Pour la métrorrhagie : aloes, clnn^m.» lycop., ratanhia, stram. -^ Pour les symptômes qui sont causés par VJtématémèse et Vhémorrhagie intestinale^ et aussi pour les douleurs de poitrine qui accompagnent Vhémoptysie, voir les articles consacrés aux maladies de l'estomac, à la diarrhée et à la. dyssenierie, à la toux et aux maladies désorganisatrices.

Le plusgrand nombre des médicaments qui sont recommandés poui^ la métrorrhagie, trouvent aussi leur application dans l'accouchement et l'avortement^ en rai* son de l'analogie des causes qui amènent la perte du sang. (Voir aussi pour la métrorrhagie les médicaments indiqués à Tarticle Règles,)

80 ANfiMUE. — CHLOBOSB (1).

Calcarea earbonlca. Lorsque Panémie succède à une maladie aiguê^ qu'il y a des symptômes de scro*

(1) Bien que cette dernière maladie appartienne en .réalité au chapitre suivant, nous avons cm devoir en parler ici, en raison de ses rapports intimes avec l'anémie, et aussi parce que l'une et Vautre forme morbide réclament les mômes médicaments.

ANilIIE. — CHLOROSE. 5 5

fuie y engorgement des ganglions lymphatiques , maladies oi^aniques de la poitrine ou des organes abdominaux.

ciitna. Si eHè tient à des causes affaiblissantes^ surtout à des pertes débilitantes et de sang. (Si elle vient après des excès sexuels ou des chagrins^ phosph. acid,, qui a une grande analogie thérapeutique avec chinay lui serait préférable.) China convient aussi lorsqu'il y a des gonflements hydropiques. [Ars. serait également fort utile en pareil cas.)

Ferrant. Médicament essentiel lorsqu'il s'agit de rendre au sang sa composition normale. Il faut le donner pendant longtemps et à forte dose.

Pulsattlla. Quand il y a des troubles du côté de la digestion, que la masse du sang n'est pas profondément altérée, qu'il y a des symptômes muqueux prédominants et que le moral est porté à la tristesse.

Plusieurs autres médicaments peuvent être comparés à calc.y par leur analogie avec les symptômes fondamentaux de l'anémie et de ses complications. Ce sont : ctrapn., lycop, (surtout quand il y a des tubercules), natr. mur, (s'il existe des troubles du côté des fonctions digestives, et que les symptômes reparaissent à l'approche des règles), septa (dans les mêmes circonstances que puis.; s'il y a des symptômes hystériques, et quelque état morbide profond, principalement du côté de la matrice) ; salplrar (s'il existe des congestions, des altérations des fonctions digestives, de l'oppres^CH), des tubercules, des dermatoses). — S'il se présente des accès de spasmes nerveux, c'est à cocc., con., ignat., plat., valer., zinc, qu'il faut recourir.

56 MALADIES DE L'aPPAREIL GIRGULATOIRI.

Kreussler recommande aussi prunus spinasa, rhus, veratr.

> Il peut y avoir enfin des complications diverses de Tanémie avec les scrofules^ les maladies du cœur^ celles desorganes abdominaux^ etc. C'est au médecin à choisir au milieu des médicaments divers qui peuvent être utiles alors. On ne doit pas agir sur la menstruation^ lorsque la suppression des règles est un eftet et non une cause de la maladie. — Quant au traitement qu'il convient d'appliquer à la chlorose^ quand elle amène la pkikisie ou Vkydropisie, on le trouvera indiqué sous ces deux dernières rubriques.

ARTICLE m.

Maladies par altération de eomposition

du saille*

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