APOPLEXIE
La lésion la plus fréquente de l'apoplexie est un épanchement sanguin dans les cavités du cerveau. Les auteurs reconnaissent encore, il est vrai, une apoplexie séreuse (V. hydrocéphale) et une apoplexie nerveuse ; mais ces deux espèces relèvent d'un tout autre état pathologique que la première. Elles dépendent soit d'une simple exsudation séreuse, soit d'un ramollissement^ soit d'un épuisement des fonctions cérébrales. Il arrive souvent qu'un épanchement sanguin accompagne IV poplexie séreuse et Tapoplexie nerveuse, ou bien cellesci dépendent de quelque maladie occupant un organe éloigné des centres nerveux, par exemple : un oedème du poumon, une maladie du cœur, une paralysie de la
APOPLEXIE. i 1 1
moelle épinière^ etc. Je ne m'occuperai ici que de Tapoplexie sanguine^ pour laquelle je recommanderai les médicaments qui suivent :
Amlea. Quand le pouls est pl&in, dur y intermittent; s'il y a paralysie des membres^ perte de connaissance^ expulsion involontaire des selles et de Furine^ murmures continus^ soupirs ou ronflements; s'adresse surtout aux congestions passives, et quand il y a eu quelque lésion traumatique. Il est aussi très-efficace pour les paralysies consécutives à une attaque d'apoplexie.
Baryta. Chez les vieillards, surtoiït chez les goutteux et les scrofuleux; s'il y a paraly^ de la langue^ des extrémités supérieures^ ou hémiplégie complète; distorsion de la bouche^ rougeur circonscrite des joues^ assoupissement^ obnubilation^ désirs avec idées d'enfant^ soupirs/murmures^ ronflements^ respiration ronflante^ danger de paralysie du poumon.
Belladona. Lorsque les symptômes congestifs dominent les autres, s'il y a rougeur des yeux et du visage^ chaleur de la téte^ battement des carotides^ di- /d/a^Vm despupilles; spasmes des membres et des muscles du visage^ paralysie de la parole^ perte de laconscience^ salivation^ déglutition impossible et respiration très-difficile. (Aeon. convient dans les mêmes formes de congestion que bellad.)
Lachesis. Lorsque Taccès est précédé de vertiges, ^absence d'esprit , et qu'ensuite le visage est bleu^ qu'il y a convulsions^ tremblement ou paralysie des membres^ surtout hémiplégie. [Cuprum doit être approprié dans ces mêmes circonstances.)
ivux vomlea. Convient aux ivrognej, aux sujets qui ont des hémorrhoîdes, et lorsque la maladie est venue après des excès de régime. Est indiquée surtout lorsque les symptômes de paralysie sont dominants^ qu'il y a perte de connaissance avec ronflement^ que la mftchoire inférieure reste pendante^ surtout si la paralysie affecte les membres inférieurs et s'\\ y a tendance aux vomissements. Nux doit être choisie encore quand Faccès est précédé de nausées^ céphalalgie et constipation.
Oplam. S'il y a^ avant Paccès^ stupidité, pesanteur de la téte^ vertiges^ sifflements dans les oreilles^ fixité du regard^ insomnie ou rêves anxieux; pendant Taccès^ spasmes toniques ou convulsions des membres^ écume à la bouche, trismus^ délire^ respiration plaintive et anxieuse^ ronflement prolongé avec chaleur brûlante de la tête; yeux rouges avec pupilles dilatées, visage rouge et gonflé^ froid des membres; pouls mou et plein. — Convient aux ivrognes.
Dans quelques cas^ on peut employer encore :
camph., carb, veget,, chin., cocc.y coff^y crotaL^ hyosc^ merc», puis,, tart. émet, (lorsque la cause réside dans une maladie d'estomac). — Stram., laur,, quand Taccès arrive tout à coup. J'ai souvent trouvé phosphorus très-utile chez les malades qui étaient com{^étement abattus^ lorsqu'ils avaient de la faiblesse avant Tapoplexie, ou quand celle-ci était i'eftet d'une congestion, surtout chez les vieillards. Les médicaments que je viens de nommer sont utiles pour un premier accès (dans lequel une saignée peut aussi être faite)^
mais ils le sont beaucoup moins pour une seconde attaque. Si Ton veut empêcher ou éviter le retour de cette maladie^ il faut s'attacher à détruire^ quand il est possible^ la cause qui a pu Fengendrer. Or^ on trouvera le plus souvent cette dernière dans la faiblesse de Pâge^ des congestions habituelles^ des habitudes vicieuses, des fautes de régime^ etc. Un régime sévère est indispensable en pareil cas. Quant au traitement des suites de Tapoplexie, surtout des paralysies, on le trouvera indiqué à Tarticle Spasmes.
22o CEPHALALGIE.
La céphalalgie est plus souvent un symptôme qu'elle n'est une maladie. Le siège de cette affection se trouve ou dans les nerfs du cuir chevelu^ ou dans les muscles et les aponévroses^ ou dans les os^ le périoste^ les cavités cérébrales, dans la dure-mère, Tarachnoïde ou le cerveau lui-môme. Elle peut être engendrée par la pléthore ou par l'anémie, par Thypéresthésie nerveuse, le rhumatisme, la goutte, ou n'être qu'une réaction de l'estomac. Le traitement doit être dirigé d'après cette première considération.
Acon* Cépfialalgie congestive^ catarrhale ou rhumatismale. Douleur d'engourdissement ou violente, étourdissante, constrictive et brûlante; bruissement dans les oreilles^ vertiges, aggravation pai* le mouvement et par le moindre effort. Fièvre avec visage pâle ou coloré, pouls plein ; éréthisme marqué.
AmimonlDin. Céphalalgie par réaction de l'estomac, venant à la suite d'une éruption cutanée, après un
114 MALADIES DU STSTiMB MERYEUX.
refroidissement. Il semble que le front va se fendre; au lever^ la douleur est perforante^ crampoïde^ sourde^ déchirante^ se fait sentir au front ou aux tempes; s^améliore au grand air ; symptômes gastriques, perte de Tappétit^ etc.
Arnica. Lorsque la maladie est due à quelque vtb-* lence traumatique : une chute, uncoup^etc.^ ou si elle est de forme congestive; s^il y a pesanteur de la tête qui est entreprise^ vertiges, chaleur et pression au front^ pression et picotement comme par des aiguilles; vomissements bilieux^ épistaxis^ symptômes d'ébranlement du cerveau,
Arsenlcnin. Céphalalgie nerveuse ou organique. Après des débauches^ battements qui occupent une moitié de la tête et reviennent périodiquement, sensibilité du cuir chevelu ; douleurs tellement violentes qu'elles portent au désespoir; avec nausées^ sifflements daps les oreilles^ aggravation après le repas^ le matin^ la nuit ou le soir.
Aaram. Céphalalgie hystérique ou syphilitique ; sensation de brisement avec mouvements de rage et bruissement dans la tête. Si les douleurs viennent par un travail intellectuel^ avec erreurs de la mémoire.
Belladona. Céphalalgie causée par une commotion cérébrale, une congestion, ou de nature purement nerveuse. Battements, pression, serrement au front qui va jusqu^au sentiment de brisement; la douleur s'étend à tout un côté de la tête et jusqu'au-dessus des yeux, et au nez ; sensation de vacillement, de coups, de bouillonnement et d'ondulation, comme s'il y avatt
^e Teau dans le cràne> ou tiraillements^ déchirements^ Mancements d'un seul c6té^ avec battements des artères, sensation de choc dans les méninges, vertiges, sifflement dans les oreilles^ engourdissement^ rougeur et chaleur au visage; sensibilité à la lumière, au moindre choc et au toucher; aggravation la nuit^ par le mouvement^ par Tattouchement des points douloureux^ à la chaleur du lit et en se penchant.
Bryonla. Céphalalgie eongestive, gastrique, goutteuse, sensation d'expansion ou de compression. Battements^ palpitations, tiraillements^ élancements unilatéraux à la région du front ou dans les tempes, avec ^sensation de plénitude, de pesanteur, de brûlure au fronts chaleur à la tétè^ vomissements, nausées, langue chargée, symptômes bilieux, obstruction abdominale; humeur querelleuse, aggravation après le repas, le matin, parle mouvement, exkse penchant, et par Tattouchément.
Calibre» earlion. Céphalalgie par cau«e«mÀ;ant- -ques, pléthore, ou céphalalgie nerveuse et goutteuse, — Battements, pression, coups comme par des marteaux, obnubilation, douleur perforante, souvent unilatérale; tiraillement avec nausées, vomissement> sensation de chaleur ou de froid à la tête» obnubilation, «errement comme par une vis, pesanteur qui force à fermer les yeux ; sensibilité du cuir chevelu; aggravation le matin, par des efforts d'esprit, par le mouvement, en se baissant. — Convient aux sujets scrofuleux.
Cap»lcaiiA. Céphalalgie nerveuse ou goutteuse;
pression unilatérale^ élancements^ battements avec nausées, vomissements^ diminution de la mémoire ; convient aux sujets phlegmatiques et timides^ quand il y a aggravation par le mouvement^ le froid et les courants d'air.
Carbo veget. Convient après une débauche, quand il a été fait abus de boissons spiritueuses^ chez les sujets héfnorrhoïdaires, et quand il y a pléthore abdomincUe, pression ou battement avec chaleur et afflux du sang au visage^ aggravation après le repas et le soir.'
Clianioiiillla. Céphalalgie rhumatismale ou nerveuse; douleur déchirante, ou palpitations s'étendant jusqu'au menton^ élancements^ battements ; rougeur de Vune des joues et pâleur de Vautre, chaleur à la tête avec sueur; souffrances catarrhales^ gastriques. S'adresse aux sujets sensibles et irritables; surtout lorsque la maladie est Veffet d'un refroidissement.
Ciilna. Céphalalgie nerveuse ou par appauvrissement du sang; douleur pressive surtout la nuit, secousses dans le fi*ont^ douleur perforante au sommet de la tête avec sensation de meurtrissure dans le cerveau, battements et déchirements comme si les méninges allaient éclater^ sensibilité du cuir chevelu, tête entreprise^ pâleur^ chaleur passagère et rougeur au visage; aggravation par le toucher, les efforts, à Tair libre et par le froid. — Convient surtout lorsque la céphalalgie revient périodiquement, à époques fixes, s'accompagnant de froid et de sueur.
Coceulus. Céphalalgie nerveuse d'espèce hystérique
avec sensation de légèreté dans la téte^ vomissements bilieux^ pression du dehors au dedans^ vertiges. (N'a pas une efficacité certaine.)
ColTea. Céphalalgie nervetue occupant un seul cAté de la téte^ comme si une épingle y était enfoncée; sensation de déchirement et de brisement au cerveau^ augmentation de la douleur à la suite A' impressions morales , par des efforts d'esprit ; la douleur augmente jusqu'à pousser au désespoir ; le malade crie^ s'agite^ est très-sensible au bruit^ etc. ; frissonnement^ caractère acariâtre. (Agit souvent d'une manière passagère^ ce qui doit le faire réserver pour les cas aigus.)
€olc»eyntlil«. Céphalalgie nerveuse, goutteuse ou accompagnée de symptômes bilieux. Douleur violente, causant des accès de fureur, n'occupant qu'un seul côté; déchirements, pression crampoïde, ou douleur compressive au front^ aggravation en étant courbé^ en se baissant^ après midi^ le soir^ avec anxiété et agitation. Convient s'il y a accès périodiques de nausées et de vomissements^ si la langue est chargée d'un enduit bilieux; si la sueur a une odeur d'urine^ et que l'urine soit claire comme de l'eau.
Dulcamara, Pour la céphalalgie causée par un refroidissement ; douleur pressive et engourdissante au front avec coryza ; douleur perforante, et sensation de brûlure au front avec fouillement dans le cerveau, aggravation par le mouvement et en parlant.
Euphrasia. Céphalalgie catarrhale avec coryza^ pression dans le cerveau^ etc.
Bep. sulph. Céphalalgie goutteuse ou syphilitique;
il8 MALADIES DU STSTÉttB NERVEUX.
il semble qu'une épingle soit enfoncée dans le cerveau; perforation violente^ la douleur vient surtout la nuit, est tout à fait frontale^ et s'accompagne d'une sensation de gonflement dans la tête.
lynatla. Céphalalgie nefveuse, hystérique j pres^ sion au-dessus du nez^ douleur de battement et pulsation^ ou expansion, et élamements perforants s'étenr dant profondément dans le cerveau ; déchirement au fronts ou bien il semble qu'une épingle soit enfoncée dans le cerveau ; nausées^ photophobie^ pâleur du visage, urine pâle, facilité à s'effrayer et à s'irriter, humeur variable. Aggravation par toutes les excitations extérieures, la conversation, les boissons spiritueuses, etc. — Médicament essentiel pour la migraine.
lodlum. Céphalalgie syphilitique, élancements, tension, déchirerïients; déchirements pulsatifsau front, dans les tempes^ sensation de fouillement et de compression avec chaleur à la tête et au visage.
Ipecacoanlia. Céphalalgie gastrique, il semble que tout soit brisé dans la tête avec nausées et vomissements.
Hercurlofl. Céphalalgie congestive, catarrhale, rhumatismale, goutteuse, syphilitique. Déchirements, douleur brûlante, lancinante, perforante, pulsative, martellement dans le crâne , comme s'il allait être brisé, plénitude et sensation de serrement comme par un lien ; cette douleur n'occupe qu'un seul côté de la tête, s'étend jusqu'aux dents et aux os, s'accompagne d'élancements dans l'oreille, d'agitation et de sueurs qui ne soulagent pas. Aggravation la. nuit, à
Ja chaleur du lit, par un temps chaud ou froid et par un courant d'air.
HesereaiiA. Céphalalgie syphilitique ou goutteuse. Douleur per forante , pressive^ engourdissante; douleur ^ompressive dans le sinciput^ serrement et pression audessus des yeux et à la mâchoire^ déchirement avec élfflicements; battements avec pression.
jtfatruiiA mariât. Céphalalgie causée par rap;^ât«- A)ris8ement du sang ; serrement tel qu'il semble que le crâne va être brisé, pesanteur, déchirement, picotements, coups, martellement, battements dans la tête. Convient dans les cas chroniques; les bains d'eau salée sont souvent efficaces.
ivax womlca. Céphalalgie par congestion ou par réaction de l'estomac, s'il a été fait abus de boissons ^piritueuses, chez les personnes sédentaires et après un travail assidu ; s'il y a pléthore abdominale, aussi pour la céphalalgie nerveuse, catarrhale ou rhumaiismale. Si le malade accuse une douleur semblable à celle que causerait une aiguille enfoncée dans la tête, ou s'il y a des picotements et douleur pressive ; une pesanteur qui est semi-latérale et revient périodiquement; il semble que le cerveau soit comme courbaturé et meurtri, sensation d'ébranlement à chaque pas, par un mouvement brusque et en se baissant, avec nausées, sifflements dans les oreilles, vertiges, pâleur du visage, constipation; caractère vif et emporté. Si les douleurs augmentent le matin, en se réveillant, par la méditation^ le mouvement, en se baissant, après le repas f après avoir pris du café, et à l'air libre.
Oplom. Céphalalgie nerveuse om c(mge$tive, douleur violente^ déchirante^ tensive^, pressive^ avec battements et grande pesanteur de la téte^ constipation, regard incertain^ soif^ nausées légères.
Pliosplionu. Céphalalgie nerveuse, et anémique^ pesanteur comme s'il y avait congestion, pression^ engourdissement^ constriction, déchirement au front^ bat" tements et picotements au sommet de la téte^ brûlure et chaleur à Tocciput.
Polsatllla. Céphalalgie causée par appauvrissement du sang, réaction gastrique, ou céphalalgie catarrhale et rhumatique. — Déchirements simples ou par saccades, battements lancinants, coups ; ces douleurs n'occupent que la moitié de la tête^ s'accompagnent de vertiges, sifflement dans les oreilles^ vomiturition^ photophobie^ obscurcissement de la vue^ élancements dans les oreilles, frissonnement, enviede pleurer, pâleur, angoisse, battements de cœur^ caractère doux et paisible ; aggravation le soir, dans le repos^ en étant assis^ à l'air libre^ en étant trop chaudement couvert et par ia pression.
piaiina. Céphalalgie nerveuse, violente, comme des coups^ si la douleur siège au-dessus du nez, s'accompagnant de sifflements et de bruissements dans les oreilles, comme si ces dernières contenaient de l'eau; chaleur et rougeur du visage, ou froid aux oreilles, d'un côté, flamme devant les yeux, illusions de la vue, agitation, caractère pleureur.
WLtkWÊM toxic. Céphalalgie rhumatismale ou ner^ veuse, déchirements qui s'étendent très-loin^ jusqu'au
visage ; tiraillements ^ sensation d'expansion dans le cerveau en marchant, sensation de vacillement et de fourmillement dans la tête ; aggravation au grand air^ après avoir mangé^ dans Je repos; amélioration par la chaleur.
Sepla. Lorsque la céphalalgie est accompagnée de pléthore abdominale, qu^elle est de caractère nerveux ou goutteux; convient surtout à rhémicrânie, quand la douleur est lancinante, perforante, déchirante ou tiraillante^ composée de pression, de pesanteur, absence d'esprit avec nausées^ vomissements, symptômes bilieux^ troubles de la menstruation, lascivité, photophobie^ digestions difficiles et douloureuses^ constipation, aggravation le matin et par les mouvements de la tête.
MUcea. Céphalalgie catarrhale , rhumatismale, goutteuse, surtout pour la céphalalgie chronique composée de battements se faisant sentir la nuit^ s'étendant de la nuque au sommet de la téte^ avec douleur de brisement au front et dans les yeux, élancements et déchirements qui occupent la moitié de la tête, bosses sur le cuir chevelu, sueur à la tête, chute des cheveux et chaleur à la tête; aggravation le matin, après midi, par un travail de tête, en parlant et en se baissant.
Salplior. Céphalalgie congestive, gaUrique, goutteuse , rhumatismale, avec pléthore abdominale. — Sensation de plénitude, de pression, de poids, de compression, de déchirement, d'élancements, de tiraillements, secousses, battements, bouillonnement et bruissement dans la tête, complication de symptômes
gastriques, de constipation. Convient surtout à la céphalalgie chronique qui s'aggrave le niatin ou la nuit, après le repas, par la méditation et à Tair libre..
veratram. Céphalalgie gastrique et nerveuse^ tellement violente qu'elle cause le délire^ avec faiblesse allant jusqu'à la syncope, frisson, sueur froide, hMements et pression semilatéraux^ douleur de construction dans le cerveau; la tête semble courbaturée; soufFran- •ces gastriques.
J'indiquerai encore : Agaric, (pour la céphalalgie congestive ou nerveuse); anmwn. carb. (pour la céphalalgie nerveuse)^ camph. (battements dans le cervelet), cicuta (pour la commotion cérébrale) ; cina (déchirements^ tiraillement^ pression et coryza); ferriim(dans le cas de chlorose) ; graphites (s'il y à souffrances abdominales) ; yionoïn (s'il y a congestion); hyosc. (céphalalgie nerveuse par maladie du cerveau); laçhesis {céphalalgie nerveuse et syphilis) ; lycopod. (s'il y a maladie de l'abdomen^ goutte) ; nltr. add. (congestion au cerveau^ goutte^ syphilis) ; «plgella (hypére^thésie^ rhumatisme^ type intermittent^ douleur déchir rante, secouante^ pressive^ semilatérale^ s'étendant aux yeux, s'aggravant par le mouvement, les secousses, le bruit, en parlant ou en allant d la selle) ; voleriand (céphalalgie hystérique) pourvu que ce médicament couvre les autres symptômes présentés par la malade. — Il y a encore beaucoup d'autres substances auxquelles on peut recourir, lorsque les précédentes ont été sans efficacité. Je citerai, con,^ helL, mas- ^hus, sabad., zinc, (pour la céphalalgie engourdissante);
GEPHAUEMATOME. 123
€roc.f spongia^ siram,^ pour la céphalalgie congéstive; bism,y lorsque la douleur est perforante ;€austic., si elle est lancinante; canth,, pour la brûlure; verb.y zinc, pour les douleurs pressives ; anac.j lorsque cette pression s'exerce du dehors au dedans ; asa fœt., dros., loch., sabad.y spong., lorsqu'elle* s'exerce au contraire du dedans au dehors; staphys.^ quand il y a pression comme par une pierre ; agar., anac, asa fœt., thuj. pour des piqûres comme par une aiguille; ammon.^ ran. bulb. pour la pression d'un côté à l'autre; alum,, asar.y etc.^ pour les douleurs compressives. — Le wagnétisme se montre aussi très-utile dans la céphalalgie nerveuse et la céphalalgie rhumatismale,
23<>. GÉPHALiEMATOlIB.
Le plus grand nombre des céphalœmatômes guérit par la simple application de compresses trempées dans de la teinture d'arnica étendue d'eau. Si Tinflamma^ tion se déclare^ il faut donner merc. ou hep, sulph.; celui-ci doit être administré aussitôt que la suppuration est devenue inévitable. Si cette suppuration se prolonge après l'ouverture de l'abcès^ il faut administrer silicea.
Quant aux autres maladies qui peuvent se présenter à la tête^ comme les fongus^ l'épaississement des os^ la hernie du cerveau^ la carie des os du crâne^ elles se rapportent à d'autres affections^ ou bien elles demandait un traitement prolongé^ ou encore rentrent dans le ressort de la chirurgie.
it4 HALADIES DU SYSTÈME NERVEUX.
24o TROUBLES DU SOMMBIL.
Il est très'diffibile d'indiquer exactement Pagent qu'il convient d'employer pour combattre les différents troubles que peut présenter le sommeil. Ces symptômes ne sont en effet presque toujours qu\ine des manifestations d'une maladie plus générale^ dont il faut rechercher les caractères, et qu'il convient de combattre dans son ensemble. Je me bornerai donc à indiquer les diverses modifications pathologiques du sommeil^ lesquelles pourront dans cette hypothèse faciliter le choix des médicaments.
4® Insomnie.
A. Elle peut dépendre d'une grande excitation n^veusey être causée par des impressions morales^ la colère^ la peur^ ou par des efforts d'esprit, des veilles prolongées, ou des débauches, etc. Les médicaments qui conviennent alors sont : coffea, ignatia, moschus, nux vom., opium.
B. D'autres fois, elle est le résultat d'un trop grand afflux de sang au cerveau, lequel peut être idiopathique ou symptomatique d'une maladie du cœur, de l'abdomen ou de quelque autre organe. II faut choisir alors entre : Acon.^ ars., bry,, bellad.y carb. veget,, nux, sulph. ■— Ou même entre merc, nitr. acid,, puis. y sepia.
C. Tantôt elle est l'effet de souffrances gastriques, de troubles de la digestion, de douleurs causées par des vents, etc. : bry., cham,, ipec, nitr., nuxvom., puis., sep., sulph., doivent être alors consultés.
TROUBLES DU SOMNEI^. 125
/>. Enfin^ quand elle est l'effet de Ist^meillesse, il faut choisir entre conium et opium.
Dans les autres cas^ on doit s'attaeher à reconnaître la cause générale ou locale qui eogendre rinsomnie. S'agit*il^ par exemple^ de la privation de sommeil qu'amène chez les enfants le travail de la dentition^ il faut donner : acon., chcm,, merc.^ ou quelque autre substance se rapprochant de celles-ci par ses symptômes pathogénétiques. Y a>t-il une maladie organique du cœur, il faut employer ars., spig,, etc. On sera toujours sûr de guérir si le médicament peut atteindre toute la maladie^ et dans le cas où la guérison ne serait plus possible^ on peut encore soulager.
2o Somnolence,
Il faut encore choisir son médicament en raison de la maladie qui cause ce symptôme. Du reste^ les médicaments les plus utiles seront toujours : Bellad., opium, fart, stih,, — et aussi hyosc, lackesis, stramonium, etc.
Quant aux autres conditions anormales que peut présenter le sommeil, je dirai que, pour Vagitation, il faut choisir entre : acon., ars.^ bellad,, àry., cham.y chin., phosph.y rkus toxic.; si le malade est tourmenté par un grand twmbre de rêves: bellad., chin., nux vom.f phosph., puis., sulph.; s'il y a des symptômes nerveux, comme des tressaillements, des frayeurs, ar^., bellad., bry., cham., cupr., hyosc, ipec., kali carb., lycop.y nitr. acid., op., puis., sulpk.; s'il y a palpitation ou contraction des muscles du visage : bellad,, cham.,cupr,, cale, hyosc, ignat., stram.,veratr.; si le
malade parle et crie en dormant : arsenicumy bellad., €ham.f cinUf jalap., ignat., nux vam.y puis., sep.^ silic, thuj.y zinc,; sil y a des convulsions: cupr., hyosc, op. y sec. corn., stram., verajtr., zinc, — S^il y a des signes de somnambulisme : bry., natr. mur., op., phosph., silic., sulph. ; sil y a de Voppression asthmor tique : cale, carb., ipec»^, s'il y a du ronflement et du rftlement^ op.
Pour ce qui regarde ladurée du sommeil ; anac, hep., kali. carb.,lach., phosph., stram., conviennent lorsque le sommeil est trop prolongé; s'il n'est pas réparateur^ Mpia; s'il est trop court : bry., caîc.» nux vont. — Il faut toujours que le médicament couvre tous les autres symptômes présentés par le malade.
J'ai déjà parlé de Yinsomnie chez les enfants, lorsqu'elle est causée par le travail de la dentition^ et j'ai recommandé acon., cham., merc. (voyez aussi l'article Dentition) ; s'il y a congestion au cerveau^ beliad» rendra de très-grands services ; s'il y a dyspepsie et tympanite^ cham. ; si l'enfant crie beaucoup^ jalap. ; s'il y a flatulences et borborygmes^ «enna^ qui convient même s'il n'y a pas de diarrhée. S'il existe une grande agitation nerveuse^ c'est cham. ou coffea; si le malade ^st gai et disposé à rire : hyosc, ranun. bulb. — Quelquefois l'insomnie est l'effet d'incommodités matérielles: tantôt c'est l'humidité du lit^ des couvertures trop épaisses ou trop minces^ la vermine ou la faim qui empêchent l'enfant de dormir. On comprend qu'il n'y a aucun médicament à donner alors^ qu'il faut se contenter d'éloigner toutes ces causes.