‹ Guide du médecin homoeopatheChapitre 35 sur 82 · OTITE · texte numérisé non relu

OTITE

Beiiadona. Convient lorsque rinflammation est violente^ qu'elle pénètre dans Toreille interne et s'étend jusqu'aux méninges.

Mercnrla». Doit lui être préféré aussitôt que la suppuration est devenue inévitable^ qu'il se forme des tumeurs^ des abcès et que les parties voisines se tuméfient.

Puisatiila. Lorsque l'inflammation est moins intense^ qu'elle a un caractère catarrhal^ et qu'elle amène un écoulement muqueux.

J'indiquerai encore : cham.^ rhusy quand le gonflement s'accompagne de douleurs déchirantes et de tiraillements; nux vomica, lorsque la douleur est surtout pressive; calCy slile.^ s'il y a maladie des os; 17eop., liiiipli.^ magn. carb., quand il existe des symptômes à la peau avec sécrétion de mauvaise nature; calc.y€ausLy graph.y^yeop.,nitr. acid.,rutay «alpli., quand il y a ulcération du conduit auditif^ écoulement ,muco-purulent.

29o OTALGIE.

Belladona. Otalgie avec congestion, sifflements et bruissements dans les oreilles^ chaleur et rougeur du vissLge ; élancements dans l'oreilleet en arrière; douleur dans la gorge en avalant; étincelles devant les yeux, photophobie^ grande sensibilité au bruit.

Ciiaiiioiiilila. Oialgie nerveuse on rhumatismale, violents élancements comme des coups de couteau ;

OTALGIE. 135

douleur tensive^ tiraillements jusqu'au lobule de Toreille^ grande sensibilité^ agitation^ mauvaise humeur; les oreilles semblent bouchées.

Mei^nr. Otalgie congestive, rhumatismale ou inflammatoire^ élancements profonds ou douleurs dé* ehirantes qui s'étendent jusqu'à la mâchoire^ aux dents^ aux os du crâne \ écoulement de cérumen, sueur à la tête sans soulagement; sensation de froid ou de chaleur dans l'oreille ; aggravation la nuit et à la chaleur, surtout à la chaleur du lit.

Nux vom. Douleur de pression, de déchirement^ d'élancements^ de battements^ s'étendant au front^ à la tempe, aux os du visage^ surtout le matin ou la nuit^ avec cliquetis^ craquement en parlant^ en mâchant; chez les sujets irritables, tourmentés par un état de pléthore abdominale, par des souffrances gastriques ou par des rhumatismes.

PalsaflUa. Otalgie catarrhale on rhumatismale, palpitations, douleur déchirante, pressive^ paraissant s'exercer de dedans en dehors^ chaleur^ rougeur^ gonflement de l'oreille. Des douleurs lancinantes et déchirantes se font sentir dans tout un côté de la tête et s'aggravent la nuit. Ce médicament convient surtout aux personnes frileuses, dont le sang est pauvre, aux femmes et aux enfants.

Salpliar. Otalgie rhumatismale ou congestive, surtout dans le s cas chroniques; tiraillements^ déchirements^ élancements qui s'étendent jusqu'à la gorge et à la tète; chaleur brûlante à l'extérieur des oreilles, grande sensibilité au bruit. Convient surtout lorsqu'il

existe en même temps des douleurs abdùminalesy un rhumatisme, chronique ou un coryza.

En outre de ces médicaments^ on peut consulter encore arnica ( pour les douleurs pressives et lancinantes; lorsque Totalgie est nerveuse et rhumatismale), china (quand il y a aggravation des douleurs au toucher ), dulcamara ( si la maladie est venue à la suite d'un refroidissement et que les douleurs augmentent la nuit)^ kepar sulph, (s'il y a élancements, battements, sensation de coup, dans les oreilles, avec écoulement), plaiina (douleur crampoïde avec fourmillement, surdité et sensation de froid), spigelia ( douleur déchirante qui se fait aussi sentir dans la joue; sensation semblable à celle que causerait une aiguille qu'on enfoncerait dans l'oreille). Enfin on peut employer aussi les médicaments qui s'adressent aux congés^ fions sanguines et aux rhumatismes^ entre autres : carb. veget.y parmi les premiers; mang., ran. se, silic, parmi les seconds. Agar. musc, peut être utile lorsque la douleur s'étend jusqu'à la mâchoire supé* rieure.

30O OTORRHis.

Aaram. Écoulement clair, de mauvaise odeur, avec carie des os, destruction du tympan, surtout s'il a été fait abus de mercure.

Belladona. Otorrhée inflammatoire ou catarrhale, venant à la suite d'un exanthème, de la scarlatine^ par exemple, ou après la suppression d'un autre écoulement; surtout si le liquide est purulent.

OTORBHÉE. - 137

Calcarea. Otorrhée scrofuleuse, purulente^ sanguinolente. (Comp. SLxeclycop.)

Conium. Ecoulement abondant et sanguinolent; surtout chez les scrofuleux.

Dulcamara. Dureté de Touïe après la suppression d'un écoulement; surtout lorsque la maladie vient à la suite d'un refroidissement.

Hepar «nlpli. Otorrhée scrofuleuse ou catarrhale; écoulement purulent et de mauvaise odeur.

Merc. Otorrhée inflammatoire ; écoulement purulent ou sanguinolent; convient aux scrofuleux et dans le cas de carie des os {nitr, acid. aussi ).

Paisatllla. Otorrhée catarrhale, à la suite d'une rougeole; écoulement sanguinolent et purulent, avec sensation de gène et d'élancement dans l'oreille (comparer avec otalgie).

Sllleea. Otorrhée scrofuleitse avec carie des os. (Comp. avec at^rt^m et merc.)

Sulpiiar. Dans les mêmes circonstances que hep. sulph.; chez les scrofuleux, quand il existe une der*matose chronique au visage. Otorrhée chronique avec écoulement sanguinolent ou purulent.

Il y a encore beaucoup d'autres médicaments qui peuvent être utiles, et qui seront indiqués soit par la cause de la maladie (catarrhe, scrofule^ éruptions, abus de mercure, etc.), soit par les symptômes qui accompagnent l'otorrhée et ceux qui la suivent (inflammation, gonflement, fièvre, céphalalgie, surdité).

On reconnaîtra toujours le remède convenable en

réunissant l'ensemble des symptômes présentés par le malade.

^i^ PAROTIDES.

Belladona. Si la douleur est iensive , que le gonflement soit d'un rouge brillanty comme érésypélaieuxy s'il y a congestion à la tête, vertiges y affection du cerveau. Aussi quand les parotides viennent dans lé cours de la scarlatine,

Baryta. acet, et carbon., conium et dulcamara,\ovS' qu'à la suite de l'inflammation^ il reste une induration de bonne nature, ou même squirrheuse. (Comp. avec brom,, cale, carb.y kali carb.)

Hepar «aipn. Lorsque la suppuration commence ou quand elle tarde à se former.

Merenrln». Médicament essentiel lorsqu'il y a gonflement et suppuration.

Rhus toxic. Parotide rhumatismale ou scrofuleuse, surtout si la maladie revêt le caractère nerveux. Convient aussi lorsqu'elle vient à la suite de la scarlatine.

Silicea convient aux indurations consécutives et aux suppurations qui se prolongent, surtout chez un sujet scrofuleux.

Kreussler recommande euphorb. off., lorsque le gonflement s'accompagne de douleur brûlante et d'élancement. Mais, dans ce cas encore, les médicaments susnommés peuvent parfaitement suffire.

LÉSIONS DE l'odorat. 139

320 LÉSIONS DE l'odorat.

L'expérience ne nous a encore fourni que des révé^ lations incomplètes relativement aux modifications pathologiques de Todorat; les indications thérapeutiques qui en résultent sont plus hypothétiques et théoriques que positives. J'indiquerai cependant :

i® Pour la diminution ou la perte de f odorat {anoS" mie) alum. y benz. ac, cale, y hepar, kali bich, , lyc,, merc.f natr. mur., nux vom.y puis, ^ sep.^sil., sulph.; si ce symptôme est dû à un catarrhe des fosses nasales i aurumy cale, y merc, mez,y siL, s'il est l'effet de la présence d'ulcères ; arg, nitr., caust.y hyosc, phosph.y rhod.y rhus, veratr., galvanismus, s'il est le résultat d'une paralysie des nerfs olfactifs,

2® Pour l'exaltation de la sensibilité de l'odorat (hyperosmié) et les illusions de ce sens (parosmie), acon,y agar,,agn.y aur., baryt,, belLy cale, y chin,y con,, hep, y kali carb,y graph,, lyCy natr, carb.y nux vom,, phosph.y phosph, acid,y plumb,y puis., sep,, silic, sulph. Il faudra^ pour fixer son choix^ tenir compte de tous les autres symptômes offerts par le malade.

Pour les symptômes du goût^ voir maladies de l'estomac.

Pour les lésions de sensibilité générale^ voir les articles Spasmes^ Névralgie^ Hystérie.

Page 1