‹ Guide du médecin homoeopatheChapitre 44 sur 82 · POLYPES DU NEZ · texte numérisé non relu

POLYPES DU NEZ

Cale, et teaerlom guérissent les polypes vésiculeux.Le dernier convient surtout lorsque les végétations sont d'un blanc grisâtre. Le teucrium doit être employé surtout comme topique^ soit qu^on se serve de

Ift» MALADIES DS L'APPAREIL RESPIRA^TOIRE.

ses feuilles fraîches^ ou de ses feuilles sèches et pulvérisées. Phospii. s'adresse aux polypes sarcomateux, qui saignent facilement; snlpiiar doit être réservé pour les petites végétations rouges^ grosses comme des pois^ qui se forment dans les fosses nasales. Kali bichr,, pnls.^ sanguin,, sep., sil. et staphys,, sont aussi trèsefficaces. Il faut toujours continuer pendant longtemps le même remède. (V. aussi les articles Maladies de la peau et Végétations,)

Epistaxis. — V. Hémorrhagies,

[B) MALADIES DU LARTT«X^ DE LA TRACHÉE, DES BRONCHES, DU POUMON ET DU DIAPHRAGME.

39o TOUX. — ENROUEMENT.

Laryngite, trachéite, bronchite. — Catarrhe aigu ou chronique. — Grippe (fièvre catarrhale épidémique). — Toux spasmodique, — toux convulsive. — Phthîsie laryngée, trachéale et pulmonaire. — Voir pour ce dernier groupe les Maladies désorganisatrices.

La toux est à la fois un symptôme pénible et important qui est Peffet de maladies différentes. Elle peut dépendre d'une inflammation des voies aériennes ( du larynx, de la trachée, des bronches, des poumoils, de la plèvre ), de maladies désorganisatrices, par exemple de l'ulcération de la gorge ou de la trachée (phthisie laryngée et trachéale), de la phthisie tuberculeuse, de l'emphysème, des maladies du cœur, etc. Elle accompagne aussi très-fréquemment, on peut même dire d'une manière constante, le catarrhe aigu (fièvre catarrhale) et le catarrhe chronique, la fièvre catarrhale

TOUX. — ENROUEMINT. 15S

épidémique^ dans laquelle elle est intimement liée à une série de symptômes nerveux; je veux parler de la grippe, dont la toux est une partie essentielle. Enfin^ elle peut se présenter comme un effet de Firritation spasmodique des nerfs du larynx, des nerfs qui président à la respiration^ ou même d^une ftétm)se de la moelle épinière; dans ce cas^ elle est spasmodique : la coque^ luche est une maladie de cette espèce. Uenrouement est souvent lié à la toux; il peut cependant exister seul^ mais relève presque toujours des mêmes causes que cette dernière. J^indiquerai maintenant les médicaments qui répondent à ces deux groupes de symptômes et les signes caractéristiques capables de fixer notre choix.

Aconit. Convient à la toux causée par une inflam" motion ou un ét(U catarrfuil, lorsqu'elle est courte, rauque, sèche ; lorsqu'il y a une irritation et une douleur dans les organes malades , de la douleur en respirant^ de Fàpreté à la gorge^ de Tenrouement et une expectoration sanguinolente. — S'il existe de la fièvre, de la soif , de Tagitation et de la chaleur à la tête. — Aconit convient à Vinflammation des voies aériennes, au catarrhe aigu, au début de la grippe ou à Tenrouement aigu. Il peut être aussi fort utile^ comme intercurrent, dans les maladies organiques de ces mêmes parties^ quand il existe des symptômes fébriles et in- ' flammatoires.

Arnlea. S'adresse à la toux causée par une inflam-' motion, mais surtout par un état catarrhal des voies respiratoires , lorsque cette toux est sèche , causée par

un chatouillement à la gorge , qu'elle vient le matin surtout , et s'accompagne de pleurs et de cris. II peut être employé aussi contre la toux humide^ avec expectoration peu abondante^ difficile et sanguinolente; lorsque cette toux ébranle la tête et la poitrine^et s'accompagne de douleurs rhumatismales dans les lombes. — 11 convient au catarrhe^ à la fièvre catarrhale, à la grippe; peut être utile comme intercurrent ùans les affections tuberculeuses y surtout dans le cas d'hémoptysiey et principalement lorsque celle-ci est venue pour avoir bu froid le corps étant en sueur.

ArsenlcDin. Convient aux maladies organiques et aux inflammations des voies aériennes , quand la toux est sèche, ébranlante, fatigante, venant surtout le soir^ la nuit^ augmentée en buvant , en mangeant, en étant couché^ par l'action de l'ab humide et d'un froid sec ; et aussi lorsque la toux est humide , mais que l'expectoration reste difRcile et composée d'un mucus visqueux qui s'attache à la gorge ; aussi quand l'expectoration est purulente^ verdfttre^ grise^ d'une mauvaise odeur, salée, amère ou putride^ s'accompagnant de chatouillement^ de grattement^ de raclement dans la gorge^ de serrement à la poitrine, d'asthme, d'abattement, de consomption avec fièvre hectique. S'adresse au catarrhe chronique , à la grippe , aux tubercules, aussi à la fièvre catarrhale, lorsque les accès sont très-violents^ et à Vemphysème.

neiiadoaa. Convient à la toux de caractère inflammatoire , nerveux ou spasmodique , lorsqu'elle est sèche^ aboyante, corwulsive, avec chatouillement

TOUX. — BNROUEMINT. i55

dans la trachée, venant la nuit^ prenant à la gorge comme si i^on avait avalé de la poussière^ revenant par le mouvement^ avec sentiment de constriciion, menace de suffocation et expectoration visqueuse. S^il y a en même temps mal de gorge, coryza^ afflux du sang vers la tête, rougeur du visage et des yeux^ céphalalgie^ élancements dans la poitrine. — S'adresse à Yinflamr mation des voies aériennes^ au catarrhe fébrile, à la grippe, à Venrouement, à la coqueluche, au moment où celle-ci passe à sa seconde période, et lorsqu'il y a corn* plication de symptômes spasmodiques et congestifs vers les parties supérieures , à la toux spasmodique, à la perte de la voix.

Bryonla. Est indiquée par les symptômes suivants : toux eatarrhale ou inflammatoire, sèche, causée par un chatouillement^ venant surtout après le repas^ avec strangulations qui vont jusqu'au vomissement ; lorsque cette toux vient en rentrant dans la chambre^ et qu'elle est tellement forte qu'il semble que la poitrine va être brisée ; ou bien lorsqu'elle est humide^ suivie d'une expectoration jaune , spumeuse ou rougeâtre, surtout le matin^ et accompagnée de céphalalgie pressive^ de souffrances gastriques^ principalement d'une douleur lancinante dans la poitrine pendant ^inspiration, et d'élancements dans la tête pendant la toux. Convient quand il existe des symptômes inflammatoires , un catarrhe aigu ou chronique, la grippe. Peut être donnée comme intercurrent dans le cas de tt^ercules. S'adresse à Venrouement catarrML

Caicar. cariioii. Médicament essentiel dans le

cas de maladie désorganisatriee de la poitrine. Toux sèche y violente^ causée par un chatouillement comme si Ton avait avalé de la poussière^ avec enrouement fréquent et tenace ; lorsque la toux vient principalement le matin ; le soir ou la nuit; ou bien quand Vexpectoration se compose d^un mucus épais^ jaune^ de mauvaise odeur^ purulent ^ doux au goût ou acide, plus abondant après le repas; sMl y a des élancements dans la tête et la pmtrine^ de la gène en respirsttt^ comme si le poumon ne pouvait se dilater^ de la diarrhée^ des sueurs y de Tamaigrissement et de la tristesse. — Convient dans le cas de catarrhe et d'enrouement chroniquesy et aux affections tuberculeuses.

Carn. Tegretal». Toux catarrhale, spasmodique ou causée par une altération organique. — Toux spasmodique avec enrouement, raucité de la voix, venant par accès^ aggravée en parlant et par un temps froid^ ou bien suivie d'une expectoration verdâtre , purulente, de mauvaise odeur, ou composée d'un mucus filant : cette expectoration a lieu principalement le matin et le soir; sensibilité de la trachée^ rhumatisme^ douleur pressive dans la téte^ coryza. — * Convient dans le cas de catarrhe aigu, de catarrhe chronique, de grippe, de tubercules pulmonaires. Médicament essentiel pour Yenrouement chronique. Aussi pour l'emphysème.

Cliaiiioiiillla. Convient à la toux spasmodique ou dans le cas d'affection catarrhale; lorsque cette toux est sèche^ produite par un chatouillement continuel dans la trachée ou dans la poitrine^ s'il y a aggravation en parlant^ en se mettant en colère^ en pleurant et la

TOUX. — ENROUEHENT. 157

nuit; que Texpectoration est aqueuse, ou composée d'un mucus acide peu abondant, s'il y a en même temps enrouement, coryza, irritabilité , tîèvre vespertîne, grande agitation ; convient surtout aux femmes et aux enfants, dans le cas de catarrhe aigu, de catarrhe chronique et à la première période de la coqueluche.

Cblna. Convient aux affections nerveuses et aux maladies organiques de la poitrine , quand il y a toux sèche, spasmodiquCy comme si Ton avait avalé de la vapeur de soufre, et que* cette toux vient la nuit; ou bien si Texpectoration est purulente, aqueuse ou filante et visqueuse, avec enrouement; qu'elle augmente après avoir mangé ou bu, en parlant, en riant et par une forte inspiration ; s'adresse au catarrhe chronique, aux affections tuberculeuses et aua? ulcères du larynx et de la trachée.

Cina. Toux spasmodique, sèche, suivie d'une expectoration rare ; convient surtout aux enfants. Doit être choisi quand il y a irritation spasmodique di^ larynx avec manque de respiration , bruit de déglutition se dirigeant de la gorge vers le ventre, respiration difficile. S'il y a en même temps raideur des membres, convulsions, boulimie, vomissements de glaires, symptômes d'affection scrofuleuse; affections vermineuses. Convient surtout à la période convulsive de la coque^ luche.

€?onlaiii. Toux spasmodique nocturne avec vomissement d'un mucus écumeux mêlé de noyaux purulents ou sanguinolents. Toux d'irritation provoquée

par une sensation de prurit, de grattement^ de c/tatouillement à la gorge , avec oppression qui augmente en étant couché; efforts de vomissements. Pendant la toux^ élancements dans le côté j douleur dans le ventre , insonmie. Convient dans la seconde période de la coqueluche, dans la phthisie tuberculeuse et dans la grippe,

Copram. Symptômes sposmodiques ; médîicwsieïii essentiel pour la coqueluche parvenue à sa deuxième période^ lorsque les accès de toux airivent tout à coup s'accompagnant de suspension de la respiration^ raideur du corpS; convulsions^ rftle muqueux^ anxiété^ accès de suffocation, vomissement^ toux incessante avec mouchement de sang^ rejet d^un mucus sanguinolent par la bouche et les narines^ cyanose du visage et des lèvres.

Drosera. Toux spasmodique, sèche ^ sibilante^ veusLïiipar secousses, avec enrouement. L'irritation qui amène cette toux se fait sentir au milieu de lapoitrine, dans la gorge sous forme de chatouillement ; il y a aussi des douleurs dans la poitrine et les hypochondres; des efforts de vomissements, rejet de mucus et d'eau; ou bien toux humide avec expectoration acide^ purulente^ nauséabonde^ venant au milieu de serrementsl^à la poitrine avec une respiration courte; anxiété, sueur; la toux paraît souvent humide, sans qu'il y ait cependant d'expectoration. La fumée de tabac, le chant, l'action de parler augmentent ces accidents. Drosera convient à la seconde période de la coqueluche, lorsqu'il y a épistaxis et crachement de sang , cyanose

du visage; dans la fièvre catarrhale et dans le catarrhe chronique des vieillards. Enfin > dans la phthisiey elle peut être très-utile pour combattre des symptômes intercurrents.

Dulcamara. État catarrhal venant après un refroidissement. Toux aboyante avec ^roî^^Tnen/^ respiration haletante ; ou bien avec expectoration abondante de mucus ou hémoptysie , coryza , chaleur et brûlure de la peau. S'adresse au catarrhe fébrile, au catarrhe chronique^ à la grippe, à la coqueluche, lorsque déjà celle-ci commence à diminuer.

Euphrasia. Catarrhe simple avec coryza^ inflammation des yeux^ toux le jour, suivie d'une expectoration difficile; celle-ci se calme la nuit pour revenir le matin^ avec respiration gênée. Convient dans la fièvre catarrhale , la grippe , rarement dans les affections chroniques.

Ferram. Convient surtout lorsqu^il y a maladie organique ou toux spasmodique avec expectoration d'un mucus transparent, visqueux ou sanguinolent, purulent et d'une odeur putride^ gêne de la respiration. Réussit dans le catarrhe chronique, les tubercules, les autres formes de phthisie venant après des pertes débilitantes^ et dans les dernières périodes de la ma* ladie.

Hep. salpli. Est utile surtout contre les affections catarrhales, les inflammations et les maladies organiques, lorsqu'il existe un râle muqueux humide, de la douleur dans la trachée, une toux nocturne ; ou lorsque la toux est aboyante, ruuque, causant l'oppression, accompa-

160 MALADIBS DE I/APPARBIL RESPIRATOIRB.

giiée de pleurs^ de strangulations^ A^enrouement, et augmentée en buvant. S'adresse à la fièvre catarrhale aussi bien qu'aux inflammations aiguës, au catarrhe chronique, à la phthisie, enfin à Venrouem^t, surtout à Tenrouement chronique.

WÊywÊcymnkum. Toux spasmodiquCy ièche, venant surtout la nuit, en étant couché^ et diminuant lorsqu'on s'assoit; toux aboyante provoquée par un chatouillement dans la trachée. Spasmes du larynx^ de la trachée. Convient dans le cas de catarrhe chronique, lorsque celui-ci succède à la grippe, et aussi dans la période convulsive de la coqueluche,

fodlam. S'adresse aux affections organiques ou catarrhales, s'il y a toux sèche, causée par un chatouillement et une douleur de plaie dans la bouche; petite toux avec irritation constante^ ou toux aboyante^ fatigante^ suivie d'une expectoration grise (blanchâtre)^ salée ou acide^ sifflements et râles dans la poitrine. Convient dans le cas de maladie organique de la gorge, surtout d'ulcérations. (Comp. avec brom.) Enrouement chronique, grippe, catarrhe bronchique avec dilatation des bronches, tubercules à leur premier période.

fpécacnanlia. Toux spasmodique ou catarrhale avec râle muqueux, e/for^^ />0Mr vomir, suffocation, ou toux spasmodique et suffocante avec couleur bleue du visage et raideur du corps^ chatouillement et constriction du )arynx> ou toux sèche avec vomiturition, gêne de la respiration, expectoration rare^ mais dégoûtante, causant des nausées et coioposée d'un mucus semblable à du blanc d'osaf^ ou ébcore crachement de sang avec

TOUX. •— ENROCBOTNT. 161

douleur dans le ventre^ symptômes gastriques^ besoin d'uriner^ sueur. Convient dans le catarrhe aigu sans réaction inflammatoire^ dans la grippe^ dans les accès de toux convulsive, dans la première période de la eoqueluche et dans V hémoptysie j lorsque celle-ci est peu abondante.

Kall carbonlcam. S'adresse aux maladies organiques, surtout aux tubercules, dont il est le médicament essentiel^ lorsque la toux est produite par un chatouillement et qu'elle est profonde et nocturne, accompagnée d'efforts de vomissement^ d'une expectoration purulente abondante (le matin et plus encore le soir)^ de douteurs dans la trachée^ d'élancements dans la poitrine^ de rftie sibilant et de symptômes A* asthme qui viennent troubler le sommeil.

Kanganam. Convient aux affections tuberculeuses, et surtout à Yenrouement chronique dépendant d'une lésion organique de la gorge, s'il y a accumulation d'une grande quantité de glaires, voix rauque^ expec* toration d'un mucus verdfttre^ ou de grumeaux jaunes^ et que la fumée de tabac cause du soulagement.

Mercarlas doit être préféré quand il existe des symptômes A' inflammation catarrhale, sensation d'âpre/^, de brûlure, de chatouillement dans le larynx, enrouement; toux sèche, ébranlante, rauque, croassante, spasmodique, paraissant venir du fond de la poitrine, survenant la nuit' et le soir, avec expectoration visqueuse, fétide et aqueuse ; aussi quand il y a hémoptysie, élancement dans la poitrine, céphalalgie,coryza fluent, diarrhée, sueurs qui ne Soulagent pas. Convient

dans la fièvre catarrhale , la grippe ; dans la première et la dernière période (période catarrhale) de la coqtœluche; c'est aussi un excellent intercurrent dans la phthme tuberculeuscy aussi bien quand il arrive des symptômes aigus que dans le cas de symptômes coUiquatifs (diarrhée, sueurs). Est fort utile contre V enrouement , lorsque celui-ci va jusqu'à Taphonie complète.

Nux. v'omlca. Souffrances spasmodiques ou catarrhales, beaucoup de tendance à tousser. — Toux causée par un grattement et une sensation de rudesse dans la gorge et le larynx, avec chatouillement au palais, grattement sous le sternum, au niveau de sa partie supé' rieure. Cette toux est sèche, profonde, amenant avec peine un mucus filant; elle vient le matin et cause le réveil, s'aggrave après le repas. Ou bien le malade éprouve une toux convulsive avec vomissement^ rejet de sang par la bouche et le nez, enchifrènement, sécheresse de la bouche, froid mêlé de chaleur surtout à la tête, qui semble prête à se briser, douleur dans le ventre, constipation, pression dans les hypochondres. — Convient dans le catarrhe avec ou sans fièvre, la grippe, la première période de la coqueluche, dans l'enrouement aigu ou chronique et dans la phthisie, mais seulement comme intercurrent.

Pliospliorns. Pour les affections spasmodiques, caiarrhales et aussi pour les maladies organiques; toux nocturne, sèche, avec chatouillement à la gorge, raucité de la voix, enrouement allant jusquà l'aphonie, sensibilité du larynx avec élancements; douleur de plaie dans la poitrine, expectoration d'un mucus visqueux.

sanguinolent, purulent, salé ou acide, fétide, aigre; toux en parlant, en riant, en mangeant et par le mouvement, avec respiration courte, congestion de sang vers la tête et la poitrine, mélancolie allant jusqu'au désespoir. —■ Doit être prescrit dans le catarrhe aigu ou chronique , la grippe , l'enrouement allant jusqu'à l'aphonie (pour lequel il est un médicament essentiel), la phihisie, surtout quand elle paraît revêtir une forme inflammatoire, ou une marche rapide (pkthisie galopante).

Pliospli. acldum convient aux maladies organiques , lorsque la toux est provoquée par un chatouillement ou un grattement dans le larynx ou au-dessus du cardia ; qu'elle est sèche, accompagnée, le matin, d'une expectoration purulente, d^un faune blanc, ayant un goût herbacé et une odeur analogue; vomissement des aliments, céphalalgie, douleur dans la poitrine , tendance à la sueur et à la diarrhée. S'adresse au catarrhe chronique avec altérations organiques, à la phthisie et à l'emphysème. ^

Pulsaillla. Médicament essentiel surtout pour les affections catarrhales, quand la toux est humide (d'abord sèche, puis humide), que l'expectoration est abondante, composée d'un mucus salé, amer, verdâtre, jaune ou blanc, avec soulèvement du cœur, vomiturition, vomissement, sensation d'étranglement semblable à celle que cause la vapeur de soufre, râle muquetuc; et lorsque l'expectoration est souvent striée de sang; que la toux augmente et devient secouante \esoir et la nuit, s'aggravant en étant couché, en

164 MALADIBg DE L^APPARBIL RESPIRATOIRE.

marchant^ en parlant ; s'il y a irritation dans la gorge^ chatouillement dans la trachée et à la région précordiale^ coups douloureux dans les bras^ le ventre^ qui semblent se briser par les efforts de la toux^ coryza^ anorexie^ besoin d'uriner^ suspension de la respiration^ battements de cœur^ froid dans le dos^ sueurs ; visage triste^ tendance à pleurer. — Convient dans les affections catarrhales aiguës ou chroniques, la grippe, la coqueluche (à la dernière période de cette maladie ou tout à fait à son début), d^nsVenrouement (aigu)^ dans le cas de tubercules, surtout dans la maladie qu'on appelait phthisie muqueuse; particulièrement lorsque les règles manquent par appauvrissement du sang.

Sepla. Affections catarrhales ou organiques. Toux avec expectoration abondante, de goût salé ou putride^ grise^ jaune^ verdfttre^ purulente^ venant surtout le matin^ avec rftle muqueux la nuit^ chatouillement dans le larynx ou la trachée^ àpreté et sensation d'écorchure dans la gorge ; plus rarement toux spasmodique, aboyante^ la nuit^ au 11^ avec dyspnée, vomissements, hémoptysie. Convient dans le catarrhe chronique ou aigu, lorsqu'il y a beaucoup de frissonnements^ des douleurs rhumatismales et de la céphalalgie; aussi dans la grippe, la toux nerveuse, Venrouement chronique et les tubercules,

ftlannum. Convient aux ma/oef tes organiques, saV' tout lorsque la toux est humide, suivie d'une expectoration d'une grande quantité de mucus salé ou acide, jaune ou verdâtre^ avec raucité de la voix^ enrouement ; aussi pour la toux sèche, secouante^ avec vomi-

TOUX. — BNROUBMENT. 165

torition et vomissements^ douleur de courbature au cardia; ou douleur de plaie^ sensation de faiblesse dans la poitrine^ oppression^ amaigrissement^ tristesse. Réussit quelquefois lorsqu'un catarrhe chronique ou la grippe dégénèrent en phtkisie pituiiairey et aussi dans cette dernière affection.

0aipii. Convient aux affections organiques et aux anciens catarrhes chroniques y lorsque la toux est kumide le jour^ suivie d'une expectoration abondante / blanche^ jaunâtre^ tandis qu'elle est sèche pendant la nuit; ou quand la toux est tenace et sèche, avec chatouillement^ àpreté dans la gorge^ enrouetnent, élancements dans la poitrine; et encore pour la toux secouante avec accumulation de glaires^ râle humide^ asthme^ céphalalgie pressive^ sensation de lourdeur dans la poitrine^ constipation^ hémorrhoïdes^ hypochondrie ; douleurs rhumatismales ou goutteuses^ dermatoses^ scrofules , affections tuberculeuses; lorsque les repas^ la position couchée^ le mouvement à l'air libre^ les changements de température augmentent la toux. — Médicament essentiel pour le catarrhe chronique, Venrouement chronique, la dernière période de la coqueluche ; lorsque des affections organiques menacent de se développer ; dans les maladies tuberculeuses à forme inflammatoire et galopante^ ou arrivées à la période de coUiquation^ et contre la diathèse ulcéreuse de la trachée^ etc.

Varlaras emellcas. Affections catarrhales, toux accompagnée d'un râle muqueux intense ,' IsiquéHe oblige à s'asseoir sur le lit et va jusqu'au vomissement et

à la suffocation, avec suspension de la respiration; aggravation légère après le repas et la nuit ; lorsque la paralysie et l'œdème (du poumon) sont menaçants; dans le catarrhe aigu ou chronique^ surtout dans la grippe et dans la première et la dernière période de la coqueluche,

Veratram. Convient aux affections spasmodiques des voies respiratoires; quand la toux est creuse etjoro- /bnrfe^ paraissant sortir du fond de la poitrine ou de Tabdomen^ avec de longues quintes suivies d^une expectoration composée d'un mucus visqueux rendu au milieu d'efforts de vomissement, sensation de brisement dans la poitrine^ oppression, anxiété^ grande faiblesse, froid, pâleur du visage. — Convient lorsqu'il y a des accidents spasmodiques, dans la grippe et dans la seconde période de la coqueluche.

On peut choisir encore ses médicaments : 1^ en se laissant guider par le caractère dominant de la toux.

Pour la toux spasmodique :

Ambra (petite toux, grattement dans la gorge , expectoration épaisse); ignat. (toux sèche, rauque, courte, semblable à celle que produirait le frottement d'une barbe de plume ou de la poussière qui aurait pénétré dans la gorge); lactuca virosa, laur. (petite toux avec irritation continuelle , grattement , raclement dans la gorge etjquintesde toux); magn. mur,, mezer,^ opium (toux avec bâillements) ; plat., rhus (toux après un refroidissement), samb., sec, tabac.

Toux produite par une sensation de chatouillement :

Agar. musc, cmmon, carh. (toux semblable à celle que provoquent Tesprit-de-vin, le chatouillement d'une plume ; expectoration et enrouement) ; borax , lachesis (toux causée par du mucus qui s^attache à la gorge^ revenant par la plus légère pression exercée sur le larynx); lact. vir., laur.y natr, mur, y op. (toux incessante); rhus (toux causée par un chatouillement dans la poitrine avec gêne de la respiration) ; sabina (chatouillement semblable à celui que cause un insecte en rampant sur la peau) ; zinc.

' Teux suffocante :

Brom. Gomme iqd. (toux avec enrouement, constriction à la gorge^ chatouillement et grattement) ; camphora (toux avec accumulation de mucus); lact. vir. (toux sèche^ creuse, par secousse, avec grattement dans la gorge) ; loch. y opium, noir, mur, (toux avec expectoration d'un goût désagréable); sambucus (respiration gémissante, sifflante, avec cris, pendant les accès).

Toux violente, sèche, rauque.

Cannab., caps.' (toux vespertine, avec douleurs rhumatismales); ant. (sulph. aurai.), caust, (toux ébranlante avec douleur de plaie, ftpreté dans la gorge et la poitrine); digit., graph. (grattement et raclement dans la gorge); natr. carb. (expectoration salée et infecte) ; mezer. (toux avec aphonie, ulcération de la gorge , vomiturition, s'aggravant en étant couché) ; nitrum (toux à Fair libre, au lit, avec crachement de sang) ; nitn. acid. (toux aboyante avec vomissement) ; petr. (toux nocturne, élancements sous le sternum); op., sabad.

168 MALADIES DB l'APPAREIL RESPIRATOIRE.

(toux profonde^ sourde en étant couché^ iivec vomissements); senega (toux avec agglomération de glaires); spig. (toux creuse, douleur de plaie qui augmente quand on se baisse en avant^ asAme) ; spongia (comme iodium) ; siUph. acid. (hémoptysie) ; thujay verbasc, (surtout chez les enfants^ toux nocturne qui ne réveille pas).

Toux avec expectoration (toux grasse).

Ammon, mur. (toux de longue durée^ avec expee-» toration épaisse^ blanche^ paraissant encore plus mûre qu'Ole ne Test en réalité^ avec désir d'aliments salés) ; argent, fol., kreos. (toux sifflante^ sèche^ avec voiçiturition; expectoration épaisse et jaune); lycop. (expectoration salée ^ grise, verdfttre^ épaisse^ visqueuse^ purulente , ou expectoration de sang) ; magn. mur. (expectoration d'un mucus gris); nitr» acid. (expectoration jaune ^ purulente). Ituta (expectoration d'un mucus jaune et épais ^ avec faiblesse dans la poitrine); silicea (toux nocturne^ avec expectoration d'un mucus transparent ou purulent); squilla (expectoration d'un mucus blanc ^ visqueux); staphys. (expectoration d'un mucus jaune, visqueux, ou de pus, avec douleur d'ulcération dans la poi' trine).

2*^ £n se laissant guider par la forme de la maladie p on pourra choisir.

Pour la toux nerveuse :

Agar. musc, ambra ^ amiiioii* carl»<^ borax , camph., igpat.» laet. vlr., loch., laar*» op«» plat. s rhuSpSabin.j «aml»«» sec^ zinc.

TOUX. — ENROUBMBNT. 169

Pour le catarrhe chroniqtAe :

Ammoii. niiir.» ant.» broiuu» cannab, , caps. , caust., digit.f graph., ignat., loch., lycop., magn., me" %er,y natr. carl>«* nitir* miir.* niir., nltr. aciil.»

op. y petr.y sabad.y «enega, silic, ^P^ff*» spongia, squilLy siaphys.j stdph. acxd.y thuj,, verbasc.

Pour la fièvre catarrhalCy catarrhe aigu :

Ambr., ammon. carb.y camph., caust.y lach., lact. vir.y magn. mur.^ rliiu» ruta, sabad.y «ene^M silic, spig., squilL

Pour la grippe :

Camph.y caust.y op,^ rlm»» saiad,, «ene^M iilic., spig.s squilL

Pour la coqueluche :

Ambr.y loch., laur.y mezer., silic.y squilL, tabac.

Pour l'enrouement et V aphonie :

Ambr.y ant., argent. foL, broiuu* caps., caust., a;rairib«9 lach,, mezer.^natr. carb.y natr. mur., petr., rhuSy silic.y mpomg. '-^Croton tiglium, à Piniérieur et à rextérieur^ m'a parfaitement réussi dans un cas. Chez les chanteurs^ sélénium est fort utile.

Pour les différentes espèces de toux causées par la présence des tubercules ou par quelque autre maladie organique de la gorge ou de la poitrine :

Agar.y ant.y argent, fol. y disit.* graphM lareo««« laeh.y laur.y lycoi^* mezer.y natr* carb** nitr.ynitr. acid.y «enega* mÊne*^spig.,m9ong.9Staphys.y sulph. acid.y thuja.

Voir aussi les articles Hémoptysie (parmi les kémor" rhagies), Maladies désorganisatrices, Maladies de Vap^

HmSGHEL. 1

170 MALADIB8 DE L^APPARBIL RESPIRATOIRE.

pareil circulatoire, Croup , Pneumonie , Pleurésie, Asthme,

Page 1