‹ Guide du médecin homoeopatheChapitre 52 sur 82 · PARALTSIB DB LA LANGUE (DIFFICULTÉ DE LA PAROLE · texte numérisé non relu

PARALTSIB DB LA LANGUE (DIFFICULTÉ DE LA PAROLE

Anac, ars.y caust,, dulc, loch,, op., stram. (Voyez Maladies du système nerveux.)

&20 SALIVATION (pTTALISMB).

Le traitement varie suivant la cause et le siège du mal. Quand la salivation est FeiFet d'une affection de la membrane muqueuse buccale^ des dents ou des glandes salivaires^ c'est alum., arg.y lachesis, mère., seneg,, •nipii.; auxquels il faut avoir recours; si elle dépend d'une maladie de l'estomac ou des ganglions mésentériques^ il faut choisir entre : ant. crutl., l>aryt.> bellad,, brom,, cale, carb,, carb.veget.y china, 2on»y digit,, eupliorl».^ graph., helL, ignat., tod«, ipec, kalicarb.y lachesiSylycop,, merc.^ natr. carb.^ natr. miir.^ nax vom., puis,, sep., snlpli. acM., •nlpii.; s'il a été fait abus de mercure^ c'est bellad., cliln.; dulc, liep., lod.^ lack., nitr. actcl.^ op., sulph. — Pour les affections des parotides, voyez le paragraphe 31.

53o ODONTALOIB.

Ici encore le traitement diffère selon la forme et se-

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Ion la cause de la maladie. L'odontalgie peut étre^ en effet :

i* Purement névralgique;

2<> Congestive ou inflammatoire;

30 Rhumatismale ou goutteuse;

4o Due à des altérations organiques, c'est-à-dire à quelque altération des os^ à la carie^ surtout à la présence de quelque dent creuse.

Les symptômes et les médicaments qu'il convient de leur opposer^ varient selon toutes ces circonstances. Je citerai parmi les substances les plus efficaces :

Arsenicum. Pour Todontalgie de cause organique, lorsque la douleur porte au désespoir, qu'elle est tiraillante^ accompagnée de battements qui s'étendent à la joue et à l'oreille^ les dents paraissant être trop lon« gués et trop molles^ et^ de plus^ le siège d'un ébranlement douloureux qui augmente la nuit et en étant couché sur le côté; soulagement par la chaleur exté" rieure.

Beliadona. Pour l'odontalgie congestive ei inflam' matoire, si la douleur est tiraillante^ violemment /bmVlonte , perforante^ pu/sa^ft;}^ augmentant la nuit et soulagée par Veau froide; s'il y a afflux du sang vers la téte^ battements visibles des artères^ rougeur et même gonflement érésipélateux de la joue, froid et chaleur^ soif; inflammation de la gencive ; aggravation après le repaS; par la mastication et par le mouvement en général.

Bryonla. Convient à l'odontalgie organique ou rhumatismale, rarement à l'odontalgie congestive ou

188 MALAMIS DIS L'APPAKUL DIGESTIF.

infiammatmre, quand il y a douleur tinûllante^ déchî* rante^ palpitante, lancinante, presêive comme par une vie qui serait parfaitement serrée ; môme. sensation que si Tair froid venait à passer sur un nerf mis à découvert. Les dents paraissent trop langues, la douleur se dirige de haut en lu». En touchant la dent malade^ la douleur semble souvent sauter sur une autre^ et il y a aggravation la nuit.^ Le froid soulage parfois^ ou iout au moins n'augmente pas le mal. (€'est seulement lorsque la tiouleur occupe une seule dent^ et qu'elle est tiraillante ou aniAûgue à celle q«ie cause une plaie^ que Pair froid et les boissons froides sont nuisibles.) La chaleur extérieure n'est que momentanément supportée^ la chaleur de la chambre aggrave; Teffet du mouvement ^n'est pas constant*, la mastication augmente toujours la douleur, La gencive qui. entoure la dent cariée est rouge, quelquefois d'un rouge pâle^ gonflée, douloureuse, comme excoriée* Souvent la maladie de la joue ou de la gencive est bien plus la cause de la douleur que la- dent elle-môme.

C71iaiii€Miillla. Odontalgie rhumatismale ou congestive, douleur pressivê, tiraillante et lancinante, même sensation que si le nerf était gratté ou rongé, battements, surtout d'un seul côté, sans qu'il soit possible de préciser la dent qui est douloureuse, douleur tiraillante qui s'étend jusqu'à l'oreille, vient par crises, surtout la nuit. Le café aggrave , le froid et la chaleur ne peuvent être supportés, surtout la chaleur d'un oreiller déplumes. 11 en est ainsi, que la dent soit cariée ou non. La joue est gonflée (ou a au moins une ten-

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danceàJexlevenir)^ elleest^ déplus^ rouge et brûlante; il y a de la soif^ delà salivation^ une agitation extrême ; le malade ne peut rien endurer^ il est disposé à pleurer et à chercher' querdle.

Chifia. Odontalgie de cause organique ou congestive, aiguë ou chronique. Douleur pulmtive, appréciable même pour le médecin. Aggravation la nuit, sensibiiité au toucher, à Vair libre et sous l'influence d'un courant d'air. La chaleur est mieux supportée que le froid ; le café est sans aucune influence^ la chaleur extérieure soulage, la position horizontale aggrave. Il y a congestion de sang vers la tète.

Hyoscyamus. Pour Fodontalgie nerveuse et congestive , sil y a violents déchirements avec sensation de chaleur, battements qui s^étendent jusque dans le front , sensation de battement dans les dents ; aggravation par le froid, congestion vers la téte^ gonflement des gencives^ chaleur brûlante au visage^ céphalalgie sourde^ rougeur brillante des yeux^ spasmes^ excitation nerveuse.

Ignatia* Odontalgie nerveuse ; douleur de râclement ou perforante, comme si les dents et leur nerf étaient brisés et broyés. Ces douleurs sont périodiques ; elles reviennent lorsqu'on touche les dents (saines) avec la langue; elles s'aggravent après le repas, en- buvant du café. — Convient aux sujets impressionnables^ aux femmes hystériques^ sujettes à la céphalalgie et à la jnigr^ine. , .

lIa«n€MdUi carlionlcii. Quand il y a des dents cariées avec ou sans inflammation du périoste; lorsque

la douleur vient la nuit, qu'elle est perforante, déchirante^ pulsative , ou s'il y a une douleur d'ulcération , que ces souffrances deviennent insupportables dans le repos et en étant au lit; s'il y a gonflement de la joue et de la gencive. (Réussit souvent lorsque le mercure n'a produit aucun bien.)

Ma^netlsmos. Surtout pour Vodontalgie nerveuse ou rhumatismale (peut aussi procurer du soulagement dans les autres formes de cette maladie). Réussit quand le malade éprouve de fortes secousses dans les dents ou des élancements accompagnés de chaleur; lorsque, pendant l'accès, il semble que la dent soit arrachée, ou si la douleur est tiraillante, pressive, déchirante, fouillante et brûlante; que le toucher, l'action de manger et la chaleur l'aggravent, tandis que l'air froid soulage; et quand il y a gonflement de la joue et de la gencive, froid, excitation nerveuse.

MercurloB. Convient à Vodontalgie rhumatismale, congestive ou inflammatoire, et à celle qui est causée par la présence d*une dent cariée ; si la douleur est tiraillante, déchirante, se faisant sentir dans plusieurs dents', surtout dans les racines; s'il y a de violents élancements qui arrachent des plaintes, des tiraillements pulsatifs, ou une douleur semblable à celle que causerait l'application d'un corps très-froid ou trèschaud sur une dent gâtée, aussi une douleurper/brante. (Toutes ces sensations alternent souvent les unes avec les autres.) Les douleurs augmentent Isinuit et persistent le jour; le froid les augmente peu, mais il n'est pas toujours bien supporté; la chaleur aggrave.

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Vair libre et froidy les courants d'air, les refroidissements, les repas augmentent aussi les douleurs. La chaleur extérieure soulage quelquefois momentanément^ mais aggrave ensuite. Le malade éprouve un besoin continuel de clmnger de place. La douleur se fait sentir surtout dans les dents creuses , mais aussi dans les autres. La gencive est gonflée, douloureuse^ pâle ou d'un rouge foncé^ elle s'altère superficiellement, devient molle et saigne facilement; les dents paraissent ramollies. Il y a une abondante salivation, de TagitatiOn la nuit et des sueurs nocturnes qui n'amènent aucun soulagement, gonflement de la joue avec fièvre, engorgement des ganglions lymphatiques.

Measereniift. Odontalgie causée par des dents cariées, revenant par accès périodiques, avec frissons, douleur perforante, tiraillements ou élancements qui se font sentir jusque dans les os de la face et dans les tempes. Aggravation par le toucher, le mouvement et aussi le soir.

iVltriaeldaiii. Odontalgie chronique , causée par une lésion organique ou de nature congestive. Douleur perforante venant la nuit^ les dents paraissent plus longues et molles. Soulagement en buvant chaud et en mangeant. Douleur de battement, de tiraillement ou de tressaillement, avec gonflement et saignement

des gencives.

Hîiex womlca. Odontalgie congestive, rhumatismale ou nerveuse; tiraillements, pression mêlée d'élancements. Au commencement ou à la fin, tressaillement déchirant, douleur perforante ou d'arrachement. La

i»3 • MALAMIS DB L^AmOUnL DIGESTIF.

douleur s'étend des dents à ForeiUe^ ftux m de ia face^ à la tête, les battements sont isochrones à ceux des artères. La donleunfie fait sentir à tous les moments de la journée, surtout le matin, mais souvent aussi la nuit seulement. L'action des boissons diaudes est indifférente. Le eafé, les spiritueux et Vair froid aggravent constamment; la chaleur extérieure soulage. Les douleurs augmentât pendant que le malade est couché Aans son lit, mais le repos les dimnue« Les efforts dlntelUgence et le mouvement aggravent aussi.* I/odontalgie à laquelle nux von», convient se fait sentir le plus souvent dans les dents creuses, mai&elle peol-élare aussi purement rhumatismale.; les gendves peuvent être ou n'être pds gonflées; d$us le premier oas, il y a

des douleurs pulsatives, tiraillantes et brûlantes. *— Ce médicament convient aux sujets d'un caractère vif, à ceux qui font abos^de café et de vin, qui mènent une vie sédentaire, ou qui ont des hémorrhddes, et à ceux qui sont habituellement constipés.

' "Piitiiatllia. Odùntalgie c&fîffestive^ rhumâtiimeUe, nerveuse ; douleurs leméinantes, de fouitiemeni iancinanty dé déchirement, battements secouants C0mme)si le nerf dentaire était alternativement tendu et relâché; aggravation le «otV et la nuit, à la chaleur du lit et à celle de la chambre, en mangeant eiien buvant chaud, en se curant les dents ; soulagement par Veau froide, à l'air frài9. Convient si l'odontalgie est accompagnée d^une céphalalgie semi-latérale, de douleurs déchirantes dans les oreilles, de douleurs au visage avec pftieur, frissons ( le plus souvent sans gonflement de la joue ),

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chez les femmes dont les règles retardent; au moment de la puberté^ chez les chiorotiqaes; en général, chez les sujets pâles et pleureurs.

BltiM. Odontalgie rhumatismale, nerveuse. Douleur de tiraillement, de pression , de déchirement; douleur secouante^ secouante et lancinante^ rarement franchement lancinante ; cette douleur se fait sentir dans les dents et au visage. Douleur de plaie , déchirante et cuisante comme s'il y avait du sel dans la dent ; fourmillement douloureux et fouillement. Les dents semblent remuer et allongent réellement. Salivation. La chaleur extérieure soulage, ou tout au moins est bien supportée. La douleur de battement est la seule qui soit soulagée par la chaleur de la main appliquée sur la joue. Le mouvement soulage; du moins le malade souffre moins en se tenant debout qu'en étant couché. Le rhus convient aussi bien quand la douleur existe dans les dents saines que dans les dents creuses (mais^ SI toutes les dents sont saines, il réussit souvent lorsque nux vom. a échoué) .

Sepia. Odontalgie chronique, congestive. Déchirements, battements, élanceioaents dans les dents, lanuit^ engourdissement des dents, excoriation des gencives, salivation, aggravation par la chaleur et par les courants d'air. Convient aux femmes enceintes, et dans Todontalgie aiguë, où elle répond aux mêmes indications que puis,

Silicea. Odontalgie chronique rhumatismale, goûtteuse; aussi quand il y a carie et nécrose de la mâchoire* Lorsque les douleurs augmentent à la chaleur, au froid

et la nuit; et si ces douleurs sont déchirantes, tiraillant tes, secouantes, élançantes, fouillantes et perforantes.

lipl^ella. OdoBtalgie nerveuse et rhumatismale ; douleur tiraillante, déchirante, venant par secousses, passantcommedeséclairs^ou battements quis'étendent à la mâchoire supérieure et au visage^ se font sentir surtout le jour et aussitôt après avoir mangé. Aggravation par le contact de l'eau et de l'air froid; si les dents sont creuses^ et que Podontalgie s'accompagne de douleurs au visage, de battements de cœur^ de frissons et de convulsions hystériques.

S^tapliysasirla. Convient surtout contre Todontalgie causée par une lésion organique, rarement pour Podontalgie nerveuse ou rhumatismale; si la douleur est rongeante, tiraillante^ déchirante^ augmentant au toucher, par la chaleur et par le froid^ surtout par Teau^ dès qu'on introduit des aliments dans la bouche, et sous V influence de Vair; si la douleur s'étend jusque dans les racines, que la dent soit creuse, réduite à nêtre plus quunchicot,ïïo\Tc\e et s'en allant par morceaux^Ia gencive éiàni douloureuse, gonflée, parsemée d'indurations^ et saignant facilement (\2i douleur partant des dents creuses, et étant souvent soulagée par une forte pression).

Sulplmr. Pour Vodontalgie rhumatismale, goûtteuse ou congestive, et pour celle qui est l'effet d'une lésion organique; si la douleur se compose de coups lancinants, de battements, ou si elle est perforante et tiraillante, augmentant surtout à l'air et la nuit, par la chaleur, en mâchant, à l'air libre et par le froid; si la dent est creuse, qu'elle paraisse trop longue et molle.

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que la gencive saigne, soit gonflée^ spongieuse et sensible; enfin si la mâchoire participe à la maladie^ que le sang se porte à la tête, à Tabdomen, ou qu'il y ait des symptdmes de goutte.

Il faut placer en seconde ligne, en raison de la fréquence de leur application, les médicaments qui suivent :

Aeon* Quand il existe une excitation du système circulatoire, à la suite de laquelle paraît Todontalgie.

Anu crad« S'il y a sensation de déchirement, de fourmillement dans la dent creuse, sensation qui diminue à Tair libre, et augmente le soir, après le repas, par Peau froide et quand Tair vient à frapper sur la dent.

Arnica. Lorsqu'une opération a été pratiquée sur la dent ; s'il y a douleur, gonflement, tuméfaction da la joue et chaleur après la douleur elle-même. Douleur de luxation qui s'aggrave au toucher.

Cale, earb* Odontalgîe chronique, de forme congestive, augmentant sous l'influence d'un courant d'air, par l'air froid, la chaleur et le froid.

Canatlcnni. Douleur venant lorsque l'air froid vient à frapper sur une dent creuse, surtout la nuit; élancements dans les dents et les mâchoires; il semble que les dents soient allongées et ramollies. Augmentation des douleurs après le râpas.

Coccnius. Odontalgie avec frissons. Convient comme intercurrent entre rkus et nux.

Coirea. Douleur insupportable, qui fait pleurer et trembler; secousses lancinantes, pression intermii-

|f« MALADIES DE L'aPPAEUL DIGESTIF.

lente. La douleur se fait sentir surtout la nuit et après le repas ; mâcher soulage.

Coidâioann* Odontaigie rhumatismale. Secousses lancinantes; sensation de serrement et de paralysie dans Tarticulation de la mftchoire> augmentant la puit et en mâchant.

«ra|iiate«. Odontaigie chronique^ de forme congestive^ et nocturne; douleur lancinante^ battante^ et de plaie^ avec gonflement de la gencive.

Pliospli. Douleur de brûlure avec forte sensation de chaleur^ battements que le] médecin ne peut percevoir (comparer avec china) ; les boissons chaudes^ Faction de manger et la chaleur extérieure soulagent ; la chaleur du lit^ les repas et le mouvement aggravent.

- Bbododendronu Convient à ^automne et au printemps^ quand règne le vent d'oueist ; si lu douleur est perforante^ constricttve^ mêlée d'élancements qui s^étendent jusque dans l'oreille ^ augmentent par le toucher^ le froid et la chaleur extérieure ; diminuent pendant le re^as. '

Satolna. Battements (qui retentissent dans tout le corps) ^ déchirements semblables à ceux que causerait Favulsion de la deat^ augmentant le soir^ à la chaleur du lit. et en mangeant.

Il y a encore plusieinrs autres substances qui produisent constamnoient chez Thomme sain des douleurs odontalgiques^ et qui peuvent^ par conséquent^ être consultées; ce sont ijkîunken^ambra.y ammon., baryta. carb.f berberis, l»orax« bovista, carlM» ve^et.,

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