ORCHITE ET AUTRES MALADIES DES TESTICULES
Arnica. Après un coup^ une chute, un froissement; il faut l'employer à la fois à Textérieur et à Tintérieur.
Calendula off, peut souvent être utile dans les mêmes circonstances.
Annim. Médicament essentiel ^ surtout après une blennorrhagicy quand une induration reste après Finflammation , et quand il y a une éruption darlreuse sur les bourses.
ciemaiis. Médicament principal contre Torchite inflammatoire^ de quelque espèce qu'elle soit ; quand elle vient après un refroidissement^ surtout après une gonorrhéCy et quand il y a induration du testicule; que celui-ci est dur, très-sensible à la pression, que le scrotum est rouge, gonflé, et le siège de douleurs de brisement et de serrement ; tension et tiraillement dans les cordons spermatiques, les aines et la partie supérieure des cuisses, etc.
Contmn. Contre l'inflammation chronique, scrofuleuse et traumatique des testicules, et contre l'induration de ces glandes.
Herc. (surtout merc. bi-iod). Médicament essentiel contre les formes les plus graves de la maladie, lorsqu'elle vient à la suite d'une gonorrhée et s'accom-
982 MALADIES DBS ORGANES GÉNITO-URIlf AIRES.
pagne d'un gonflement considérable , que la suppuration menace de se former; aussi contre i'orchite rhumatismale etérésypélateuse^ et contre les indurations qui lui succèdent ; lorsque l'inflammation est venue à la suite de la suppression d'une parotide^ et s'il y a une dartre sur le scrotum.
Nit7\ acid. Après la brusque suppression d'une go^ norrhée, et s'il y a une dartre sur le scrotum.
Pulsatilla, Pour Torchite rhumatismale^ si le malade éprouve de la tension et des tiraillements le long des cordons spermatiques^ que les testicules lui semblent contusionnés^ surtout pour la forme à marche lente {torpide); si la maladie est venue par suite de quelque
violence extérieure^ ou après la suppression d'une pa^ rotide,
Spongiay ou mieux toe/. ou brom. Douleur de serrement^ de contusion^ de constriction avec élancements rapides^ mais sourds^ qui s'étendent jusque dans les vaisseaux spermatiques. Lorsque Torchîte succède à une blennorrhagie^ chez les sujets scrofuleux. Médicament essentiel contre Vinduration chronique du testicule.
Staphysagria. Douleur pressive, avec sensation de tiraillement et d'élancements brûlants dans les testicules et les vaisseaux spermatiques. Convient dans un petit nombre de cas aigus^ chez les sujets (rès-iinpressionnables^ s'il y a gonflement du cordon spermatique.
On peut employer encore : acon,, quand la fièvre est violente; bellad. (si le scrotum est le siège d^une rou-
MÉTRITE. 28 S
geur érésypélateuse avec gonflement du tissu cellulaire); euphorb. (si Finflainmation s'étend en profondeur, que le scrotum ait une teinte rouge foncée^ et qu'il y ait menace de gangrène); rhus (s'il y a gonflement du tissu cellulaire, rougeur foncée de la peau , élancements, fièvre, envies de vomir, céphalalgie. — Surtout si la maladie est de caractère rhumatismal).
S'il y a gonflement et induration du testicule (suite d'inflammation , ou venant chez un scrofuleux sans travail inflammatoire préalable), on peut employer, en outre des médicaments indiqués plus haut : agn,, arg. nitr.y ars., baryt. mur., chin.y ^rapl!., /yc, mezer,, rhodod,, «ulpli.» zinc.
Contre Vhydrocèle : Dig,, ^rapl!.» tod»» puis, y rhod., silic.y «ulpli.
Contre l'atrophie du testicule, iodium ; contre les éruptions du scrotum, petroleum.
Les douleurs crampoïdes des testicules accompagnées de tiraillements dans les cordons spermatiques sont calmées par nux vomica et zincum.
74 XÉTRITE.
La métrite est, après l'inflammation du péritoine, la cause la plus fréquente de la fièvre puerpérale.
Acon. Au début de la maladie, quand la fièvre e$t intense, et les douleurs locales très-aiguês. Si la métrite est venue après un refroidissement, une frayeur, et en même temps que la fièvre de lait.
llellailolia. Élancements brûlants, pesanteur^tiraillements et poids dans le bas-ventre avec pression violente vers le pubis; les reins semblent brisés; douleur lancinante et impossibilité de remuer et de supporter la moindre pression ; congestion cérébrale, disposition aux symptômes nerveux. Convient pendant les couches, quand les lochies se sont supprimées; ou si elles ont une odeur fétide, nauséabonde, s'accompagnant de douleur de brûlure dans les parties génitales externes, de douleurs à la vessie, surtout si le péritoine qui enveloppe la matrice participe à la maladie.
itryonla. Doit être réservée pour le moment où rinflammation commence à décroître, s^il y a : douleur pressive, gonflement du ventre, constipation; surtout pendant la fièvre de lait et quand il y à une grande excitation nerveuse.
dtamonitlla. Convient plutôt à l'irritation rhumatismale de la matrice qu'à l'inflammation franche de cet organe, surtout après un accès de colère ou un refroidissement, s'il y a écoulement d'un sang foncé et grumeleux, une grande agitation, qui fait que le malade se remue sans cesse, et une douleur pressive semblable à celle que causent des vents.
ciilna. Dans l'inflammation passive, lorsque la faiblesse domine, après des pertes de sang abondantes, et une sécrétion laiteuse considérable, s'il y a écoulement d'un sang mêlé de pus, et répandant une très-mauvaise odeur, menace de décomposition putride, chirte des forces.
Herc. Comme belL, mais quand il y a inflam-
OVARITE. Î85
matiori du jDarencht/me même de la matrice^ lorsque les douleurs sont plus localisées, fixes, lancinantes, pressives, surtout perforantes, avec fièvre, frissonnement ou sueurs abondantes et qui ne soulagent pas. (Herc. est un médicament très-important dans les de» grés un peu avancés de la maladie, lorsque acon. et belL n'ont rien fait.)
Wox vomlca. Lorsque la fièvre n*est plus aussi violente, qu*il y a une forte douleur pressive qui s'étend au pubis, augmente par le toucher et par la pression, avec douleurs dans les lombes et au sacrum, constipation ou selles dures accompagnées d'élancements brûlants, rétention d'urine, élancements el douleur de courbature dans tout le ventre, surtout pendant le mouvement. Toutes ces douleurs augmentent le matin. Convient surtout après un refroidissement, quand il y a pléthore abdominale, et contre la métrite à marche lente.
Blia». Lorsque l'état inflammatoire fait place à un état nerveux. Convient dans les mêmes circonstances que china, mais dans les cas aigus avec éréthisme. S'il y a menace de gangrène, symptôme de décomposition putride, ars, doit être préféré. Pfiospk. vaudra mieux encore (s'il y a inflammation des veines) et secale cornutum (dans le cas de putréfaction de la matrice.)
75o OVARITE.
La difficulté que l'on éprouve à diagnostiquer les maladies de l'ovaire et à diriger leur traitement, le
défaut d'expérience à ce sujets m'obligeront à limiter beaucoup les indications que je puis donner ici. Je dirai cependant que : acon,, ors,, -belL, bry,, canfh. (quand la douleur est perforante et tensive)^ chin., coloc.y merc.y nux vom., rhus., êtaph., auxquels il faut adjoindre nitr. acid. et sulph,, doivent être consultés. S'il y a une grande excitation des organes génitaux avec battement de cœur et symptômes convulsifs, c'est à plaiina qu'il faut avoir recours.